Nouvelles du Ciel de Décembre 2004

 

Les Titres

  

Beta Ceti [31/12/2004]

Conséquences du tsunami dévastateur [30/12/2004]

CASSINI-HUYGENS Cassini s'apprête à survoler Japet [30/12/2004]

MARS EXPLORATION ROVER Le bouclier thermique d'Opportunity [30/12/2004]

La plus jeune météorite lunaire [30/12/2004]

De nouvelles observations pour affiner l'orbite de 2004 MN4 [27/12/2004]

Trois amas cachés dans la poussière [24/12/2004]

L'astéroïde 2004 MN4 atteint le plus haut score jusqu'à présent sur l'échelle de danger [24/12/2004]

MARS EXPRESS Les volcans de Mars sont probablement toujours actifs [23/12/2004]

MARS EXPLORATION ROVER Opportunity approche de son bouclier thermique [23/12/2004]

MARS EXPRESS Les parois de Candor Chasma [23/12/2004]

P/2004 Y1 (Christensen) [22/12/2004]

NGC 1097 [22/12/2004]

L'univers vieillissant peut toujours engendrer des galaxies massives [22/12/2004]

Comètes SOHO : C/2004 V14, V15, W1, W2, W3, W4, W5, W6 [21/12/2004]

C/2004 X3 (LINEAR) [21/12/2004]

Le petit astéroïde 2004 YD5 frôle la Terre [21/12/2004]

CASSINI-HUYGENS Cassini : un premier bilan [19/12/2004]

Comète C/2004 V13 (SWAN) [17/12/2004]

Une nébuleuse planétaire poussiéreuse [16/12/2004]

Mystérieuses tempêtes sur Titan [16/12/2004]

Comètes SOHO : C/2004 V6, V7, V8, V9, V10, V11, V12 [15/12/2004]

Le pulsar 3C58 donne une nouvelle vision sur la matière ultra dense et les champs magnétiques [15/12/2004]

MARS EXPLORATION ROVER Du gel et des nuages sur Mars [14/12/2004]

Les Géminides et la comète C/2004 Q2 (Machholz) [13/12/2004]

P/2004 VR8 (LONEOS) [10/12/2004]

Pris dans la toile d'araignée [10/12/2004]

C/2004 X2 (LINEAR) [10/12/2004]

Des systèmes planétaires en évolution [10/12/2004]

C/2004 X1 (LINEAR) [09/12/2004]

Activité volcanique possible sur Quaoar [09/12/2004]

P/2004 WR9 (LINEAR) [08/12/2004]

MARS EXPRESS Les canaux de Reull Vallis [08/12/2004]

La tempête solaire frappe la comète [08/12/2004]

Comètes SOHO : C/2004 T6, T7, U4, U5, U6, U7, U8, U9, U10, U11, U12 [07/12/2004]

Second Noël exceptionnel pour l'ESA : La sonde spatiale Huygens entame son voyage final vers Titan [07/12/2004]

L'objet tombé est un type rare de météorite de fer [06/12/2004]

Des aurores planétaires visualisent la trace d'un choc interplanétaire du Soleil jusqu'à Saturne (9 UA) [06/12/2004]

Mars a été habitable [05/12/2004]

Explosions dans de majestueuses beautés spirales [01/12/2004]

I Zwicky 18, la plus jeune des galaxies [01/12/2004]

 

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Archives des Nouvelles du Ciel

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Le 31 Décembre 2004

Beta Ceti

 

Crédit : NASA/CXC

 

Beta Ceti est une étoile géante brillante avec une chaude couronne qui rayonne environ 2000 fois plus de puissance en rayons X que le Soleil. Les scientifiques suspectent que cette activité de rayons X est liée d'une façon ou d'une autre à son étape avancée d'évolution appelée brûlure du noyau d'hélium. Durant cette étape, le coeur de l'étoile est très chaud (plus d'une centaine de millions de degrés Celsius) et l'hélium est converti en carbone par l'intermédiaire des réactions de fusion nucléaire.

 

http://chandra.harvard.edu/photo/2004/bceti/

   


Le 30 Décembre 2004

Conséquences du tsunami dévastateur

 

Crédit : California Institute of Technology

 

Un grand tremblement de terre de magnitude 9.0 s'est produit à 00h58m49 UTC le Dimanche 26 Décembre 2004 au large de la côte ouest du nord de l'île de Sumatra, aux coordonnées géographiques suivantes :

- latitude : 3,316° Nord

- longitude : 95,853° Est

 

Le 28 Décembre, au moins 40 chocs supérieurs à la magnitude 5.0 ont été enregistrés, le plus grand de ces chocs mesuré à une magnitude de 7.5.

 

L'onde de choc engendrée par le tremblement de terre sous-marin s'est traduit par un tsunami (raz-de-marées) sur les côtes de Sumatra, Indonésie, Thaïlande, Sud de l'Inde, Sri Lanka. Les effets ont été également ressentis à moindre échelle sur l'Ile de la Réunion et sur les côtes est de l'Afrique.

 

Le bilan, malheureusement encore provisoire, fait état de 115.000 victimes, et de millions de sans-abri. Une terrible tragédie qui touche des populations parmi les plus pauvres de la planète !

 

Autre effet de cette catastrophe, John Derr, sismographe à l'U. S. Geological Survey's Albuquerque Seismological Laboratory, a expliqué que lorsque la Terre est frappée assez durement, elle "vibre comme une cloche". Selon Richard Gross, géophysicien au JPL de la NASA qui étudie la rotation de la Terre, un changement de masse vers le centre de la Terre pendant le tremblement de Terre du dimanche 26 décembre 2004 a provoqué une accélération de la Terre de 3 micro-secondes (millionième d'une seconde), et notre planète s'est inclinée d'environ un pouce (un pouce = 2,54 cm) sur son axe.

 

http://www.seismolab.caltech.edu/

 

http://earthquake.usgs.gov/eqinthenews/2004/usslav/

 

http://www.uai.it/index.php?tipo=A&id=662

 

http://www.nasa.gov/home/hqnews/2005/jan/HQ_05011_earthquake.html (10 Janvier 2005)

   


Le 30 Décembre 2004

Cassini s'apprête à survoler Japet

 

Crédit : NASA/JPL

 

Ces images spectaculaires de Cassini de la lune de Saturne sont les meilleures vues de Japet prises par Cassini jusqu'ici. Les images obtenues sont d'une meilleure résolution que les meilleures images de cette lune réalisées par le vaisseau spatial Voyager.

 

Ces images ont été prises par le vaisseau spatial Cassini entre le 15 et le 20 Octobre 2004, depuis les distances respectives de 1.2, 1.1 et 1.3 millions de kilomètres de Japet. La résolution des images est approximativement de 7 kilomètres par pixel.

 

Le vaisseau spatial Cassini effectuera un survol de Japet le 01 Janvier 2005, à une distance d'environ 65.000 km.

 

http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/images/image-details.cfm?imageID=1090

 

 Les Rencontres Rapprochées de la sonde CASSINI avec les Lunes de SATURNE

   


Le 30 Décembre 2004

Le bouclier thermique d'Opportunity

 

Crédit : NASA/JPL

 

Opportunity a obtenu cette vue de son bouclier thermique lors de son 325ème jour martien sur le sol de la planète Mars (le 22 Décembre 2004).

 

http://www.spaceref.com/news/viewsr.html?pid=14939

   


Le 30 Décembre 2004

La plus jeune météorite lunaire

 

Crédit : University of New Mexico

 

Les chercheurs de l'Université du Nouveau Mexique ont identifié une météorite lunaire âgée de 2,9 milliards d'années. La météorite dénommée Northwest Africa 773 (NWA 773), trouvée en Afrique en 2000, est une météorite de 633 grammes.

 

http://www.spaceref.com/news/viewpr.html?pid=15795

 

http://filo.unm.edu/news/Releases/04-12-15lunar.htm

   


Le 27 Décembre 2004

De nouvelles observations pour affiner l'orbite de 2004 MN4

 

Crédit : NASA/JPL

 

L'astéroïde 2004 MN4 a été trouvé sur des observations faites par le télescope Spacewatch de 0,9m (Arizona) datant du 15 Mars 2004. Avec ces nouvelles données, l'arc d'observation gagne 96 jours et est porté maintenant à 287 jours.

 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y70.html (MPEC 2004-Y70)

 

Le calcul de la probabilité d'impact implique les disciplines de la dynamique orbitale, de la théorie d'évaluation, et de l'analyse numérique. L'orbite d'une comète ou d'un astéroïde est déterminée à partir d'un ensemble d'observations (ascension droite/déclinaison). Les observations sont en général précises à 0.5 arcseconde, bien que celles-ci puissent varier légèrement selon la taille des pixels utilisés dans les détecteurs CCD : quelques observatoires ont une exactitude de seulement 1.0 arcseconde.  

 

Parce qu'il existe quelques erreurs dans les observations, il y a des incertitudes dans la détermination orbitale de l'objet. L'incertitude dans les éléments orbitaux dépend également du nombre d'observations et de la période couverte par celles-ci. Plus nous avons d'observations, et plus la période est longue, moins grandes sont les incertitudes, et plus l'orbite devient plus précise.  

 

Ainsi, pour un objet nouvellement découvert, les incertitudes tendent à être grandes au commencement. Avec l'obtention de nouvelles observations sur la position de l'objet, les incertitudes sont réduites, et les potentialités d'impact sont éventuellement éliminées dans la majorité des cas.

 

Mis à jour le 27/12 à 23H30 UT :

Avec les nouvelles observations de prédécouverte par Spacewatch, le JPL/Sentry a remis à jour la table de risque d'impact de 2004 MN4. Maintenant toutes les solutions d'impact pour 2029 ont été enlevées, et les solutions restantes d'impact pour 2037-2096 ont également une estimation de 0 sur l'échelle Torino.

 

Mis à jour le 28/12 vers 00H00 UT :

NEODyS a retiré toute les solutions d'impact pour les années avant 2044 et a elevé au niveau 1 de l'échelle Torino deux solutions pour les années 2044 et 2053.

 

Mis à jour le 28/12 vers 01H00 UT :

Le JPL/Sentry a révisé sa table de risque en plaçant au niveau 1 une solution pour 2053.

 

Mis à jour le 28/12 vers 03H00 UT :

Le JPL/Sentry, tenant compte de la publication de la MPEC 2004-Y71, a maintenant comme NEODyS, deux solutions au niveau 1 pour les années 2044 et 2053.

 

D'après les nouvelles données, l'astéroïde devrait passer le 13 Avril 2029 à une distance minimum d'environ 64.000 km de la Terre. L'objet devrait être visible à la magnitude 5 et visible à l'oeil nu de certains endroits de la Terre.

 

http://newton.dm.unipi.it/cgi-bin/neodys/neoibo?riskpage:0;main

 

http://neo.jpl.nasa.gov/risk/2004mn4.html 

 

L'Échelle TORINO de Danger d'Impact

 

Nouvelles du Ciel : L'astéroïde 2004 MN4 atteint le plus haut score jusqu'à présent sur l'échelle de danger [24/12/2004]

   


Le 24 Décembre 2004

Trois amas cachés dans la poussière

 

Crédit : X-ray: NASA/CXC/Northwestern U./C.Law & F.Yusef-Zadeh;  Infrared: 2MASS/UMass/IPAC-Caltech/NASA/NSF

 

L'Observatoire de rayons X Chandra montre trois amas de jeunes étoiles brillantes en rayons X (en bleu) et en lumière infrarouge (en vert) qui vivent dans la direction du centre de la Galaxie. Comme de nombreuses étoiles dans le disque de la Galaxie, elles sont difficiles, sinon impossible, à voir avec un télescope optique en raison de la poussière interstellaire qui bloque la lumière visible.

 

DB01-42, DB00-58 et DB00-6 sont situés à environ 25.000 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Sagittaire (Sagittarius).

 

Crédit : X-ray: NASA/CXC/Northwestern U./C.Law & F.Yusef-Zadeh;  Infrared: 2MASS/UMass/IPAC-Caltech/NASA/NSF

 

http://chandra.harvard.edu/photo/2004/db/

   


Le 24 Décembre 2004 - mis à jour le 25 Décembre

L'astéroïde 2004 MN4 atteint le plus haut score jusqu'à présent sur l'échelle de danger

 

Crédit : NASA/JPL

 

Un astéroïde circumterrestre (NEA) de 400 mètres récemment redécouvert est prévu pour passer près de la Terre le 13 Avril 2029. La distance du survol est incertaine et un impact terrestre ne peut pas encore être exclu. Les possibilités d'impact, actuellement d'environ 1 sur 300, sont assez inhabituelles pour mériter le contrôle spécial par les astronomes, mais ne devraient pas être source d'inquétude. Ces possibilités vont probablement changer au jour le jour lorsque de nouvelles données sont reçues. En toute probabilité, la possibilité d'impact sera finalement éliminée avec le suivi à la trace de l'astéroïde par les astronomes du monde entier.

 

Cet objet est le premier à atteindre un niveau 2 (sur 10) sur l'échelle Torino. Selon l'échelle Torino, une évaluation de 2 indique "une découverte, qui peut devenir ordinaire avec des recherches étendues, d'un objet faisant une quelconque approche mais pas hautement inhabituelle près de la Terre". Bien que méritant l'attention des astronomes, il n'y a aucune raison de s'inquiéter puisqu'une actuelle collision est très peu probable. De nouvelles observations par télescope conduiront très certainement à une re-assignation au niveau 0 (aucun danger). Cet astéroïde devrait être facilement observable dans les mois à venir.

 

La luminosité de 2004 MN4 suggère que son diamètre est d'approximativement 400 mètres et notre actuelle, mais très incertaine, meilleure évaluation de la distance du survol en 2029 est de deux fois la distance à la Lune, ou environ 780.000 km. En moyenne, un astéroïde de cette taille serait attendu pour passer à moins de 2 fois la distance Terre-Lune tous les 5 ans environ.

 

La plupart de l'orbite de cet objet tient dans l'orbite de la Terre et il s'approche du Soleil presque comme l'approche l'orbite de Vénus. La période orbitale de 2004 MN4 autour du Soleil est de 323 jours, le plaçant dans les NEA de classe Aten, qui ont une période orbitale de moins d'un an. Il a une faible inclinaison avec l'orbite terrestre et l'astéroïde croise de près l'orbite terrestre deux fois à chacun de ses passage autour du Soleil.

 

2004 MN4 a été découvert le 19 Juin 2004 par Roy Tucker, David Tholen et Fabrizio Bernardi de l'UHAS ( University of Hawaii Asteroid Survey) de Kitt Peak, Arizona, et a été observé sur deux nuits. Le 18 Décembre, l'objet a été redécouvert depuis l'Australie par Gordon Garrad du Siding Spring Survey. De nouvelles observations de par le monde les jours suivants ont permis au Minor Planet Center de confirmer la connexion à la découverte de Juin, de laquelle découle que la possibilité d'un impact en 2029 a été rapportée par le système automatique SENTRY. NEODyS, un système automatique similaire à l'Université de Pise et l'Université de Valladolid, Espagne, a aussi détecté la possibilité d'impact et a fourni des prédictions semblables.

 

http://neo.jpl.nasa.gov/news/news146.html

 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y60.html

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/lists/CloseApp.html

 

Le 25 Décembre 2004 :

NEODyS a mis à jour son évaluation de risque pour l'astéroïde 2004 MN4, élevant la solution d'impact sur l'échelle Torino au niveau 4 pour le 13 avril 2029 : "une rencontre étroite, méritant l'attention des astronomes. Les calculs actuels donnent 1% ou une plus grande chance de collision capable de dévastation régionale". NEODyS a également relevé des solutions d'impact pour 2030, 2031 (deux) et dans les années 2042-2044, plaçant l'objet au niveau 1 pour ces solutions ("la chance de collision est très peu probable, événement méritant un contrôle spécial").

 

Le JPL a aussi élevé le risque de solution d'impact pour le 13 avril 2029 au niveau 4 et les solutions pour 2030, 2031 et 2042 au niveau 1.

 

Très probablement, les nouvelles observations par télescopes conduiront à une re-assignation au niveau 0.

 

http://neo.jpl.nasa.gov/risk/2004mn4.html

 

http://newton.dm.unipi.it/cgi-bin/neodys/neoibo?riskpage:0;main

 

http://neo.jpl.nasa.gov/torino_scale.htm

   


Le 23 Décembre 2004

Les volcans de Mars sont probablement toujours actifs

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Des photographies prises par l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) du vaisseau spatial Mars Express semblent indiquer qu'il pourrait toujours y avoir un volcanisme actif sur la planète rouge. Les images révèlent des dépôts glaciaires récents et des flux de lave sur Mars qui suggèrent que la planète que rouge est plus active que de nombreux scientifiques le supposaient. Mars Express a photographié les flux de lave qui se sont produits dans les deux millions d'ans passés. Certains champs de lave doivent avoir été créés très récemment en temps géologique, en raison du très petit nombre de cratères d'impact. Et sur les flancs du plus grand volcan, Olympus Mons, les images révèlent la matière laissée par les glaciers qui étaient actifs il y a environ quatre millions d'années.

 

Le vaisseau spatial a pris des observations détaillées de cinq volcans martiens (Olympus Mons, Ascraeus Mons, Arsia Mons, Albor Tholus and Hecates Tholus) et a constaté que certains étaient déjà entrés en éruption il y a 4 millions d'années. En termes géologiques, c'est très récent et cela signifie que Mars est probablement toujours géologiquement actif. Une caldera, une dépression au sommet résultant de l'effondrement de la chambre magmatique, domine chacune des montagnes. De multiples épisodes d'activité, jusqu'à cinq dans quelques cas, se sont produits dans chaque caldera.

 

Crédit : SPACE.com graphic

Source : Nature/ESA/E. Neukum

 

http://story.news.yahoo.com/news?tmpl=story&cid=624&ncid=624&e=2&u=/ap/20041222/ap_on_sc/volcanic_mars

 

http://www.space.com/scienceastronomy/mars_vulcanism_041222.html

 

http://www.astrobio.net/news/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=1360&mode=thread&order=0&thold=0

   


Le 23 Décembre 2004

Opportunity approche de son bouclier thermique

 

Crédit : NASA/JPL

 

Emergeant du cratère Endurance, Opportunity approche maintenant de l'endroit où son bouclier thermique s'est brisé il y a presque un an.

 

http://marsrovers.jpl.nasa.gov/gallery/all/1/n/324/1N156948428EFF4075P0705L0M1.HTML

   


Le 23 Décembre 2004

Les parois de Candor Chasma

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Ces nouvelles images, prises par l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) embarqué sur le vaisseau spatial Mars Express, montrent Candor Chasma, un des plus larges canyons dans le système de canyon de Valles Marineris.

 

Les images ont été prises au cours de l'orbite 360 en Mai 2004 avec une résolution d'approximativement 40 mètres par pixel. La région montrée couvre un secteur centré sur la latitude de 5° Sud et de 285° Est de longitude.

 

Des traces d'érosion peuvent être observées aux parois du canyon, qui sont semblables aux caractéristiques d'érosion observées sur Terre dans les régions arides ou alpines.

 

Les hauts plateaux, qui ont une hauteur d'approximativement six kilomètres, ont une surface très plate et sont constitués très probablement de plusieurs couches de lave basaltique.

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEMVKC3AR2E_0.html

   


Le 22 Décembre 2004

P/2004 Y1 (Christensen)

 

Nouvelles du Ciel

 

Une nouvelle comète périodique a été découverte le 21 Décembre 2004 par Eric J. Christensen dans le cadre du Catalina Sky Survey et confirmée par de nombreuses observations. L'objet a été retrouvé sur des images prises les 09 et 15 Décembre par le télescope de surveillance LINEAR.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2004 Y1 (Christensen) indiquent un passage au périhélie au 21 Juin 2004 (magnitude 15.2) à une distance de 1,6 UA du Soleil., et une période de 6,87 ans.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y47.html (MPEC 2004-Y47)

 

La comète a été retrouvée sur des images datant du 24 Janvier 1998 prises dans le cadre du programme de surveillance NEAT, et sur des images datant du 18 Avril 1998 prises par LONEOS. De ce fait, la comète P/2004 Y1 (Christensen) est toute qualifiée pour devenir une comète périodique numérotée, probablement sous le nom de 164P/Christensen.

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 21 Juin 2004 à une distance de 1,64 UA du Soleil, et une période de 6,91 ans.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y57.html (MPEC 2004-Y57)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y80.html (MPEC 2004-Y80)

 

La comète a reçu la désignation définitive de 164P/Christensen.

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/0164P.html

 

   


Le 22 Décembre 2004

NGC 1097

 

Crédit : ESO (VLT MELIPAL + VIMOS)

 

Une unique et très belle image a été obtenue avec le VLT (Very large Telescope) de la brillante galaxie spirale NGC 1097 lors d'une récente visite du Président du Chili, Ricardo Lagos, à l'Observatoire de l'ESO de Paranal.

 

Située à une distance d'environ 45 millions d'années-lumière dans la constellation australe du Fourneau (Fornax), NGC 1097 est une galaxie spirale relativement brillante de type SBb, vue de face. A la magnitude de 9.5, et ainsi juste 25 fois plus faible que l'objet le plus faible qui peut être vu à l'oeil nu, elle apparaît dans de petits télescopes comme un disque circulaire lumineux.

 

La galaxie-compagnon NGC 1097A située à une distance d'environ 42.000 années-lumière du centre de NGC 1097 est aussi visible dans cette image.

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2004/pr-28-04.html

   


Le 22 Décembre 2004

L'univers vieillissant peut toujours engendrer des galaxies massives

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/Johns Hopkins

 

Le satellite GALEX (Galaxy Evolution Explorer) a découvert ce qui semble être des galaxies massives nouvellement nées dans notre coin de l'Univers. Précédemment, les astronomes pensaient que le taux de natalité de l'Univers avait radicalement chuté et que seulement des petites galaxies se formaient. Trois douzaines de brillantes galaxies compactes, qui ressemblent fort aux jeunes galaxies âgées de 10 milliards d'années, ont été découvertes relativement près de nous, entre deux et quatre milliards d'années-lumière. Elles pourraient être seulement âgées d'environ 100 millions d'années. A titre de comparaison, notre galaxie de la Voie lactée a approximativement 10 milliards d'années.

 

La récente découverte suggère que notre Univers vieillissant est toujours vigoureux. Elle donne aussi aux astronomes leur premier aperçu sur l'aspect probable de notre galaxie dans sa prime jeunesse.

 

Lancé le 28 Avril 2003, le satellite Galaxy Evolution Explorer a pour mission de dresser la carte du ciel dans le spectre ultraviolet et de déterminer l'histoire de la formation d'étoiles dans l'Univers au cours des 10 milliards d'années passées.

 

http://www.nasa.gov/home/hqnews/2004/dec/HQ_04405_baby_galaxies.html

 

http://www.nasa.gov/centers/jpl/missions/galex.html?msource=294

   


Le 21 Décembre 2004

Comètes SOHO : C/2004 V14, V15, W1, W2, W3, W4, W5, W6

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Des comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par les circulaires MPEC 2004-Y37 et MPEC 2004-Y38. Toutes ces comètes appartiennent au groupe de Kreutz.

 

C/2004 V14 (SOHO) (M. Meyer)

C/2004 V15 (SOHO) (T. Hoffman)

C/2004 W1 (SOHO) (T. Hoffman)

C/2004 W2 (SOHO) (T. Scarmato)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X72.html (MPEC 2004-Y37)

 

C/2004 W3 (SOHO) (R. Kracht)

C/2004 W4 (SOHO) (B. Zhou)

C/2004 W5 (SOHO) (S. Hönig)

C/2004 W6 (SOHO) (X. Leprette)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y38.html (MPEC 2004-Y38)

   


Le 21 Décembre 2004

C/2004 X3 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

Une nouvelle comète a été découverte en tant qu'astéroïde le 15 Décembre 2004 par le télescope de surveillance LINEAR. La nature cométaire de l'objet a été confirmée ultérieurement par de nombreux observateurs.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2004 X3 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie au 09 Juin 2005 (magnitude 18.3) à une distance de 4,4 UA du Soleil. 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y36.html (MPEC 2004-Y36)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 14 Juin 2005 à une distance de 4,4 UA du Soleil. 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y79.html (MPEC 2004-Y79)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004X3.html

 

   


Le 21 Décembre 2004

Le petit astéroïde 2004 YD5 frôle la Terre

 

Nouvelles du Ciel

 

L'astéroïde 2004 YD5, découvert le 20 Décembre 2004, est passé à 20h38 UT à environ 0.00023 UA du centre de la Terre le 19 Décembre, soit à environ 28.000 km de notre planète.

 

L'objet a été découvert par Stan Pope dans le cadre du Projet FMO (Fast Moving Object) en étudiant avec Robert McMillan les images du télescope de 0.9m Spacewatch du Steward Observatory, Kitt Peak (Arizona).

 

C'est l'une des plus petites approches enregistrées d'un astéroïde avec notre planète. L'objet, dont la taille a été estimée entre 3 et 8 mètres (H= 29.3), n'aurait présenté aucun danger s'il avait rencontré notre planète, et se serait désintégré dans les hautes couches de l'atmosphère terrestre en offrant aux observateurs éventuels le spectacle d'un superbe météore.

 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y35.html (MPEC 2004-Y35)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/lists/Closest.html

 

http://neo.jpl.nasa.gov/ca/

 

http://fmo.lpl.arizona.edu/FMO_home/index.cfm

 

Correspondance entre la Magnitude absolue (H) et le Diamètre des Astéroïdes

   


Le 19 Décembre 2004

Cassini : un premier bilan

 

Crédit : NASA/JPL/Space Science Institute

 

Les premiers résultats scientifiques des observations faites par Cassini commencent à être publiés, notamment par la revue Science.

 

Lorsque Cassini s'est approché de Saturne en Juillet, le vaissseau spatial a trouvé la preuve que la foudre sur Saturne était approximativement un million de fois plus forte que la foudre sur Terre. C'est l'une des découvertes faites par le physicien Don Gurnett de l'Université de l'Iowa, lequel présentera ses résultats dans un papier publié prochainement dans Science Express. Les résultats révèlent également que le taux de rotation de la planète change, et que Cassini a impacté des particules de poussières lors de la traversée des anneaux de Saturne.

 

Les particules de glace sont une composante principale de l'environnement changeant de Saturne, selon un nouveau papier édité par Larry Esposito de l'Université du Colorado. Selon Esposito, une grande partie du système de Saturne est rempli de la glace, et de ses composants : l'oxygène et l'hydrogène, qui s'étendent à des millions de kilomètres à l'extérieur de la planète. Les chercheurs ont vu de grandes fluctuations dans la quantité d'oxygène, qui pourraient être provoquées par les petites lunes glacées qui se heurtent à l'anneau E de la planète, ce qui produit de petits grains de glace qui donnent des atomes d'oxygène.

 

L'anneau E pourrait disparaître dans les prochains 100 millions d'années, s'il n'est pas alimenté à nouveau, selon le professeur d'aéronautique et de construction mécanique Donald Shemansky de l'University of Southern California. L'intrument UVIS (Ultraviolet Imaging Spectrograph) de Cassini a détecté des atomes d'oxygène jaillisant dans un nuage énorme sur le côté non éclairé des anneaux de Saturne lorsque Cassini se préparait à entrer en orbite autour de Saturne en Janvier 2004. Deux mois après ses observations initiales, Shemansky et son équipe ont annoncé que le grand nuage d'atomes d'oxygène s'échappant s'était dissipé aussi rapidement qu'il était apparu. Saturne, ses lunes et ses anneaux fortement structurés vivent à l'intérieur d'une cavité énorme dans le vent solaire créé par l'intense champ magnétique de la planète. La magnétosphère de Saturne s'avère très différente de celle de Jupiter.

 

http://www.eurekalert.org/pub_releases/2004-12/uoi-rpc121604.php

 

http://www.colorado.edu/news/releases/2004/403.html


http://www.eurekalert.org/pub_releases/2004-12/uosc-css121604.php

 

http://www.usc.edu/uscnews/stories/10855.html

   


Le 17 Décembre 2004

Comète C/2004 V13 (SWAN)

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/SWAN

(NASA/ESA)

 

La brillante comète actuellement visible sur les images du coronographe LASCO C3 du satellite SOHO a été rapportée pour la première fois par M. Mattiazzo le 30 Novembre 2004, laquelle comète figurait sur les images transmises par l'instrument SWAN. La comète a été détectée ultérieurement par J. Sachs et H. Otterstedt sur quatre images du coronographe LASCO C3 datant du 09 Novembre.

 

C'est la cinquième comète découverte au moyen de l'instrument SWAN du satellite SOHO, les quatre précédentes étant  C/1997 K2, C/2000 S5, C/2002 O6, et C/2004 H6.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2004 V13 (SWAN) indiquent un passage au périhélie (magnitude de 4,7) au 21 Décembre 2004 à une distance de 0.17727 UA du Soleil. Il est probable que la comète ne survive pas à ce passage rapproché. 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y02.html (MPEC 2004-Y02)

 

Les observations supplémentaires indiquent que le passage au périhélie a lieu à une distance de 0.18087 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y34.html (MPEC 2004-Y34)

 

Les observations supplémentaires indiquent que le passage au périhélie a lieu à une distance de 0.18084 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y78.html (MPEC 2004-Y78)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004V13.html

   


Le 16 Décembre 2004

Une nébuleuse planétaire poussiéreuse

 

Crédit : Subaru Telescope, National Astronomical Observatory of Japan

 

Le télescope Subaru a capturé cette image d'une nébuleuse planétaire entourant une étoile semblable à notre propre Soleil en fin de vie. Située à 5.000 années de distance de la Terre dans la constellation du Cygne (Cygnus), la nébuleuse BD +303639 est très semblable au célèbre Anneau de la Lyre. La surface de l'étoile au centre de la nébuleuse grésille à une température de quarante-deux mille degrés Kelvin et brille cinquante mille fois plus que notre Soleil. Les spectres obtenus de l'étoile centrale indiquent que le grésillement à la surface de l'étoile produit de grandes quantités de carbone. Ce carbone est un ingrédient probable de la poussière entourant l'étoile.

 

http://subarutelescope.org/Pressrelease/2004/12/15/index.html

   


Le 16 Décembre 2004

Mystérieuses tempêtes sur Titan

 

Crédit : Gemini Observatory

 

Au moyen de l'optique adaptative sur les télescopes Gemini North et Keck 2 de Mauna Kea (Hawaii), une équipe américaine d'astronomes a découvert un nouveau phénomène dans l'atmosphère de la plus grande lune de Saturne, Titan.

 

À la différence des observations précédentes montrant des tempêtes au pôle sud, ces nouvelles images révèlent des perturbations atmosphériques aux latitudes moyennes de Titan, à mi-chemin entre l'équateur et les pôles.

 

Les causes de ces tempêtes pourraient inclure des activités qui perturbent l'atmosphère de la surface. Il est possible que la cause soit des geysers de méthane, ou qu'un point chaud à la surface de Titan réchauffe l'atmosphère. Le cryovolcanisme, activité volcanique qui répand un mélange glacé de produits chimiques, a également été suggéré comme un mécanisme qui causerait des perturbations. Il est également possible que les tempêtes soient produites par des variations saisonnières dans les vents globaux qui circulent dans l'atmosphère supérieure.

 

http://www.gemini.edu/index.php?option=content&task=view&id=115

   


Le 15 Décembre 2004

Comètes SOHO : C/2004 V6, V7, V8, V9, V10, V11, V12

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Des comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par les circulaires MPEC 2004-X72, MPEC 2004-X73 et MPEC 2004-X74. Les comètes V6, V7, V8, V11 et V12 appartiennent au groupe de Kreutz. Les comètes V9 et V10 appartiennent au groupe de Marsden.

 

C/2004 V6 (SOHO) (T. Hoffman)

C/2004 V7 (SOHO) (T. Hoffman)

C/2004 V8 (SOHO) (K. Battams)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X72.html (MPEC 2004-X72)

 

C/2004 V9 (SOHO) (H. Otterstedt)

C/2004 V10 (SOHO) ((K. Battams)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X73.html (MPEC 2004-X73)

 

C/2004 V11 (SOHO) (T. Hoffman) 

C/2004 V12 (SOHO) (X. Leprette) 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X74.html (MPEC 2004-X74)

   


Le 15 Décembre 2004

Le pulsar 3C58 donne une nouvelle vision sur la matière ultra dense et les champs magnétiques

 

Crédit : NASA/CXC/SAO/P.Slane et al.

 

Une équipe internationale d'astronomes a utilisé Chandra pour observer longuement et mesurer un pulsar situé à 10.000 années-lumières, au centre de la nébuleuse 3C58, laquelle est le reste d'une supernova observée en l'an 1181 par des astronomes chinois et japonais.

 

Le pulsar central, un étoile à neutrons tournant rapidement formée dans l'événement de supernova, est entouré par un tore lumineux d'émission de rayons X. Un jet de rayons X éclate dans les deux directions depuis le centre du torus et s'étend sur une distance de quelques années-lumière.

 

En moins de 800 ans, le pulsar a refroidi à moins de 1 million de degrés Celsius. Comme le refroidissement dépend de la densité de la matière dans le pulsar, ce résultat suggère que celui-ci contient une matière beaucoup plus dense que prévue auparavant.

 

http://chandra.harvard.edu/press/04_releases/press_121404.htm

   


Le 14 Décembre 2004

Du gel et des nuages sur Mars

 

Crédit : NASA/JPL

 

Après la découverte de jarosite par Opportuny, Spirit a trouvé de la goethite, un autre minéral qui ne se forme qu'en présence d'eau.

 

Après six mois d'inspection à l'intérieur du cratère Endurance, Opportunity est prêt à reprendre l'exploration des larges plaines de la région de Meridiani. Le vagabond a récemment observé du gel et des nuages marquant les changements de saisons sur Mars.

 

Une partie de la vapeur d'eau de Mars se déplace du pôle arctique vers le pôle antarctique pendant la période actuelle d'été dans l'hémisphère nord et d'hiver au sud. L'augmentation passagère de l'eau dans l'atmosphère dans la région de Méridiani, juste au sud de l'équateur, et les basses températures près de la surface, contribuent à l'appartition de nuages et de gel.

 

http://www.jpl.nasa.gov/news/news.cfm?release=2004-287

   


Le 13 Décembre 2004

Les Géminides et la comète C/2004 Q2 (Machholz)

 

Nouvelles du Ciel

 

Le maximum d'activité de l'essaim météoritique des Géminides est prévu pour ce soir, vers 22h20m UT, à plus ou moins 2h20.

 

L'essaim météoritique des Géminides, dont la période d'activité s'étend du 7 au 17 Décembre, est l'un des essaims les plus actifs et les plus beaux de l'année avec un ZHR estimé à 120. Qui plus est, cette année, le moment fort de cette pluie d'étoiles filantes intervient le lendemain de la Nouvelle Lune (NL le 12 Décembre). Les observateurs pourront donc assister dans des conditions idéales d'observation au spectacle offert par les débris issus de l'astéroïde/comète 3200 Phaeton se consumant en pénétrant dans les couches de la haute atmosphère de notre planète.

 

Et si ce spectacle est visible à l'oeil nu, un instrument sera néanmoins indispensable pour observer Saturne, que l'on localisera près du couple Castor et Pollux dans les Gémeaux, ou encore la comète C/2004 Q2 (Machholz) actuellement au pied de la superbe et célèbre constellation d'Orion. La comète, de magnitude 5.3 à l'heure actuelle d'après les prévisions, est déjà bien visible aux jumelles et continue de grimper dans les cieux de l'hémisphère boréal pour s'offrir à nos regards dans les prochains jours dans des conditions encore plus favorables.

 

Page Spéciale : http://pgj.pagesperso-orange.fr/04-Geminides.htm

 

Page Spéciale : http://pgj.pagesperso-orange.fr/2004-Q2-Machholz.htm

   


Le 10 Décembre 2004

P/2004 VR8 (LONEOS)

 

Nouvelles du Ciel

 

Un objet découvert initialement en tant qu'astéroïde le 03 Novembre 2004 par le télescope de surveillance LONEOS, et répertorié comme tel sous la désignation 2004 VR8, s'est révélé être une comète périodique d'après les observations du 08 Novembre.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2004 VR8 (LONEOS) indiquent un passage au périhélie au 02 Septembre 2005 (magnitude 16.3) à une distance de 2,37 UA du Soleil, et une période de 10,7 ans. 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X36.html l (MPEC 2004-X36)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004VR8.html

   


Le 10 Décembre 2004

Pris dans la toile d'araignée

 

Crédit : ESO/MPG 2.2-m + WFI

 

Les astronomes de l'ESO (European Southern Observatory) ont pris une série d'images de la Nébuleuse de la Tarentule (30 Doradus) qui est l'un des objets les plus impressionnants du ciel austral. Situé à 170.000 années-lumière dans la constellation de la Dorade (Doradus), la nébuleuse doit son nom à l'arrangement de ses parties les plus brillantes qui ressemblent quelque peu aux pattes d'une araignée. Elles prolongent un corps central où réside un groupe d'étoiles chaudes (appelé R136) qui illumine la nébuleuse.

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2004/phot-34-04.html

   


Le 10 Décembre 2004

C/2004 X2 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

Une nouvelle comète a été découverte le 08 Décembre 2004 par le télescope de surveillance LINEAR. L'objet a été relié à une observation faite le 19 Novembre 2004 par LONEOS.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2004 X2 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie au 25 Août 2004 (magnitude 19.1) à une distance de 3,79 UA du Soleil. 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X35.html (MPEC 2004-X35)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 23 Août 2004 à une distance de 3,79 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y18.html (MPEC 2004-Y18)

 

Le passage au périhélie est au 24 Août 2004.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y56.html (MPEC 2004-Y56)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004X2.html

   


Le 10 Décembre 2004

Des systèmes planétaires en évolution

 

Crédit : NASA, ESA, C. Beichman (JPL), D. Ardila (JHU) and J. Krist (STScI/JPL)

 

Spitzer et le télescope spatial Hubble, ont fourni une vision sans précédent aux astronomes sur des débris planétaires poussiéreux autour d'étoiles de la taille de notre Soleil.

 

Spitzer a découvert pour la première fois des disques poussiéreux autour d'étoiles mûres semblables au Soleil, connues pour avoir des planètes. Hubble a capturé l'image la plus détaillée à ce jour d'un disque plus brillant tournant autour d'une étoile beaucoup plus jeune semblable au Soleil. Les découvertes offrent "des instantanés" du processus par lequel notre propre Système solaire a évolué, de ses commencements poussiéreux et chaotiques jusqu'à son état actuel plus stable.

 

La jeune étoile observée par Hubble est âgée de 50 millions à 250 millions d'années. C'est assez vieux pour théoriquement avoir des planètes gazeuses, mais assez jeune pour que des planètes rocheuses comme la Terre puissent toujours se former. Les six étoiles plus vieilles étudiées par Spitzer ont en moyenne 4 milliards d'années, presque le même âge que le Soleil. On sait qu'elles ont des planètes gazeuses et des planètes rocheuses peuvent aussi être présentes. Avant ces découvertes, les anneaux de débris planétaires, ou "disques de débris," autour des étoiles de la taille du Soleil étaient rarement observés, parce qu'ils sont plus faibles et plus difficiles à voir que ceux autour des étoiles plus massives.

 

Le disque de débris reflété par Hubble entoure l'étoile appelée HD 107146, située à 88 années de distance. John Krist, un astronome du JPL, a aussi utilisé Hubble pour capturer un autre disque autour d'une étoile plus petite, une naine rouge appelée AU Microscopii, située à 32 années de distance et âgée de seulement 12 millions d'années. La vue de Hubble révèle un vide dans le disque, où des planètes peuvent avoir balayé la poussière et dégagé un chemin. Le disque autour de HD 107146 a aussi un espace intérieur.

 

Crédit : NASA, ESA, C. Beichman (JPL), D. Ardila (JHU) and J. Krist (STScI/JPL)

 

Beichman et ses collègues au JPL et à l'Université de l'Arizona, à Tucson, ont utilisé le Spitzer pour balayer 26 étoiles plus vieilles semblables au Soleil avec des planètes connues et en ont trouvé six avec des disques de débris semblables à la ceinture Kuiper. Les étoiles s'étendent de 50 à 160 années-lumière de distance. Leurs disques sont environ 100 fois plus faibles que ceux récemment reflétés par Hubble et environ 100 fois plus brillants que le disque de débris autour du Soleil. Ces disques sont aussi ponctués par des trous en leurs centres.

 

http://hubblesite.org/newscenter/newsdesk/archive/releases/2004/33/?msource=release285

 

http://www.spitzer.caltech.edu/Media/releases/ssc2004-22/release.shtml

   


Le 09 Décembre 2004

C/2004 X1 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

La comète C/2004 X1 (LINEAR) a été découverte par le télescope de surveillance LINEAR le 07 Décembre 2004, et confirmée par des observations ultérieures.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2004 X1 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie au 07 Novembre 2004 (magnitude 16.0) à une distance de 0,81 UA du Soleil. 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X31.html (MPEC 2004-X31)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 02 Novembre 2004 à une distance de 0,78 UA du Soleil, et une période de 5,98 ans.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y17.html (MPEC 2004-Y17)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 02 Novembre 2004 à une distance de 0,78 UA du Soleil, et une période de 5,15 ans.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Y55.html (MPEC 2004-Y55)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 01 Novembre 2004 à une distance de 0,78 UA du Soleil, et une période de 4.84 ans.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05A02.html (MPEC 2005-A02)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004X1.html

   


Le 09 Décembre 2004

Activité volcanique possible sur Quaoar

 

Crédit : NASA and G. Bacon

 

Des cristaux de glace ont été découverts sur Quaoar, un objet mystérieux aux portes extérieures du Système Solaire. La découverte suggère que Quaoar et beaucoup d'objets semblables puissent être beaucoup plus chauds et plus géologiquement actifs que l'on supposait.

 

Hormis Pluton, Quaoar est le plus grand objet connu dans la ceinture Kuiper. Cette région se trouve au-delà de l'orbite du Neptune et est remplie de décombres glacés qui se sont formés pendant la naissance de notre Système Solaire il y a plus de 4.5 milliards d'ans.

 

Parce que les objets de la ceinture Kuiper sont à plus de 4.5 milliards de kilomètres du Soleil, les astronomes pensaient que leur température ne dépasserait probablement pas -223°C, ce qui est juste 50°C au-dessus du zéro absolu, la température la plus froide possible.

 

"À cette température, la glace sur Quaoar devrait être amorphe, mais ce n'est pas le cas," dit David Jewitt, un astronome de l'Institute for Astronomy (Honolulu, Hawaii). Lui et son collègue Jane Luu du Massachussetts Institute of Technology (MIT), à Lexington, ont effectué des observations infrarouges de la roche, qui montrent que la glace a un modèle cristallin se répétant, semblable à celui vu dans des flocons de neige.

 

Le modèle cristallin signifie que lorsque la glace s'est formée, Quaoar devait avoir été plus chaud que -163°c. Au-dessous de cette température, les molécules d'eau se collent dans des modèles aléatoires pour former de la glace amorphe. Mais si la température est plus chaude, les molécules peuvent s'agiter autour suffisamment pour former un modèle régulier qui permet un arrangement plus stable.

 

Mike Brown, l'astronome du California Institute of Technology (Pasadena), qui a découvert Quaoar avec son collègue Tchad Trujillo en Juin 2002, dit qu'il n'est pas étonné par le résultat. "Nous semblons trouver des cristaux de glace partout où nous regardons dans le Système Solaire extérieur," dit-il. "Cela nous dit que le processus le créant est omniprésent."

 

Mais d'où provient la chaleur ? Quaoar a une orbite presque circulaire qui ne l'amène jamais près de Neptune. Donc l'orbite a probablement été stable depuis que le Système Solaire s'est formé, excluant l'idée que Quaoar a été réchauffé en se rapprochant du Soleil, note Jewitt.

 

Une autre possibilité consiste en ce que la surface pourrait avoir été réchauffée par l'impact de minuscules météorites, mais Jewitt et Luu pensent que c'est peu probable parce qu'ils ont trouvé de l'ammoniac pris au piège dans la glace de Quaoar. Parce que ce produit chimique est plus volatil que l'eau, le bombardement superficiel qui a chauffé la glace enlèverait finalement tout l'ammoniac qui était présent.

 

Aussi Jewitt pense que le mélange d'eau cristalline et d'ammoniac s'est plus probablement formé à l'intérieur de Quaoar, réchauffé par la désintégration d'éléments radioactifs comme l'uranium et le thorium. Un tel réchauffement pourrait aussi déclencher un "volcanisme cryogène"'. Un tel volcanisme implique des explosions de gaz et de liquide qui amènent les réservoirs souterrains de cristaux de glace vers la surface froide.

 

"Je pense que c'était le réchauffement radioactif au début de l'histoire du Système Solaire," convient Brown. "Mais je pense que ce ne serait pas actif aujourd'hui."

 

Jewitt, cependant, croit que la formation de glace est probablement un processus en cours. La glace superficielle cristalline ne va probablement pas survivre au bombardement par le vent solaire et les rayons cosmiques pendant plus d'environ 10 millions d'années.

 

Jewitt et Luu ont découvert le premier objet de la ceinture Kuiper en Août 1992 et en ont depuis trouvé des douzaines en plus. Les calculs prévoient qu'il y a au moins 70.000 objets dans la ceinture avec des diamètres supérieurs à 100 kilomètres, fournissant un réservoir d'objets glacés qui peuvent alimenter le Système Solaire en comètes à période courte.

 

Jusqu'ici, les chercheurs ont seulement identifié de l'eau et de l'ammoniac sur Quaoar, mais Jewitt croit que l'objet contient probablement aussi des roches de silicate et des matières contenant du carbone. 

 

http://www.nature.com/news/2004/041206/full/041206-7.html

 

http://www.space.com/scienceastronomy/kbo_volcano_041208.html

   


Le 08 Décembre 2004

P/2004 WR9 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

Un objet découvert le 22 Novembre 2004 par le télescope de surveillance LINEAR en tant qu'astéroïde et répertorié comme tel sous la désignation de 2004 WR9, a été observé avec une activité cométaire, ce qui a été confirmé par de nombreux observateurs.

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2004 WR9 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie au 11 Janvier 2005 (magnitude 17.3) à une distance de 1,91 UA du Soleil, et une période de 14,9 ans.

 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X28.html (MPEC 2004-X28)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004WR9.html

   


Le 08 Décembre 2004

Les canaux de Reull Vallis

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Ces nouvelles images, prises par l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) embarqué sur le vaisseau spatial Mars Express, montrent une région de Reull Vallis dans l'hémisphère sud de Mars.

 

Les images ont été prises au cours de l'orbite 451 en Mai 2004 avec une résolution d'approximativement 21 mètres par pixel. La région montrée couvre un secteur centré sur la latitude de 42° Sud et de 102° Est de longitude.

 

http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEM1EQWDE2E_0.html

   


Le 08 Décembre 2004

La tempête solaire frappe la comète

 

Photo : Gerald Rhemann / JPL / NASA

 

Les éruptions de matières à la surface du Soleil peuvent créer du chaos dans la queue d'une comète, ont trouvé les astronomes.

 

Ils ont montré que trois éjections de masse coronale différentes en 2002 ont causé des oscillations dans la queue de la comète Ikeya-Zhang. C'est la première fois que l'on montre que des éjections du Soleil affectent une comète de cette manière.

 

Les astronomes Geraint Jones du Jet Propulsion Laboratory de la NASA (Pasadena) et John Brandt, de l'Université du Nouveau Mexique, (Albuquerque), ont utilisé des images prises par des astronomes amateurs au moment des éjections pour examiner la queue. Ils publient leurs résultats en ligne dans Geophysical Research Letters.

 

Jones et Brandt pensent qu'en analysant les altérations dans les queues d'autres comètes, ils seront capables de définir exactement d'où les courtes éruptions solaires viennent et à quelle distance leurs effets parviennent dans l'espace.

 

Bien que plusieurs satellites contrôlent déjà l'activité solaire dans notre région du Système Solaire, les chercheurs disent que les comètes pourraient fournir des informations utiles sur les effets d'éjections de masse de couronne au plus loin du Soleil.

 

Le courant de particules énergiques rejetées par le Soleil est connu comme le vent solaire et est responsable des queues de comètes. Lorsqu'une comète s'approche du Soleil, les particules réchauffent sa surface et poussent un courant de matière ionisée vers l'extérieur, formant une queue distinctive qui peut avoir 200 millions kilomètres de longueur.

 

Les éclats solaires éclatent fréquemment autour des taches solaires, libérant des particules énergiques supplémentaires dans le vent. Mais les éjections de masse coronale sont les plus impressionnantes des émissions du Soleil.

 

Ces éjections amplifient le vent solaire en tempête violente, car le champ magnétique de l'étoile s'ouvre et permet à d'énormes quantités de plasma chaud de s'échapper dans des bulles qui sont parfois aussi grandes que le Soleil lui-même. Si ces explosions atteignent la Terre, elles peuvent endommager les satellites de communications et même provoquer des pannes de courants.

 

Après l'observation des photographies de la comète Ikeya-Zhang sur lesquelles sa queue était perturbée, Jones et Brandt ont regardé les observations antérieures faites par le satellite SOHO (Solar and Heliospheric Observatory), un satellite exploité conjointement par la NASA et l'ESA. Les chercheurs ont constaté que les massives éruptions du Soleil du 02 Mars, du 09 et 10 Mars et du 17 Avril 2002 ont toutes été précédé de perturbations dans la queue de la comète à un ou deux jours. Chaque perturbation de queue a duré moins d'une heure.

 

Au cours de ces six semaines, la comète Ikeya-Zhang s'est déplacée d'environ 75 millions de kilomètres de distance du Soleil à presque 150 millions kilomètres de distance (la Terre est à environ 150 millions de kilomètres du Soleil).

 

De ces observations, les astronomes ont calculé que les éruptions doivent avoir éjecté la matière à plus de 1.131 kilomètres par seconde. En comparaison, les plus rapides des vents solaires atteignent seulement environ 800 kilomètres par seconde.

 

Le physicien solaire Robert Walsh, University of Central Lancashire (Preston, Royaume-Uni), dit que relier ensemble les images de queue et les données SOHO sur les éjections de masse était "uniques".

 

Jones et Brandt ont aussi fouillé dans les rapports de la comète de Halley de 1910 et 1985 et ont trouvé des modèles dans sa queue que l'on pourrait expliquer d'une façon similaire. "C'est la preuve presque archéologique pour des éjections de masse coronale que nous pourrions reprendre et interpréter," dit Walsh.

 

Les astronomes pourraient utiliser des vieilles photographies de comètes pour reconstituer la fréquence de ces éruptions solaires avec le temps, indique Walsh.

Jones et Brandt espèrent obtenir plus de photographies de déformations de comètes de la part d'astronomes amateurs consacrés.

 

http://www.nature.com/news/2004/041206/full/041206-4.html

   


Le 07 Décembre 2004

Comètes SOHO : C/2004 T6, T7, U4, U5, U6, U7, U8, U9, U10, U11, U12

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Des comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par les circulaires MPEC 2004-X23 et MPEC 2004-X24. Ces comètes appartiennent au groupe de Kreutz.

 

C/2004 T6 (SOHO) (H. Su)

C/2004 T7 (SOHO) (T. Hoffman)

C/2004 U4 (SOHO) (B. Zhou)

C/2004 U5 (SOHO) (H. Otterstedt)

C/2004 U6 (SOHO) (R. Kracht)

C/2004 U7 (SOHO) (X. Gao)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X23.html (MPEC 2004-X23)

 

C/2004 U8 (SOHO) (X. Leprette)

C/2004 U9 (SOHO) (T. Hoffman)

C/2004 U10 (SOHO) (J. Sachs)

C/2004 U11(SOHO) (H. Su)

C/2004 U12 (SOHO) (B. Zhou) 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04X24.html (MPEC 2004-X24)

   


Le 07 Décembre 2004

Second Noël exceptionnel pour l'ESA : La sonde spatiale Huygens entame son voyage final vers Titan

 

Crédit : NASA/JPL/Caltech

 

Communiqué de Presse de l'ESA N° 63-2004

 

Un an après l'arrivée de "Mars Express" sur la planète rouge, les lois de la mécanique céleste ont voulu que le jour de Noël coïncide une fois encore avec un événement très important pour l'ESA : la séparation du couple Cassini-Huygens le 25 décembre et l'ultime voyage de la sonde européenne vers Titan.

C'est le 14 janvier 2005, à une distance de 1,25 milliard de km de la Terre et après 7 ans de voyage à travers le Système solaire, que Huygens plongera dans l'atmosphère de Titan, la plus grande et la plus mystérieuse des lunes de Saturne. La sonde européenne sera le premier véhicule spatial à venir ainsi explorer "in situ" cet environnement sans équivalent, dont la composition chimique paraît très proche de celle de l'atmosphère de la Terre primitive, juste avant que la vie n'y fasse son apparition il y a 3,8 milliards d'années.

Le couple Cassini-Huygens - mission réalisée en commun par la NASA, l'ESA et l'Agence spatiale italienne (ASI) - a été lancé dans l'espace le 15 octobre 1997. Il lui a fallu près de 7 ans, et plusieurs manoeuvres d'assistance gravitationnelle effectuées lors de survols de Vénus, de la Terre et de Jupiter, pour atteindre son objectif. L'orbiteur Cassini, transportant Huygens sur son flanc, s'est placé en orbite autour de Saturne le 1er juillet 2004, pour une mission d'étude de la planète aux anneaux et de ses lunes qui durera au moins quatre ans. Le premier 
survol lointain de Titan par Cassini-Huygens a eu lieu les 2 et 3 juillet 2004. Il a permis de recueillir des données sur l'atmosphère de Titan qui ont ensuite été confirmées lors d'un premier survol proche réalisé le 26 octobre 2004 à une altitude de 1174 km. Ces données - comme celles qui seront recueillies lors d'un second survol proche de Titan prévu le 13 décembre à une altitude de 1200 km - serviront à valider les conditions d'entrée atmosphérique de la sonde.

Le 17 décembre, l'orbiteur sera injecté sur une trajectoire contrôlée de collision avec Titan qui lui permettra de libérer la sonde Huygens en la plaçant sur la bonne route. Le 21 décembre (certaines des dates et des horaires fournis peuvent faire l'objet d'ajustements mineurs pour des raisons opérationnelles, à l'exception de l'heure d'entrée dans l'atmosphère de Titan le 14 janvier qui est désormais connue à deux minutes près) tous les systèmes seront préparés pour la séparation et la minuterie de la sonde sera enclenchée de manière à "réveiller" celle-ci quelques heures avant son arrivée sur le satellite.

La séparation de Cassini et de Huygens est prévue le 25 décembre, à environ 5h08 heure de Paris - CET. Cassini devant effectuer un pointage très précis pour la libération de Huygens, on ne pourra disposer de données de télémesure en temps avant que l'orbiteur puisse à nouveau diriger son antenne principale vers la Terre et transmettre les données enregistrées pendant la séparation. Ces signaux mettront plus d'une heure (67 minutes très exactement) à nous parvenir. Les données définitives permettant de confirmer la séparation seront disponibles ultérieurement le 25 décembre.

Après sa libération, la sonde Huygens s'éloignera de Cassini à une vitesse d'environ 35 cm par seconde en tournant sur elle-même environ sept fois par minute afin de maintenir sa trajectoire balistique. Les deux véhicules spatiaux ne communiqueront plus entre eux jusqu'au déploiement du parachute principal de Huygens dans l'atmosphère de Titan. Le 28 décembre, Cassini manoeuvrera pour quitter sa trajectoire de collision et reprendre sa mission. L'orbiteur se préparera à recevoir les données transmises par Huygens qu'il enregistrera en vue de les envoyer plus tard vers la Terre.

Huygens demeurera en sommeil jusqu'à quelques heures de son arrivée sur Titan, le 14 janvier. L'entrée dans l'atmosphère est prévue à 11h15 CET. La descente doit durer environ deux heures et quinze minutes, pendant lesquelles la sonde enverra ses données à Cassini. Ces données seront retransmises vers la Terre plus tard dans l'après-midi. Si Huygens - qui a été conçue davantage comme une sonde atmosphérique que comme un atterrisseur - survit à son contact avec la surface de Titan, elle pourrait encore communiquer pendant un maximum de deux heures avec Cassini et lui envoyer des données supplémentaires avant que la liaison ne soit définitivement rompue.

Les signaux radios de Huygens atteindront directement la Terre après 67 minutes d'un voyage interplanétaire effectué à la vitesse de la lumière. Des chercheurs ont monté une expérience qui consistera à utiliser un réseau de radio-télescopes situés autour du Pacifique pour tenter de détecter les signaux très affaiblis provenant directement de Huygens. En cas de succès, cette détection devrait intervenir autour de 11h30 CET au plus tôt.

 

http://www.esa.int/export/esaCP/Pr_63_2004_p_FR.html

   


Le 06 Décembre 2004

L'objet tombé est un type rare de météorite de fer

 

Crédit : ACCIMT

 

La météorite qui est tombée à Sankabodhi Viharaya, Pulasthipura, Polonnaruwa, Sri Lanka le 27 Novembre 2004 à 07.20 UT est confirmée comme étant une météorite de fer. Le moine Yatigala Upathissa a vu une queue de fumée colorée bleue lorsqu'elle est descendue. Bien que la météorite brillait avec une couleur bleuâtre métallique au moment de sa chute, vingt-quatre heures après sa rencontre avec l'oxygène de l'atmosphère terrestre, sa couleur est devenue noire brunâtre en raison de l'oxydation.

 

L'objet en tombant a créé un cratère de 3,6 cm de long, de 3,3 cm de large et de 3,0 cm de profondeur sur la couche de sable dans le jardin du temple. La croûte de fusion de couleur noire du spécimen, les particules de croûte trouvées autour du cratère et la poussière de cendre étalée autour de l'objet sont conformes avec les caractéristiques de base d'identification d'une météorite. Elle possède également un certain magnétisme.

 

Après analyses, l'objet tombé à Pulasthipura a été confirmé comme un type rare de météorite de fer se composant de titane, de chrome, de manganèse, de fer, de zinc. La météorite d'un poids de 47,015g était la première météorite testée par le laboratoire d'analyse de météorites au ACCIMT (Arthur C. Clarke Institute for Modern Technologies), annonce le docteur Chandana Jayaratne. De nouvelles études seront poursuivies pour découvrir l'origine de la météorite, si elle provient de la ceinture d'astéroïdes, du Système solaire intérieur ou si son origine est extérieure au Système solaire.

 

Crédit : ACCIMT

 

http://www.accimt.ac.lk/space/sfunctions/meteo.htm  

   


Le 06 Décembre 2004

Des aurores planétaires visualisent la trace d'un choc interplanétaire du Soleil jusqu'à Saturne (9 UA)

 

Crédit : HST/Space Telescope Imaging Spectrograph (STIS)

 

Des astronomes du LESIA à l'Observatoire de Paris ont observé pour la première fois un orage magnétique dans la magnétosphère de Saturne en analysant les aurores UV de cette planète, vues par le télescope spatial Hubble. Grâce à une configuration géométrique favorable des planètes, ils ont montré, à l'aide d'un code numérique de propagation du vent solaire (écrit à l'Université du Michigan), qu'il s'agit de la réponse aurorale de Saturne à l'impact d'un choc interplanétaire sur la magnétosphère de Saturne. Sur son passage, ce choc, dû à une série d'éjections de plasma coronal solaire, avait auparavant excité des orages magnétiques sur la Terre et sur Jupiter. Ces résultats ont été publiés dans Nature le mois dernier.

 

http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/dec04/cme.fr.shtml

 

Nouvelles du Ciel Saturne reçoit un choc [04/11/2004]

 

   


Le 05 Décembre 2004

Mars a été habitable

 

Crédit : NASA

 

Une série de onze articles a été publiée le 03 Décembre par de nombreux scientifiques dans le journal Science suite aux découvertes faites au cours des trois derniers mois par le robot Opportunity dans la région de Meridianum Planum sur Mars. Les scientifiques confirment que l'eau a été présente dans cette région de façon intermittente, assez longtemps pour que la vie s'y développe, et que la région a sans doute été habitable par moments.

 

http://www.nasa.gov/home/hqnews/2004/dec/HQ_04385_MER_science.html

 

http://www.news.cornell.edu/releases/Dec04/Science.Mars.deb.html

 

http://www.planetastronomy.com/astronews/astronews-net-5dec04.htm#ROVER

 

   


Le 01 Décembre 2004

Explosions dans de majestueuses beautés spirales

 

Crédit : ESO (VLT MELIPAL + VIMOS)

 

Les images de belles galaxies et en particulier des soeurs en spirale de notre propre Voie lactée, ne laissent personne indifférent. C'est difficile en effet de résister au charme de ces grandes structures impressionnantes. Les astronomes de l'Observatoire de Paranal ont utilisé l'instrument VIMOS sur le VLT (Very Large Telescope) pour photographier deux magnifiques exemples de tel "îlot Univers", deux de celles qu'on peut voir dans une constellation australe avec un nom d'animal. Mais de façon significative, les deux galaxies ont hébergé un type particulier de supernova, l'explosion d'une étoile massive au cours d'une dernière et fatale étape évolutionnaire.

 

La première image est celle de l'impressionnante galaxie spirale NGC 6118, située près de l'équateur céleste, dans la constellation du Serpent (Serpens). C'est un objet relativement faible de 13ème magnitude avec une brillance superficielle plutôt basse, faisant de lui un objet assez difficile à voir dans de petits télescopes. Cette timidité a incité les astronomes amateurs à surnommer NGC 6118 "la Galaxie Clignotante" car elle semblerait cligner une fois vue par leurs télescopes dans une certaine orientation pour disparaître soudainement avec les changements de position de l'oeil.

 

La photo couleur est basée sur une série d'expositions derrière des filtres optiques différents, obtenues avec l'instrument multi-mode VIMOS sur le télescope VLT Melipal de 8.2-m au cours de plusieurs nuits vers le 21 Août 2004.

 

A une distance d'environ 80 millions années-lumière, NGC 6118 est une spirale de grande conception vue sous un angle, avec une très petite barre centrale et plusieurs bras en spirale plutôt enroulés fortement (elle est classifiée comme type "SA(s)cd") dans lesquels de grands nombres de noeuds bleuâtres brillants sont visibles. La plupart d'entre eux sont des régions de formation d'étoiles actives et dans certains, des étoiles très lumineuses et jeunes peuvent être aperçues.

 

D'un intérêt particulier est l'objet semblable à une étoile relativement brillante placée directement au Nord du centre de la galaxie, près de la périphérie : c'est la Supernova 2004dk qui a été rapportée pour la première fois le 01 Août 2004. Les observations quelques jours plus tard ont montré qu'il s'agissait d'une supernova de Type Ib ou Ic, capturée quelques jours avant sa brillance maximale. On croit que cette sorte particulière de supernova résulte de la disparition d'une étoile massive qui a d'une façon ou d'une autre perdu son entière enveloppe d'hydrogène, probablement suite au transfert massif dans un système binaire, avant l'explosion.

 

Aussi visible sur l'image est la trace laissée par un satellite, qui est passé pendant une des expositions prises à travers le filtre B, d'où sa couleur bleue. C'est une illustration que, même en un endroit si éloigné comme l'Observatoire de Paranal dans le désert d'Atacama, les astronomes ne sont pas complètement à l'abri de la pollution lumineuse. 

 

Crédit : ESO (VLT MELIPAL + VIMOS)

 

La deuxième galaxie montrée par le VLT est une autre belle galaxie spirale aux multiples bras, NGC 7424, que l'on voit presque directement de face. Située à une distance d'environ 40 millions d'années-lumière dans la constellation de la Grue (Grus), cette galaxie a été découverte par Sir John Herschel en observant au Cap de Bonne-Espérance.

 

Cet autre exemple de galaxie de grande conception est classé comme "SAB(rs)cd", signifiant qu'elle est intermédiaire entre les spirales normales (SA) et les galaxies fortement barrées (SB) et qu'elle a des bras plutôt ouverts avec une petite région centrale. Elle montre aussi beaucoup de régions ionisées tout comme des groupes d'étoiles jeunes et massives. Dix jeunes groupes d'étoiles massives peuvent être identifiés dont la taille couvre la gamme de 1 à 200 années-lumière. La galaxie elle-même est d'environ 100.000 années-lumières de large, c'est-à-dire tout à fait semblable en taille à notre propre galaxie de la Voie lactée.

 

À cause de sa brillance superficielle basse, cette galaxie exige aussi des cieux sombres et une nuit claire pour être observée dans cet impressionnant détail. Vue dans un petit télescope, elle apparaît comme une grande nébuleuse elliptique sans trace des nombreux et beaux bras filamenteux avec une multitude de branches révélées dans cette frappante image du VLT. Notez aussi la barre importante et très brillante au milieu.

 

Dans la soirée du 10 Décembre 2001, le révérend astronome amateur australien Robert Evans, observant de son jardin dans les Blue Mountains à l'ouest de Sydney, a découvert avec son télescope de 30cm sa 39ème supernova, la Supernova 2001ig dans la banlieue de NGC 7424. De magnitude 14,5 (c'est-à-dire 3.000 fois plus faible que l'étoile la plus faible que l'on peut voir à l'oeil nu), cette supernova s'illumina par un facteur 8 à la magnitude 12,3. Quelques mois plus tard, elle s'était effacée en un objet insignifiant au-dessous de la 17ème ampleur. En comparaison, la galaxie entière a une magnitude de 11 : au moment de son maximum, la supernova était ainsi seulement trois fois plus faible que la galaxie entière. Cela doit avoir été en effet un splendide feu d'artifice !

 

En fouillant dans les archives scientifiques énormes du VLT de l'ESO, il a été possible de trouver une image de NGC 7424 prise le 16 Juin 2002 par Massimo Turatto (Observatorio di Padova-INAF, Italie) avec l'instrument FORS 2 sur le Yepun (UT4). Bien que la supernova était déjà beaucoup plus faible qu'à son maximum 6 mois plus tôt, elle était toujours très bien visible sur cette image.

 

Les spectres pris avec le télescope de 3.6-m de l'ESO à La Silla au cours des mois après l'explosion ont montré que l'objet évoluait vers une supernova de Type Ib/c. En Octobre 2002, la transition vers une supernova de Type Ib/c était complète. On pense maintenant que cette supernova résultait de l'explosion d'une étoile très massive, une étoile appelée Wolf-Rayet, laquelle avec un chaud compagnon massif appartenait à un système binaire très proche dans lequel les deux étoiles orbitaient l'une autour de l'autre tous les 100 jours ou à peu près. Les observations supplémentaires détaillées pourraient révéler la présence de l'étoile compagnon qui a réchappé de cette explosion, mais qui est maintenant condamnée à éclater comme une autre supernova en temps voulu.

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2004/phot-33-04.html

 

   


Le 01 Décembre 2004

I Zwicky 18, la plus jeune des galaxies

 

Crédit : NASA, ESA, Y. Izotov (Main Astronomical Observatory, Kyiv, UA) and T. Thuan (University of Virginia)

 

Les scientifiques à l'aide du télescope spatial Hubble ont mesuré l'âge de ce qui pourrait être la plus jeune galaxie jamais vue dans l'Univers. Dénommée I Zwicky 18 et située à une distance de 45 millions d'année-lumière dans la constellation de la Grande Ourse (Ursa Major), elle pourrait être seulement âgée de 500 millions d'années (une époque si récente que la vie complexe avait déjà commencé à apparaître sur Terre). Notre galaxie de la Voie lactée en revanche est 20 fois plus âgée, soit environ 12 milliards d'années, l'âge typique des galaxies à travers l'Univers.

 

I Zwicky 18 pourrait représenter la seule occasion pour les astronomes d'étudier en détail les composantes dont les galaxies sont formées.

 

La galaxie est un membre d'un catalogue de 30.000 galaxies voisines que l'astronome suisse Fred Zwicky a assemblées en 1930 en photographiant le ciel entier de l'hémisphère nord.

 

http://hubblesite.org/newscenter/newsdesk/archive/releases/2004/35/

 

   


 

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Contact : Gilbert Javaux