Nouvelles du Ciel de Décembre 2015

 

 

 

Les Titres

 

Comètes C/2015 X7 (ATLAS), C/2015 X8 (NEOWISE), C/2015 Y1 (LINEAR), C/2015 YG1 (NEOWISE) [22/12/2015]

Hubble voit l'éveil de la force dans une étoile qui vient de naître [17/12/2015]

Pris sur le fait : Hubble capture la toute première explosion d'étoile prédite [17/12/2015]

Comètes C/2015 X5 (PANSTARRS), P/2015 X6 (PANSTARRS), C/2015 XY1 (Lemmon) [16/12/2015]

ALMA révèle l'existence de chantiers de construction planétaire [16/12/2015]

Une classe rare de météorites, les angrites, nous aident à préciser la composition de la Terre [15/12/2015]

XXL à la poursuite des amas de galaxies [15/12/2015]

Les télescopes spatiaux de la NASA résolvent le mystère de l'eau manquante dans une enquête exhaustive d'exoplanètes [14/12/2015]

Le VLT revisite une étrange collision cosmique [09/12/2015]

Comètes C/2015 W1 (Gibbs), P/2015 W2 (Catalina), P/2015 X1 (PANSTARRS), C/2015 X2 (Catalina), P/2015 X3 (PANSTARRS), C/2015 X4 (Elenin) [08/12/2015]

Hubble contribue à résoudre le mystère des étoiles 'nées de nouveau' [08/12/2015]

Les télescopes spatiaux de la NASA voient une image agrandie de la plus faible galaxie du début de l'Univers [03/12/2015]

Localisation de la "matière ordinaire" manquante de l'Univers [03/12/2015]

Comment les sylphes se déclenchent-ils au-dessus des orages [03/12/2015]

 

 

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LE CIEL A L'OEIL NU EN 2016 de Guillaume CANNAT

 

Vous pouvez d'ores et déjà commander la nouvelle édition en cliquant ici...

 

Intégralement inédit, le texte de cette quatorzième édition est superbement illustré de photographies réalisées par l'auteur et par les meilleurs astrophotographes de la planète ; il passe en revue, de janvier à décembre 2016, les plus beaux phénomènes astronomiques accessibles à tous et les agrémente de nouveaux encadrés pratiques, historiques, mythologiques et encyclopédiques.

 

En 2016, nous pourrons en outre assister à plus de 60 rassemblements crépusculaires ou nocturnes entre les planètes et la Lune, avec, notamment, plusieurs conjonctions extrêmement serrées entre Vénus, Mercure, Mars et Jupiter qui feront la joie des observateurs. Chacun de ces phénomènes est présenté en détail, avec des conseils pour l'observer et un schéma de qualité photographique pour se préparer au spectacle.

 

Le Ciel à l'œil nu est richement illustré par des dizaines de photographies astronomiques inédites et par des cartes très réalistes pour découvrir aisément les étoiles des quatre saisons.

 

Si ce livre vous incite à lever les yeux plus souvent vers la voûte céleste, à contempler plus régulièrement la Lune et les planètes, les constellations et leurs étoiles, il aura atteint son but.

 

- 144 pages
- Près de 180 cartes, schémas, gravures et photographies en couleur
- Prix public TTC : 18,50 euros
- ISBN : 978-2-09-278715-1

 

La collection « Le Ciel à l'oeil nu » a reçu le prix spécial du jury du Festival d'Astronomie de Haute-Maurienne-Vanoise

 

Le Ciel à l'oeil nu en 2016 est diffusé par Nathan/Interforum

 

Cet ouvrage sera disponible début octobre, mais vous pouvez le pré-commander pour le recevoir à parution

 

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CALENDRIER ASTRONOMIQUE 2016 de Guillaume CANNAT

Nouvelle Edition

 

L'astronomie est l'une des sciences les plus spectaculaires. Les images réalisées avec les meilleurs instruments nous permettent de visiter le Système solaire, de plonger au cœur des nébuleuses où naissent de nouvelles étoiles, de survoler les majestueuses spirales galactiques, d'assister aux plus belles éruptions solaires ou d'admirer notre planète vue de l'espace ou de survoler la comète "Tchouri".

 

Ce calendrier astronomique rassemble 12 images exceptionnelles sélectionnées et commentées par Guillaume Cannat, l'auteur du Guide du Ciel, du Ciel à l'oeil nu et du blog Autour du Ciel.

 

Ces 12 photographies à couper le souffle ont été imprimées à haute résolution en grand format sur un papier couché plus épais pour garantir la plus belle réproduction possible.

 

Chaque mois, un calendrier annotable indique les dates des principaux phénomènes célestes : phase de la Lune, positions des planètes, éclipses, conjonctions, saisons, essaims d'étoiles filantes, etc...

 

Il existait déjà des calendriers muraux pour les amateurs de rugbymans ou de pin-up, les passionnés de fleurs ou de nature, les amoureux de la mer ou de la montagne, voilà enfin le calendrier qui manquait aux observateurs du ciel !

 

ISBN

979-10-90238-17-6

Format

29 x 35 cm

Nbre pages

24

Prix

18,00 €

Parution

10 Septembre 2015

 

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LE GUIDE DU CIEL 2015-2016 de Guillaume CANNAT

 

 

21e année de parution

 

Tout ce qu'il faut savoir pour observer le ciel entre le 1er juin 2015 et le 30 juin 2016.

 

Une mise à jour intégrale avec de nouvelles pages de synthèse en début d'ouvrage et une série de gros plans sur les plus importants phénomènes astronomiques des mois couverts par cette édition, les planètes et une sélection d'objets du ciel profond.

 

Et toujours autant de rendez-vous quotidiens pour suivre le ciel heure par heure...

 

- Couverture souple pelliculée avec rabats, cahiers cousus et collés

- 17 x 24 cm, 352 pages

- Plus de 500 schémas, cartes célestes et photographies

- Imprimé intégralement en couleurs

- ISBN-13 : 979-10-90238-16-9

 

LE GUIDE DU CIEL 2015-2016

l'ouvrage le plus complet pour vivre votre passion des astres au quotidien !

 

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Pluie d'étoiles en Bretagne

Photos panoramiques de Laurent LAVEDER

 

Ce beau livre relié tout illustré rassemble d'exceptionnelles photos de paysages prises de nuit avec l'oeil averti d'un astronome amateur spécialisé dans l'observation du ciel à l'oeil nu. Les photographies sont accompagnées de légendes qui expliquent le contexte de la prise de vue, l'environnement, la description du phénomène, et le matériel utilisé.

 

Pour les amateurs de photographies, d'astres et de Bretagne !

 

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Archives des Nouvelles du Ciel

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Chandra trouve un remarquable ruban galactique déployé : Un ruban extraordinaire de gaz chaud traînant une galaxie comme une queue a été découvert en utilisant les données de l'Observatoire Chandra X-ray de la NASA. Ce ruban, ou queue de rayons X, est probablement dû au gaz dépouillé de la galaxie lorsqu'il se déplace à travers un vaste nuage de gaz intergalactique chaud. Avec une longueur d'au moins 250.000 années-lumière, c'est probablement la plus grande d'une telle queue jamais détectée.

 

Les trous noirs pourraient se développer aussi grand que 50 milliards de soleils avant que leur nourriture s'écroule en étoiles, montrent les recherches : Les trous noirs au coeur des galaxies pourraient gonfler à 50 milliards de fois la masse du Soleil avant de perdre les disques de gaz dont ils dépendent pour subvenir à leurs besoins, selon une étude menée à l'Université de Leicester. Dans une étude intitulée ‘How Big Can a Black Hole Grow?’ ('Quelle grosseur un trou noir peut acquérir ?') publiée dans la revue Monthly Notices Lettres de la Royal Astronomical Society, le professeur Andrew King du Département de Physique et d'Astronomie de l'Université de Leicester explore les trous noirs supermassifs au centre des galaxies, autour desquels sont des régions de l'espace où le gaz s'installe dans un disque en orbite.

 


 

Les champs magnétiques torsadés donnent de nouvelles perspectives sur la formation des étoiles : À l'aide de nouvelles images qui montrent des détails sans précédent, les scientifiques ont trouvé que le matériel en rotation autour d'une très jeune proto-étoile a probablement traîné et tordu les champs magnétiques provenant de la plus grande région entourant l'étoile. Cette découverte, faite avec le radio-télescope Karl G. Jansky Very Large Array (VLA) de la National Science Foundation, a des implications importantes sur la façon dont les disques poussiéreux - la matière première pour la formation des planètes - grandissent autour de jeunes étoiles.

 

Information sur Cérès : Images depuis son orbite la plus proche de Dawn : La sonde spatiale Dawn de la NASA, en croisière sur son orbite la plus basse et finale à la planète naine Cérès, a livré les premières images de son meilleur point de vue. Les nouvelles images présentent les détails de la surface cratérisée et fracturée. Les versions en 3-D de deux de ces vues sont également disponibles.

 

La lacune dans le disque de poussières est probablement une planète embryonnaire de masse sous-Jupiter : TW Hydrae (TW Hya) est l'une des mieux étudiées jeunes étoiles de la galaxie. À seulement 180 années-lumière de la Terre et à un jeune âge mûr d'environ 8 millions d'années, cette presque étoile de masse solaire et son disque circumstellaire de poussières et de gaz en orbite sont des cibles de choix pour mieux comprendre les processus impliqués dans la formation d'étoiles et de planètes.

 


22 Décembre 2015

Comètes C/2015 X7 (ATLAS), C/2015 X8 (NEOWISE), C/2015 Y1 (LINEAR), C/2015 YG1 (NEOWISE)

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2015 X7 (ATLAS)

Larry Denneau, au nom de l'équipe de "Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System" (ATLAS), a signalé la découverte d'une comète légèrement diffuse sur neuf images CCD obtenues les 12 et 13 Décembre 2015 avec le nouveau télescope Schmidt de 0.5-m f/2.0 d'ATLAS de Haleakala. L'équipe d'ATLAS a obtenu des images de confirmation le 17 Décembre avec le Canada-France-Hawaii Telescope de 3.6-m de Mauna Kea. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, d'autres astrométristes ont également confirmé la nature cométaire de l'objet.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 X7 (ATLAS) indiquent un passage au périhélie le 30 Juillet 2016 à une distance d'environ 3,7 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15Y18.html (MPEC 2015-Y18)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 29 Juillet 2016 à une distance d'environ 3,6 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16A90.html (MPEC 2016-A90)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20X7;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2015 X8 (NEOWISE)

Le 18 Décembre, J. Bauer a signalé au Minor Planet Center l'astrométrie d'un objet étendu inconnu qui a été trouvé sur les images infrarouges prises les 14 et 15 Décembre 2015 par le satellite WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer) dans le cadre de son programme NEOWISE. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par plusieurs astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 X8 (NEOWISE) indiquent un passage au périhélie le 25 Octobre 2015 à une distance d'environ 1,2 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15Y20.html (MPEC 2015-Y20)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 23 Octobre 2015 à une distance d'environ 1,2 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16AC7.html (MPEC 2016-A127)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20X8;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2015 Y1 (LINEAR)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde trouvé sur les images CCD prises le 16 Décembre 2015 avec le Space Surveillance Telescope (SST) de 3.5-m f/1, de Atom Site (White Sands Missile Range, NM, USA), dans le cadre du programme LINEAR, a montré une apparence cométaire lors d'observations par d'autres astrométristes après la publication de celui-ci sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 Y1 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 15 Mai 2015 à une distance d'environ 2,5 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15Y58.html (MPEC 2015-Y58)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20Y1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2015 YG1 (NEOWISE)

J. M. Bauer (Jet Propulsion Laboratory) a fait suivre un rapport de S. Sonnett au sujet d'une nouvelle comète trouvée sur les images infrarouges prises avec le satellite WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer) dans le cadre de son programme NEOWISE. Le Minor Planet Center a attribué à cet objet la désignation de 2015 YG1 [MPEC 2015-Y48] avant de recevoir un mot de la part de l'équipe de NEOWISE signalant que l'objet paraissait cométaire. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par plusieurs astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 YG1 (NEOWISE) indiquent un passage au périhélie le 19 Septembre 2015 à une distance d'environ 1,7 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15Y59.html (MPEC 2015-Y59)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 29 Septembre 2015 à une distance d'environ 2,0 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16AC5.html (MPEC 2016-A125)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20YG1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Les ravines de la planète Mars formées par la glace carbonique, et non de l'eau liquide : Les ravines observées sur Mars seraient produites par l'action de la glace de CO2 en hiver ou au printemps, et non par des écoulements d'eau liquide, comme avancé jusqu'ici. C'est la conclusion d'une étude menée par deux chercheurs français publiée le 21 décembre dans Nature Geoscience . Ils montrent que sous la glace de CO2 chauffée par le Soleil, d'intenses mouvements de gaz peuvent déstabiliser et fluidifier le sol jusqu'à créer des coulées semblables à celles générées par un liquide.

 


17 Décembre 2015

Hubble voit l'éveil de la force dans une étoile qui vient de naître

 

 

Credit: NASA and ESA

 

À peu près tout est possible dans notre Univers remarquable, et il est souvent en concurrence avec les imaginations des écrivains de science-fiction et des cinéastes. La dernière contribution de Hubble est une photo saisissante de ce qui ressemble à un sabre laser à double lame tout droit sorti des films Star Wars. Dans le centre de l'image, partiellement masquée par un noir manteau de Jedi de poussière, une étoile récemment née tire des jets jumeaux dans l'espace comme une sorte d'annonce de naissance de l'Univers. Le gaz provenant d'un disque environnant tombe en pluie sur la protoétoile obscurcie par la poussière et l'engorge. Le matériau est surchauffé et tire l'extérieur de l'étoile dans des directions opposées le long d'un itinéraire non encombré - l'axe de rotation de l'étoile. Beaucoup plus énergique qu'un sabre laser de science-fiction, ces faisceaux énergétiques étroits détruisent à travers l'espace à plus de 160.000 kilomètres par heure. Ce sabre laser céleste ne réside pas dans une galaxie lointaine, très lointaine, mais plutôt à l'intérieur de notre galaxie de la maison, la Voie Lactée.

 

Credit: NASA and ESA

Acknowledgment: NASA, ESA, the Hubble Heritage (STScI/AURA)/Hubble-Europe (ESA) Collaboration, D. Padgett (GSFC), T. Megeath (University of Toledo), and B. Reipurth (University of Hawaii)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/42/

  

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


17 Décembre 2015

Pris sur le fait : Hubble capture la toute première explosion d'étoile prédite

 

 

Credit: NASA, ESA, and P. Kelly (University of California, Berkeley)

 

Hubble a capturé une image de l'explosion de la première supernova prédite. La réapparition de la supernova baptisée "Refsdal" a été calculée par les différents modèles de masse d'un amas de galaxies dont la l'immense gravité déforme la lumière de la supernova lorsque la lumière se déplace vers la Terre. La supernova a été vue précédemment en Novembre 2014 derrière l'amas de galaxies MACS J1149.5+2223, partie du programme Frontier Fields de Hubble. Les astronomes ont repéré quatre images distinctes de la supernova dans un arrangement rare appelé une Croix d'Einstein. Ce schéma a été observé autour d'une galaxie au sein de MACS J1149.5+2223. Alors que la lumière de l'amas a mis environ cinq milliards d'années pour nous parvenir, la supernova elle-même a explosé beaucoup plus tôt, il y a près de 10 milliards d'années. La détection de la réapparition de Refsdal a constitué une occasion unique pour les astronomes de tester leurs modèles de comment la masse - en particulier celle de la mystérieuse matière noire - est distribuée dans cet amas de galaxies.

 

Credit: NASA, ESA, and P. Kelly (University of California, Berkeley)

Acknowledgment: NASA, ESA, and S. Rodney (University of South Carolina) and the FrontierSN team; T. Treu (UCLA), P. Kelly (UC Berkeley) and the GLASS team; J. Lotz (STScI) and the Frontier Fields team; M. Postman (STScI) and the CLASH team; and Z. Levay (STScI)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/46/

  

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


16 Décembre 2015

Comètes C/2015 X5 (PANSTARRS), P/2015 X6 (PANSTARRS), C/2015 XY1 (Lemmon)

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2015 X5 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte par les membres de l'équipe de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) sur les images CCD obtenues le 06 Décembre 2015 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1,8-m à Haleakala. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 X5 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 31 Août 2013 à une distance d'environ 4,00 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15XH9.html (MPEC 2015-X179)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 31 Décembre 2017 à une distance d'environ 6,8 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16B65.html (MPEC 2016-B65)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20X5;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


P/2015 X6 (PANSTARRS)

Les membres de l'équipe de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) ont découvert une nouvelle comète sur les images CCD obtenues le 07 Décembre 2015 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1,8-m à Haleakala. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète P/2015 X6 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 08 Février 2016 à une distance d'environ 2,3 UA du Soleil, et une période d'environ 4,2 ans pour cette comète de la ceinture principale (MBC).

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15XI0.html (MPEC 2015-X180)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2015%20X6;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2015 XY1 (Lemmon)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde, découvert le 04 décembre 2015 sur les images CCD obtenues avec le télescope de 1.5-m dans le cadre du Mt. Lemmon Survey, a montré des caractéristiques cométaires lors d'observations complémentaires par d'autres astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 XY1 (Lemmon) indiquent un passage au périhélie le 30 Mars 2018 à une distance d'environ 8,1 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15Y06.html (MPEC 2015-Y06)

 

Les observations supplémentaires indiquent une orbite hyperbolique avec un passage au périhélie le 30 Avril 2018 à une distance d'environ 7,9 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16C33.html (MPEC 2016-C33)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20XY1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


16 Décembre 2015

ALMA révèle l'existence de chantiers de construction planétaire

 

Crédit : ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)/M. Kornmesser

 

Nouvelle preuve de l'existence de jeunes planètes au sein de disques entourant de jeunes étoiles

 

Grâce au Vaste Réseau (Sub-)Millimétrique de l'Atacama (ALMA), des astronomes ont trouvé d'indiscutables preuves de la récente formation de planètes dont les masses excèdent plusieurs fois celle de Jupiter au sein des disques de gaz et de poussière qui entourent quatre jeunes étoiles. Des mesures effectuées sur le gaz qui environne les étoiles ont par ailleurs permis de mieux cerner les propriétés de ces planètes.

 

Vue d'artiste d'un disque transitoire autour d'une étoile jeune

Crédit : ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)/M. Kornmesser

 

Autour de chaque étoile ou presque orbite(nt) une ou plusieurs planètes. Toutefois, les conditions de leur formation demeurent aujourd'hui encore partiellement incomprises. Afin de lever ce voile de mystère, les astronomes étudient les disques de gaz et de poussière en rotation autour des jeunes étoiles à partir desquels les planètes se forment. La puissance d'ALMA leur a permis de s'affranchir de la petitesse de ces disques ainsi que de leur éloignement de la Terre.

 

Les disques transitoires constituent un type de disques particulier, dénués de poussière en leur centre, là où se situe l'étoile hôte. Cette mystérieuse absence de matière résulterait de l'un ou l'autre scénario ci-après : soit de puissants vents stellaires ainsi qu'un intense rayonnement ont balayé ou détruit cette matière [1], soit cette matière a été expulsée par les jeunes planètes massives en formation, alors qu'elles orbitent autour de leur étoile [2].

 

L'incomparable sensibilité d'ALMA d'une part, la netteté des images obtenues d'autre part, ont tout récemment permis à une équipe d'astronomes conduite par Nienke van der Marel de l'Observatoire de Leiden au Pays-Bas, de cartographier, avec un degré de précision inédit, la distribution de gaz et de poussière au sein de quatre disques transitoires [3]. Les résultats obtenus leur ont en outre permis de privilégier l'un des deux scénarii de disparition de la poussière centrale.

 

Les images nouvellement acquises montrent l'existence de quantités significatives de gaz au sein des trous de poussière [4]. A la surprise de l'équipe, il est toutefois apparu que le gaz présentait lui aussi une cavité, de dimension jusqu'à trois fois inférieure à celle du trou de poussière.

 

Cette observation trouve une seule et unique explication : les planètes massives nouvellement formées ont nettoyé le gaz à mesure qu'elles ont décrit leurs orbites autour de l'étoile centrale, et piégé les particules de poussière en périphérie [5].

 

“De précédentes observations suggéraient déjà la présence de gaz au sein des trous de poussière”, précise Nienke van der Marel. “ALMA étant capable de cartographier la matière sur la totalité du disque avec une résolution nettement supérieure à celle de tout autre instrument, nous avons été en mesure d'exclure l'autre scénario envisagé jusqu'à présent. Une cavité aussi profonde plaide nettement en faveur de l'existence de planètes dotées de masses de l'ordre de plusieurs masses joviennes, et résulte de leur balayage du disque.

 

Il est intéressant de noter que ces observations ont été effectuées alors que le réseau ALMA était encore en construction sur le Plateau Chajnantor au Chili. Il n'était doté alors que de 10% de son pouvoir de résolution actuel.

 

De nouvelles études, appliquées à d'autres disques transitoires, permettront peut-être d'établir l'universalité de ce scénario de défrichage planétaire. D'ici là, les observations d'ALMA auront fourni aux astronomes de précieux renseignements concernant le processus complexe de formation planétaire.

 

“L'ensemble des disques transitoires étudiés à ce jour et qui présentent de vastes trous de poussière, sont également caractérisés par des cavités de gaz. Grâce à ALMA, nous pouvons à présent déterminer le lieu ainsi que l'époque de formation de ces planètes géantes au sein de ces disques, puis comparer les résultats obtenus aux modèles de formation planétaire”, précise Ewine van Dishoek, de l'Université de Leiden et de l'Institut Max Planck dédié à la Physique Extraterrestre à Garching [6]. “La détection directe de planètes est à la portée des instruments actuels, et la prochaine génération de télescopes actuellement en cours de construction, tel le télescope géant Européen, nous permetta de repousser ces limites. ALMA permet de cibler les observations à venir.”

 

Notes :

 

[1] Ce processus d'expulsion de la poussière et du gaz vers les régions périphériques se nomme photo-évaporation.

 

[2] De telles planètes sont difficiles à observer directement (eso1310). Des études antérieures, effectuées à des longueurs d'onde millimétriques (eso1325), n'ont par ailleurs pas permis d'acquérir une vue suffisamment détaillée des régions internes de formation planétaire pour tester les différents scénarii envisagés. D'autres études (eso0827) n'ont quant à elles pas permis de déterminer la quantité de gaz présente au sein de ces disques.

[3] Les quatre cibles d'observation étaient SR 21, HD 135344B (également baptisée SAO 206462), DoAr 44 et Oph IRS 48.

 

[4] Le gaz composant les disques transitoires est principalement constitué d'hydrogène, que l'observation de la distribution de monoxyde de carbone (CO) permet de tracer.

 

[5] Le processus de piégeage de la poussière se trouve expliqué dans un communiqué antérieur (eso1325).

 

[6] Les disques transitoires HD 142527 (eso1301 et ici) et J1604-2130 constituent d'autres exemples.

 

Plus d'informations :  

Ce travail de recherche a fait l'objet d'un article intitulé “Resolved gas cavities in transitional disks inferred from CO isotopologs with ALMA”, par N. van der Marel, et al., à paraître dans la revue Astronomy & Astrophysics en décembre 2015.

 

L'équipe est composée de N. van der Marel (Université de Leiden, Leiden, Pays-Bas; Institut d'Astronomie, Université de Hawaï, Honolulu, Etats-Unis), E. F. van Dishoeck (Université de Leiden, Leiden, Pays-Bas ; Institut Max Planck dédié à la Physique Extraterrestre à Garching), S. Bruderer (Institut Max Planck dédié à la Physique Extraterrestre, Garching, Allemagne), S. M. Andrews (Centre d'Astrophysique de Harvard-Smithson, Massachusetts, Etats-Unis), K. M. Pontoppidan (Institut des Sciences du Télescope Spatial, Baltimore, Maryland, Etats-Unis), G. J. Herczeg (Université Peking, Pékin, Chine), T. van Kempen (Université de Leiden, Leiden, Pays-Bas) et A. Miotello (Université de Leiden, Leiden, Pays-Bas).

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1549/?lang

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


15 Décembre 2015

Une classe rare de météorites, les angrites, nous aident à préciser la composition de la Terre

 

Image NASA/JPL-Caltech

 

La composition chimique des planètes du système solaire reste incertaine, y compris pour les éléments majeurs comme le magnésium ou le silicium, en dépit de leur importance dans la constitution des minéraux des parties profondes de la Terre. Des chercheurs du Laboratoire Géosciences Environnement Toulouse (CNRS-INSU/Université de Toulouse/IRD), de l'Université de Chicago (USA), de Nagoya et de l'Institut de Technologie de Chiba (Japon) ont pu reconstituer les abondances relatives de ces deux éléments plus précisément que ce qui avait été fait jusqu'ici, grâce à l'analyse précise de la composition isotopique en silicium d'une classe rare de météorites, les angrites. Cette étude, publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letters, remet également en cause l'interprétation des différences de compositions isotopiques de silicium planétaires qui étaient considérées jusqu'ici comme témoignant de l'incorporation de proportions importantes de cet élément dans le noyau terrestre.

 

Vue d'artiste d'un disque d'accrétion protoplanétaire qui aurait été, au début de l'histoire du système solaire, le siège de la condensation des matériaux constitutifs de la Terre et des autres planètes. (Image NASA/JPL-Caltech)

 

La détermination de la composition chimique globale de la Terre est l'une des questions clef qui occupe depuis longtemps les géochimistes. Elle est difficile à résoudre car la grande majorité des matériaux qui forment notre planète ne peuvent pas être directement  échantillonnés au delà de 30 km de profondeur. A côté de la sismologie et de la géodésie, la géochimie isotopique est l'un des moyens d'évaluer indirectement la composition du manteau profond et du noyau de la Terre, et ainsi de proposer une estimation la composition globale de notre planète.

Les mesures sismologiques ont montré au XXième siècle que le noyau de la Terre ne pouvait pas être composé uniquement de fer et de nickel et que des éléments plus légers devaient en faire partie. Le développement récent de la géochimie isotopique des éléments majeurs constituant la Terre profonde, comme le fer et le silicium, ont permis de progresser sur cette question depuis une dizaine d'années. En comparant la composition isotopique du silicium de la Terre à celles des autres planètes telluriques du système solaire, notamment la Lune, il était admis jusque là que la composition isotopique plus lourde de la Terre (de l'ordre de 0.2‰ pour le rapport 30Si/28Si) pouvait s'expliquer par la présence significative (de l'ordre de 10%) de silicium dans le noyau de notre planète.

Dans cet article, les auteurs révèlent qu'une classe de météorites, appelées angrites, présentent une composition isotopique du silicium plus lourde que celle du manteau terrestre (de presque 0.1‰ pour le rapport 30Si/28Si). Une composition isotopique aussi lourde n'avait été obtenue sur aucun autre astéroide ou planète du système solaire jusqu'ici. Les faibles pressions qui ont régné à l'intérieur du corps parent des angrites, relativement à celles de la Terre, ainsi que des conditions beaucoup plus oxydantes, n'ont pas permis à des quantités notables de silicium d'incorporer le noyau métallique depuis le manteau silicaté de cet astéroïde. Par voie de conséquence, l'hypothèse du silicium incorporé dans le noyau terrestre basé sur les compositions isotopiques du silicium doit être réexaminé.

La clé de l'énigme est à chercher dans la séquence de condensation des solides qui s'est produite autour du soleil jeune lors du refroidissement de la nébuleuse protoplanétaire, et à partir desquels les planètes se sont formées ultérieurement par accrétion.

Plus précisément, les auteurs montrent le rôle important joué par la condensation de la forstérite, une olivine riche en magnésium, similaire à celle que l'on trouve dans le manteau terrestre. Le fractionnement isotopique entre le gaz SiO et la forsterite à 1370 K dans la nébuleuse solaire peut avoir produit les variations isotopiques du silicium et les rapports Mg/Si observés. Cette étude permet d'abaisser notre estimation de la composition en silicium du noyau de la Terre à 3,6% en poids, au lieu de 10%, et surtout d'évaluer plus précisément les abondances relatives en Mg et Si des planètes et astéroïdes du système solaire que ce qui avait pu être fait jusqu'ici. Cette nouvelle connaissance permettra également de déterminer avec plus de finesse la minéralogie des parties profondes et inaccessibles de la Terre et ainsi de mieux expliquer son mode de formation et ses propriétés géophysiques actuelles.

 

Références :

- Dauphas, N., Poitrasson, F., Burkhardt, C., Kobayashi, H. and Kurosawa, K. (2015) Planetary and meteoritic Mg/Si and delta Si-30 variations inherited from solar nebula chemistry. Earth Planet. Sci. Lett. 427, 236-248, le 1er Octobre 2015

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/5583

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


15 Décembre 2015

XXL à la poursuite des amas de galaxies

 

Crédit : ESA/XMM-Newton/XXL survey consortium/(S. Snowden, L. Faccioli, F. Pacaud)

 

Les observations des télescopes de l'ESO fournissent une troisième dimension cruciale dans le sondage du côté obscur de l'Univers

 

Les télescopes de l'ESO ont permis à une équipe d'astronomes internationale d'accéder à la troisième dimension dans un sondage à grande échelle des plus grandes structures de l'Univers liées par la gravitation : les amas de galaxies. Les observations effectuées par le VLT et le NTT dans le cadre du sondage XXL viennent compléter celles réalisées par d'autres observatoires dans le monde et depuis l'espace en support à un des plus grands sondages jamais réalisés sur les amas.

 

Image en rayons X du champ austral XXL

Crédit : ESA/XMM-Newton/XXL survey consortium/(S. Snowden, L. Faccioli, F. Pacaud)

 

Les amas de galaxies sont des assemblées massives de galaxies qui hébergent de gigantesques réservoirs de gaz – la température y est si élevée que des rayons X y sont produits. Ces structures sont utiles aux astronomes car leur construction est influencée par des composants notoirement étranges de l'Univers – la matière noire et l'énergie noire. En étudiant leurs propriétés à différentes étapes de l'histoire de l'Univers, les amas de galaxies peuvent ainsi dévoiler le côté obscur de l'Univers encore très mystérieux aujourd'hui.

 

L'équipe, qui regroupe plus de 100 astronomes du monde entier, a commencé l'étude de ces monstres cosmiques en 2011. Bien que la radiation de haute énergie qui permet de les localiser soit absorbée par l'atmosphère terrestre, ils peuvent être détectés depuis l'espace par des observatoires en rayons X. Ils ont donc combinés un des sondages du télescope XMM-Newton de l'ESA – l'allocation de temps la plus importante jamais accordée sur ce télescope en orbite – avec des observations de l'ESO et d'autres observatoires. Le résultat est une énorme collection de données à travers le spectre électromagnétique [1], appelée le sondage XXL.

 

« Le but principal du sondage XXL est de fournir un échantillon bien définis de quelques 500 amas de galaxies situés jusqu'à des distances si lointaines qu'on les observe alors que l'Univers n'avait que la moitié de son âge actuel, » explique Marguerite Pierre du CEA, à Saclay en France, chercheur responsable du sondage XXL.

 

Le télescope XMM Newton a photographié deux régions du ciel couvrant chacune 100 fois la surface de la pleine Lune. Le but était de découvrir un très grand nombre d'amas de galaxies inconnus jusque-là. L'équipe du sondage XXL vient de publier ses premiers résultats dans une série d'articles basés sur les 100 amas les plus lumineux découverts [2].

 

Des observations réalisées avec l'instrument EFOSC2 installé sur le New Technology Telescope (NTT), ainsi que d'autres effectuées avec l'instrument FORS2 installé sur le très grand télescope (VLT) de l'ESO ont également été utilisées afin d'analyser minutieusement la lumière provenant des galaxies situées dans ces amas et fournir ainsi la vision tridimensionnelle du cosmos nécessaire pour effectuer des mesures précises de la matière noire et de l'énergie noire [3].

 

Les astronomes espèrent que le sondage XXL va permettre d'obtenir de nombreux résultats passionnants et inattendus, mais même avec un cinquième de l'ensemble des données attendues, quelques découvertes surprenantes et importantes ont d'ores et déjà été révélées.

 

Un des articles présente la découverte de cinq nouveaux superamas – des amas d'amas de galaxies – s'ajoutant à ceux que l'on connait déjà comme le nôtre, le superamas Laniakea.

 

Un autre article présente les observations d'un amas de galaxies particulier (appelé de manière informelle XLSSC-116), situé à plus de 6 milliards d'années-lumière de la Terre [4]. Dans cet amas une lumière diffuse particulièrement lumineuse a été observée avec MUSE sur le VLT.

 

« C'est la première fois que nous sommes capable d'étudier de manière si détaillée la lumière diffuse dans un amas de galaxies si lointain. Cette observation illustre clairement le pouvoir de MUSE pour des études de cette importance, » explique Christophe Adami du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille en France.

 

L'équipe a également utilisé les données pour confirmer l'idée selon laquelle, par le passé, les amas de galaxies étaient des modèles réduits de ceux que l'on observe aujourd'hui, une découverte importante pour la compréhension théorique de l'évolution des amas au cours de la vie de l'Univers.

 

Le simple fait de compter les amas de galaxies dans les données XXL a également permis de confirmer un précédent résultat plutôt étonnant – il y a moins d'amas distants que ce que les prédictions le laisser supposer à partir des paramètres cosmologiques mesurés par le télescope Planck de l'ESA. Les raisons de cette divergence ne sont pas connues, toutefois, l'équipe espère trouver la clé de cette curiosité cosmologique avec l'échantillon complet des amas en 2017.

 

Ces quatre résultats importants ne sont qu'un avant-goût de ce qui reste à venir de cet énorme  sondage de quelques-uns des objets les plus massifs de l'Univers.

 

Notes :

 

[1] Le sondage XXL a combiné des données d'archives mais aussi de nouvelles observations d'amas de galaxies couvrant une large gamme de longueurs d'onde, de 1 × 10—4 µm (rayons X observés avec XMM) à plus de 1 mètre (observée avec le  Giant Metrewave Radio Telescope [GMRT]).

 

[2] Les amas de galaxies présentés dans le treizième article ont été trouvés avec un redshift compris entre z = 0.05 et z = 1.05, ce qui correspond approximativement à la période où l'Univers était âgé respectivement 13 à 5,7 milliards d'années.

 

[3] Sonder les amas de galaxies nécessite de connaitre précisément leur distance. Alors qu'une distance approximative (redshift photométrique) peut être mesurée en analysant la couleur de leurs galaxies à différentes longueurs d'onde, il est nécessaire d'avoir un redshift spectroscopique bien plus précis. Les redshifts spectroscopiques sont également fournis dans le cadre des sondages VIMOS Public Extragalactic Redshift Survey (VIPERS),  VIMOS-VLT Deep Survey (VVDS) et GAMA survey.

 

[4] Le redshift de cet amas de galaxies a été déterminé à z=0,543

 

Plus d'informations :  

Une description du sondage et quelques-uns des premiers résultats scientifiques seront présentés dans une série d'articles publiés dans le journal Astronomy & Astrophysics du 15 décembre 2015.

 

Une liste complète de l'équipe XXL est disponible ici.

 

XXL est une équipe internationale fondée autour d'un très grand programme de XMM sondant deux champs extragalactiques de 25 degrés carrés à d'une profondeur de ~5 × 10–15 erg cm—2 s—1 dans la bande [0.5—2] keV pour des sources ponctuelles. Le site web d'XXL peut être consulté ici. Les informations multi-bande et le suivi spectroscopique des sources de rayons X peuvent être obtenus à partir d'un nombre de programme de sondages résumé ici.

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

 

Liens

- Le sondage XXL

- L'article scientifique dans Astronomy & Astrophysics

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1548/?lang

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

IC 443 : Qu'est-ce qui a donné naissance à la Nébuleuse de la Méduse ? La Nébuleuse de la Méduse, également connue sous son nom officiel de IC 443, est le vestige d'une supernova se trouvant à 5.000 années-lumière de la Terre. Les nouvelles observations de Chandra montrent que l'explosion qui a créée la Nébuleuse de la Méduse peut également avoir formé un étrange objet situé à la lisière sud du rémanant, CXOU J061705.3+222127, ou J0617 en abrégé. L'objet est probablement une étoile à neutrons en rotation rapide, ou pulsar.

 

INTRUS 2015 XY261, un astéroïde de type Apollo d'environ 12 mètres de diamètre observé pour la première fois le 06 Décembre 2015 à 11h02 UTC par Pan-STARRS 1, annoncé par la circulaire MPEC 2015-X153 du 12 Décembre 2015, passe le 15 Décembre 2015 vers 13h50 UTC (<1mn) à une distance d'environ 280.000 km, soit environ 0,75 LD (1 LD = Distance moyenne Terre-Lune = 380.400 km), de la surface de notre planète.

 


14 Décembre 2015

Les télescopes spatiaux de la NASA résolvent le mystère de l'eau manquante dans une enquête exhaustive d'exoplanètes

 

 

Artwork Credit: NASA, ESA, and A. Feild (STScI)

 

Une étude d'exoplanètes de la taille de Jupiter réalisée avec les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer a résolu un mystère de longue date - pourquoi certains de ces mondes semblent avoir moins d'eau que prévu. Les astronomes ont trouvé que les planètes appelées Jupiters chauds (qui orbitent très près de leur étoile) qui sont apparemment sans nuage montrent des signes forts d'eau. Toutefois, les atmosphères des autres planètes avec de signaux faibles d'eau contenaient également des nuages et de la brume - qui sont tous deux connus pour cacher l'eau de la vue. Les résultats montrent que les atmosphères planétaires sont beaucoup plus diversifiées que prévu. Aussi, les résultats offrent un aperçu de la vaste gamme d'atmosphères planétaires dans notre galaxie, et comment les planètes sont assemblées.

 

Artwork Credit: NASA and ESA

Science Credit: NASA, ESA, and D. Sing (University of Exeter)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/44/

  

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Venus Climate Orbiter "AKATSUKI" insérée dans l'orbite de Vénus : L'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA) a inséré avec succès la sonde Venus Climate Orbiter “AKATSUKI” en orbite autour de Vénus. A la suite de la mesure et du calcul de l'orbite d'AKATSUKIi après son éjection de poussée, l'orbiteur vole maintenant sur l'orbite elliptique à l'altitude d'apogée d'environ 440.000 kilomètres et à l'altitude de périastre d'environ 400 km de Vénus. La période orbitale est de 13 jours et 14 heures.

 

Les télescopes de la NASA détecte une tempête comme celle de Jupiter sur une petite étoile : Les astronomes ont découvert ce qui semble être une petite étoile avec une tempête nuageuse géante, en utilisant les données des télescopes spatiaux Spitzer et Kepler de la NASA. La tempête sombre s'apparente à la Grande Tache Rouge de Jupiter : une violente tempête persistante plus grande que le Terre. La naine-L dans l'étude, W1906+40, est considérée comme une étoile, selon les estimations de son âge (plus âgée est la naine-L, plus il est probable qu'il s'agit d'une étoile). Sa température est d'environ 3.500 degrés Fahrenheit (2.200 Kelvin). Cela peut sembler torride, mais pour une étoile, c'est assez froid. Assez froid, en fait, pour que des nuages se forment dans son atmosphère.

 

Un "fantôme du passé" rappelle les débuts de la Voie lactée : Lorsque notre galaxie est née, il y a environ 13 milliards d'année, une pléthore d'amas contenant des millions d'étoiles a émergé. Mais au fil du temps, ils ont disparu. Cependant, cachés derrière des étoiles plus jeunes qui se sont formées plus tard, de vieux et mourants amas d'étoiles demeurent, comme le dénommé E 3. Les astronomes européens étudient maintenant ce témoignage sur les débuts de notre galaxie.

 

Zoom sur le modèle de fosses de Pluton : Le 14 Juillet la caméra télescopique sur la sonde New Horizons de la NASA a pris des images de la plus haute résolution jamais obtenue du motif complexe de «puits» à travers une partie de la région principale en forme de coeur de Pluton, officieusement nommée Tombaugh Regio. Les scientifiques de la mission estiment que ces empreintes mystérieuses peuvent se former grâce à une combinaison de la fracturation de la glace et de l'évaporation.

 


 

Nouveaux indices sur les points lumineux et les origines de Cérès : Cérès dévoile quelques-uns de ses secrets bien gardés dans deux nouvelles études dans la revue Nature, grâce aux données de la sonde spatiale Dawn de la NASA. Ils comprennent des aperçus très attendus sur les mystérieuses caractéristiques brillantes partout à la surface de la planète naine. Dans une étude, les scientifiques identifient ce matériau brillant comme une sorte de sel. La seconde étude suggère la détection d'argiles riches en ammoniaque, soulevant des questions sur comment Cérès s'est formé. Cérès a plus de 130 secteurs lumineux, et la plupart d'entre eux est associée à des cratères d'impact. Les auteurs de l'étude, dirigée par Andreas Nathues du Max Planck Institute for Solar System Research, Göttingen, en Allemagne, écrivent que le matériel lumineux est conforme à un type de sulfate de magnésium appelé hexahydrite. Un autre type de sulfate de magnésium est familier sur Terre comme le sel d'Epsom. Nathues et ses collègues, à l'aide d'images de la caméra de cadrage de Dawn, suggèrent que ces zones riches en sel ont été laissées lorsque la glace d'eau a sublimé par le passé. Les impacts d'astéroïdes auraient découvert le mélange de glace et de sel, disent-ils. « La nature globale des points lumineux de Cérès suggère que ce monde a une couche de sous-sol contenant de la glace d'eau saumâtre, » a déclaré Nathues.

 


09 Décembre 2015

Le VLT revisite une étrange collision cosmique

 

Crédit : ESO

 

De nouvelles images acquises par le Très Grand Télescope de l'ESO à l'Observatoire de Paranal révèlent en détail les spectaculaires effets d'une collision cosmique vieille de 360 millions d'années. Parmi les débris figure un objet rare et mystérieux à la fois : une jeune galaxie naine. Cette dernière offre aux astronomes l'excellente opportunité de mieux connaître ce type de galaxies, largement répandues dans l'Univers jeune, mais généralement trop distantes et trop peu lumineuses pour pouvoir être observées au moyen des télescopes actuels.

 

Les environs de la galaxie NGC 5291 - Crédit : ESO

 

NGC 5291, cet objet flou, de forme ovale, qui occupe le centre de l'image, est une galaxie elliptique située à quelque 200 millions d'années lumière de la Terre dans la constellation du Centaure. Voici 360 millions d'années, NGC 5291 a été impliquée dans une violente collision provoquée par une autre galaxie fonçant, telle un boulet de canon, en direction de son centre. Ce crash cosmique s'est soldé par l'éjection d'énormes quantités de gaz dans l'espace environnant, qui plus tard formèrent un anneau autour de NGC 5291 [1].

 

Au fil du temps, la matière constituant cet anneau s'est condensée puis effondrée, donnant lieu à des dizaines de régions de formation d'étoiles ainsi qu'à plusieurs galaxies naines. Ces dernières figurent sous l'aspect de zones de couleur bleue pâle, voire blanche, réparties autour de NGC 5291 sur cette nouvelle image acquise par l'instrument FORS qui équipe le VLT. L'amas de matière le plus massif et le plus lumineux se situe à droite de NGC 5291 – il s'agit de l'une des galaxies naines notée NGC 5291N.

 

A l'instar des autres grandes galaxies, la Voie Lactée résulte vraisemblablement de l'agrégation de galaxies naines durant les premières années de l'Univers. Si certaines de ces galaxies, de modestes dimensions, ont survécu jusqu'à aujourd'hui, elles doivent logiquement renfermer de nombreuses étoiles extrêmement âgées.

 

Or, il apparaît que NGC 5291N ne contient aucune étoile âgée. Des observations détaillées effectuées au moyen du spectrographe MUSE [2] ont en outre révélé que les régions situées en périphérie de la galaxie présentaient des caractéristiques semblables à celles des zones de formations d'étoiles. Ainsi donc, les observations sont-elles en désaccord avec les prévisions des modèles théoriques actuels. Les astronomes attribuent ces “anomalies” à la survenue d'importantes collisions de gaz au sein de la région en question.

 

NGC 5291N diffère d'une galaxie naine typique et arbore de nombreux traits caractéristiques des structures granuleuses présentes dans la plupart des galaxies à formation d'étoiles de l'Univers lointain. A ce titre, elle constitue un objet unique de notre Univers local ainsi qu'un important laboratoire d'étude des premières galaxies riches en gaz, bien souvent trop lointaines pour pouvoir être observées dans le détail par les télescopes actuels.

 

.Ce système pour le moins inhabituel a déjà été observé par un large éventail d'instruments au sol, tel le télescope de 3,6 mètres de l'ESO à l'Observatoire de La Silla [3]. Toutefois, les capacités de MUSE, de FORS et du Très Grand Télescope ont récemment permis d'accéder à certaines des propriétés, ainsi qu'à l'historique, de NGC 5291N.

 

De prochaines observations, menées notamment par le Télescope Géant Européen (E-ELT), devraient permettre aux astronomes de lever le voile sur les derniers mystères de cette galaxie naine.

 

Notes :

 

[1] A l'heure actuelle, NGC 5291 interagit doucement avec MCG-05-33-005 – la Galaxie Seashell, une galaxie inhabituelle en forme de virgule située non loin du centre lumineux de NGC 5291.

 

[2] NGC 5291 a été observée au moyen d'une technique baptisée spectrographie de champ intégral lors de la phase de validation scientifique de l'instrument MUSE. Cette technique, qui consiste à collecter un spectre de lumière en chacun des points du ciel, offre une vue tridimensionnelle de la cible. Les observations de MUSE ont révélé l'existence insoupçonnée de raies d'hydrogène et d'oxygène en émission en périphérie de NGC 5291N.

 

[3] NGC 5291 a été étudiée dès 1978 par les astronomes au moyen du télescope de 3,6 mètres de l'ESO à l'Observatoire de La Silla. Ces observations ont révélé la présence de vastes quantités de matière dans l'espace intergalactique environnant la galaxie, dont nous savons aujourd'hui qu'elles consistent en diverses régions de formations d'étoiles et autres galaxies naines issues de l'effondrement de l'anneau gazeux de la galaxie.

 

Plus d'informations :  

Ce travail de recherche a fait l'objet d'un article intitulé “Ionization processes in a local analogue of distant clumpy galaxies: VLT MUSE IFU spectroscopy and FORS deep images of the TDG NGC 5291N”, par J. Fensch et al., à paraître au sein de la revue Astronomy & Astrophysics.

 

L'équipe se compose de J. Fensch (Laboratoire AIM Paris-Saclay, CEA/IRFU/SAp, Université Paris Diderot, Gif-sur-Yvette, France [CEA]), P.-A. Duc (CEA), P. M. Weilbacher (Institut Leibniz d'Astrophysique, Potsdam, Allemagne), M. Boquien (Université de Cambridge, Royaume-Uni; Université d'Antofagasta, Antofagasta, Chili) et E. Zackrisson (Université d'Uppsala, Uppsala, Suède).

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

 

Liens

- Article scientifique

- Photos du Très Grand Télescope de l'ESO

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1547/?lang

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


08 Décembre 2015

Comètes C/2015 W1 (Gibbs), P/2015 W2 (Catalina), P/2015 X1 (PANSTARRS), C/2015 X2 (Catalina), P/2015 X3 (PANSTARRS), C/2015 X4 (Elenin)

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2015 W1 (Gibbs)

Alex R. Gibbs a annoncé sa découverte d'une comète sur les images CCD obtenues le 18 Novembre 2015 avec le télescope Schmidt de 0.68-m du Catalina Sky Survey. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes. Des observations obtenues environ 40 minutes avant les images de découverte de Gibbs, sans commentaire sur l'aspect cométaire de l'objet et qui ont été rapportées après la publication sur les pages NEOCP et PCCP, ont été faites au moyen du Space Surveillance Telescope (Atom Site) de 3.5-m f/1.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 W1 (Gibbs) indiquent un passage au périhélie le 03 Mai 2016 à une distance d'environ 2,6 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15W43.html (MPEC 2015-W43)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20W1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


P/2015 W2 (Catalina)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde découvert dans les images CCD obtenues le 21 Novembre 2015 par J. A. Johnson et G. J. Leonard dans le cadre du Catalina Sky Survey a montré des caractéristiques cométaires lors d'observations de suivi par d'autres astrométristes après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète P/2015 W2 (Catalina) indiquent un passage au périhélie le 02 Octobre 2015 à une distance d'environ 2,6 UA du Soleil, et une période d'environ 19,6 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15W73.html (MPEC 2015-W73)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2015%20W2;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


P/2015 X1 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte par les membres de l'équipe de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) sur les images CCD obtenues le 01 Décembre 2015 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1,8-m à Haleakala. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes. Des observations antérieures à la découverte, obtenues par le télescope Pan-STARRS1 le 12 Août et le 23 Septembre 2015 et par le Catalina Sky Survey le 09 Octobre et le 15 Octobre 2015, ont été identifiées.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète P/2015 X1 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 10 Octobre 2015 à une distance d'environ 2,1 UA du Soleil, et une période d'environ 6,9 ans pour cette comète de la famille de Jupiter qui s'approche régulièrement à un peu moins de 0,6 UA de la planète géante.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15X58.html (MPEC 2015-X58)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2015%20X1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2015 X2 (Catalina)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde, signalé au Minor Planet Center comme figurant sur les images CCD prises le 02 Décembre 2015 par E. J. Christensen et G. J. Leonard avec le télescope Schmidt de 0.68-m du Catalina Sky Survey, a montré des caractéristiques cométaires lors d'observation de suivi par d'autres astrométristes après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 X2 (Catalina) indiquent un passage au périhélie le 19 Décembre 2015 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15X59.html (MPEC 2015-X59)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20X2;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


P/2015 X3 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte par les membres du programme de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) sur les images CCD obtenues le 01 Décembre 2015 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1,8-m à Haleakala. Des observations antérieures à la découverte, datant du 06 Novembre 2015, ont été identifiées par la suite. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète P/2015 X3 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 07 Août 2015 à une distance d'environ 2,8 UA du Soleil, et une période d'environ 11,3 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15XA4.html (MPEC 2015-X104)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2015%20X3;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2015 X4 (Elenin)

Leonid Elenin a signalé sa découverte d'une comète diffuse avec une lègère condensation sur trois images CCD obtenues le 03 décembre 2015 avec l'astrographe de 0.4-m f/3 de l'Observatoire ISON-NM près de Mayhill, Nouveau-Mexique, USA. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, de nombreux astrométristes ont confirmé la nature cométaire de l'objet.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète C/2015 X4 (Elenin) indiquent un passage au périhélie le 02 Novembre 2015 à une distance d'environ 3,4 UA du Soleil, et une période d'environ 77,6 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15XA5.html (MPEC 2015-X105)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 03 Novembre 2015 à une distance d'environ 3,4 UA du Soleil, et une période d'environ 77,6ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15Y85.html (MPEC 2015-Y85)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20X4;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


08 Décembre 2015

Hubble contribue à résoudre le mystère des étoiles 'nées de nouveau'

 

 

Artwork Credit: NASA, ESA, and A. Feild (STScI)

 

Depuis 60 ans, les astronomes ont été intrigués par un type d'étoile qui a l'air plus chaude et plus bleue que ce qu'elle devrait pour son âge. Elle a été surnommée un « traînard bleu » parce qu'elle semble à la traîne de l'évolution des étoiles voisines. Les traînards bleus résident à l'intérieur d'anciens amas d'étoiles qui devraient avoir cessé de faire de jeunes et éphémères étoiles bleues il y a des milliards d'années. L'explication la plus populaire parmi plusieurs théories concurrentes est qu'une étoile vieillissante déverse de la matière sur une plus petite étoile compagnon. La petite étoile gonfle en masse pour devenir plus chaude et plus bleue, tandis que le compagnon vieillissant brûle et se réduit à une naine blanche — une cendre grillée. Pour tester cette théorie, les astronomes utilisant le télescope spatial Hubble ont réalisé une étude de l'amas ouvert NGC 188 qui a 21 traînards bleus. Parmi ceux-ci, ils ont constaté que sept avait des compagnes naines blanches, en identifiant leur lueur ultraviolette qui est détectable par Hubble. Cela confirme la théorie de l'étoile binaire pour leur origine.

 

Pour plus d'images et d'informations sur cette étude, consultez le site : http://mcdonaldobservatory.org/news/releases/20151207.

 

Artwork Credit: NASA, ESA, and A. Feild (STScI)

Science Credit: NASA, ESA, and N. Gosnell (University of Texas, Austin)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/43/

  

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

News Horizon retourne la première de ses meilleures images de Pluton : La sonde New Horizons de la NASA a retourné les premières d'une série de vues les plus nettes de Pluton qu'elle a obtenues lors de son survol de Juillet - et cette séquence d'images forme le meilleur gros plan de Pluton que les humains peuvent voir depuis des décennies.

 


03 Décembre 2015

Les télescopes spatiaux de la NASA voient une image agrandie de la plus faible galaxie du début de l'Univers

 

 

Crédit : NASA, ESA, and L. Infante (Pontificia Universidad Católica de Chile)

 

La chasse aux galaxies lointaines qui existaient il y a très longtemps est comme une partie de pêche pour les astronomes. Jusqu'à présent seuls les « gros poissons » ont été trouvés, des galaxies lumineuses qui existaient seulement quelques 100 millions d'années après le Big bang. Maintenant, en utilisant les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, les astronomes ont pris un « petit poisson, » une galaxie très compacte et faible du début qui se formait 400 millions d'années après le Big bang, qui s'est produit il y a 13,8 milliards d'années.

 

Comme il y a beaucoup de plus petits poissons que de gros poissons dans la mer, la nouvelle découverte est la preuve d'une population sous-jacente de galaxies ternes qui doivent avoir été communes dans les débuts de l'Univers. Le successeur à venir de Hubble, le télescope spatial James Webb, devrait être en mesure de recenser cette population. Mais pour l'instant, Hubble peut faire un travail de pionnier en exploitant un « zoom » dans l'espace qui capture une galaxie qui autrement ne serait pas détectable. Le phénomène est appelé effet de lentille gravitationnelle, où la gravité intense d'un amas de galaxies magnifie la lumière des sources de fond plus failbes. Les astronomes avaient besoin de la sensibilité infrarouge des deux télescopes Hubble et Spitzer pour mesurer la grande distance de la galaxie grâce à sa couleur, qui est affectée par l'expansion de l'Univers.

 

Crédit : NASA, ESA, and L. Infante (Pontificia Universidad Católica de Chile)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/45/

  

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


03 Décembre 2015

Localisation de la "matière ordinaire" manquante de l'Univers

 

Crédits : ESA/XMM-Newton (X-rays) ; ESO/WFI (optical) ; NASA/ESA & CFHT (dark matter)

 

Il est commun d'estimer que 95% de l'Univers n'est pas composé de « matière ordinaire ». Cette matière hypothétique reste à découvrir. Dans les 5% restants, la moitié ne pouvait être détectée avec les méthodes actuelles. Encouragés par le résultat de simulations numériques, les chercheurs s'attendaient à trouver cette matière ordinaire manquante dans des « toiles cosmiques », et plus précisément dans des filaments soumis à des températures comprises entre 100 000 et 10 millions de degrés. Une équipe internationale de chercheurs, dont le Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (LAM, CNRS/Université d'Aix Marseille) et le Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (CRAL, CNRS/ Université Claude Bernard Lyon 1/ ENS de Lyon), a observé directement ce phénomène en utilisant le télescope spatial XMM capable détecter les rayons X associés à de la matière soumise à de très haute température. En pointant un amas de galaxies massif appelé Abell 2744, ils ont effectivement trouvé cette matière ordinaire sous la forme de ce gaz très chaud dans des filaments cosmiques. Ces résultats font l'objet d'un article de la revue Nature du 3 décembre 2015.

 

Composantes de l'amas de galaxies Abell 2744, également connu comme l'amas de Pandore : les galaxies (en blanc), le gaz chaud (en rouge) et la matière noire (en bleu). Crédits : ESA/XMM-Newton (X-rays) ; ESO/WFI (optical) ; NASA/ESA & CFHT (dark matter)

 

Pour en savoir plus :

- Article de Nature, 3 décembre 2015 

- Actualité du CRAL, "De quoi est fait l'Univers ? Le mystère de la matière ordinaire manquante s'éclaircit"

 

Références :

- "Warm-hot baryons comprise 5–10 per cent of filaments in the cosmic web, D. Eckert et al. publié le 3 décembre 2015

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/5574

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


03 Décembre 2015

Comment les sylphes se déclenchent-ils au-dessus des orages

 

Crédit : CNRS

 

Depuis le début des années 90, des décharges électriques lumineuses, notamment des sylphes, sont observées au-dessus des nuages d'orage. Parallèlement aux observations de plus en plus détaillées de ces phénomènes spectaculaires, plusieurs théories ont été développées pour les expliquer. Grâce à des observations très précises effectuées lors d'un orage qui s'est produit en octobre 2012 près de la côte, dans le sud-est de la France, une équipe internationale [1] coordonnée par le Laboratoire d'aérologie (LA/OMP, UPS / CNRS) a pu déterminer avec précision les caractéristiques des éclairs qui sont à l'origine de ces sylphes.

Les événements lumineux transitoires (TLE, de l'anglais transient luminous events) sont des décharges électriques lumineuses se produisant au-dessus des nuages d'orage. Découverts au début des années 90 et régulièrement observés depuis lors, ces TLE sont de différents types, parmi lesquels on trouve notamment les sylphes (sprites en anglais).
Les sylphes peuvent prendre différentes formes qui sont à l'origine de leur classification en "colonne", "carotte", "ange" ou encore "méduse". Ils sont en général associés à des systèmes convectifs de moyenne échelle. Ils ont en grande majorité la particularité d'être produits quelques millisecondes à quelques dizaines de millisecondes après un éclair nuage-sol positif (voir encart).

À l'automne 2012, au cours de la campagne (du programme HyMeX (Hydrological cycle in mediterranean experiment) développé dans le cadre du programme MISTRALS du CNRS, d'importants moyens d'observation ont été réunis, notamment pour observer les éclairs lors des périodes orageuses. Ces moyens incluaient un système de localisation tridimensionnelle et à haute résolution des éclairs, divers capteurs du rayonnement produit à basse et très basse fréquence par les éclairs et plusieurs systèmes de localisation des impacts d'éclairs au sol. À cela s'ajoutaient des caméras optiques pour visualiser les sylphes, des radars et des observations spatiales pour identifier les caractéristiques des nuages d'orage.

Le 22 octobre 2012, un orage s'est développé en fin de journée près de la côte, dans le sud-est de la France. Il a pu être documenté tout au long de son activité, laquelle a été modérée, avec un taux maximum de 11 éclairs par minute. Douze sylphes ont néanmoins été observés pendant sa phase de dissipation, au-dessus de sa région stratiforme, dont la plupart ont été localisés par triangulation grâce à des clichés issus de deux caméras.

Plusieurs types de sylphes ont ainsi pu être identifiés et classés selon leur délai de déclenchement après l'éclair et leur niveau de luminosité.
Il s'avère que les éclairs nuage-sol positifs ayant produit ces sylphes ont effectivement démarré près de la zone convective nuageuse qui correspond en général à de fortes valeurs du champ électrostatique. Ils se distinguaient des autres éclairs nuage-sol essentiellement par des arcs positifs ayant des valeurs de pics de courant nettement plus fortes en moyenne, mais surtout des valeurs systématiquement plus grandes de la variation du moment de charge. D'autres caractéristiques très précises de ces éclairs, concernant tant leur propagation dans le nuage d'orage que les quantités de charges neutralisées, leur localisation et leur mode d'écoulement dans le canal de l'éclair, ont également pu être mises en évidence. Par exemple, si la charge positive neutralisée est grande et s'écoule rapidement dans le canal de l'éclair, un sylphe très lumineux peut être généré très rapidement au-dessus de l'orage.

 

À gauche : un sylphe très lumineux de type "méduse" triangulé à partir de vidéos obtenues avec 2 caméras. À droite : propagation de l'éclair à l'origine de ce sylphe (superposée à l'image radar à 3 km d'altitude). L'éclair a démarré près de la zone convective de l'orage (croix blanche), puis il s'est propagé vers le sommet et la région stratiforme de l'orage, d'abord lentement (cercles bleus) puis de plus en plus rapidement (cercles bleus et rouges) jusqu'à former l'arc positif (croix rouge) qui a déclenché le sylphe. L'éclair a ensuite continué sa propagation dans le nuage (points noirs).

 

Ces travaux ont notamment reçu le soutien financier de l'ANR (IODA-MED), du CNRS (programme MISTRALS) et du CNES.

 

 

Principe de production des sylphes
Au cours d'un orage, une séparation des charges positives et négatives se produit dans la partie convective du nuage, jusqu'à former une couche de charges positives positionnée au-dessus d'une couche de charges négatives. Cette situation peut conduire au déclenchement, entre la couche de charges négatives et le sol, d'éclairs nuage-sol négatifs qui neutralisent les charges négatives. Les charges positives peuvent alors commencer à s'écouler latéralement vers la zone stratiforme (non convective) du nuage grâce à la dynamique de l'air au sein du système orageux. Lorsque le réservoir de charges positives ainsi formé est suffisant, cela peut conduire au déclenchement d'éclairs nuage-sol positifs, entre ce réservoir et le sol. Ces éclairs se propagent en général sur de grandes distances et peuvent produire des arcs qui neutralisent brutalement de grandes quantités de charges positives, induisant des variations relativement fortes du moment de charge. De tels arcs peuvent entraîner le démarrage à haute altitude (en général autour de 70 km) de décharges de type streamer (les charges négatives de très haute altitude en provenance de l'ionosphère, qui étaient attirées par ces charges positives, repartent brutalement en sens inverse), lesquelles génèrent le phénomène lumineux appelé sylphe.

 

 

Note(s): 

[1] Laboratoire d'aérologie (LA/OMP, UPS / CNRS), Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique et atmosphères (LERMA, CNRS / Observatoire de Paris / Université Cergy-Pointoise / UPMC / ENS Paris), University of Bath (Royaume-Uni), University polytechnic of Catalonia (Espagne), Laboratoire de l'atmosphère et des cyclones (LACy/OSU-Réunion, CNRS / Université de La Réunion / Météo-France), University of science and technology (Pologne), NMT (USA), Météorage

 

Références :

- Soula et al., 2015 : Time and space correlation between sprites and their parent lightning flashes for a thunderstorm observed during the HyMeX campaign. J. Geophys. Res. Atmos., DOI: 10.1002/2015JD023894

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/5573

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

LISA Pathfinder part à la découverte des ondes gravitationnelles : Un lanceur Vega s'est élancé aujourd'hui depuis le port spatial de l'Europe à Kourou, en Guyane française, avec à son bord le démonstrateur de technologies de détection des ondes gravitationnelles de l'ESA, LISA Pathfinder.

 

Comment les explosions de supernovae façonnent le milieu interstellaire et en conduisent les sorties galactiques
Avec des simulations hydrodynamiques complexes les scientifiques du MPA étudient l'impact détaillée des explosions de supernovae sur la composition chimique et les propriétés thermodynamiques du milieu interstellaire et les sorties galactiques.

 

Les "Sursauts radio rapides" apportent un éclairage nouveau sur l'origine de ces événements extrêmes : Les sursauts radio rapides (Fast Radio Bursts, FRBs), de brèves éruptions mais brillantes d'ondes radio cosmiques, ont déconcerté les astronomes car ils ont été rapportées pour la première fois il y a près d'une décennie. Bien qu'ils semblent provenir de l'Univers lointain, aucun de ces événements énigmatiques n'a révélé plus que les détails les plus minces sur comment et où ils se sont formés, jusqu'à maintenant.

 


 

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