Nouvelles du Ciel de Novembre 2015

 

 

 

Les Titres

 

Disparition d'Alphonse Pouplier [25/11/2015]

Les raisons de la perte de poids d'une étoile âgée [25/11/2015]

La naissance de monstres [18/11/2015]

Comètes C/2015 T5 (Sheppard-Tholen), C/2015 V4 (PANSTARRS) [16/11/2015]

Détection du premier pulsar gamma extragalactique [13/11/2015]

Le halo lumineux d'une étoile zombie [11/11/2015]

Erosion de l'atmosphère, aurores dans la nuit martienne… : la mission MAVEN livre ses premiers résultats [08/11/2015]

Comètes C/2015 TQ209 (LINEAR), P/1999 V1 = 2015 U1 (Catalina), C/2015 V1 (PANSTARRS), C/2015 V2 (Johnson), C/2015 V3 (PANSTARRS) [06/11/2015]

Le 30m de l'IRAM revèle la richesse moléculaire d'un coeur préstellaire [05/11/2015]

Hubble dévoile la décoloration des cendres de quelques-uns des premiers colons de notre galaxie [05/11/2015]

 

 

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LE CIEL A L'OEIL NU EN 2016 de Guillaume CANNAT

 

Vous pouvez d'ores et déjà commander la nouvelle édition en cliquant ici...

 

Intégralement inédit, le texte de cette quatorzième édition est superbement illustré de photographies réalisées par l'auteur et par les meilleurs astrophotographes de la planète ; il passe en revue, de janvier à décembre 2016, les plus beaux phénomènes astronomiques accessibles à tous et les agrémente de nouveaux encadrés pratiques, historiques, mythologiques et encyclopédiques.

 

En 2016, nous pourrons en outre assister à plus de 60 rassemblements crépusculaires ou nocturnes entre les planètes et la Lune, avec, notamment, plusieurs conjonctions extrêmement serrées entre Vénus, Mercure, Mars et Jupiter qui feront la joie des observateurs. Chacun de ces phénomènes est présenté en détail, avec des conseils pour l'observer et un schéma de qualité photographique pour se préparer au spectacle.

 

Le Ciel à l'œil nu est richement illustré par des dizaines de photographies astronomiques inédites et par des cartes très réalistes pour découvrir aisément les étoiles des quatre saisons.

 

Si ce livre vous incite à lever les yeux plus souvent vers la voûte céleste, à contempler plus régulièrement la Lune et les planètes, les constellations et leurs étoiles, il aura atteint son but.

 

- 144 pages
- Près de 180 cartes, schémas, gravures et photographies en couleur
- Prix public TTC : 18,50 euros
- ISBN : 978-2-09-278715-1

 

La collection « Le Ciel à l'oeil nu » a reçu le prix spécial du jury du Festival d'Astronomie de Haute-Maurienne-Vanoise

 

Le Ciel à l'oeil nu en 2016 est diffusé par Nathan/Interforum

 

Cet ouvrage sera disponible début octobre, mais vous pouvez le pré-commander pour le recevoir à parution

 

... Réservez dès maintenant votre exemplaire sur amds-edition.com !

 

CALENDRIER ASTRONOMIQUE 2016 de Guillaume CANNAT

Nouvelle Edition

 

L'astronomie est l'une des sciences les plus spectaculaires. Les images réalisées avec les meilleurs instruments nous permettent de visiter le Système solaire, de plonger au cœur des nébuleuses où naissent de nouvelles étoiles, de survoler les majestueuses spirales galactiques, d'assister aux plus belles éruptions solaires ou d'admirer notre planète vue de l'espace ou de survoler la comète "Tchouri".

 

Ce calendrier astronomique rassemble 12 images exceptionnelles sélectionnées et commentées par Guillaume Cannat, l'auteur du Guide du Ciel, du Ciel à l'oeil nu et du blog Autour du Ciel.

 

Ces 12 photographies à couper le souffle ont été imprimées à haute résolution en grand format sur un papier couché plus épais pour garantir la plus belle réproduction possible.

 

Chaque mois, un calendrier annotable indique les dates des principaux phénomènes célestes : phase de la Lune, positions des planètes, éclipses, conjonctions, saisons, essaims d'étoiles filantes, etc...

 

Il existait déjà des calendriers muraux pour les amateurs de rugbymans ou de pin-up, les passionnés de fleurs ou de nature, les amoureux de la mer ou de la montagne, voilà enfin le calendrier qui manquait aux observateurs du ciel !

 

ISBN

979-10-90238-17-6

Format

29 x 35 cm

Nbre pages

24

Prix

18,00 €

Parution

10 Septembre 2015

 

... à découvrir sur le site d'amds !

 

LE GUIDE DU CIEL 2015-2016 de Guillaume CANNAT

 

 

21e année de parution

 

Tout ce qu'il faut savoir pour observer le ciel entre le 1er juin 2015 et le 30 juin 2016.

 

Une mise à jour intégrale avec de nouvelles pages de synthèse en début d'ouvrage et une série de gros plans sur les plus importants phénomènes astronomiques des mois couverts par cette édition, les planètes et une sélection d'objets du ciel profond.

 

Et toujours autant de rendez-vous quotidiens pour suivre le ciel heure par heure...

 

- Couverture souple pelliculée avec rabats, cahiers cousus et collés

- 17 x 24 cm, 352 pages

- Plus de 500 schémas, cartes célestes et photographies

- Imprimé intégralement en couleurs

- ISBN-13 : 979-10-90238-16-9

 

LE GUIDE DU CIEL 2015-2016

l'ouvrage le plus complet pour vivre votre passion des astres au quotidien !

 

... à découvrir sur le site d'amds !

 

Pluie d'étoiles en Bretagne

Photos panoramiques de Laurent LAVEDER

 

Ce beau livre relié tout illustré rassemble d'exceptionnelles photos de paysages prises de nuit avec l'oeil averti d'un astronome amateur spécialisé dans l'observation du ciel à l'oeil nu. Les photographies sont accompagnées de légendes qui expliquent le contexte de la prise de vue, l'environnement, la description du phénomène, et le matériel utilisé.

 

Pour les amateurs de photographies, d'astres et de Bretagne !

 

... Un magnifique ouvrage à commander dès maintenant sur pixheaven.net - la photothèque d'images d'astronomie de Laurent Laveder ou sur le site des Editions Locus Solus

 

 

 

Archives des Nouvelles du Ciel

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Nuages noirs sur Ciel des Hommes : Si vous souhaitez que Ciel des Hommes vive et continue d'ouvrir chaque jour pour vous une nouvelle fenêtre sur l'Univers, n'hésitez pas à apporter votre aide de façon très concrète, en souscrivant des « abonnements de soutien ».

 

 

 

 

 

NEOWISE observe du gaz carbonique dans les comètes : Après son lancement en 2009, la sonde NEOWISE de la NASA a observé 163 comètes lors de la mission principale de WISE/NEOWISE. Cet échantillon du télescope spatial représente la plus grande étude infrarouge des comètes à ce jour. Les données de l'étude donnent de nouvelles perspectives sur la poussière, les tailles de noyau de comète, et les taux de production pour les gaz difficiles à observer comme le dioxyde de carbone et le monoxyde de carbone.

 

La perte du carbone dans l'atmosphère martienne expliquée : Mars est recouverte par une mince atmosphère composée essentiellement de dioxyde de carbone. Cependant, les preuves géologiques ont conduit les scientifiques à conclure que l'ancienne Mars était autrefois un endroit plus chaud, plus humide qu'il ne l'est aujourd'hui. Pour produire un climat plus tempéré, plusieurs chercheurs ont suggéré que la planète était autrefois enveloppée d'une atmosphère beaucoup plus épaisse de dioxyde de carbone. Depuis des décennies, la question est : «Où est passé tout le carbone ?"

 

Premier atlas de la planète naine Cérès publié : La planète naine Cérès mesurait à peine neuf pixels en largeur sur une image acquise par l'orbiteur Dawn de la NASA le 1er Décembre 2014. Depuis lors, les chercheurs planétaires du German Aerospace Center (Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt; DLR) ont reçu des milliers d'images montrant la planète naine et sa surface exceptionnellement variée. Les scientifiques ont maintenant sélectionné 42 images acquises au cours de l'«Orbite d'étude» en Juin 2015, pendant laquelle Dawn a observé Cérès depuis une distance de 4.400 kilomètres, pour produire le premier atlas de la planète naine. Il est maintenant disponible en ligne.

 


 

Disparition d'Alphonse Pouplier [25/11/2015]

Un ami et un grand Monsieur du monde de l'Astronomie s'est éteint dans la matinée du 23 Novembre 2015 à l'âge de 86 ans.

 

Alphonse Pouplier - Photo d'Etienne Simian (2003) 

 

Alphonse Pouplier, après une vie professionnelle bien remplie, a consacré la plupart de son temps libre à l'observation du ciel et des satellites artificiels. Ingénieur de formation, il avait créé au début des années 1990 un logiciel de type planétarium, LOGIS-CIEL, permettant de pointer automatiquement un télescope pour l'observation du ciel et le suivi des satellites artificiels, faisant de lui un précurseur en ce domaine. Son site Internet, une référence en la matière, a permis à bon nombre de passionnés d'observer les passages de Mir, de la Station spatiale internationale (ISS), les satellites Iridium ou encore de Hubble (HST).

 

La liste de diffusion "Alphonse", dont il était l'administrateur, est un lieu d'échange convivial où les membres, tous passionnés d'astronomie et d'astronautique, partagent leurs connaissances et savoir-faire et ont tissé des liens d'amitiés au fil des messages. Grâce à Alphonse, les RAP (Rencontres des Alphinistes en Provence, ou à Paris, selon les circonstances) ont permis à ceux qui le désiraient de se rencontrer. Seuls, en couple ou en famille, les "Alphinistes" - les membres de la liste Alphonse - ont eu maintes occasions de partager leur passion et de passer d'agréables moments ensemble. Merci Alphonse pour ces moments inoubliables.

 

Tous ceux qui ont eu la chance de passer un moment avec toi ne t'oublieront pas.

 


 

Le jet d'un trou noir engendre plusieurs flots gazeux dans une galaxie proche : Les trous noirs massifs résidant dans les centres des galaxies sont des sources d'énergie extrêmement puissantes, capables de perturber ou d'endommager une grande partie de leurs galaxies-hôte en empêchant la formation de nouvelles étoiles. Cependant, la plupart du temps, leur énergie est expulsée perpendiculairement au plan de la galaxie, en maintenant la majeure partie de la matière interstellaire intacte. Dans la galaxie proche IC5063, le jet du trou noir se trouve être dans le plan de la galaxie. La spectroscopie du gaz effectuée dans le proche infrarouge avec l'instrument SINFONI installé sur le Very Large Telescope de l'European Southern Observatory montre des interactions violentes entre le jet et le gaz moléculaire et atomique. Les flots gazeux ou vents sont vus au moins en quatre points près du jet, révélant que le jet peut en effet empêcher la formation des étoiles dans une région de 3000 années-lumière de diamètre.

 

Des observations anciennes sous un jour nouveau : Un projet de numérisation de plaques anciennes piloté par une équipe internationale comprenant des chercheurs de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides de l'Observatoire de Paris permet de réunir une série de données astrométriques d'époque sur le positionnement des satellites de Mars, d'une qualité inégalée. Ce résultat très prometteur, paru dans la revue Astronomy and Astrophysics en octobre 2015, ouvre des perspectives d'études comparées intéressantes, alors qu'en 2016 est attendu le premier catalogue d'objets célestes du satellite Gaia.

 

L'étrange étoile probablement assaillie par des comètes : Une étoile appelée KIC 8462852 a défrayé la chronique récemment pour un comportement inexpliqué et bizarre. La mission Kepler de la NASA a suivi l'étoile pendant quatre ans, observant deux incidents inhabituels, en 2011 et 2013, lorsque la lumière de l'étoile s'est estompée de façon spectaculaire, du jamais vu auparavant. Quelque chose était passée devant l'étoile et a bloqué sa lumière, mais quoi ?

 

La Terre pourrait avoir de la matière noire poilue : Le Système solaire pourrait être beaucoup poilu que nous le pensions. Une nouvelle étude, publiée cette semaine dans Astrophysical Journal par Gary Prézeau du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, Pasadena, en Californie, propose l'existence de longs filaments de matière noire, ou « poils ».

 


25 Novembre 2015

Les raisons de la perte de poids d'une étoile âgée

 

Crédit : ESO

 

Une étoile géante surprise en pleine cure d'amaigrissement

 

Grâce au Très Grand Télescope (VLT) de l'ESO, une équipe d'astronomes a pu acquérir les clichés les plus détaillés à ce jour de l'étoile hypergéante VY Canis Majoris. Ces observations ont montré la présence insoupçonnée de particules de poussière de taille élevée autour de l'étoile et témoignent de leur rôle majeur dans son importante perte de poids vers la fin de sa vie. Ce processus, dont le déroulement est pour la première fois compris, conduit les étoiles géantes au stade de supernova.

 

Image des environs de VY Canis Majoris acquise par l'instrument SPHERE installé sur le VLT - Crédit : ESO

 

VY Canis Majoris est un monstre stellaire, une hypergéante rouge, l'une des étoiles les plus imposantes de la Voie Lactée. Sa masse est comprise entre 30 et 40 masses solaires, et sa luminosité équivaut à celle de 300 000 Soleils. Dans sa phase évolutive actuelle, qui est celle d'une étoile entamant sa fin de vie – en expansion dans ce cas, elle s'étendrait jusqu'à l'orbite de Jupiter.

 

De nouvelles observations de cette étoile ont été effectuées au moyen de l'instrument SPHERE qui équipe le VLT. SPHERE est doté d'un système d'optique adaptative nettement plus performant que les systèmes d'optique adaptative antérieurs. Aussi les images qu'il génère bénéficient-elles d'une meilleure correction. De sorte que la moindre structure figurant aux côtés d'intenses sources de lumière peut être détectée et observée dans le détail [1]. En l'occurrence, SPHERE a clairement mis en évidence l'existence de nuages de matière autour de VY Canis Majoris.

 

En commutant SPHERE sur le mode ZIMPOL, l'équipe a non seulement été en mesure de sonder le cœur du nuage de gaz et de poussière qui entoure l'étoile, mais également d'observer la diffusion et la polarisation de la lumière stellaire par la matière environnante. Ces mesures ont permis d'accéder aux insaisissables propriétés de la poussière.

 

L'analyse poussée des données de polarisation a révélé la taille relativement élevée des grains de poussière. Leur diamètre, voisin de 0,5 micromètres, peut paraître infime. Il est en réalité quelque 50 fois supérieur à celui des particules de poussière qui emplissent l'espace interstellaire.

 

Au cours de leur phase d'expansion, les étoiles massives perdent d'importantes quantités de matière – chaque année, VY Canis Majoris expulse de sa surface l'équivalent de 30 masses terrestres sous la forme de gaz et de poussière. Ce nuage de matière est projeté vers l'extérieur avant que l'étoile n'explose. Il rejoint ainsi l'espace interstellaire, à l'exception d'une fraction de poussière détruite lors de l'explosion. Cette matière, ainsi que les éléments plus lourds créés lors de la phase explosive, constitueront la base de la prochaine génération d'étoiles et de leurs cortèges de planètes.

 

Jusqu'à présent, le processus d'expulsion de la matière de la haute atmosphère stellaire précédant l'explosion de l'étoile géante, demeurait inconnu. La pression de radiation, cette force qu'exerce la lumière stellaire, semblait en être responsable. De faible intensité, son effet ne pouvait toutefois s'exercer efficacement que sur des grains de poussière de surface étendue, de taille élevée donc [2].

 

“Les étoiles massives sont caractérisées par de courtes durées de vie”, rappelle Peter Scicluna de l'Institut Académique d'Astronomie et d'Astrophysique de Taïwan, auteur principal de l'article. “Lorsque leur existence s'achève, elles perdent une grande quantité de matière. Par le passé, nous ne pouvions qu'imaginer les étapes de ce scénario. Aujourd'hui, grâce aux données de SPHERE, nous avons découvert l'existence de gros grains de poussière autour de cette hypergéante. Leur taille est suffisante pour qu'ils soient propulsés à grande distance de l'étoile par l'intense pression de radiation stellaire, ce qui explique la rapide perte de poids de l'étoile.”

 

Le fait que de gros grains de poussière se trouvent à si grande proximité de l'étoile signifie que le nuage peut effectivement diffuser la lumière visible en provenance de l'étoile et être poussé par la pression de radiation stellaire. La taille des grains de poussière indique par ailleurs qu'il survivra en grande partie à l'explosion de VY Canis Majoris en supernova [3]. Cette poussière enrichira alors le milieu interstellaire environnant, nourrissant les futures générations d'étoiles et les incitant à former des planètes.

 

Notes :

 

[1] SPHERE/ZIMPOL utilise l'optique adaptative extrême afin de générer des images à la limite de diffraction, approchant ainsi – davantage que les dispositifs d'optique adaptative antérieurs – la limite théorique du télescope correspondant à l'absence d'atmosphère. L'optique adaptative extrême permet par ailleurs d'observer des objets encore moins lumineux à proximité directe d'une étoile très brillante.

 

Les images acquises dans le cadre de cette nouvelle étude ont été prises dans le domaine visible – à des longueurs d'onde plus courtes que le proche infrarouge, où la plupart des dispositifs d'optique adaptative antérieurs étaient utilisés. En conséquence, les images obtenues sont dotées d'une meilleure résolution que les clichés précédemment acquis par le VLT. Une résolution spatiale encore plus élevée a été atteinte au moyen du VLTI – toutefois, cet interféromètre ne génère pas directement  d'image.

 

[2] Les particules de poussière doivent être suffisamment grandes pour que la lumière en provenance de l'étoile puisse les pousser, mais pas trop grandes afin qu'elles ne retombent pas sur l'étoile. En effet, la lumière stellaire passe au travers des grains de poussière de taille trop réduite. A l'inverse, elle ne peut pousser des grains de poussière de taille – et donc de masse – trop élevée. La poussière observée par l'équipe autour de VY Canis Majoris était composée de grains dont le diamètre leur permet précisément de bénéficier de la poussée induite par la pression de radiation stellaire.

 

[3] Aux échelles de temps astronomiques, l'explosion de l'étoile est sur le point de survenir. En réalité, celle-ci se produira dans des centaines de milliers d'années. Depuis la Terre, elle offrira un beau spectacle – sa luminosité devrait avoisiner celle de la pleine Lune. Elle ne constituera toutefois aucun danger pour la vie sur notre planète.

 

Plus d'informations :  

Cette étude a fait l'objet d'un article intitulé “Large dust grains in the wind of VY Canis Majoris”, par P. Scicluna et al., à paraître dans la revue Astronomy & Astrophysics.

 

L'équipe est composée de P. Scicluna (Institut Académique d'Astronomie et d'Astrophysique, Taiwan), R. Siebenmorgen (ESO, Garching, Allemagne), J. Blommaert (Université Vrije, Bruxelles, Belgique), M. Kasper (ESO, Garching, Allemagne), N.V. Voshchinnikov (Université de St. Petersbourg, St. Petersbourg, Russie), R. Wesson (ESO, Santiago, Chili) et S. Wolf (Université de Kiel, Kiel, Allemagne).

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

 

Liens

- Publication scientifique

- Lien vers l'ESOcast dédié à la polarimétrie

- Photos du VLT

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1546/?lang

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Première image visible de la surface d'une étoile autre que le Soleil : À l'aide du nouveau système d'optique adaptative extrême SPHERE installé sur le Very Large Telescope de l'ESO, une équipe internationale menée par un astronome de l'Observatoire de Paris obtient la première image de la surface visible d'une étoile autre que le Soleil : la supergéante rouge Bételgeuse. Ces travaux font l'objet d'une publication dans la revue Astronomy & Astrophysics, en novembre 2015.

 


 

Premier regard complet aux pôles de Cérès : Des chercheurs du Max Planck Institute for Solar System Research (MPS) en Allemagne ont composé les premières vues complètes du Nord (à gauche) et de la région du pôle Sud (à droite) de la planète naine Cérès à partir d'images obtenues par la sonde Dawn de la NASA. Les images ont été prises ces derniers mois par le système de caméra scientifique à bord depuis une distance de 1.470 kilomètres.

 

Un jour sur Pluton, un jour sur Charon : Lors de l'approche en Juillet 2015, les caméras sur la sonde New Horizons de la NASA ont capturé Pluto en rotation au cours d'un "jour de Pluton" complet. Les meilleures images disponibles de chaque côté de Pluton prises au cours de l'approche ont été combinées pour créer ce point de vue d'une rotation totale.

 


 

Les chercheurs capturent la première photo de planète en fabrication :  Il y a 450 années-lumière entre la Terre et LkCa15, une jeune étoile avec un disque de transition autour d'elle, un derviche tourneur cosmique, un berceau pour les planètes. Malgré la distance considérable du disque de la Terre et de son atmosphère gazeuse et poussiéreuse, des chercheurs de l'Université de l'Arizona ont capturé la première photo d'une planète en fabrication, une planète résidant dans une lacune du disque de LkCa15.

 

La découverte mesure les « battements de coeur » d'étoiles de la galaxie lointaine : À bien des égards, les étoiles sont comme les êtres vivants. Elles naissent ; elles vivent ; elles meurent. Et elles ont même un battement de coeur. En utilisant une nouvelle technique, des astronomes ont détecté des milliers d' « impulsions » stellaires dans la galaxie Messier 87 (M87). Leurs mesures offrent une nouvelle façon de déterminer l'âge d'une galaxie.

 

L'étoile minuscule et ultrafoide est super orageuse : Notre Soleil est une étoile relativement calme qui ne libère qu'occasionnellement des éruptions solaires ou des explosions de particules énergétiques qui menacent les satellites et les réseaux électriques. Vous pourriez penser que les étoiles plus petites et plus froides seraient encore plus calmes. Cependant, les astronomes ont maintenant identifié une petite étoile avec une colère monstrueuse. Elle présente des signes de beaucoup plus fortes éruptions que celle que notre Soleil produit.

 

Un témoin d'un état humide au début de Mars : De vastes volumes d'eau ont inondé autrefois ce gouffre profond sur Mars qui relie le « Grand Canyon » du système solaire – Valles Marineris – aux basses terres du Nord de la planète. L'image, prise par Mars Express de l'ESA le 16 juillet, se concentre sur Aurorae Chaos, près de la jonction de Gange Chasma, Capri Chasma et Eos Chasma.

 


 

Une autre Dimension : La visualisation en 3D redéfinit l'architecture locale de la Voie lactée : Les astronomes ont utilisé des techniques modernes pour visualiser les données de la mission d'astrométrie spatiale Hipparcos de l'ESA en trois dimensions. Le traitement des données a offert un aperçu de la distribution des étoiles proches et a découvert de nouveaux groupements d'étoiles dans le voisinage solaire, faisant la lumière sur les origines des étoiles dans Orion et remettant en cause l'existence de la ceinture de Gould – une structure iconique en forme d'anneau d'étoiles dans la Voie lactée. Les résultats montrent la potentiel de la visualisation en 3D du voisinage solaire, une approche qui revêt une importance particulière pour la mission Gaia de l'ESA, qui cartographiera la Voie lactée et le Groupe Local en 3D avec une précision et une sensibilité inégalées.

 


18 Novembre 2015

La naissance de monstres

 

Crédit : ESO/UltraVISTA team

 

VISTA détecte les premières galaxies géantes

 

VISTA, l'un des télescopes de sondage de l'ESO, a scruté un ensemble de galaxies massives longtemps demeurées inconnues bien qu'elles soient contemporaines de l'Univers jeune. La découverte, suivie de l'étude de cet échantillon – le plus vaste à ce jour, a permis aux astronomes de dater, pour la toute première fois, l'époque de formation de ces monstres galactiques.

 

Des galaxies massives découvertes dans l'Univers jeune

Crédit : ESO/UltraVISTA team. Acknowledgement: TERAPIX/CNRS/INSU/CASU

 

Le simple fait de dénombrer les galaxies peuplant une région du ciel permet aux astronomes de tester leurs théories de formation et d'évolution galactiques. Cette tâche, au demeurant simple, se complexifie toutefois à mesure que la distance des galaxies augmente et que leur luminosité diminue. En outre, les galaxies les plus brillantes et les plus faciles à observer – les galaxies les plus massives de l'Univers – sont d'autant plus rares que les astronomes scrutent le passé de l'Univers, tandis que les galaxies moins brillantes et plus nombreuses sont toujours plus difficiles à détecter.

 

Une équipe d'astronomes dirigée par Karina Caputi de l'Institut Astronomique Kapteyn à l'Université de Groningen, a mis au jour l'existence de nombreuses galaxies distantes qui avaient échappé à tout examen antérieur. Pour ce faire, l'équipe a utilisé des images acquises dans le cadre du sondage UltraVISTA, l'un des six projets de sondage du ciel à des longueurs d'ondes proches de l'infrarouge impliquant VISTA, et recensé les galaxies faiblement lumineuses peuplant l'Univers lorsque ce dernier était âgé de 0,75 à 2,1 milliards d'années.

 

UltraVISTA a observé la même région du ciel, dont les dimensions avoisinent celles de quatre pleines Lunes, depuis décembre 2009. Il s'agit là de la plus vaste région du ciel jamais imagée à ces profondeurs et à des longueurs d'onde infrarouges. L'équipe a ensuite combiné les observations UltraVISTA à celles du Télescope Spatial Spitzer de la NASA, chargé de sonder le ciel à de plus grandes longueurs d'onde, dans l'infrarouge moyen [1].

 

“Nous avons découvert 574 nouvelles galaxies massives – l'échantillon le plus vaste à ce jour de ces galaxies cachées au sein de l'Univers jeune”, déclare Karina Caputi. “En les étudiant, nous avons été en mesure de répondre à une question simple mais ô combien importante : à quelle époque les premières galaxies massives sont-elles apparues ?”

 

Imager le ciel dans le proche infrarouge a permis aux astronomes de détecter la présence d'objets extrêmement lointains [2], contemporains de l'Univers jeune, et dont l'existence se trouve masquée par la poussière.

 

L'équipe a découvert une brusque augmentation du nombre de ces galaxies sur une courte période. Une part importante des galaxies massives [3] qui peuplent aujourd'hui l'Univers proche existait déjà trois milliards d'années après le Big Bang.

 

“Nous n'avons pas trouvé la preuve de l'existence de ces galaxies massives moins d'un milliard d'années après le Big Bang. Nous en déduisons que les premières galaxies massives se sont certainement formées à cette époque”, conclut Henry Joy McCracken, co-auteur de l'article [4].

 

Les astronomes ont par ailleurs découvert que les galaxies massives étaient plus nombreuses que supposé. Les galaxies jadis masquées représentent la moitié du nombre total de galaxies massives contemporaines de l'Univers alors âgé de 1,1 à 1,5 milliard d'années [5]. Toutefois, ces nouveaux résultats contredisent les modèles actuels décrivant l'évolution des galaxies dans l'Univers jeune, qui ne prévoient pas l'existence de monstres galactiques à des époques aussi reculées.

 

Pour compliquer davantage encore la situation : si les galaxies massives de l'Univers jeune étaient plus poussiéreuses qu'attendu, même UltraVISTA ne pourrait les détecter. Si tel était effectivement le cas, notre conception actuelle de la formation des galaxies dans l'Univers jeune devrait également être entièrement révisée.

 

Le Vaste Réseau (Sub-)Millimétrique de l'Atacama (ALMA) partira à son tour à la recherche de ces galaxies poussiéreuses. Une fois découvertes, elles constitueront des cibles d'observation privilégiées de l'E-ELT (l'Extrêmement Grand Télescope Européen de 39 mètres de l'ESO), qui fournira des images détaillées de certaines de ces toutes premières galaxies.

 

Notes :

 

[1] Le télescope VISTA de l'ESO a effectué ses observations dans le proche infrarouge, à des longueurs d'onde comprises entre 0,88 et 2,15 µm, tandis que Spitzer observait dans l'infrarouge moyen, entre 3,6 et 4,5 µm.

 

[2] En raison de l'expansion de l'Univers, une galaxie semble s'éloigner d'autant plus vite d'un observateur terrestre qu'elle en est distante. Cet étirement se traduit par le rougissement du spectre de lumière de ces objets lointains, et explique la raison pour laquelle leur observation doit s'effectuer dans les domaines du proche infrarouge et de l'infrarouge moyen.

 

[3] Dans ce contexte, le terme “massif” désigne des objets dont la masse excède les 50 milliards de masses solaires – une quantité qu'avoisine la masse totale des étoiles de la Voie Lactée.

 

[4] L'équipe n'a pas trouvé de traces de l'existence de galaxies massives au-delà d'un redshift de 6, c'est-à-dire aux époques antérieures à 0,9 milliards d'années après le Big Bang.

 

[5] Cela correspond à un redshift compris entre z=5 et z=4.

 

Plus d'informations :  

Ce travail de recherche a fait l'objet d'un article intitulé “Spitzer Bright, UltraVISTA Faint Sources in COSMOS: The Contribution to the Overall Population of Massive Galaxies at z = 3-7”, par K. Caputi et al., paru dans la revue Astrophysical Journal.

 

L'équipe se compose de Karina I. Caputi (Institut Astronomique Kapteyn, Université de Groningen, Pays-Bas), Olivier Ilbert (Laboratoire d'Astrophysique de Marseille, Université d'Aix-Marseille, France), Clotilde Laigle (Institut d'Astrophysique de Paris, France), Henry J. McCracken (Institut d'Astrophysique de Paris, France), Olivier Le Fèvre (Laboratoire d'Astrophysique de Marseille, Université d'Aix-Marseille, France), Johan Fynbo (Centre de Cosmologie, Institut Niels Bohr, Copenhague, Danemark), Bo Milvang-Jensen (Centre de Cosmologie), Peter Capak (NASA/JPL Centre de Science Spitzer, Institut de Technologie de Californie, Pasadena, Californie, Etats-Unis), Mara Salvato (Institut Max-Planck dédié à la Physique Extragalactique, Garching, Allemagne) et Yoshiaki Taniguchi (Centre de Recherche sur l'Espace et l'Evolution Cosmique, Université Ehime, Japon).

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

 

Liens

- Article paru dans l'Astrophysical Journal

- Photos de VISTA

- Sondages publics de VISTA

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1545/?lang

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


16 Novembre 2015

Comètes C/2015 T5 (Sheppard-Tholen), C/2015 V4 (PANSTARRS)

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2015 T5 (Sheppard-Tholen)

D. J. Tholen, Université d'Hawaii, rapporte la découverte d'une comète inconnue dans trois images prises le 13 Octobre 2015 avec le télescope Subaru de 8.2-m par lui-même et C. Trujilo, la comète étant d'abord remarquée dans les images par S. Sheppard.

 

L'objet a été publié sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, mais aucun autre rapport d'activité cométaire n'a été reçu.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète C/2015 T5 (Sheppard-Tholen), établis en fonction de l'astrométrie disponible au 13 Novembre 2015, indiquent un passage au périhélie le 02 Septembre 2016 à une distance d'environ 9,1 UA du Soleil, pour cette comète de type Chiron.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15VG6.html (MPEC 2015-V166)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 05 Février 2016 à une distance d'environ 9,3 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15W63.html (MPEC 2015-W63)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20T5;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2015 V4 (PANSTARRS)

Une comète inconnue a été trouvée sur les images CCD prises le 03 Novembre 2015 avec le télescope Pan-STARRS 1 de 1,8-m de Haleakala.

Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète C/2015 V4 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 29 Juillet 2016 à une distance d'environ 5,5 UA du Soleil, et une période d'environ 81,7 ans pour cette comète de type Halley classique (20 ans < P < 200 ans).

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15VG7.html (MPEC 2015-V167)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20V4;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

INTRUS 2015 VY105, un astéroïde de type Apollo d'environ 5 mètres de diamètre observé pour la première fois le 14 Novembre 2015 à 07h49 UTC dans le cadre du Catalina Sky Survey, annoncé par les circulaires MPEC 2015-V157 et MPEC 2015-V158 du 14 Novembre 2015, passe le 15 Novembre 2015 vers 02h40 UTC (<1mn) à une distance d'environ 28.250 km, soit environ 0,09 LD (1 LD = Distance moyenne Terre-Lune = 380.400 km), de la surface de notre planète. Quelques heures plus tard, le 15 Novembre 2015 à 06h02 UTC (<1mn), l'astéroïde passera à une distance d'environ 293.450 km (0,77 LD) de la surface de la Lune.

 


13 Novembre 2015

Détection du premier pulsar gamma extragalactique

 

© Fermi LAT collaboration

 

C'est le pulsar gamma le plus lumineux jamais observé que viennent de détecter deux chercheurs du Laboratoire de physique et chimie de l'environnement et de l'espace (CNRS/Université d'Orléans) et de l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), avec un collègue américain de la NASA au sein d'une collaboration internationale. Situé à 163 000 années-lumière, dans le Grand Nuage de Magellan, il est le premier pulsar gamma détecté dans une galaxie autre que la Voie lactée, ce qui en fait le plus lointain objet de ce type connu. Cette étoile à neutrons, qui tourne sur elle-même en 50 millièmes de secondes, est le vestige d'une étoile massive ayant explosé il y a un millier d'années. L'observation d'un pulsar si jeune et puissant devrait permettre de mieux comprendre d'où ces astres tirent leur luminosité. Cette découverte, réalisée grâce au satellite Fermi de la NASA, fait l'objet d'une publication dans la revue Science le 13 novembre 2015.

 

PSR J0540-6919 est exceptionnel à plus d'un titre : c'est à la fois le premier pulsar gamma détecté dans une autre galaxie, et celui qui émet le plus de rayons gamma [1] . Il est aussi remarquablement jeune : environ 1000 ans, alors que la plupart des pulsars connus sont âgés d'au moins 10 000 ans et jusqu'à des centaines de millions d'années.

 


Les pulsars, ce sont ces étoiles à neutrons qui « clignotent » tels des phares, vestiges de certaines étoiles massives après leur explosion en supernova. La rotation rapide de ces astres dotés d'un fort champ magnétique induit la création de rayonnements, par des mécanismes encore mal compris. Les faisceaux d'ondes radio, de lumière visible, de rayons X ou encore de rayons gamma des pulsars sont repérés par les télescopes de manière périodique quand ils passent dans le champ de vue de l'instrument, à la faveur de la rotation de l'étoile.

On connait plus de 2 500 pulsars, détectés principalement en ondes radio par des radiotélescopes au sol. Certains pulsars émettent également des rayons gamma et le Large Area Telescope à bord du satellite Fermi de la NASA en a découvert 160, dans notre galaxie ou dans des amas globulaires [2] proches. Aujourd'hui, pour la première fois, cet instrument a permis de découvrir des signaux gamma provenant d'un pulsar appartenant à une autre galaxie : le Grand Nuage de Magellan, une galaxie naine satellite de la Voie lactée.

Il a fallu pour cela cumuler les données acquises pendant 75 mois depuis la mise en service du satellite, en 2008. En effet, le signal venu d'une région située à 163 000 années-lumière est faible : il faut collecter suffisamment de photons pour le reconstituer ; puis classer ces photons par ordre d'arrivée pour déterminer si la luminosité varie. Une émission gamma a ainsi été détectée en provenance de PSR J0540-6919, un pulsar qui avait déjà été observé en ondes radio, en lumière visible et en rayons X. Et ce signal présente des pulsations toutes les 50 millisecondes, exactement la période de rotation de l'étoile ! Cela prouve de manière incontestable que cet objet en est la source. PSR J0540-6919 devient ainsi le premier pulsar gamma extragalactique connu.

La détection d'un pulsar situé à une telle distance a aussi été rendue possible par son extraordinaire puissance : sa rotation rapide libère une puissance supérieure à 1031 watt, soit presque 100 000 fois la luminosité du Soleil. Dans le domaine gamma, PSR J0540-6919 est le pulsar gamma le plus brillant connu à ce jour, 20 fois plus lumineux que le pulsar du Crabe, pourtant le plus lumineux en rayons gamma connu jusqu'alors.

Les rayons gamma constituant l'essentiel du rayonnement des jeunes pulsars puissants, ces nouvelles observations devraient permettre d'en apprendre plus sur les mécanismes à l'œuvre dans leur magnétosphère, à l'origine des rayonnements de haute énergie. En attendant, ces observations posent une autre question… sur les rayons cosmiques. PSR J0540-6919 est situé dans la nébuleuse de la Tarentule, une région du Grand Nuage de Magellan très riche en étoiles massives, et on pensait jusqu'ici que l'essentiel de son rayonnement gamma provenait des rayons cosmiques accélérés par l'explosion de ces étoiles massives, et non des pulsars. Une énigme de plus pour les scientifiques, qui devront comprendre pourquoi la contribution des rayons cosmiques est bien plus faible que prévu.

Ces travaux ont notamment reçu le soutien financier du CNES et du CNRS.

La collaboration Fermi LAT regroupe des scientifiques de 12 pays. Les laboratoires français impliqués dans la collaboration sont :
- le laboratoire Astrophysique, interprétation – modélisation (CNRS/Université Paris Diderot/CEA) ;
- le Laboratoire Univers et particules de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier) ;
- le Laboratoire Leprince-Ringuet (CNRS/École polytechnique) ;
- le Centre d'études nucléaires de Bordeaux Gradignan (CNRS/Université de Bordeaux) ;
- le Laboratoire de physique et chimie de l'environnement et de l'espace (CNRS/Université d'Orléans) ;
- la Station de radioastronomie de Nançay (CNRS/Observatoire de Paris/Université d'Orléans) ;
- l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier).

 

© Fermi LAT collaboration

Cartes du Grand Nuage de Magellan vu avec Fermi LAT. A gauche : intensité du rayonnement gamma dans une région de 10 degrés de côté comprenant le Grand Nuage de Magellan. Un agrandissement de la zone entourée de bleu est représenté dans la carte de droite, où l'on distingue deux sources d'émission gamma coïncidant avec des pulsars.

 

© C. Smith, S. Points, the MCELS Team and NOAO/AURA/NSF

Le Grand Nuage de Magellan, galaxie naine satellite de la Voie lactée, où a été détecté le premier pulsar gamma extragalactique (PSR J0540-6919).

 

© ESO/R. Fosbury (ST-ECF)

La nébuleuse de la Tarentule (30 Doradus) observée par le télescope de 2,2 mètres de l'ESO, à La Silla (Chili). C'est dans cette région du Grand Nuage de Magellan qu'est situé PSR J0540-6919.

 

Pour en savoir plus : une vidéo (en anglais) et des images supplémentaires.

Télécharger le communiqué de presse

 

Note(s): 

[1] Les rayons gamma sont les rayonnements les plus énergétiques. Typiquement, le rayonnement gamma observé par le Large Area Telescope de Fermi est un milliard de fois plus énergétique que la lumière visible.
[2] Un amas globulaire est une concentration très dense d'étoiles. Certains amas globulaires sont situés en orbite autour de la Voie lactée.

 

Références :

- An extremely bright gamma-ray pulsar in the Large Magellanic Cloud, The Fermi LAT collaboration. Science, 13 novembre 2015. DOI : 10.1126/science.aac7400

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4297.htm

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

La mission Fermi de la NASA détecte des indications de cycle de rayons gamma dans une galaxie active : Des astronomes utilisant des données du télescope spatial de rayons gamma Fermi de la NASA ont détecté des indices de changements périodiques dans la luminosité d'une galaxie dite «active», dont les émissions sont alimentées par un trou noir de supertaille. Si elle est confirmée, la découverte marquerait la première émission gamma cyclique de longues années jamais détectée à partir de n'importe quel galaxie, qui pourrait apporter un nouvel éclairage sur les processus physiques à proximité du trou noir.

 

Gemini Planet Imager Exoplanet Survey - Un an d'étude : Le Gemini Planet Imager Exoplanet Survey (GPIES) est une ambitieuse étude de trois ans dédiée à l'imagerie de jeunes Jupiters et de disques de débris autour d'étoiles proches en utilisant l'instrument GPI installé sur le télescope Gemini Sud au Chili. Le 12 Novembre, à la réunion annuelle 47e de la Division for Planetary Sciences de l'AAS à Washington DC, Franck Marchis, président de l'Exoplanet Research Thrust de l'Institut SETI et un scientifique impliqué dans le projet depuis 2004, doit faire un compte-rendu sur l'état de l'enquête, mettant l'accent sur certaines découvertes faites dans sa première année.

 

Delta Orionis: Bien plus qu'il n'y paraît : Delta Orionis est un système d'étoiles complexe et constitue l'étoile à l'extrême ouest dans la «ceinture» de la constellation d'Orion. Deux des étoiles sont massives et orbitent l'une autour de l'autre une fois tous les 5,7 jours. En observant ce système pendant l'équivalent de près de six jours avec Chandra, de nouvelles informations à propos de ces étoiles ont été obtenues.

 

Couleurs d'une comète : À l'œil nu la comète 67P/Churyumov-Gersimenko, destination et maintenant compagne de longue date de la sonde Rosetta de l'ESA, est plutôt non remarquablement colorée : noire comme un morceau de charbon partout. Cependant, avec l'aide d'OSIRIS, le système d'imagerie scientifique à bord de Rosetta, les scientifiques peuvent faire des différences subtiles et pourtant détaillées visibles dans la réflectivité de la surface. La plus récente analyse, présentée aujourd'hui à la réunion annuelle de la Division des sciences planétaires (DPS) de l'American Astronomical Society (AAS) à National Harbor (Maryland, USA), a par conséquent peint un tableau beaucoup plus diversifié de 67P.

 


 

Rosetta et Philae: premier anniversaire de l'atterrissage cométaire Un an après que Philae ait effectué son atterrissage historique sur une comète, les équipes de la mission gardent l'espoir de renouer le contact avec l'atterrisseur, tout en ayant déjà l'esprit tourné vers le grand final de l'année prochaine : tenter un impact contrôlé de la sonde Rosetta sur la comète.

 


 

Le vaisseau spatial Cassini de la NASA trouve un monstrueux nuage de glace dans la région polaire sud de Titan : De nouvelles observations faites près du pôle sud de Titan par la sonde Cassini de la NASA s'ajoute à la preuve que l'hiver arrive comme un lion sur cette lune de Saturne. Les scientifiques ont détecté un nouveau nuage monstrueux de composés gelés dans la zone basse à moyenne de la stratosphère de la Lune.

 

La mise à niveau aide la NASA dans l'étude des veines minérales sur Mars : Les scientifiques ont maintenant une meilleure compréhension sur un site avec les veines minérales les plus chimiquement diversifiées que le rover Curiosity de la NASA a examiné sur Mars, grâce en partie à une précieuse nouvelle ressource que les scientifiques ont utilisé pour analyser les données du rover.

 

Les astronomes désireux d'obtenir une bouffée de nouvelle planète comme Vénus : La collection de planètes rocheuses en orbite autour d'étoiles lointaines vient d'augmenter d'une de plus, et la dernière découverte est la plus intrigante à ce jour. Le tout nouveau monde, bien que chaud comme un four, est assez froid pour accueillir potentiellement une atmosphère. Si c'est le cas, il est assez proche (à seulement 39 années-lumière) que nous pourrions étudier cette atmosphère en détail avec le télescope spatial Hubble et avec les observatoires futures comme le Télescope Géant Magellan.

 


11 Novembre 2015

Le halo lumineux d'une étoile zombie

 

Crédit : Mark Garlick (www.markgarlick.com) and University of Warwick/ESO

 

Le VLT cartographie les restes du repas d'une naine blanche

 

Grâce au Très Grand Télescope installé à l'Observatoire de Paranal de l'ESO au Chili, une équipe internationale d'astronomes a, pour la toute première fois, analysé en détail les vestiges d'une collision fatale entre une étoile morte et l'astéroïde qui lui a servi de repas. Les résultats de ces observations donnent un aperçu de la lointaine destinée de notre Système Solaire.

 

Vue d'artiste du disque de matière rougeoyante autour de la naine blanche SDSS J1228+1040

Crédit : Mark Garlick (www.markgarlick.com) and University of Warwick/ESO

 

Dirigée par Chistopher Manser, doctorant à l'Université de Warwick au Royaume-Uni, l'équipe a utilisé les données acquises par le Très Grand Télescope (VLT) de l'ESO ainsi que divers instruments équipant d'autres observatoires pour étudier les débris d'un astéroïde autour d'un vestige stellaire – une naine blanche baptisée SDSS J1228+1040 [1].

 

Grâce à divers instruments, parmi lesquels UVES, un spectrographe opérant dans les domaines Ultraviolet et Visible, et X-shooter, tous deux reliés au VLT, l'équipe a pu capturer la lumière en provenance de la naine blanche et de la matière environnante, sur une période de douze ans s'étendant de 2003 à 2015. Le fait d'effectuer des observations à diverses périodes de l'année a par ailleurs permis d'observer le système sous plusieurs angles distincts [2].

 

“L'image que nous avons composée à partir des données traitées indique que ces systèmes arborent le forme de disques, et révèle l'existence de nombreuses structures qu'un simple instantané ne pourrait nous permettre de détecter”, explique Christophe Manser, auteur principal de cette étude.

 

L'équipe a utilisé une technique baptisée tomographie Doppler – basée sur le même principe que la tomographie médicale permettant de scanner le corps humain, ce qui lui a permis de cartographier en détail, et pour la toute première fois, la structure des vestiges de gaz rougeoyant du repas de l'étoile morte en orbite autour de J1228+1040.

 

Au contraire des étoiles massives – celles dont la masse excède les quelque dix masses solaires – qui achèvent leur existence de manière spectaculaire et violente sous la forme d'une explosion en supernova, les étoiles de dimensions plus modestes ne connaissent pas de fin tragique. Lorsque des étoiles tel le Soleil sont sur le point de mourir, elles épuisent leur reste de carburant, se dilatent au point de ressembler à des géantes rouges puis expulsent leurs couches périphériques dans l'espace. Ne subsiste que le cœur, brûlant et dense à la fois, de l'étoile initiale. C'est le stade naine blanche.

 

Les planètes, les astéroïdes et les autres corps d'un tel système survivent-ils à cette épreuve du feu ? Qu'en reste-t-il exactement ? Les nouvelles observations aident à répondre à ces questions.

 

Il est rare que les naines blanches soient entourées de disques de matière gazeuse orbitant autour d'elles – seules sept systèmes de ce type ont à ce jour été observés. L'équipe en a conclu qu'un astéroïde s'était dangereusement approché de l'étoile morte puis s'était disloqué, sous l'effet des forces de marée d'une grande intensité. Ses restes constituent le disque de matière visible sur l'image.

 

Le disque en orbite s'est formé similairement aux anneaux si photogéniques de planètes telle Saturne. Toutefois, J1228+1040 arbore un diamètre au moins sept fois inférieur à celui de la planète aux anneaux, et est caractérisée par une masse quelque 2500 fois plus élevée. En outre, la distance séprant la naine blanche du disque diffère nettement de celle qui sépare Saturne de ses anneaux. Ce second système tiendrait largement à l'intérieur du premier, en effet [3].

 

Cette nouvelle étude menée sur le long terme au moyen du VLT a par ailleurs permis à l'équipe d'observer la précession du disque sous l'effet de l'intense champ gravitationnel généré par la naine blanche. Enfin, il est apparu que le disque présente quelques déséquilibres et n'arbore pas encore une forme circulaire.

 

“Lorsqu'en 2006 nous avons découvert ce disque de débris en orbite autour de la naine blanche, nous ne pouvions imaginer les merveilleux détails aujourd'hui visibles sur cette image composée à partir de douze années de données – celà valait réellement la peine d'attendre”, ajoute Boris Gänsicke, l'un des co-auteurs de cette étude.

 

L'étude de vestiges tel que J1228+1040 peut améliorer notre connaissance des environnements d'étoiles en fin de vie, notre compréhension des processus à l'oeuvre au sein des systèmes exoplanétaires, et même nous permettre de nous projeter dans sept milliards d'années, lorsque le Soleil achèvera son existence.

 

Notes :

 

[1] La dénomination complète de la naine blanche est la suivante :  SDSS J122859.93+104032.9.

 

[2] L'équipe a identifié, grâce à sa forme de trident, la signature spectrale du calcium ionisé notée CA II et baptisé triplet du calcium. La différence entre les longueurs d'onde connues et observées de ces trois raies permet de déterminer, avec grande précision, la vitesse du gaz.

 

[3] Bien que le disque qui entoure cette naine blanche soit de taille nettement supérieure à celle des anneaux de Saturne, il paraît bien modeste comparé aux disques de débris à partir desquels se forment les planètes autour des jeunes étoiles.

 

Plus d'informations :  

Cette recherche a été présentée dans un papier intitulé “Doppler-imaging of the planetary debris disc at the white dwarf SDSS J122859.93+104032.9”, par C. Manser et al., à paraître au sein de la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

 

L'équipe est composée de Christopher Manser (Université de Warwick, Royaume-Uni), Boris Gaensicke (Université de Warwick), Tom Marsh (Université de Warwick), Dimitri Veras (Université de Warwick, Royaume-Uni), Detlev Koester (Université de Kiel, Allemagne), Elmé Breedt (Université de Warwick), Anna Pala (Université de Warwick), Steven Parsons (Université de Valparaiso, Chili) et John Southworth (Université de Keele).

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

 

Liens

- Lien vers la publication

- Photos du Très Grand Télescope

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1544/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

La météo de monde lointain est un mélange de poussière chaude et de pluie de lave : Les conditions météorologiques dans un monde mystérieux au-delà de notre Système solaire ont été révélées pour la première fois, rapportent des scientifiques. Des couches de nuages, constituées de poussière chaude et de gouttelettes de fer en fusion, ont été détectées sur un objet de type planète que l'on trouve à 75 années-lumière de la Terre, annoncent des chercheurs.

 

À Pluton, New Horizons trouve de la géologie de tous âges, de possibles volcans de glace, un aperçu des origines planétaires : De possibles volcans de glace, des surfaces géologiquement diversifiés, des lunes se comportant bizarrement qui auraient pu se former par le biais de fusions de plus petites lunes, les découvertes du système de Pluton continuent de surprendre les scientifiques de l'équipe de mission New Horizons de la NASA.

 


08 Novembre 2015

Erosion de l'atmosphère, aurores dans la nuit martienne… : la mission MAVEN livre ses premiers résultats

 

Crédit : NASA/GSFC

 

Comment Mars a-t-elle perdu l'atmosphère [1] qui, il y a 4 milliards d'années, la dotait d'une température plus chaude et sans doute d'eau liquide ? Les scientifiques de la mission MAVEN [2] de la Nasa, en orbite depuis un an autour de Mars, dévoilent ce vendredi quelques éléments de réponse.

 

Des chercheurs de l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP, CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier) et du Laboratoire "atmosphères, milieux, observations spatiales" (LATMOS, CNRS/UPMC/UVSQ) ont contribué à ces résultats. L'IRAP a ainsi conçu et réalisé l'un des instruments de MAVEN (le spectromètre d'électrons SWEA) tandis que le LATMOS a été impliqué dans la préparation scientifique de MAVEN. Des scientifiques des deux laboratoires exploitent les données de la sonde. Leurs travaux ont bénéficié du soutien du CNES. 

 

La sonde MAVEN en orbite autour de Mars. MAVEN plonge régulièrement dans la haute atmosphère martienne pour réaliser des mesures in situ. Crédit : NASA/GSFC

 

MAVEN observant une aurore sur Mars. Comme sur Terre, ce phénomène lumineux est dû à l'interaction entre des particules énergétiques du vent solaire et les molécules de l'atmosphère ; mais comme Mars n'a pas de champ magnétique interne, les aurores ne sont pas concentrées aux pôles. Crédit : CU/LASP

 

La mission de la NASA MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile Evolution Mission) dont l'auteur principal est B. Jakosky du LASP, Boulder, USA a fêté récemment sa première année en orbite autour de Mars. Cette mission est spécifiquement dédiée à la caractérisation de l'érosion de l'atmosphère martienne par son interaction avec notre étoile. On pense en effet que Mars aurait pu perdre l'essentiel de son atmosphère vers l'espace (et notamment de l'eau) au cours de son histoire.

 

Le 6 novembre 2015 plus de 50 articles scientifiques écrits par l'équipe scientifique de MAVEN sont publiés dans les revues Geophysical Research Letters et Science. Cette série d'articles donne une première vue de la richesse des découvertes déjà obtenues et à venir, notamment, lors des plongées de la sonde dans la haute atmosphère martienne et grâce à l'observation du comportement de l'atmosphère martienne lors d'événements solaires (augmentation significative de l'érosion et observation d'aurores couvrant l'ensemble de la nuit martienne).

 

Les laboratoires français IRAP et LATMOS sont les deux seuls instituts, hors Etats Unis, partenaires de cette mission depuis la conception du projet. Ces deux instituts participent, aujourd'hui, activement à l'analyse des données fournies par MAVEN et sont auteurs ou co-auteurs d'une grande partie des articles scientifiques publiés cette semaine.

 

Note(s): 

[1] Aujourd'hui, Mars a une atmosphère très ténue avec une pression atmosphérique de 6 millibars, 166 fois plus faible que celle de la Terre.

[2] MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile Evolution), une sonde de la Nasa en orbite autour de Mars depuis le 21 septembre 2014, a pour mission d'étudier la haute atmosphère, l'ionosphère et la magnétosphère de la planète rouge afin d'élucider les causes de la disparition d'une grande partie de l'atmosphère martienne. 

 

Pour en savoir plus: 

- Consulter le site de l'IRAP

 

Références :

- Early MAVEN Deep Dip campaign reveals thermosphere and ionosphere variability, S. Bougher et al., Science, 6 novembre 2015. 

- MAVEN observations of the response of Mars to an interplanetary coronal mass ejection, B.M. Jakosky et al., Science, 6 novembre 2015. 

- Discovery of diffuse auroras on Mars, N.M. Schneider et a l., Science, 6 novembre 2015. 

- Les chercheurs de l'IRAP et du LATMOS co-signent aussi de nombreux articles dans Geophysical Research Letters.

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/5527

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

La mission de la NASA révèle la vitesse du vent solaire décapant l'atmosphère martienne : La mission Mars Atmosphere and Volatile Evolution (MAVEN) a identifié le processus qui semble avoir joué un rôle clé dans la transition du climat martien à partir d'un environnement précoce, chaud et humide qui pourrait avoir soutenu la vie à la surface à la planète froide et aride qu'est Mars aujourd'hui. Les données de MAVEN ont permis aux chercheurs de déterminer la vitesse à laquelle l'atmosphère martienne est actuellement en train de perdre du gaz dans l'espace via le décapage par le vent solaire.

 

Énorme amas de galaxies repéré avec l'aide des télescopes de la NASA : Les astronomes ont découvert un rassemblement géant de galaxies dans une région très isolée de l'Univers, grâce au télescope spatial Spitzer de la NASA et à WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer). L'amas de galaxies, situé à 8,5 milliards d'années-lumière, est la plus grande structure trouvée à ce jour à de telles grandes distances.

 

Les capteurs de Gaia scannent un transit lunaire : Situé à 1,5 million de km de la Terre, la sonde Gaia de l'ESA scanne le ciel afin d'effectuer le recensement le plus détaillé des étoiles de notre galaxie. Cependant, le 06 Novembre, il est parfaitement placé pour assister à un événement rare qui implique des objets beaucoup plus proches de nous - un transit lunaire devant le Soleil.

 

Déserts et dunes: la Terre comme un analogue de Titan : En comparant les images radar des zones sur Titan à celles des déserts de la Terre, les scientifiques ont identifié deux types distincts de dunes de sable sur la plus grande lune de Saturne - et ont découvert des structures érodées qui indiquent que le climat de Titan pourrait avoir été autrefois très différent.

 


06 Novembre 2015

Comètes C/2015 TQ209 (LINEAR), P/1999 V1 = 2015 U1 (Catalina), C/2015 V1 (PANSTARRS), C/2015 V2 (Johnson), C/2015 V3 (PANSTARRS)

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2015 TQ209 (LINEAR)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde découvert sur les images CCD prises les 10 et 12 Octobre 2015 avec le Space Surveillance Telescope (Atom Site) de 3.5-m f/1 et répertorié par le Minor Planet Center en tant que planète mineure sous la désignation de 2015 TQ 209, a montré des caractéristiques cométaires lors d'observations supplémentaires par d'autres astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 TQ209 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 26 Août 2016 à une distance d'environ 1,4 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15U52.html (MPEC 2015-U52)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 27 Août 2016à une distance d'environ 1,4 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15W08.html (MPEC 2015-W08)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20TQ209;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


P/1999 V1 = 2015 U1 (Catalina)

Krisztian Sarneczky (Konkoly Observatory) a signalé sa redécouverte de la comète P/1999 V1 sur les images CCD prises les 22, 23 et 24 Octobre 2015 avec le télescope Schmidt de 0.60-m à la station Piszkesteto de l'Observatoire Konkoly, et a par la suite identifié des images antérieures de la comète obtenues le 13 Septembre avec le même télescope.

 

La comète P/1999 V1, découverte initialement par C. W. Hergenrother (Lunar and Planetary Laboratory) le 05 Novembre 1999 dans le cadre du Catalina Sky Survey, avait été observée pour la dernière fois le 24 Avril 2000. D'une période d'environ 16,8 ans, la comète était passée au périhélie le 25 Octobre 1999 à une distance d'environ 2,9 UA du Soleil.

 

Pour ce nouveau retour, les éléments orbitaux de la comète P/1999 V1 = 2015 U1 (Catalina) indiquent un passage au périhélie le 29 Août 2016 à une distance d'environ 2,9 UA du Soleil, et une période d'environ 16,8 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15U49.html (MPEC 2015-U49)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2015%20U1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/1999 V1 = 2015 U1 (Catalina) a reçu la dénomination définitive de 330P/Catalina en tant que 330ème comète périodique numérotée.

 


C/2015 V1 (PANSTARRS)

Richard Wainscoat, Robert Weryk, et Eva Lilly ont annoncé la découverte d'un objet ayant l'apparence d'une comète sur quatre expositions en bande i prises le 02 Novembre 2015 avec le télescope Pan-STARRS1 de  1.8-m de Haleakala. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 V1 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 08 Octobre 2014 à une distance d'environ 0,28 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15V43.html (MPEC 2015-V43)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20V1;old=0;orb=1;cov=0;log=0;cad=0#orb

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 10 Décembre 2017 à une distance d'environ 4,3 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15W63.html (MPEC 2015-W63)

 


C/2015 V2 (Johnson)

J. A. Johnson a annoncé la découverte d'une comète sur les images CCD obtenues le 03 Novembre 2015 avec le télescope Schmidt de 0.68-m du Catalina Sky Survey. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 V2 (Johnson) indiquent un passage au périhélie le 14 Février 2017 à une distance d'environ 0,93 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15V44.html (MPEC 2015-V44)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 14 Juin 2017 à une distance d'environ 1,6 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15X42.html (MPEC 2015-X42)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20V2;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2015 V3 (PANSTARRS)

Robert Weryk, Richard Wainscoat, et Eva Lilly ont annoncé la découverte d'une possible comète sur quatre expositions en bande w obtenues le 02 Novembre 2015 avec le télescope Pan-STARRS1 de  1.8-m de Haleakala. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2015 V3 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 01 Novembre 2015 à une distance d'environ 4,2 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15V60.html (MPEC 2015-V60)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 22 Novembre 2015 à une distance d'environ 4,2 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15X43.html (MPEC 2015-X43)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20V3;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Quinze années de cohabitation sur l'ISS par les astronautes : Lorsque l'astronaute William Shepherd a quitté la Terre le 31 Octobre 2000 à bord de la navette spatiale Discovery, il s'est rendu vers une résidence très spéciale. À une altitude d'environ 400 kilomètres, elle offrait une vue imprenable sur la Terre et aucun risque de rencontrer des voisins hostiles. Le citoyen américain était le commandant de l'expédition One, le premier équipage à long terme sur la Station spatiale internationale (ISS), qui est arrivé le 02 Novembre 2000.

 

La lumière sur l'aurore de Mars : Mars Express de l'ESA a jeté une lumière nouvelle sur l'aurore rare en ultraviolet de la planète rouge en combinant pour la première fois les observations éloignées avec les mesures in situ des électrons frappant l'atmosphère.

 

Les lacunes de disque ne signalent pas toujours des planètes : Lorsque les astronomes étudient des disques protoplanétaires de gaz et de poussière qui entourent les jeunes étoiles, ils repèrent parfois un vide sombre comme la division de Cassini dans les anneaux de Saturne. Il a été suggéré que n'importe quel vide devait être provoqué par une planète invisible qui s'est formée dans le disque et a dégagé les matériaux de son environnement. Toutefois, la nouvelle recherche montre qu'un vide pourrait être une sorte d'illusion cosmique et non le signe d'une planète cachée après tout.

 

Comment les étoiles se transforment en poids lourds : Les étoiles comptent des poids légers et des poids lourds parmi leur nombre. Toutes sont nées dans des nuages de gaz et de poussière, mais plus l'étoile bébé est massive, plus tôt la fusion nucléaire s'enflamme dans son noyau. Et la pression de radiation produite ici devrait vraiment purger ses environs et ainsi éviter l'accrétion de matière qui permettrait à l'étoile à grossir. Néanmoins, certaines étoiles réussissent à atteindre des masses de plus d'une centaine de fois celle de notre Soleil. Comment est-ce possible ?

 

Poussées de croissance de protoétoile : Des astronomes utilisant l'Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) ont découvert une protoétoile adolescente qui subit une succession de tir rapide de poussées de croissance. La preuve de cette jeunesse agitée est vue dans une paire de jets intermittents s'écoulant loin des pôles de l'étoiles.

 

Des images radar fournissent de nouveaux détails sur l'astéroïde d'Halloween : Les images radar de la plus haute résolution de l'astéroïde 2015 TB145 lors du survol sans danger de la Terre ont été traitées. Les scientifiques de la NASA ont utilisé les géants radiotélescopes terrestres pour faire rebondir des signaux radar sur l'astéroïde lorsqu'il a survolé la Terre le 31 octobre à 17h00 UTC à environ 1,3 distance lunaire (480.000 kilomètres) de Terre.

 


05 Novembre 2015

Le 30m de l'IRAM revèle la richesse moléculaire d'un coeur préstellaire

 

© Vastel et al. (2015)

 

Situé dans la région du Taureau à environ 450 années lumières de la Terre, L1544 est considéré comme un prototype de coeurs préstellaires. Ce cœur est supposé être une étape jeune, avant effondrement gravitationnel, avant la formation d'une proto-étoile de type solaire. Un relevé spectral a été effectué par le télescope de 30 mètres de diamètre de l'IRAM, dans le cadre du "Large Program" ASAI (Astrochemical Surveys at IRAM; Lefloch, Bachiller et al. 2015) et a révélé un grand nombre de molécules complexes, comprenant des espèces organiques (COMs : Complex Organic Molecules) oxygénées. 

 

Figure 1.- Exemple de spectre acquis entre 81 et 89 GHz révélant un grand nombre d'espèces avec quelques COMs. Ce graphique montre la richesse d'une partie du spectre obtenu entre 81 et 89 GHz, avec l'identification des raies les plus fortes

 

Les espèces monoxyde de tricarbon (C3O), méthanol (CH3OH), acetalhehyde (CH3CHO), acide formic (HCOOH), ketene (H2CCO) et propyne (CH3CCH) ont été détectés avec des abundances entre 5 10-11 et 5 10-9. Afin d'expliquer les abondances de méthanol, Vastel et al. (2015) pensent que les glaces dans lesquelles se forment le méthanol subissent une photo-désorption non thermique dans la couche externe où les photons FUV peuvent pénétrer. La présence de COMs pourrait être expliqué, tout comme celle de l'eau, issue de la photo-désorption non thermique. Les modèles de chimie semblent confirmer que la désorption de petites quantités de methanol et d'ethene (C2H4) semblent suffirent pour expliquer ces observations.

 

Figure 2.- Gauche.- Spectre observé (noir) de l'espèce ortho-CH2CN à 100.6 GHz superposé à un modèle LTE (rouge): Vastel et al. (2015). Droite.- La région L1544 observée dans l'infrarouge moyen avec le télescope Herschel (ESA/Herschel/SPIRE).

 

Encore plus récemment, un profil complexe a été détecté à ~101 GHz, profil que les auteurs ont suspectés d'être la structure hyperfine du radical cyanomethyl (CH2CN). Suite à des calculs spectroscopiques, Vastel et al. (2015) ont montré la première détection de la structure fine et hyperfine des formes ortho et para de cette espèce dans le cœur L1544.

 

Ces observations ASAI révèlent un contenu organique très riche pour le cœur L1544. Bien qu'il soit très difficile de prédire tous les processus chimiques permettant de synthétiser ces molécules complexes au cours de la formation d'une proto-étoile de type solaire, il est tentant de prédire, au vu de la richesse exceptionnelle de ce relevé non-biaisé, que la chimie prébiotique est initiée dans les premières étapes de formation stellaire.

 

Pour en savoir plus: 

- Article de la revue Astronomy & Astrophysics (A&A) 

 

Références :

- Lefloch, Bachiller, et al. (2015) "ASAI: The astrochemical evolution from interstellar clouds to young stellar objects", IAU GA Symposium 315. 

- Vastel, Yamamoto, Lefloch & Bachiller (2015) "Hyperfine structure of the cyanomethyl radical (CH2CN) in the L1544 prestellar core", October 2015.

- Vastel, Ceccarelli, Lefloch & Bachiller (2014) "The Origin of Complex Organic Molecules in Prestellar Cores". ApJ Lettters 795, L2

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/5532

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


05 Novembre 2015

Hubble dévoile la décoloration des cendres de quelques-uns des premiers colons de notre galaxie

 

Credit for Hubble Images: NASA, ESA, A. Calamida and K. Sahu (STScI), and the SWEEPS Science Team

Credit for Ground-based Image: A. Fujii

 

Il y a environ 13 milliards d'années, bien avant que notre Soleil se soit formé, la construction de notre Voie Lactée ne faisait que commencer. Les étoiles jeunes essentiellement semblables au Soleil dans le noyau ou bulbe central, ont fourni les blocs de construction pour la fondation de la galaxie. Beaucoup de ces étoiles servant d'éléments de base ont brûlé depuis longtemps et sont aujourd'hui juste des braises mourantes. Mais est contenue dans ces étoiles mortes appelées des naines blanches, l'histoire précoce de notre galaxie, fournissant des indices sur la façon dont elle est arrivée à être.

 

Trouver ces reliques stellaires, cependant, est une tâche ardue. Les astronomes ont eu un moment difficile pour choisir ces faibles objets parmi la foule d'étoiles brillantes qui remplissent l'espace entre nous et le noyau. À l'aide des images du télescope spatial Hubble, les astronomes ont maintenant effectué une "fouille archéologique cosmique" du coeur de notre Voie Lactée, découvrant les plans du début de phase de construction de notre galaxie. Les chercheurs de Hubble ont découvert pour la première fois une population d'antiques naines blanches. L'analyse de Hubble représente la plus profonde et la plus détaillée du bulbe central d'étoiles de notre galaxie.

 

Credit for Hubble Images: NASA, ESA, A. Calamida and K. Sahu (STScI), and the SWEEPS Science Team

Credit for Ground-based Image: A. Fujii

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/38/

  

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

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