Nouvelles du Ciel de Septembre 2004

 

Les Titres

  

Nouvelle supernova de mag 12.8 dans NGC 6946 [29/09/2004]

Second vol réussi pour SpaceShipOne [29/09/2004]

Les 25 ans du CFHT [29/09/2004]

L'ESO observe l'approche de Toutatis [29/09/2004]

C/2004 S1 (Van Ness) [28/09/2004]

Mars Global Surveyor sur les traces de Spirit [28/09/2004]

Toutatis fait son approche au plus près de la Terre le 29 Septembre 2004 [27/09/2004]

Les galaxies irrégulières naines: pas si élémentaires après tout [26/09/2004]

Collision et fusion de galaxies [24/09/2004]

Chandra capture une Souris rapide [23/09/2004]

Où sont les étoiles ? [23/09/2004]

Mystère au coeur de la Voie lactéee [22/09/2004]

Du sucre froid dans l'espace [20/09/2004]

MARS EXPRESS La présence d'eau et de méthane aux mêmes endroits sur Mars est-elle un indice supplémentaire d'existence d'une vie ? [20/09/2004]

P/2004 NL21 (LINEAR) [18/09/2004]

La vision laser donne de nouveaux yeux au télescope Keck [17/09/2004]

Cinq nouvelles planètes extrasolaires [17/09/2004]

Prédire le destin du Soleil: l'environnement proche des étoiles Mira observé par interférométrie [16/09/2004]

P/2004 R3 (LINEAR-NEAT) [16/09/2004]

La poussière de Io [15/09/2004]

Les cratères d'impact d'astéroïdes pourraient être le berceau de la vie [14/09/2004]

MARS EXPRESS Solis Planum, région de Thaumasia [10/09/2004]

La première image d'une planète extrasolaire ? [10/09/2004]

C/2004 R2 (ASAS) [09/09/2004]

CASSINI-HUYGENS Cassini découvre un anneau et un petit corps, et probablement deux, autour de Saturne [09/09/2004]

Etoiles à neutrons [09/09/2004]

Sculpture de gaz et de poussières [09/09/2004]

La capsule de la sonde Genesis s'écrase sur Terre [08/09/2004]

Le feu dans les galaxies des Antennes [08/09/2004]

Stingray Nebula (Henize 1357) [07/09/2004]

Contorsions galactiques [07/09/2004]

P/2004 R1 (McNaught) [05/09/2004]

CASSINI-HUYGENS Le réveil d’Huygens [03/09/2004]

Une brillante supernova dans la proche galaxie NGC 2403 [03/09/2004]

Jupiter : toujours des cicatrices de la collision cométaire de 1994 [03/09/2004]

La couronne solaire sous les projecteurs [02/09/2004]

Comètes SOHO : C/2004 P2, P3, P4, P5 [02/09/2004]

Décès de Fred Lawrence Whipple, l'un des derniers géants de l'astronomie du 20ème siècle [01/09/2004]

 

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Archives des Nouvelles du Ciel

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Sources ou Documentations

Sources ou Documentations en langue française


Le 29 Septembre 2004

Nouvelle supernova de mag 12.8 dans NGC 6946

 

Crédit : Stefano Moretti (ARAR-Ravenna)

 

Une nouvelle supernova de type II de mag 12.8, dénommée 2004et, a été découverte dans NGC 6946, une belle galaxie spirale dans la constellation du Cygne (Cygnus), le 27 Septembre 2004 par Stefano Moretti (ARAR-Ravenna) à la position :

R.A. = 20h35m25s.4, Decl. = +60°07'17".6 (J2000)

 

Il s'agit de la huitième supernova découverte dans NGC 6946, qui abritait déjà les supernovae SN 1917A, 1939C, 1948B, 1968D, 1969P, 1980K et 2002hh.

 

http://it.geocities.com/gruppoastrofiliforlivesi/privato

 

http://it.geocities.com/gruppoastrofiliforlivesi/Sospetto_NGC_6946_ridotta.jpg

 

http://www.shopplaza.nl/astro/vs-charts/sn2004et.htm

   


Le 29 Septembre 2004

Second vol réussi pour SpaceShipOne

 

Crédit : Associated Press

 

Le premier engin spatial privé avec pilote, SpaceShipOne, s'est posé en vol plané sans encombre ce mercredi à 15h34 UT sur l'aéroport de Mojave (Californie), après avoir réussi son deuxième vol suborbital.

 

SpaceShipOne, piloté par l'Américain d'origine sud-africaine Mike Melvill, 62 ans, s'est envolé à 14h11 UT accroché sous un avion de transport. A une altitude de 15 km, SpaceshipOne s'est séparé et a allumé son moteur fusée pendant plusieurs dizaines de secondes pour être propulsé à la verticale à cent kilomètres d'altitude, une altitude considérée comme la frontière de l'espace.

 

Ce deuxième vol réussi de SpaceShipOne devra impérativement être suivi d'un troisième dans un délai de moins de deux semaines pour que son constructeur décroche les 10 millions de dollars offerts par la fondation Ansari X-Prize pour encourager le tourisme dans l'espace.

 

http://hosting.afp.com/clients/cite-sciences/francais/astroespace/040929155449.j3iguayl.html

 

http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/3697852.stm

   


Le 29 Septembre 2004

Les 25 ans du CFHT

 

Copyright © 2004 Canada-France-Hawaii Telescope Corporation and TERAPIX/IAP

 

Le 28 septembre 1979, le télescope Canada-France-Hawaii (CFHT) était inauguré sur l'un des meilleurs sites d'observation au sol de l'hémisphère nord, au sommet du Mauna-Kea, un volcan éteint culminant à 4.200 m d'altitude dans l'île d'Hawaii aux Etats-Unis. Sixième plus gros télescope optique au monde avec 3,60 m de diamètre, il est le fruit d'un accord tripartite signé quatre ans plus tôt par le Conseil National de Recherches du Canada (CNRC), le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l'Université d'Hawaii.

 

Pour cet anniversaire, le télescope a pointé son nouvel oeil doté de 340 millions de pixels - la caméra MegaPrime/MegaCam - sur une fenêtre large et lointaine du cosmos. Après traitement des données par le centre TERAPIX , il en résulte une des meilleures images de ce type jamais réalisées au sol alors que, selon les standards actuels, le télescope Canada-France-Hawaii est considéré comme "petit" avec 3,60 m de diamètre.

 

Canada-France-Hawaii Telescope / 2004"
Copyright © 2004 Canada-France-Hawaii Telescope Corporation

 

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/554.htm

 

http://www.cfht.hawaii.edu/News/Anniversary/

   


Le 29 Septembre 2004

L'ESO observe l'approche de Toutatis

 

Crédit : ESO/

MPG 2.2m + WFI

VLT KUEYEN + FORS 1

 

Aujourd'hui 29 septembre 2004, est incontestablement le Jour de Toutatis, le célèbre astéroïde.

 

Plusieurs photos de l'astéroïde Toutatis ont été obtenues ce matin par les observatoires de l'ESO à La Silla et à Paranal (Chili). Elles fournissent une illustration unique de l'effet de "parallaxe" en raison de la petite distance (1.6 millions de kilomètres, soit quatre fois la distance Terre-Lune) nous séparant de ce grand astéroïde lors de son passage dans la banlieue de la Terre.

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2004/phot-28-04.html

 

Page Spéciale : http://pgj.pagesperso-orange.fr/Toutatis.htm

   


Le 28 Septembre 2004

C/2004 S1 (Van Ness)

 

Nouvelles du Ciel

 

Une nouvelle comète a été découverte par Michael E. Van Ness (Lowell Observatory-LONEOS) le 26 Septembre 2004.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2004 S1 (Van Ness) indiquent un passage au périhélie au 09 Décembre 2004 à une distance de 0.68 UA du Soleil. L'objet de magnitude 17.3 devrait atteindre la magnitude 15.6 lors de son passage au périhélie.

 

M. E. Van Ness avait déjà à son actif la découverte de la comète C/2002 Q1.

 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04S81.html (MPEC 2004-S81)

 

Les observations supplémentaires indiquent désormais un passage au périhélie au 08 Décembre 2004 à 0.68 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04S84.html (MPEC 2004-S84)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004S1.html

   


Le 28 Septembre 2004

Mars Global Surveyor sur les traces de Spirit

 

Crédit : NASA/JPL/Malin Space Science Systems

 

Mars Global Surveyor, débutant cette semaine sa troisième extension de mission après sept années en orbite autour de la planète rouge, utilise une technique novatrice pour capturer des images encore plus fines que la plupart des plus de 170.000 qu'il a déjà produites. Un exemple spectaculaire de l'instrument MOC (Mars Orbiter Camera) du vaisseau spatial montre les traces des roues du vagabond Spirit de la mission Mars Exploration Rover et le vagabond lui-même.

 

Crédit : NASA/JPL/Malin Space Science Systems

 

De plus, environ 24.000 images nouvellement cataloguées que Mars Global Surveyor (MGSl) a prises entre Octobre 2003 et Mars 2004 ont été ajoutées à la Galerie d'Images de l'instrument Mars Orbiter Camera (http://www.msss.com/moc_gallery/)

 

http://www.jpl.nasa.gov/news/news.cfm?release=2004-238

 

http://www.msss.com/mars_images/moc/2004/09/27/index.html

 

http://photojournal.jpl.nasa.gov/figures/PIA06879_fig1.jpg

   


Le 27 Septembre 2004

Toutatis fait son approche au plus près de la Terre le 29 Septembre 2004

 

Crédit : JPL/NASA

 

Toutatis, un astéroïde en forme de pomme de terre d'environ 4.6 km dans sa mesure la plus longue, passera à 1.550.000 km du centre de la Terre le 29 Septembre 2004, atteignant son approche au plus près à 13:36:32 UTC. C'est environ quatre fois la distance de la Terre à la Lune et l'approche au plus près de la Terre depuis au moins le douzième siècle. Toutatis ne passera pas aussi près au cours des 500 prochaines années. Le passage est l'approche au plus près de la Terre pour un astéroïde connu de cette taille. En raison d'un jeu vaste d'observations optiques et par radar, l'orbite de Toutatis est l'une des mieux déterminées et il n'y a aucune chance que cet objet entre en collision avec la Terre au cours de cette rencontre, ou de toute autre rencontre au cours des cinq prochains siècles.

 

Grâce aux observations radar, une forme et un modèle de rotation pour Toutatis ont été développés. Les détails sur ce travail par Steve Ostro, R. Scott Hudson et ses collègues peuvent être trouvés à :

http://www.eecs.wsu.edu/~hudson/Research/Asteroids/4179/

 

Les simulations de la rotation de l'astéroïde dans l'espace peuvent être trouvées à :

http://reason.jpl.nasa.gov/~ostro/ToutatisHires.mov

http://reason.jpl.nasa.gov/~ostro/ToutatisHires.avi

 

Les images radar de Toutatis des survols précédents de la Terre en 1993 et 1996

http://neo.jpl.nasa.gov/images/toutatis.html

 

Source :

http://neo.jpl.nasa.gov/news/news144.html

 

Page Spéciale : http://pgj.pagesperso-orange.fr/Toutatis.htm

   


Le 26 Septembre 2004

Les galaxies irrégulières naines: pas si élémentaires après tout

 

Crédit : National Astronomical Observatory of Japan

 

Une équipe internationale d'astronomes a prouvé pour la première fois que même les plus petites galaxies dans l'univers ont des structures complexes qui indiquent une histoire complexe.

 

Utilisant le télescope de Subaru, des astronomes de l'Observatoire national du Japon, de l'institut de physique de Lithuanie, de l'université de Durham, de l'Observatoire de Paris, de l'université de Kyoto, de l'observatoire de Gunma et de l'université de Tokyo ont découvert un halo étendu d'étoiles avec une coupure abrupte dans la galaxie irrégulière naine de Leo A, un membre du groupe local de galaxies qui contient la Voie Lactée.

 

La découverte défie les scénarios courants de formation de galaxies en prouvant qu'au lieu d'être les vestiges des modules primitifs qui se sont combinés pour former de plus grandes galaxies, les galaxies irrégulières naines ont leur propre histoire complexe de formation.

 

http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/sep04/leo.fr.shtml

 

http://www.naoj.org/Pressrelease/2004/08/05/index.htm

   


Le 24 Septembre 2004

Collision et fusion de galaxies

 

Crédit : NASA

 

Avec l'observatoire XMM-Newton, une équipe internationale de scientifiques, menée par Patrick Henry de l'Université de Hawaii, a observé une proche collision frontale de deux amas de galaxies qui a fracassé en même temps des milliers de galaxies et plusieurs milliards d'étoiles. C'est l'un des événements cosmiques les plus puissants auxquels les astronomes peuvent assister. De telles collisions sont les secondes après le Big Bang en libération totale d'énergie.

 

L'équipe a étudié un amas massif de galaxies appelé Abell 754, situé dans la constellation de l'Hydre (Hydra). L'amas est relativement proche de la Terre, à 800 millions d'années-lumière et, à la différence d'autres fusions énergiques, n'est pas couché dans le plan de la Voie lactée, faisant de lui un objet plus facile à observer.

 

L'amas s'étale sur 3 millions d'années-lumières de large, et semble être composé de deux amas plus petits de galaxies, l'un composé d'environ 1000 galaxies et l'autre de 300. Les ondes de choc causées par la fusion, qui peut avoir commencé il y a environ 300 millions d'années, ont chauffé le gaz dans les amas à des températures extrêmes, environ 100 millions de degrés Celsius.

 

Les astronomes ont pris les spectres en rayons X de l'amas mélangé et ont mesuré sa température, sa pression et sa densité. Les observations ont conduit l'équipe à la déduction que les deux amas se sont approchés l'un de l'autre et qu'un des groupes avait déjà fait un passage à travers par le deuxième. Maintenant, la gravité tirera en arrière les restes de ce premier groupe vers le coeur du deuxième. Dans le milliard d'années à venir, les restes de l'amas se fixeront et la fusion sera complète.

 

http://www.esa.int/esaSC/SEMSKV9DFZD_index_0.html

 

http://www.gsfc.nasa.gov/topstory/2004/0831galaxymerger_media.html

 

http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99996443

   


Le 23 Septembre 2004

Chandra capture une Souris rapide

 

Crédit : NASA/CXC/SAO/B.Gaensler et al. Radio: NSF/NRAO/VLA

 

Des astronomes ont utilisé une image prise par l'Observatoire de rayons X Chandra pour faire la première étude détaillée du comportement des particules haute énergie autour d'un pulsar rapide, lequel se déplace à travers l'espace à la vitesse de 2.1 millions de km/h.

 

Le pulsar G359.23-0.82, surnommé "la Souris" en raison de sa forme, a été découvert en 1987 au moyen du radiotélescope VLA (Very large Array).

 

Parce qu'il se déplace si rapidement et a une interaction si visible avec son environnement, les astronomes ont une occasion unique de comprendre le champ magnétique des pulsars et la manière dont ils éjectent la matière.

 

http://chandra.harvard.edu/press/04_releases/press_092304.html

   


Le 23 Septembre 2004

Où sont les étoiles ?

 

Crédit : NASA, ESA, R. Windhorst (Arizona State University) and H. Yan (Spitzer Science Center, Caltech).

 

Des astronomes ont étudié la vue optique la plus profonde de l'Univers, le HUDF (Hubble Ultra Deep Field), et restent avec une question embarrassante : où sont toutes les étoiles ? Le HUDF est une vue d'une partie du ciel élaborée à partir de 800 clichés. L'image montre des galaxies faibles dont les étoiles brillaient quelques cent millions d'années après le Big Bang.

 

Lorsque les astronomes ont mesuré le taux de formation d'étoiles dans les galaxies les plus anciennes de l'image, ils ont constaté qu'elles étaient en nombre insuffisant pour créer les niveaux de radiation nécessaires pour produire le plasma intergalactique. Il n'y a pas assez  d'activité pour expliquer la re-ionisation de l'Univers. Ou alors, il y avait peut-être plus d'action en termes de formation d'étoiles encore plus tôt dans l'histoire de l'Univers. Une autre possibilité passionnante est que cette physique était très différente au début de la formation de l'Univers.

 

Les données d'Hubble ont été confirmées par des observations avec le télescope Keck d'Hawaii et le télescope Gemini au Chili. Cependant, l'évaluation de l'équipe n'est pas totalement partagée par tous les groupes travaillant dans ce secteur. Quatre autres équipes examinant les données HUDF ont émis des interprétations très différentes sur ce qu'ils voient dans l'image historique.

 

Par exemple, l'équipe dirigée par le docteur Massimo Stiavelli (Space Telescope Science Institute), pense que les populations vues peuvent bien avoir été capables de re-ioniser l'Univers, pourvu que les étoiles soient plus grandes et aient possédé beaucoup de moins d'éléments lourds que ceux que nous voyons aujourd'hui.

 

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/3680944.stm

 

http://hubblesite.org/newscenter/newsdesk/archive/releases/2004/28/text/

   


Le 22 Septembre 2004

Mystère au coeur de la Voie lactée

 

Crédit : Aharonian, F., et al.

 

Un mystère se cachant au centre de notre propre galaxie de la Voie lactée - un objet émettant des rayons gamma de haute énergie - a été détecté par une équipe d'astronomes du Royaume-Uni travaillant avec des associés internationaux. Leur recherche, publiée aujourd'hui dans "Astronomy and Astrophysics" d'Octobre 2004, a été effectuée au moyen du H.E.S.S (High Energy Stereoscopic System), un réseau de quatre télescopes, en Namibie, au sud-ouest du continent africain.

 

Le Centre Galactique héberge un certain nombre de sources potentielles de rayons gamma, y compris un trou noir supermassif, les restes d'explosions de supernovae et probablement une accumulation de particules exotiques de matière sombre, chacune devant émettre des radiations légèrement différentes. La radiation observée par l'équipe H.E.S.S vient d'une région très près de Sagittarius A*, le trou noir au centre de la galaxie.

 

Selon Docteur Paula Chadwick (University of Durham), "Nous savons qu'une supernova géante a éclaté dans cette région il y a 10.000 ans. Une telle explosion pourrait accélérer des rayons gamma cosmiques aux hautes énergies nous avons vu - un milliard de fois plus d'énergie que les radiations utilisées pour les Radios dans les hôpitaux. Mais de nouvelles observations seront nécessaires pour déterminer la source exacte."

 

Cependant, la théorie de l'équipe ne s'adapte pas avec les précédents résultats obtenus par l'instrument japonais/australien CANGAROO ou l'instrument américain Whipple. Les deux instruments ont détecté dans le passé (observations de 1995-2002) des rayons gamma de haute énergie provenant du Centre Galactique, toutefois pas avec la même précision que le H.E.S.S., et ils étaient incapables de définir l'emplacement exact comme le H.E.S.S l'a fait maintenant, rendant plus difficile d'en déduire la source. Ces résultats précédents ont des caractéristiques différentes des observations H.E.S.S. Il est possible que la source de rayon gamma au Centre Galactique varie sur la durée d'une année, suggérant que la source soit en fait un objet variable, comme le trou noir central.

 

http://www.pparc.ac.uk/Nw/SgrA.asp

 

http://polywww.in2p3.fr/HESS/

 

http://lpnp90.in2p3.fr/~hess/

   


Le 20 Septembre 2004

Du sucre froid dans l'espace

 

Crédit : ESA/ASI/PFS team

 

Des astronomes, au moyen du télescope GBT (Robert C. Byrd Green Bank Telescope), ont découvert un réservoir glacial de molécules simples de sucre dans un nuage de gaz et de poussières situé à 26.000 années-lumière près du centre de notre galaxie de la Voie lactée. La découverte suggère comment les composantes moléculaires nécessaires pour la création de la vie pourraient se former en premier dans l'espace interstellaire.

 

Les astronomes ont détecté la molécule à 8 atomes de sucre glycolaldéhyde dans un nuage de gaz et de poussières appelés Sagittarius B2. De tels nuages, souvent de plusieurs années-lumières de large, sont la matière première à partir de laquelle de nouvelles étoiles et planètes se forment. Les astronomes ont détecté la même molécule dans une partie plus chaude de ce nuage en 2000, mais la nouvelle détection montre que le sucre existe à une température extrêmement basse - seulement 8 degrés au-dessus du zéro absolu, la température à laquelle tout le mouvement moléculaire s'arrête. La détection de glycolaldéhyde froid est fortement surprenante comparée aux détections originales et indique qu'une quantité considérable de ce sucre interstellaire simple existe à des températures extrêmement basses.

 

Le glycolaldéhyde est composé de 2 atomes de carbone, 2 atomes d'oxygène et 4 atomes d'hydrogène et est appelé un sucre à 2 carbones. Le glycolaldéhyde peut réagir avec un sucre à 3 carbones pour produire un sucre à 5 carbones appelé ribose. les molécules de ribose forment la structure de point d'appui des molécules d'ADN et d'A.R.N., porteuses du code génétique d'organismes vivants.

 

http://www.nrao.edu/pr/2004/coldsugar

   


Le 20 Septembre 2004

La présence d'eau et de méthane aux mêmes endroits sur Mars est-elle un indice supplémentaire d'existence d'une vie ?

 

Crédit : ESA/ASI/PFS team

 

Communiqué de l'ESA N°51-2004

 

Des analyses récentes exécutées à partir de données fournies par la sonde Mars Express de l'ESA révèlent que, dans l'atmosphère de Mars, les concentrations de vapeur d'eau et de méthane coïncident de manière importante. Ces résultats, provenant de données obtenues par le Spectromètre planétaire à transformée de Fourier (PFS), nous font mieux comprendre les processus géologiques et atmosphériques spécifiques à Mars et ouvrent de nouvelles pistes concernant l'existence d'une vie actuelle sur la Planète rouge.. 

 

Le PFS a observé qu'à une altitude comprise entre 10 et 15 kilomètres de la surface, la vapeur d'eau est présente dans l'atmosphère de manière uniforme et est intimement mélangée à ses autres composantes. Il a aussi constaté, à proximité de la surface, sa présence sous des formes plus concentrées dans trois grandes régions équatoriales : Arabia Terra, Elysium Planum et Arcadia-Memnonia. Dans ces endroits, cette concentration est deux à trois fois supérieure à celle des autres régions observées. Comme l'indique Vittorio Formisano, responsable de recherche du PFS, ces zones de plus forte concentration de la vapeur d'eau correspondent également à celles où la sonde Odyssey de la NASA a repéré une couche de glace hydrique à quelques dizaines de centimètres sous la surface.

 

De nouvelles analyses détaillées des données fournies par le PFS confirment également que le méthane n'est pas réparti de manière uniforme dans l'atmosphère, mais qu'il se concentre dans certaines zones. L'équipe en charge du PFS a constaté que ses zones de plus forte concentration sont les mêmes que celles où la vapeur d'eau et la glace hydrique souterraine sont également concentrées. On peut supposer que cette corrélation spatiale entre la vapeur d'eau et le méthane s'explique par une origine souterraine commune.

 

Dans un premier temps, on s'est intéressé à cette couche de glace souterraine dont l'existence pourrait s'expliquer par la théorie de la « table de glace », selon laquelle la chaleur thermique dégagée sous la surface entraînerait une remontée de divers matériaux et d'eau, laquelle gèlerait avant d'atteindre la surface du fait de la température très basse qui y règne (plusieurs dizaines de degrés Celsius en dessous de zéro). D'autres études sont nécessaires pour mieux comprendre les relations entre d'une part cette table de glace et d'autre part la présence et la répartition de la vapeur d'eau et du méthane dans l'atmosphère. En d'autres termes, les processus géothermiques qui « alimentent » la table de glace peuvent-ils également transporter de la vapeur d'eau et d'autres gaz, comme le méthane, vers la surface ? Peut-il y avoir de l'eau liquide sous cette table de glace ? Des formes de vie bactérienne peuvent-elles exister dans l'eau située sous la table de glace, produire du méthane et d'autres gaz, et les libérer vers la surface puis dans l'atmosphère ?

 

L'instrument PFS a également détecté des traces d'autres gaz dans l'atmosphère martienne. Un rapport à ce sujet est actuellement examiné par des pairs. D'autres études détermineront s'il existe un lien de causalité entre ces gaz et l'eau et le méthane, ce qui contribuera à apporter une réponse aux questions non résolues. Des observations in situ effectuées par de futures missions d'atterrisseurs martiens apporteront peut-être une réponse plus complète à ces énigmes.

 

http://www.esa.int/export/esaCP/Pr_51_2004_p_FR.html

   


Le 18 Septembre 2004

P/2004 NL21 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

Une nouvelle comète périodique a été découverte en tant qu'astéroïde le 15 Juillet 2004 par le télescope de surveillance LINEAR. Les observations supplémentaires ont révélé la nature cométaire de l'objet. Après l'annonce de la découverte, la comète a été également détectée sur des images, prises par le télescope de surveillance NEAT, datant du 08 et du 15 Septembre 1996.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète NL21 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie au 13 Octobre 2004 à une distance de 2.08 UA du Soleil. Sa période est de 7,95 ans. L'objet de magnitude 16.8 actuellement ne sera guère plus brillant lors de son passage au périhélie.

 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04S17.html (MPEC 2004-S17)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04S18.htmll (MPEC 2004-S18)

 

La comète P/2004 NL21 (LINEAR) a reçu le 28 Septembre 2004 la désignation permanente de 160P/LINEAR. (MPC 52766)  

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/0160P.html

   


Le 17 Septembre 2004

La vision laser donne de nouveaux yeux au télescope Keck

 

Crédit : W. M. Keck Observatory

 

Le nouveau système d'étoile guide de l'Observatoire W. M. Keck, le système LGS/AO (Laser Guide Star Adaptive Optics), le seul de la sorte sur un très grand télescope, permet aux astronomes d'utiliser l'optique adaptative pour étudier des objets astronomiques avec une résolution sans précédent n'importe où dans le ciel nocture. Le système ouvre aussi la porte à l'image à large champ avec l'optique adaptative.

 

Les nouvelles images du Centre Galactique ont été obtenues le 26 juillet 2004.

 

Crédit : W. M. Keck Observatory

 

http://www2.keck.hawaii.edu/news/science_mtg/gc.html

   


 

Le 17 Septembre 2004

Cinq nouvelles planètes extrasolaires

 

Crédit : Spaceref

 

L'équipe de l'AAPS (Anglo-Australian Planet Search) a confirmé la planète de longue période HD 160691c et a annoncé la détection par Chris McCarthy (San Francisco State University) de la planète HD158457b et les détections de trois nouvelles planètes (HD117618b, HD102117b, HD208487b) par Chris Tinney (Anglo-Australian Observatory).

 

Ce qui porte le nombre des planètes extrasolaires répertoriées à 133, appartenant à 117 systèmes planétaires dont 13 systèmes à multiples planètes.

  

http://www.aao.gov.au/local/www/cgt/planet/index.html

 

http://www.obspm.fr/encycl/HD208487.html

 

http://obswww.unige.ch/~naef/who_discovered_that_planet.html

   


 

Le 16 Septembre 2004

Prédire le destin du Soleil: l'environnement proche des étoiles Mira observé par interférométrie

 

Crédit : NOAO

 

Pour la première fois, une équipe internationale d'astronomes menée par Guy Perrin de l'Observatoire de Paris, et Stephen Ridgway du NOAO (Tucson, Arizona, Etats-Unis) a observé l'environnement proche de cinq étoiles géantes rouges de type Mira, en utilisant des techniques interférométriques. Ils ont constaté que les étoiles Mira baignent dans une coquille de vapeur d'eau et probablement de monoxyde de carbone de la taille de deux fois le rayon stellaire. Étudier ces étoiles Mira est particulièrement intéressant puisqu'elles entrent maintenant dans une étape tardive de l'évolution commune à toutes les étoiles de masse solaire, y compris notre soleil. Par conséquent, ces étoiles illustrent le destin de notre soleil dans cinq milliards d'années. Si une telle étoile, y compris sa coquille de vapeur d'eau, était située à la position du soleil, dans notre système solaire, son extension irait bien au delà de Mars.

  

http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/sep04/mira.fr.shtml

 

http://www.edpsciences.org/journal/index.cfm?edpsname=aa&niv1=others&niv2=press_release&niv3=PRaa200407

 

http://www.noao.edu/outreach/press/pr04/pr20041098.html

   


 

Le 16 Septembre 2004

P/2004 R3 (LINEAR-NEAT)

 

Nouvelles du Ciel

 

Une nouvelle comète périodique de magnitude voisine de 19 a été découverte les 10 et 13 Septembre 2004 par les télescopes de surveillance LINEAR et NEAT.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2004 R3 (LINEAR-NEAT) indiquent un passage au périhélie au 23 Mai 2004 à une distance de 2.14 UA du Soleil. Sa période est de 7,6 ans.

 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04S02.html (MPEC 2004-S02)

 

Les observations supplémentaires indiquent désormais un passage au périhélie au 24 Mai 2004 à 2.14 UA, et une période de 7,46 ans.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04S33.html (MPEC 2004-S33)

Les observations supplémentaires indiquent désormais une période de 7,51 ans.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04S70.html (MPEC 2004-S70)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004R3.html

   


Le 15 Septembre 2004

La poussière de Io

 

Crédit : Galileo Project, JPL, NASA

 

Io, la lune de Jupiter, est parsemée de volcans, les plus chauds et les plus actifs de notre Système solaire. Ces volcans répandent du gaz et de la poussière jusqu'à 400 kilomètres de hauteur en d'imposants panaches, qui dessinent de gracieux arcs lorsque les cendres retombent. Les scientifiques pensent que des flocons de soufre se cristallisent dans les sommets du panache et retombent doucement pour recouvrir le sol coloré de Io.

 

Cependant, quelque chose d'inattendu se produit : au sommet des panaches, un peu de cendres et de poussières qui normalement devraient retomber ne le font pas et, défiant les lois de la gravitation, continuent de monter en accélérant.

 

Crédit : Galileo Project, JPL, NASA

 

Le vaisseau spatial Ulysses a fait la découverte en 1992 où, s'approchant de Jupiter, il a été frappé par un flot insensé de poussières volcaniques. Le flot de poussières, se déplaçant à 300 kilomètres par seconde, a été détecté de nouveau lorsque la sonde Galileo a visité le système jupitérien en 1995. À la différence d'Ulysses, qui a simplement volé devant la planète géante, Galileo s'est installé en orbite. Avec les données accumulées sur plusieurs années, les scientifiques ont corrélé l'activité volcanique avec les événements de poussières et ont montré que les flots de poussières étaient modulés selon le mouvement orbital de Io. En 2000, le vaisseau spatial Cassini passant devant Jupiter avant de rejoindre Saturne, a également été frappé. Ulysses a visité Jupiter de nouveau au début de 2004 et de nouveau le vaisseau a été bombardé.

 

Jupiter est non seulement une planète géante, mais aussi un aimant géant, lequel tourne en 9 heures et 55 minutes. La rotation du champ magnétique produit d'intenses champs électriques autour de Jupiter qui attirent la poussière de Io et l'accélère.

 

http://science.nasa.gov/headlines/y2004/14sep_jupiterdust.htm

   


 

Le 14 Septembre 2004

Les cratères d'impact d'astéroïdes pourraient être le berceau de la vie

 

Crédit : NASA

 

Entre 1998 et 2004, Charles Cockell (British Antarctic Survey) et ses collègues ont recueilli des spécimens de roches du cratère Haugton dans le Canada arctique, un cratère de 24 kilomètres de large situé dans l'Île de Devon. Le cratère est le résultat d'un événement d'impact survenu il y a 23 millions d'années. L'énergie de l'événement est évalué à 100 millions de fois celle de la bombe atomique d'Hiroshima.

 

Cockell et ses collègues ont trouvé que beaucoup de minéraux sombres ou opaques, comme le feldspath, ont été vaporisés au cours de l'explosion initiale, laissant une épaisseur de plusieurs centimètres de roches presque translucides, criblées de trous.

 

En laboratoire, ils ont regardé les échantillons aux microscopes tant électroniques que traditionnels et ont constaté qu'ils étaient recouverts de microbes. Des bactéries photosynthétiques avaient colonisé la couche supérieure translucide des roches, absorbant la lumière du Soleil à travers des dépôts de silicate clairs.

 

Bien que ces microbes soient de notre époque, selon Cockell, des cratères d'impact pourraient être responsables des débuts de la vie sur Terre. La chaleur aurait duré pendant environ 10.000 ans et pourrait avoir fourni assez d'énergie pour que des composés organiques simples se forment en des plus complexes, comme des acides aminés, formant même probablement des molécules pré-biotiques.

 

Une bonne chose dans un trou, est que l'eau y suinte. De l'eau, des organismes et de la chaleur réunis dans le même endroit sont propices à l'évolution de la vie sur Terre.

 

Les résultats suggèrent que les cratères de météorites pourraient être un des meilleurs endroits pour chercher la vie sur d'autres planètes. Des cratères couvrent la surface de Mars et des preuves de la présence d'eau dans le passé de la planète rouge ont été trouvées, faisant de Mars un des endroits les plus probables pour la vie extraterrestre dans le Système solaire.

 

Cockell suggère aussi que des événements d'impacts pourraient avoir temporairement fait fondre l'eau gelée à la surface de Titan, la lune de Saturne, donnant potentiellement une chance à la vie de prospérer.

 

http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99996383

   


Le 10 Septembre 2004

Solis Planum, région de Thaumasia

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Ces nouvelles images, prises par l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) embarqué sur le vaisseau spatial Mars Express, montrent la partie d'un cratère d'impact lourdement érodé à Solis Planum, dans la région Thaumasia, sur Mars.
 
Les images ont été prises au cours de l'orbite 431 en Mai 2004 avec une résolution d'approximativement 48 mètres par pixel. La région montrée est placée au sud de Solis Planum à la longitude 271° Est et à une latitude d'environ 33° Sud.

 

    

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEMH3J0XDYD_0.html

   


 

Le 10 Septembre 2004

La première image d'une planète extrasolaire ?

 

Crédit : ESO

 

Une équipe internationale, associant des astronomes français du Laboratoire d'Astrophysique de Grenoble (Unité mixte de recherche CNRS - Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble), vient de découvrir dans l'environnement proche d'une jeune naine brune, un objet faible et froid qui pourrait être très probablement la première exoplanète jamais imagée. L'image a été obtenue avec le système d'optique adaptative NAOS équipant l'instrument NACO du Very Large Telescope (European Southern Observatory) et développé par un consortium français. Ce résultat sera publié très prochainement dans la revue Astronomy and Astrophysics. Il sera nécessaire d'effectuer de nouvelles observations concernant le mouvement de ces deux objets pour confirmer complètement cette découverte.

 

Les associations d'étoiles proches et jeunes (quelques millions d'années) constituent actuellement des cibles privilégiées pour la recherche d'exoplanètes. A ce stade d'évolution, les exoplanètes sont plus brillantes et plus facilement détectables que leurs équivalents plus vieux ayant par exemple l'âge du système solaire (4,5 milliards d'années).  

 

Les chercheurs ont observé dans l'une de ces associations, TW Hydræ, la jeune naine brune 2M1207, ayant une masse seulement 25 fois supérieure à celle de Jupiter. Grâce à l'instrument NACO  du VLT, ils ont pu détecter dans son environnement proche un objet très faible et froid. Dans le cas où il serait physiquement lié à 2M1207, il se situerait à seulement 55 unités astronomiques, soit 2 fois la distance séparant Neptune du Soleil. Il aurait une masse d'environ 5 fois la masse de Jupiter et une température 10 fois plus chaude. Il s'agirait alors de la première image de planète extrasolaire observée en orbite autour d'un astre autre que le Soleil. Les données spectrales enregistrées révèlent la présence d'eau dans son atmosphère et confirment déjà la nature substellaire de cet astre faible. 

 

Bien qu'il existe une forte probabilité pour que cet objet faible et froid soit gravitationnellement lié à la jeune naine brune 2M1207, cela reste toutefois à confirmer à partir d'observations à différentes époques.

 

Source : Communiqué de Presse du CNRS

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/541.htm

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2004/pr-23-04.html

   


Le 09 Septembre 2004

C/2004 R2 (ASAS)

 

Crédit : ASAS

 

Une nouvelle comète de magnitude voisine de 12 a été découverte le 03 Septembre 2004 sur les images CCD prises par le télescope ASAS-3V dans le cadre du programme de surveillance d'étoiles "All Sky Automated Survey" à Las Campanas (Chili). La comète a également été détectée sur une image datant du 01 Septembre.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2004 R2 (ASAS) indiquent un passage au périhélie au 07 Octobre 2004 à une distance de 0.11 UA du Soleil. Son éclat pourrait être de 2.3 au plus près du Soleil . La comète C/2004 R2 (ASAS) sera trop proche du Soleil pour l'observer aux instruments mais elle sera visible sur les images transmises par le satellite SOHO. Il est cependant peu probable que la comète survive à son passage à une si petite distance du Soleil.

 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04R48.html (MPEC 2004-R48)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004R2.html

 

http://www.astrouw.edu.pl/~gp/asas/asas.html

   


Le 09 Septembre 2004

Cassini découvre un anneau et un petit corps, et probablement deux, autour de Saturne

 

Crédit : NASA/JPL/Space Science Institute

 

Les scientifiques examinant l'anneau F tordu de Saturne, qui les a déconcertés depuis sa découverte, ont trouvé un petit corps, probablement deux, orbitant dans la région de l'anneau F et un anneau de matières associé à la lune de Saturne, Atlas.

 

Un petit objet a été découvert se déplaçant près du bord extérieur de l'anneau F, à l'intérieur de l'orbite de Pandora, une lune de Saturne. L'objet a été vu par le Docteur Carl Murray, membre de l'équipe d'imagerie à l'Université de Londres, dans des images prises le 21 Juin, quelques jours avant l'arrivée de Cassini vers Saturne.

 

Les scientifiques ne peuvent pas encore définitivement dire si l'objet est une lune ou un bloc provisoire. Si c'est une lune, son diamètre est évalué à quatre à cinq kilomètres et elle est placée à 1.000 kilomètres de l'anneau F, l'anneau les plus extérieur de Saturne. Elle est à une distance d'approximativement 141.000 kilomètres du centre de Saturne et à moins de 300 kilomètres de l'orbite de la lune Pandora. L'objet a été provisoirement nommé S/2004 S3.

 

Les scientifiques ne sont pas sûrs que l'objet soit seul. C'est à cause des résultats d'une recherche effectuée sur d'autres images qui pourraient montrer l'objet, en vue de définir exactement son orbite. La recherche par le docteur Joseph Spitale, un scientifique planétaire travaillant avec l'équipe dirigée par le docteur Carolyn Porco (Space Science Institute), a révélé quelque chose d'étrange. D'après Spitale, en cherchant des images complémentaires de l'objet  pour affiner son orbite, l'objet semblait être à l'intérieur de l'anneau F cinq heures après la première observation. S'il s'agit du même objet, alors son orbite croise l'anneau F, ce qui en fait un objet étrange. A cause des implications dynamiques embarrassantes d'avoir un corps qui croise l'anneau, l'objet intérieur aperçu par Spitale est considéré actuellement comme un objet séparé avec la désignation provisoire S/2004 S 4. S4 est approximativement de la même taille que S3.

 

Crédit : NASA/JPL/Space Science Institute

 

En examinant la région de l'anneau F, Murray a aussi détecté un anneau inconnu auparavant, S/2004 1R, associé à la lune de Saturne, Atlas.

 

L'anneau est placé à 138.000 kilomètres du centre de Saturne dans l'orbite de la lune Atlas, entre les anneaux A et F. La largeur de l'anneau est évaluée à 300 kilomètres. L'anneau a été d'abord découvert dans des images prises après l'insertion d'orbite du 01 juillet 2004. Il n'y a aucun moyen de savoir aujourd'hui s'il s'étend entièrement autour de la planète.

 

Les recherches continueront pour de nouvelles détections du nouveau corps ou de corps vus en association avec l'anneau F. Si les deux objets s'avèrent en effet être une unique lune, le nombre des lunes de Saturne sera porté à 34. L'anneau nouvellement découvert s'ajoute au nombre croissant de petits anneaux étroits autour de Saturne.

 

http://www.jpl.nasa.gov/news/news.cfm?release=2004-222

   


Le 09 Septembre 2004

Etoiles à neutrons

 

Crédit : NASA

 

Des scientifiques, en  étudiant l'étoile à neutrons d'un système binaire d'étoiles nommé EXO 0748-676 situé dans la constellation du Poisson volant (Volans) à environ 30.000 années-lumière, ont obtenu leur meilleure mesure de la taille et du contenu d'une étoile à neutrons, un objet ultra-dense contenant la matière la plus étrange et la plus rare dans l'Univers.

 

Cette mesure peut conduire à une meilleure compréhension de la nature des composants - protons, neutrons et leur quarks constitutif - qui sont comprimés à l'intérieur de l'étoile à neutrons.

 

La meilleure estimation faite par Dr. Tod Strohmayer (Goddard Space Flight Center) et son collègue Adam Villarreal (University of Arizona), du rayon d'une étoile à neutrons est de 11,5 kilomètres. La masse semble être 1,75 fois celle du Soleil, plus massive que le prévoyait certaines théories.

 

http://www.gsfc.nasa.gov/topstory/2004/0908nsmatter.html

   


Le 09 Septembre 2004

Sculpture de gaz et de poussières

 

Crédit : ESA, NASA, HEIC and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

Cette nouvelle image du télescope spatial Hubble montre la pleine beauté d'un modèle d'anneaux concentriques. La nébuleuse de l'Oeil du Chat (NGC 6543), déjà photographiée par Hubble en 1994, est une des nébuleuses planétaires les plus complexes jamais vues dans l'espace. Une nébuleuse planétaire se forme lorsque des étoiles semblables au Soleil éjectent doucement leurs couches gazeuses extérieures pour former la nébuleuse brillante avec des formes tordues étonnantes.

 

http://www.esa.int/esaSC/Pr_9_2004_h_en.html

   


Le 08 Septembre 2004

La capsule de la sonde Genesis s'écrase sur Terre

 

Crédit : AFP

 

La capsule de la sonde Genesis portant les précieux échantillons de vent solaire est entrée dans l'atmosphère à 15h54 UT. Les hélicoptères, chargés d'attraper au vol la capsule avant qu'elle n'atteigne le sol, attendaient comme prévu au-dessus de l'Utah (Etats-Unis). Mais le parachute chargé d'amortir la descente ne s'est pas ouvert. La capsule est entrée en collision avec le sol du désert de l'Utah à la vitesse de 311 km/h. Sa récupération pourrait prendre un certain temps. En effet, les charges explosives conçues pour ouvrir le parachute pourraient être toujours en état de fonctionner et pourraient exploser lors des manipulations.

 

La mission Genesis a été lancée en 2001 et placée en orbite au point de Lagrange L1 du système Terre-Soleil pour récupérer, grâce à ses collecteurs de silicium pur, d'or, de saphir et de diamant, des particules de vent solaire.

 

Les ingénieurs et techniciens du JPL vont maintenant voir si malgré la violence de l'impact on peut quand même analyser les pièges à particules.

 

http://www.nasa.gov/home/hqnews/2004/sep/HQ_04292_Genesis_status.html

 

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/3638926.stm

 

http://www.planetastronomy.com/astronews/astronews-net-8sept04.htm#GENESIS 

   


Le 08 Septembre 2004

Le feu dans les galaxies des Antennes

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/Z. Wang (Harvard-Smithsonian CfA); visible : M.Rushing/NOAO

 

Le télescope spatial Spitzer a tourné sa vue infrarouge sur une collision galactique majeure et a été témoin, non de la mort, mais d'un nid grouillant de vie. Les galaxies en collision, appelées les galaxies des Antennes, sont dans un processus de fusion. En se mélangeant l'une à l'autre, elles expulsent d'énormes bandes d'étoiles et de nuages de poussières. En scrutant en infrarouge cette poussière, le Spitzer a trouvé une population cachée d'étoiles qui viennent de naître.

 

Les galaxies des Antennes sont un exemple classique d'une fusion galactique en action. Ces deux galaxies en spirale, situées à 68 millions années-lumière de distance de la Terre, ont commencé à tomber l'une dans l'autre autour d'un centre commun de gravité il y a environ 800 millions d'années. Comme elles continuent à s'effondrer, les nuages de gaz s'entrechoquent et sont comprimés, donnant naissance à de nouvelles étoiles. Les astronomes pensent que les deux galaxies fusionneront en fin de compte dans une galaxie de forme sphéroïdale.

 

http://www.spitzer.caltech.edu/Media/releases/ssc2004-14/release.shtml

 

   


Le 07 Septembre 2004

Stingray Nebula (Henize 1357)

 

Crédit : NASA/ESA/ Hubble Heritage Team

 

Le télescope spatial Hubble a pris en 1997 cette image de la Nébuleuse Stingray, connue par les astronomes sous le nom de Henize 1357. Il y a vingt-cinq ans, le gaz nébuleux entourant l'étoile mourante au centre n'était pas assez chaud pour rougeoyer.

 

http://www.esa.int/esaSC/SEMSVOW4QWD_index_0.html

 

   


Le 07 Septembre 2004

Contorsions galactiques

 

Crédit : Gemini Observatory Image/Travis Rector, University of Alaska Anchorage

 

Une superbe image publiée aujourd'hui par l'Observatoire Gemini montre les interactions gracieuses d'un ballet galactique. L'image révèle des détails jamais vus auparavant.

 

Les galaxies, membres du célèbre Quintette de Stephan, se déchirent littéralement et sont déformées par les interactions de gravitation.

 

Le Quintette de Stephan a été découvert en 1877 par l'astronome français Edouard Stephan au moyen du télescope Foucault de 80 centimètres de l'Observatoire de Marseille.

 

http://www2.gemini.edu/index.php?option=content&task=view&id=68

   


Le 05 Septembre 2004 - mis à jour le 06/09

P/2004 R1 (McNaught)

 

Nouvelles du Ciel

 

Une nouvelle comète de magnitude 18 a été découverte par R. H. McNaught le 02 Septembre 2004 sur des images CCD prises à l'Observatoire de Sdiding Spring (Australie). (IAUC 8398).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2004 R1 (McNaught) indiquent un passage au périhélie au 30 Août 2004 à une distance de 0.98 UA du Soleil. Sa période est de 5,4 ans.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04R24.html (MPEC 2004-R24)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2004R1.html

   


Le 03 Septembre 2004

Le réveil d’Huygens

 

Crédit : NASA/JPL/Caltech

 

Le réveil d’Huygens

 

Après sept ans de voyage, la sonde européenne Huygens, montée sur l’orbiteur Cassini, est parvenue en orbite autour de Saturne. Elle entame désormais son réveil en vue de son largage en décembre à destination de Titan.

 

La Côte d’Azur est connue pour attirer les célébrités du monde entier. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il lui arrive aussi d’envoyer des ambassadeurs bien au-delà des limites de notre planète. En effet, c’est sur le site d’Alcatel Space à Cannes, à une vingtaine de minutes à pied de la célèbre Croisette, qu’a été conçue la sonde Huygens qui plongera dans l’atmosphère de Titan, la plus grosse lune de Saturne, le 14 janvier prochain.

 

A six mois de cette échéance, le 14 juillet dernier, les équipes cannoises étaient donc à pied d’œuvre pour participer au premier « check-up » de la sonde après le succès de l’insertion en orbite du composite Cassini-Huygens, deux semaines auparavant. Les opérations étaient menées depuis l’ESOC, le centre de contrôle opérationnel de l’ESA à Darmstadt, en Allemagne.

 

« En fait, nous avons effectué des vérifications de l’état de santé de la sonde tous les six mois depuis le lancement et ce dernier bilan est le 14e en sept ans », rappelle Anne-Marie Schipper, responsable du programme Huygens chez Alcatel Space. « La différence, c’est que cette fois-ci nous sommes autour de Saturne ».

 

L’arrivée dans le domaine saturnien, qui était l’une des phases critiques de la mission, avec une mise à feu du moteur principal de Cassini pendant 96 minutes et deux passages dans le plan des anneaux à faible distance de la planète géante, s’est déroulée sans anicroche.

 

« Nous avons confirmation que la sonde est en parfaite santé, tout est nominal » annonce Jean-Pierre Lebreton, chef de projet scientifique d’Huygens à l’ESTEC, le centre technique de l’ESA à Noordwijk, aux Pays-Bas.

 

Réactiver les batteries

 

Les activités importantes du « réveil » de la sonde commenceront en septembre. « Nous allons changer de rythme, un peu comme avant un lancement », explique Anne-Marie Schipper. Cela va passer par une remise en route de tous les équipements de la sonde et notamment par la réactivation des batteries, qui sont restées inertes depuis sept ans. Dépourvue de générateurs solaires, la sonde Huygens a en effet été alimentée jusqu’à présent par l’orbiteur Cassini, qui tire lui-même son énergie de générateurs nucléaires radio-isotopiques. Une fois séparée de Cassini, elle ne pourra plus compter que sur ses batteries chimiques.

 

Fin 2003, des essais de puissance ont été effectués sur des batteries identiques - stockées sur Terre depuis le lancement - dans les laboratoires, spécialisés de l’ESTEC. Un test de réactivation a aussi été effectué en Allemagne avec le modèle d’ingénierie de la sonde dans le courant du mois de juillet.

 

« Le stockage sur Terre offrait de moins bonnes conditions que celles rencontrées par les vrais batteries dans l’espace » note Anne-Marie Schipper. « Néanmoins, les performances obtenues ont été meilleures que ce que nous avions prévu. »

 

Autre réactivation de grande importance, celle du « minuteur » d’Huygens. C’est lui qui activera les équipements à bord de la sonde vingt jours après son largage et quelques heures avant qu’elle n’aborde l’atmosphère de Titan. Par la suite, ce seront des accéléromètres qui déclencheront les activités automatiques lors de la rentrée proprement dite.

 

7, 13 voire 22 ans pour toucher au but

 

L’établissement cannois d’Alcatel Space, qui constituait alors la division Satellites d’Aerospatiale, a été sélectionné en 1991 comme maître d’œuvre de la sonde Huygens, à la tête d’une équipe de 40 industriels et laboratoires répartis dans toute l’Europe. Les activités industrielles proprement dites ont débuté l’année suivante. L’intégration de la sonde proprement dite a eu lieu chez DASA (aujourd’hui Astrium), à Ottobrunn, en Allemagne.

 

Depuis le 15 octobre 1997, Huygens est dans l’espace et l’un des grands défis aurait pu être de maintenir les équipes chez les industriels.

 

« Huygens est un programme passionnant et les gens ne le quittent pas vraiment », plaisante Anne-Marie Schipper. Cette ancienne du centre de recherche aéronautique et spatial des Pays-Bas (NLR) n’a rejoint l’équipe qu’en 2002, mais « la vieille équipe » est toujours là pour apporter son soutien. « Le directeur de programme est parti l’an dernier, mais il est toujours là quand on en a besoin. L’ingénieur système est là depuis le début. »

 

Du côté des scientifiques, « le sentiment est un mélange d’impatience et de nervosité » confie Jean-Pierre Lebreton. Il faut dire que certains travaillent sur ce programme depuis plus de 20 ans, la première proposition scientifique à l’ESA remontant à 1982 ! Mais il y a peu de temps pour les états d’âme : « il reste beaucoup à faire jusqu’au largage et nous sommes un peu sous pression ».

 

« Les scientifiques ont toujours été très impliqués dans l’ingénierie de la mission », confirme Anne-Marie Schipper. « Tout au long de la mission nous avons eu des réunions communes tous les trois ou quatre mois et nous avons trouvé une façon de travailler ensemble très ouverte, avec des contacts directs entre les industriels, les laboratoires, l’ESA et le Jet Propulsion Laboratory qui gère la partie américaine ».

 

Premier aperçu de Titan

 

Alors que débute le réveil d’Huygens, les équipes scientifiques européennes et américaines ont commencé à collecter des informations sur Titan avec un premier survol (à 339 000 km) dès le 3 juillet. Les premiers résultats ont été présentés à Paris au cours de l’assemblée du Committee for Space Research (Cospar), le 23 juillet.

 

A bord de Cassini, le spectromètre infrarouge composite a ainsi mesuré les différences de température dans l’atmosphère australe de Titan. Ces mesures ont permis d’établir une carte de la vitesse des vents dans la haute atmosphère. Des pointes à 500 km/h ont été repérées au niveau de l’équateur. « C’est 10 fois plus vite que Lance Armstrong » plaisante Mike Flasar, du Goddard Space Flight Center (GSFC) de la NASA, responsable des études sur le spectre et les vents de Titan.

 

En outre, des prises de vues par le spectromètre de cartographie visible et infrarouge ont permis la première détection du rayonnement du méthane dans la haute atmosphère, vers 600 km d’altitude, au-dessus de la face éclairée de Titan. Ces images suggèrent aussi l’existence d’un très gros cratère et d’une vallée de 2 000 km de long, « comparable à Valles Marineris sur Mars » selon Bob Brown de l’Université de l’Arizona à Tucson, responsable de l’imagerie spectrale de l’atmosphère et de la surface de Titan.

 

« Il ne s’agit encore que de résultats préliminaires qui doivent être confirmés au cours d’un atelier au GSFC début septembre » tempère Jean-Pierre Lebreton, « mais ils correspondent parfaitement à la gamme de valeurs retenues pour la conception d’Huygens, ce qui est plutôt encourageant ! »

 

Dernières consignes de vol

 

Un prochain survol de Titan, à tout juste 1 200 km de distance, est prévu le 26 octobre.

 

Toutes ces données vont venir enrichir les modèles d’atmosphère déjà réalisés à partir des observations des sondes Voyager, du télescope Hubble, de l’observatoire infrarouge ISO de l’ESA ou des occultations d’étoiles observées par les télescopes terrestres.

 

« Nous pouvons décider d’ajuster l’angle d’entrée dans l’atmosphère de plus ou moins un degré en fonction des dernières mesures que nous aurons » explique Jean-Pierre Lebreton. La décision sera prise mi-novembre, un mois avant le largage.

 

« Après la séparation, ce sera 20 jours de vol balistique et de silence » soupire Anne-Marie Schipper, « nous ne retrouverons le contact qu’une fois dans l’atmosphère, lorsque la sonde éjectera son capot supérieur et commencera à transmettre ses mesures. Et encore faudra-t-il attendre que celles-ci nous soient relayées par Cassini ! »

 

La mission principale d’Huygens ne durera que 2h30, le temps de traverser, d’analyser et de caractériser l’atmosphère de Titan, qui pourrait être très similaire à celle de la Terre à la veille de l’apparition de la vie. Cassini pourra relayer les émissions d’Huygens pendant 4h30 avant de passer hors de portée, ce qui laisse espérer que des mesures puissent même être transmises de la surface, si jamais Huygens survit à un atterrissage sur un sol dont aujourd’hui encore on ne sait pratiquement rien.

 

Source : ESA 

http://www.esa.int/export/esaCP/SEMC0A0XDYD_France_0.html

 

   


Le 03 Septembre 2004

Une brillante supernova dans la proche galaxie NGC 2403

 

Crédit : NASA, ESA, A.V. Filippenko (University of California, Berkeley), P. Challis (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics), et al.

 

Cette nouvelle image du télescope spatial Hubble a été prise le 17 août, deux semaines après qu'un astronome amateur a découvert la supernova 2004dj dans la proche galaxie NGC 2403.

 

L'astronome amateur japonais Koichi Itagaki a découvert la supernova le 31 juillet 2004, avec un télescope de 600mm f/7. Des observations complémentaires ont bientôt montré qu'il s'agissait d'une supernova de type II, résultant de l'explosion d'une étoile massive, riche en hydrogène en fin de vie. Le cataclysme est probablement arrivé lorsque le coeur central de l'étoile, constitué de fer, s'est soudainement effondré pour former un objet extrêmement dense appelé une étoile à neutrons.

 

Cette explosion éjecte dans le cosmos des éléments chimiques lourds, produits par des réactions nucléaires à l'intérieur de l'étoile. Comme pour d'autres supernovae de Type II, cette explosion d'étoile fournit la matière première pour les générations futures d'étoiles et de planètes. Les éléments sur Terre comme l'oxygène, le calcium, le fer et l'or proviennent, il y a longtemps, de l'éclatement d'étoiles comme celle-ci.

 

Cette photographie a été obtenue en combinant des images prises par plusieurs filtres avec l'instrument ACS (Advanced Camera for Surveys). Les couleurs mettent en évidence des caractéristiques importantes dans la galaxie. Les jeunes étoiles chaudes sont bleues. Les étoiles plus vieilles et des filets de poussières denses près du coeur de la galaxie sont rouges. Les régions de formation d'étoiles, riches en hydrogène, sont roses. La dense concentration d'étoiles plus vieilles dans le bombement central de la galaxie est jaune.

 

http://hubblesite.org/newscenter/newsdesk/archive/releases/2004/23/

 

Nouvelles du Ciel : 2004dj, une supernova brillante dans la constellation de la Girafe [04/08/2004]

 

 

   


Le 03 Septembre 2004

Jupiter : toujours des cicatrices de la collision cométaire de 1994

 

Crédit : NASA/Hubble Space Telescope Comet Science Team

 

En juillet 1994, une vingtaine de fragments de la comète Shoemaker-Levy 9 (SL9) ont percuté Jupiter, à une latitude d'environ 45°S. Les réactions chimiques à haute température qui ont eu lieu lors des impacts ont créé nombre de constituants nouveaux, dont le cyanure d'hydrogène (HCN) et le monoxyde de carbone (CO). La comète a de plus apporté de la vapeur d'eau qui, pense-t-on, en présence de CO et sous l'action du rayonnement ultraviolet du Soleil, fut graduellement convertie en dioxyde de carbone (CO2). Depuis la collision, ces composés ont diffusé lentement en latitude mais sont encore détectables dix ans après. Une étude, à laquelle ont participé des astronomes de l'Observatoire de Paris, et publiée le 19 août dans la version en ligne du journal Science montre que, contrairement à ce qu'on pouvait attendre, les distributions en latitude de HCN et CO2 sont très différentes. Ce résultat, obtenu à partir de mesures effectuées lors du passage de la sonde Cassini près de Jupiter en décembre 2000, est pour l'instant difficile à expliquer.

 

http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/sep04/jupiter.fr.shtml

 

 

   


Le 02 Septembre 2004

La couronne solaire sous les projecteurs

 

Crédit : NASA Trace Mission

 

Un des plus grands mystères concernant le Soleil est sur le point d'être démêlé par des astrophysiciens solaires du Royaume-Uni. Pourquoi la surface du Soleil a une température d'environ 6.000 degrés Celsius alors que la couronne qui l'entoure peut atteindre une température de deux millions de degrés?

 

En utilisant conjointement le satellite de l'ESA/NASA (Solar and Heliospheric Observatory) avec une autre mission de la NASA appelée TRACE, les chercheurs ont recueilli assez de données pour former deux théories rivales pour expliquer le réchauffement de la couronne et pensent maintenant que le fort champ magnétique du Soleil est responsable de ce phénomène unique.

 

La théorie de la "vague de réchauffement" propose que le champ magnétique du Soleil transporte des vagues de chaleur de la surface du Soleil et les déverse dans la couronne.

 

L'autre mécanisme rival est dépendant de la torsion du champ magnétique du Soleil au-delà du point de rupture.

 

http://www.pparc.ac.uk/Nw/soho15.asp

 

 

   


Le 02 Septembre 2004

Comètes SOHO : C/2004 P2, P3, P4, P5

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Des comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par la circulaire MPEC 2004-R02. Ces comètes appartiennent au groupe de Kreutz.

 

C/2004 P2 (SOHO) (J. Sachs)

C/2004 P3 (SOHO) (D. Evans)

C/2004 P4 (SOHO) (X. Leprette)

C/2004 P5 (SOHO) (S. Hua)

 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04Q11.html (MPEC 2004-R02)

 

 

   


Le 01 Septembre 2004

Décès de Fred Lawrence Whipple, l'un des derniers géants de l'astronomie du 20ème siècle

 

Crédit : Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics

 

Fred Lawrence Whipple, l'un des derniers géants de l'astronomie du 20ème siècle, est décédé le 30 Août 2004, peu avant son 98ème anniversaire (né le 05 Novembre 1906).

 

Whipple proposa en 1950 un modèle de structure de noyaux cométaires dit "de la boule de neige sale", confirmé par les sondes spatiales lors du survol de la comète de Halley en 1986. Whipple étudia la relation entre les comètes et les essaims de météorites, la formation et l'évolution du système solaire. Il était également le découvreur de six comètes.

 

http://www.cfa.harvard.edu/press/pr0428.html

 

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/3614064.stm

   


  

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Contact : Gilbert Javaux