Nouvelles du Ciel d'Août 2015

 

 

 

Les Titres

 

Les ailes du papillon [30/08/2015]

Rosetta, la quête des origines de la vie [28/08/2015]

Hubble découvre que le quasar le plus proche est alimenté par un trou noir double [27/08/2015]

Comètes P/2015 P4 (PANSTARRS), C/2015 Q1 (Scotti) [19/08/2015]

Fratrie d'étoiles [19/08/2015]

Hubble de la NASA détecte des supernovae au « mauvais endroit au mauvais moment » [13/08/2015]

Comètes P/2007 V2 = 2015 P1 (Hill), P/2002 Q1 = 2015 P2 (Van Ness), C/2015 P3 (SWAN) [13/08/2015]

Cartographier la lente agonie de l'Univers [10/08/2015]

Hubble trouve la preuve de naissance d'étoiles de la galaxie réglée par la fontaine de trou noir [06/08/2015]

Le fantôme d'une étoile en fin de vie [05/08/2015]

Atlantis Chaos [03/08/2015]

 

 

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La chimie intérieure de planète lointaire pourrait différer de la nôtre : Comme les astronomes continuent de trouver de nouvelles planètes rocheuses autour d'étoiles lointaines, les physiciens à haute pression envisagent ce que les intérieurs de ces planètes pourraient être et comment leur chimie pourrait différer de celle trouvée sur Terre. De nouveaux travaux d'une équipe dont trois scientifiques de Carnegie démontrent que différents composés de magnésium pourraient être abondants à l'intérieur d'autres planètes par rapport à la Terre. Leurs travaux sont publiés par Scientific Reports.

 

Abell 1033 : Les données de Chandra suggèrent que la collision géante a déclenché « Radio Phoenix » : Des astronomes ont trouvé des preuves d'un nuage atténué d'électrons "revenant à la vie," tout comme le phénix mythique, après que deux amas de galaxies soient entrés en collision. Cette « radio phoenix », ainsi nommée parce que les électrons de haute énergie rayonnent principalement à des fréquences radio, se trouve dans Abell 1033. Le système se trouve à environ 1,6 milliards d'années-lumière de la Terre.

 

Des graines interstellaires pourraient créer des oasis de vie : Nous n'avons qu'un seul exemple d'une planète avec de la vie : la Terre. Mais dans la prochaine génération, il devrait être possible de détecter des signes de vie sur des planètes orbitant autour d'étoiles lointaines. De nouvelles recherches menées par les astrophysiciens de Harvard montrent que si la vie peut voyager entre les étoiles (un processus appelé panspermie), elle se propage dans un modèle caractéristique que nous pourrions potentiellement identifier.

 


30 Août 2015

Les ailes du papillon

 

Crédit : ESA/Hubble & NASA. Acknowledgement: Judy Schmidt

 

Les couleurs chatoyantes visibles sur cette image du télescope spatial Hubble de la NASA/ESA montrent la complexité remarquable de la nébuleuse Twin Jet. La nouvelle image met en évidence les enveloppes de la nébuleuse et ses noeuds de gaz en expansion dans des détails surprenants. Deux lobes irisés de matériel s'étendent vers l'extérieur depuis un système stellaire central. Au sein de ces lobes deux énormes jets de gaz s'écoulent depuis le système stellaire à des vitesses supérieures à 1 million de kilomètres/heure.

 

Crédit : ESA/Hubble & NASA. Acknowledgement: Judy Schmidt

 

Le papillon cosmique représenté sur cette image du télescope spatial Hubble de la NASA/ESA porte beaucoup de noms (Minkowski's Butterfly, Wings of a Butterfly Nebula, Butterfly Nebula). Il est appelé la nébuleuse Twin Jet (Twin Jet Nebula) ainsi que répond au nom un peu moins poétique de PN M2-9.

 

Le M de ce nom se réfère à Rudolph Minkowski, un astronome germano-américain qui découvrit la nébuleuse en 1947. Le PN, quant à lui, se réfère au fait que M2-9 est une nébuleuse planétaire. Les enveloppes rougeoyantes de gaz et en expansion clairement visibles sur cette image représentent les dernières étapes de la vie pour une vieille étoile de faible à intermédiaire masse. L'étoile n'a pas seulement éjecté ses couches extérieures, mais le noyau restant exposé illumine maintenant ces couches - aboutissant à un magnifique spectacle de lumière comme celui vu ici. Toutefois, la nébuleuse Twin Jet n'est pas n'importe quelle nébuleuse planétaire, c'est une nébuleuse bipolaire.

 

Les nébuleuses planétaires ordinaires ont une étoile en leur centre, les nébuleuses bipolaires en ont deux, dans un système d'étoile binaire. Les astronomes ont trouvé que les deux étoiles dans cette paire ont chacune environ la même masse que le Soleil, allant de 0,6 à 1,0 masse solaire pour la plus petite des étoiles et de 1,0 à 1,4 masse solaire pour sa compagne plus grande. La plus grande étoile se rapproche de la fin de ses jours et a déjà éjecté ses couches extérieures de gaz dans l'espace, tandis que sa partenaire est plus évoluée et est une petite naine blanche.

 

La forme caractéristique des ailes de la nébuleuse Twin Jet est probablement causée par le mouvement des deux étoiles centrales l'une autour de l'autre. On croit qu'une naine blanche orbite autour de son étoile partenaire et donc le gaz éjecté de l'étoile mourante est étiré en deux lobes plutôt que de s'étendre comme une sphère homogène. Toutefois, les astronomes se demandent si tous les nébuleuses bipolaires sont créées par des étoiles binaires. Pendant ce temps, les ailes de la nébuleuse sont encore en croissance et, en mesurant leur expansion, les astronomes ont calculé que la nébuleuse a été créée il y a seulement 1200 ans.

 

Dans les ailes, commençant du système stellaire et s'étendant horizontalement vers l'extérieur comme des veines se trouvent deux taches bleues pâles. Même si celles-ci peuvent sembler subtiles par rapport aux couleurs arc-en-ciel de la nébuleuse, ce sont en fait des jets jumeaux violents s'écoulant dans l'espace à des vitesses supérieures à 1 million de kilomètres/heure. Il s'agit d'un phénomène qui est une autre conséquence du système binaire au cœur de la nébuleuse. Ces jets changent lentement leur orientation, en précession dans les lobes car ils sont attirés par la gravité incontrôlable du système binaire.

 

Les deux étoiles au coeur de la nébuleuse tournent l'une autour de l'autre en à peu près 100 ans. Cette rotation ne crée pas seulement les ailes de papillon et les deux jets, elle permet aussi que la naine blanche arrache le gaz de sa compagne plus grande, lequel forme alors un grand disque de matière autour des étoiles, s'étendant jusqu'à 15 fois l'orbite de Pluton ! Même si ce disque est d'une taille incroyable, il est beaucoup trop petit pour être vu sur l'image prise par Hubble.

 

Une image antérieure de la nébuleuse Jet Twin en utilisant les données recueillies par la Wide Field Planetary Camera 2 de Hubble a été été publiée en 1997. Cette nouvelle version intègre des observations plus récentes provenant du télescope Space Telescope Imaging Spectrograph (STIS).

 

Une version de cette image faisait partie du concours de traitement d'images des Trésors cachés du Hubble, soumise par le candidat Judy Schmidt.

 

http://sci.esa.int/hubble/56391-the-wings-of-the-butterfly-heic1518/

 

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2015/08/The_Twin_Jet_Nebula

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Découvrir des galaxies actives obscurcies par la poussière à mesure qu'elles grandissent : Un groupe de chercheurs de l'Université d'Ehime, de l'Université de Princeton et du National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ) entre autres a effectué une recherche appronfondie pour les galaxies obscurcies par la poussière (Dust Obscured Galaxies, DOGs) à l'aide de données obtenues à partir du Subaru Strategic Program avec l'instrument Hyper Suprime-Cam (HSC). HSC est une nouvelle caméra à champ large montée au foyer principal du télescope Subaru et est un instrument idéal pour la recherche de cette catégorie rare et importante de galaxies. Le groupe de recherche a découvert 48 DOGs et a mesuré la façon dont elles sont communes. Étant donné que les DOGs sont susceptibles d'abriter un trou noir en pleine croissance dans leurs centres, ces résultats nous donnent des indices pour comprendre l'évolution des galaxies et des trous noirs supermassifs.

 


 

L'équipe de New Horizons sélectionne la cible potentielle du survol de la ceinture de Kuiper : La NASA a choisi la potentielle nouvelle destination à visiter pour la mission New Horizons après son survol historique du système de Pluton. La destination est un petit objet de la ceinture de Kuiper connu sous le nom de 2014 MU69 qui orbite à près d'un milliard et demi de kilomètres au-delà de Pluton. New Horizons effectuera un série de quatre manoeuvres fin Octobre et début Novembre pour règler sa course en direction de 2014 MU69 - surnommé “PT1” (pour “Potential Target 1”) – que la sonde espère atteindre le 01 Janvier 2019.

 


28 Août 2015

Rosetta, la quête des origines de la vie

 

Crédit : ESA

 

Plus d'un an après le rendez-vous de Rosetta avec la comète Tchouri, la sonde et son atterrisseur Philae ont rempli en très grande partie leur mission : les données qu'ils ont fait parvenir aux scientifiques bouleversent notre vision des comètes et nous offrent de nouvelles perspectives sur les origines de la vie.

 

A l'ESA, on prépare déjà la dernière partie du voyage de Rosetta aux côtés de la comète. La sonde a récemment vécu une "période intense": elle a pu l'observer à son périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil, là où son activité se réveille – l‘énergie solaire croissante réchauffe les glaces souterraines de la comète qui rejette alors des gaz et des poussières -. Pour se protéger, Rosetta a dû s‘éloigner de plusieurs centaines de kilomètres. Dans l'opération, celle-ci a perdu le contact avec Philae.

 

Crédit : ESA

Accès à la vidéo

 

Rosetta rétablira-t-elle le contact avec Philae ?

 

"Bien sûr, on rêve de pouvoir communiquer de nouveau avec lui et de recevoir à nouveau des données scientifiques en provenance de la surface, par exemple, des images qui pourraient nous montrer en quoi le sol est différent aujourd'hui après le périhélie, de ce qu'il était en novembre," insiste Stephan Ulamec, manager de l'atterrisseur au DLR à Cologne en Allemagne où est installée l‘équipe aux commandes de Philae.

 

Ses membres gardent l'espoir que le robot se fasse de nouveau entendre. D'ici au 21 septembre, il pourrait y avoir des moments propices. "Pendant ces laps de temps qui durent environ une heure à deux heures et interviennent deux fois par jour, on essaie d'envoyer des ordres à l'atterrisseur et de communiquer avec lui," explique Cinzia Fantinati, manager du Centre de contrôle de l'atterrisseur.

 

Si Philae s'avère capable de capter le signal et de faire fonctionner ses instruments, les scientifiques auront alors une dernière chance de réaliser des tests importants, voire de mener des opérations complexes comme de réaliser des forages.

 

Des briques élémentaires de la vie

 

Pour autant, l'atterrisseur a déjà livré beaucoup : les données envoyées lors de sa descente vers Tchouri accréditent un peu plus l'idée que les comètes aient joué un rôle-clé dans l'apparition de la vie. "Nous avons découvert diverses molécules organiques. Un résultat qui désormais, doit être pris en compte dans nos théories sur la formation de la vie : comprendre comment les sucres, les acides aminés ont pu se former sur Terre si ces matières organiques – ces molécules prébiotiques – ont été apportées sur Terre par les comètes," explique Stephan Ulamec. "Ce sont les briques élémentaires de la vie, ce ne sont pas des organismes vivants, ce sont des éléments qui peuvent aboutir à la création de la vie," précise Matt Taylor, Responsable scientifique sur le projet Rosetta (ESA).

 

L'arrêt de la mission Rosetta – entamée en 2004 – a été reporté de neuf mois, jusque fin septembre 2016. Mais les occasions de faire avancer la science vont se raréfier : la comète s‘éloignera de plus en plus du Soleil et la lumière deviendra trop faible pour pouvoir recharger les batteries de Rosetta et Philae. A terme, la sonde, vaisseau-mère de Philae, rejoindra son "enfant" sur Tchouri.

 

Rosetta finira sa course sur la comète

 

"Lors des dernières semaines de la mission, indique Andrea Accomazzo, Directeur de vol de la mission Rosetta (ESA), on a l'intention de faire une descente en spirale en direction de la comète. On pense être en mesure de voler très près – bien en dessous de 10 km de distance -, poursuit-il, il est très probable que nous puissions prendre des images spectaculaires à de très courtes distances ; puis à la fin, on laissera l'engin se poser ou heurter la surface."

 

Neuf mois après l'arrivée de Philae sur la comète, la mission a permis d'accroître de manière spectaculaire, nos connaissances sur ce type de corps céleste, mais aussi d'alimenter notre fascination pour l'exploration spatiale. "Rosetta est l'une des missions spatiales les plus fantastiques de l'Histoire, assure Andrea Accomazzo. D'un point de vue scientifique, nous avons exploré un monde qui était totalement inexploré. (…) On a pu voir que cette mission a attiré beaucoup d'attention dans le monde entier, suscité beaucoup d‘émotion, ajoute-t-il, et c'est quelque chose qui sera toujours gravé dans nos cœurs."

 

Source : ESA http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Rosetta_la_quete_des_origines_de_la_vie

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


27 Août 2015

Hubble découvre que le quasar le plus proche est alimenté par un trou noir double

 

Artwork Credit: NASA, ESA, and G. Bacon (STScI)

 

Les quasars sont de la lumière fantastique. Ces brillants noyaux de galaxies actives brillent avec l'éclat d'une centaine de milliards d'étoiles comprimées dans une région de l'espace pas plus grande que notre Système solaire. Les trous noirs supermassifs, avec des millions ou des milliards de fois la masse de notre Soleil, sont la seule puissance imaginable derrière ces tsunamis d'énergie brute.

 

Les astronomes du télescope spatial Hubble ont jeté leur dévolu sur le quasar le plus proche de la Terre, Markarian 231, situé à 581 millions d'années-lumière de distance. Les trous noirs - même supermassifs - sont trop compacts pour être résolu par n'importe quel télescope aujourd'hui. Aussi, les astronomes ont fait la meilleure chose, mesurer toute la lumière d'un disque de matériau en chute autour du trou noir. Le rayonnement ultraviolet - seulement mesurable par Hubble - a révélé la preuve d'une étrange lacune dans le disque. Au lieu d'être en forme de galette, on dirait qu'il a un gros trou de beignet. La meilleure explication pour la trouée est que deux trous noirs sont en orbite l'un autour de l'autre dans une danse vertigineuse qui alimente les feux d'artifice du quasar. Ceux-ci creusent le vide. Le deuxième trou noir doit provenir d'une plus petite galaxie qui a fusionné avec Markarian 231 pour enflammer le quasar il y a environ 1 million d'années.

 

Artwork Credit: NASA, ESA, and G. Bacon (STScI)

Science Credit: NASA, ESA, C.-S. Yan and Y. Lu (National Astronomical Observatories, Chinese Academy of Sciences, Beijing), X. Dai (University of Oklahoma), and Q. Yu (Kavli Institute for Astronomy and Astrophysics, Peking University, Beijing)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/31/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Dawn envoie des scènes plus nettes de Cérès : Les vues les plus proches à ce jour de Cérès, délivrées par la sonde Dawn de la NASA, montrent les caractéristiques du petit monde dans des détails sans précédent, incluant la haute montagne conique de Cérès; des caractéristiques de formation de cratère et d'étroites fractures entrelacées.

 

Première année d'observations scientifiques pour Gaia : Vendredi dernier, le 21 Août, l'arpenteur de milliards d'étoiles de l'ESA, Gaia, a achevé sa première année d'observations scientifiques dans son mode d'étude principal.

 


 

Le tumultueux coeur de notre Galaxie : Cette nouvelle image de puissants vestiges d'étoiles mortes et leur puissante action sur le gaz environnant de l'Observatoire XMM-Newton à rayons X de l'ESA révèle quelques-uns des processus les plus intenses qui se déroulent au centre de notre galaxie, la Voie lactée.

 

Découverte de méga-yardangs à la surface de Titan : Titan, la plus grosse lune de Saturne, est le seul satellite du système solaire à posséder une atmosphère. Il est étudié actuellement par la mission Cassini-Huygens : presque tous les mois, un survol de la lune permet d'imager sa surface grâce à l'instrument Radar qui « voit » à travers son atmosphère opaque. C'est ainsi qu'ont été découverts des lacs et mers de méthane liquide dans les régions polaires et de vastes champs de dunes linéaires dans les régions équatoriales. A des latitudes intermédiaires, autour de 40°N, plusieurs structures linéaires et fortement diffusantes pour le radar de Cassini ont été repérées : elles présentent une analogie de forme avec les méga-yardangs existant sur Terre.

 

Le trou noir dans NGC 1277 est-il vraiment obèse ? : Il est bien connu que chaque galaxie abrite dans son noyau un trou noir super-massif, de masse égale à 0,2-1% de la masse de son bulbe. Récemment quelques exceptions de trous noirs plus massifs auraient été découvertes, même si cela est encore débattu. La galaxie lenticulaire NGC 1277 dans l'amas Persée abrite le plus grand trou noir jamais observé, estimé avec des mesures cinématiques stellaires à environ 50% de la masse du bulbe ! Certains astronomes ont contesté cette valeur, qui pourrait n'être due qu'à un modèle erroné de la cinématique stellaire, en plus d'une sous-estimation de la masse du bulbe, de telle sorte que la masse du trou noir de NGC 1277 ne dépasserait pas quelques % de la masse du bulbe. Une équipe internationale d'astronomes, dirigée par trois chercheurs de l'Observatoire de Paris, a obtenu pour la première fois une carte du gaz moléculaire dans le noyau de cette galaxie, et la cinématique du gaz, qui se modélise plus simplement que la cinématique stellaire, favorise une grande masse du trou noir, bien supérieure à 1% de la masse du bulbe.

 


 

Qu'est-ce qui fait chanter la comète ? A la fin de l'année dernière, Rosetta Plasma Consortium (RPC) a annoncé que la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, que la sonde Rosetta de l'ESA a étudié en détail depuis août 2014, chantait dans l'espace. Maintenant, dans un article publié dans la revue en accès libre Annales Geophysicae de l'European Geosciences Union, l'équipe de RPC révèle plus de détails sur la chanson de 67P/C-G's, y compris pourquoi la comète chantait.

 

Est-ce que les fractures de la comète conduisent à l'évolution de la surface ? Un stress thermique extrême subi par une comète lorsqu'elle orbite autour du Soleil pourrait expliquer la vaste fracturation dont on suppose qu'elle conduit à l'érosion de la surface à long terme, disent les scientifiques de Rosetta analysant des images haute résolution de la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko.

 

La formation du Système solaire ne signifie pas une chose sans cette rotation : De nouveaux travaux d'Alan Boss et de Sandra Keiser de Carnegie fournissent de surprenants nouveaux détails sur le déclencheur qui a pu commencer les premières phases de formation des planètes dans notre Système solaire. Ils sont publiés par The Astrophysical Journal.

 


19 Août 2015

Comètes P/2015 P4 (PANSTARRS), C/2015 Q1 (Scotti)

 

Nouvelles du Ciel

 

P/2015 P4 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte sur les images CCD obtenues le 14 Août 2015 par les membres de l'équipe de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) avec le télescope Ritchey-Chretien de 1.8m de Haleakala, Hawaii. L'objet figurait également sur les images obtenues le 24 Juillet 2015. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par les observations de R. Holmes (Astronomical Research Observatory, Westfield), P. Dupouy et J. B. de Vanssay (Observatoire de Dax), A. Maury et J.-F. Soulier (CAO, San Pedro de Atacama), W. H. Ryan (Magdalena Ridge Observatory, Socorro), et J. V. Scotti (LPL/Spacewatch II).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2015 P4 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 18 Janvier 2016 à une distance d'environ 2,5 UA du Soleil, et une période d'environ 14,9 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15Q24.html (MPEC 2015-Q24)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 19 Janvier 2016 à une distance d'environ 2,5 UA du Soleil, et une période d'environ 15,0 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15Q71.html (MPEC 2015-Q71)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2015%20P4;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2015 Q1 (Scotti)

Jim Scotti a découvert une nouvelle comète sur les images prises le 18 Août 2015 avec le télescope Spacewatch de 0.9-m de Kitt Peak. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par les observations de H. Sato (via iTelescope Observatory, Siding Spring), J.-F. Soulier (Maisoncelles), P. Dupouy et J. B. de Vanssay (Observatoire de Dax), A. Maury et J.-F. Soulier (CAO, San Pedro de Atacama), W. H. Ryan (Magdalena Ridge Observatory, Socorro), et R. Ligustri (via iTelescope Observatory, Mayhill).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2015 Q1 (Scotti) indiquent un passage au périhélie le 02 Octobre 2015 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15Q25.html (MPEC 2015-Q25)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 09 Septembre 2015 à une distance d'environ 1,7 UA du Soleil, et une période d'environ 6,3 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15S04.html (MPEC 2015-S04)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20Q1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


19 Août 2015

Fratrie d'étoiles

 

Crédit : ESO

 

Les amas ouverts d'étoiles tels que celui-ci ne constituent pas seulement de parfaits sujets de photographies. La plupart des étoiles naissent au sein d'amas que les astronomes peuvent utiliser comme des laboratoires d'étude de l'évolution et de la mort des étoiles. L'amas qui figure sur cette image a été capturé par la Caméra à Grand Champ (WFI) installé à l'Observatoire de La Silla de l'ESO. Baptisé IC 4651, il est riche d'étoiles nées en son sein, aux caractéristiques désormais variées.

 

Le riche amas ouvert d'étoiles IC 4651 - Crédit : ESO

 

Cette nouvelle image de l'ESO constellée de points brillants est celle de l'amas ouvert d'étoiles IC 4651. Il se situe dans la Voie Lactée, au cœur de la constellation de l'Autel, à quelque 3000 années-lumière de la Terre. L'amas est âgé d'environ 1,7 milliard d'années – ce qui correspond à l'âge moyen des amas catalogués à ce jour. IC 4651 a été découvert par Solon Bailey, qui fut le premier à fonder un observatoire sur l'un des sommets de la Cordillère des Andes. IC 4651 a été référencé en 1896 par l'astronome dano-irlandais John Louis Emil Dreyer.

 

A notre connaissance, la Voie Lactée abrite plus d'un millier d'amas ouverts semblables à celui-ci. Nombre d'entre eux ont déjà fait l'objet d'études détaillées. Leurs observations ont permis d'approfondir notre connaissance de la formation et de l'évolution de la Voie Lactée ainsi que des étoiles individuelles qu'elle renferme. Elles permettent également aux astronomes de tester leurs modèles d'évolution stellaire.

 

Toutes les étoiles de l'amas IC 4651 se sont formées à une époque semblable à partir d'un seul et même nuage de gaz [1]. Ces étoiles parentes sont faiblement liées entre elles par l'attraction gravitationnelle ainsi que par le gaz environnant. De plus, les étoiles de l'amas interagissent avec d'autres amas et des nuages de gaz de la galaxie hôte. Enfin, le gaz dans lequel elles baignent est soit converti en de nouvelles étoiles, soit balayé hors de l'amas. Par conséquent, la structure de l'amas change progressivement. A terme, la masse restante dans l'amas devient suffisamment faible pour que les étoiles s'échappent à leur tour. De récentes observations de l'amas IC 4651 ont ainsi établi la masse totale de l'amas à 630 masses solaires [2] – ce qui est bien inférieur aux 5300 masses solaires correspondant aux 8300 étoiles susceptibles d'avoir initialement peuplé l'amas.

 

De par l'âge avancé de cet amas, sa perte de masse résulte en partie de l'explosion de ses étoiles les plus massives en supernovae. Toutefois, la plupart des étoiles “perdues” n'ont pas encore atteint la fin de leur existence – elles ont simplement évolué. Elles ont été arrachées de l'amas au voisinage d'un vaste nuage de gaz ou lors d'une rencontre avec un amas voisin, ou se sont simplement éloignées.

 

Certaines de ces étoiles “perdues” peuvent encore être liées gravitationnellement à l'amas et orbiter à grande distance de ce dernier. D'autres se sont éloignées pour se joindre à un amas extérieur, ou se sont établies ailleurs dans la Voie Lactée. Il est probable que le Soleil se soit formé au sein d'un amas semblable à IC 4651, puis qu'il se soit progressivement séparé de ses frères et sœurs et enfin qu'il ait cheminé au travers de la Voie Lactée.

 

Cette image a été acquise au moyen de la Caméra à Grand Champ qui équipe en permanence le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l'Observatoire de La Silla. Cet instrument est constitué de plusieurs détecteurs CDD totalisant 67 millions de pixels et son champ de vue peut couvrir la surface de la pleine Lune. En outre, il permet d'effectuer des observations dans les domaines visible et proche infrarouge, grâce notamment aux 40 filtres disponibles. Pour les besoins de cette image, seuls trois de ces filtres ont été utilisés.

 

Notes :

[1] La plupart des étoiles visibles sur cette image peuplent l'amas IC 4651. Toutefois, les plus brillantes et les plus faibles d'entre elles se situent sur la ligne de visée, en-deçà ou au-delà de l'amas.

 

[2] Ce résultat est bien supérieur en réalité aux chiffres avancés par les études précédentes qui se sont focalisées sur de plus petites zones du ciel, délaissant nombre des étoiles de l'amas situées à grande distance de son cœur.

 

Plus d'informations :  

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1534/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Le vaisseau spatial LADEE de la NASA trouve du néon dans l'atmosphère lunaire : La mince atmosphère de la Lune contient du néon, un gaz couramment utilisé dans les enseignes lumineuses sur la Terre en raison de son intense éclat. Alors que les scientifiques ont spéculé sur la présence du néon dans l'atmosphère lunaire pendant des décennies, la sonde Lunar Atmosphere and Dust Environment Explorer (LADEE) de la NASA a confirmé son existence pour la première fois.

 


 

Cassini effectue le dernier survol proche de la lune Dioné de Saturne : La sonde Cassini de la NASA passera à toute allure auprès de la lune Dioné de Saturne, le lundi 17 août - Le survol proche final de ce satellite glacée au cours de la longue mission de l'engin spatial. L'approche au plus près de Cassini, à environ 474 km de la surface de Dioné, aura lieu à 18h33 UTC. Les contrôleurs de mission s'attendent à ce que les images fraîches commencent à arriver sur Terre deux ou trois jours après la rencontre.

 

Des astronomes découvrent une "jeune Jupiter" exoplanète : Un des meilleurs moyens d'apprendre comment notre Système solaire a évolué est d'observer de plus jeunes systèmes stellaires dans leurs premières étapes de développement. Maintenant, une équipe d'astronomes a découvert une planète comme Jupiter avec un jeune système qui pourrait servir de décodeur pour comprendre comment les planètes se sont formées autour de notre Soleil. La nouvelle planète, appelée 51 Eridani b, est la première exoplanète découverte par le Gemini Planet Imager.  Elle est un million de fois plus faible que son étoile et montre la plus forte signature de méthane jamais détectée sur une planète extraterrestre, ce qui pourrait fournir des indices supplémentaires quant à comment la planète s'est formée.

 

Les scientifiques étudient l'approvisionnement d'azote pour l'atmosphère de Pluton : Les dernières données de la sonde New Horizons de la NASA révèlent diverses fonctionnalités sur la surface de Pluton et une atmosphère dominée par de l'azote gazeux. Cependant, la petite masse de Pluton permet à des centaines de tonnes d'azote atmosphérique de s'échapper dans l'espace chaque heure. Alors, d'où vient tout l'azote?

 

Grand jour de Rosetta dans le Soleil : Rosetta de l'ESA a été le témoin de la comète 67P/Churyumov Gerasimenko faisant son approche au plus près du Soleil. Le moment exact du périhélie est survenu à 02h03 UTC le matin du 13 Juillet, lorsque la comète est venue à environ 186 millions de kilomètres du Soleil.

 


13 Août 2015

Hubble de la NASA détecte des supernovae au « mauvais endroit au mauvais moment »

 

Illustration Credit: NASA, ESA, P. Jeffries and A. Feild (STScI)

 

Que se passe-t-il quand vous trouvez quelque chose au mauvais endroit au mauvais moment ? C'est une question à laquelle les astronomes ont essayé de répondre après avoir trouvé plusieurs explosions d'étoiles en dehors des limites confortables des galaxies, où résident la plupart des étoiles. Ces supernovae capricieuses ont aussi laissé les astronomes perplexes parce qu'elles ont explosé des milliards d'années avant leurs détonations prédites. Des astronomes utilisant les observations archivées de plusieurs télescopes, dont le télescope spatial Hubble, ont développé une théorie d'où ces étoiles condamnées viennent et comment elles sont arrivées à leur actuel domicile.

 

Selon leur scénario, les supernovae étaient autrefois des étoiles dans des systèmes stellaires doubles qui erraient trop près des trous noirs supermassifs jumeaux au centre d'une galaxie en fusion. Le duo de trous noirs a gravitationnellement catapulté les étoiles hors de leurs galaxies d'origine. L'interaction a attiré les étoiles plus près, ce qui a accéléré la fusion entre chaque paire. Finalement, les étoiles se sont déplacées suffisant près pour déclencher une explosion de supernova.

 

Illustration Credit: NASA, ESA, P. Jeffries and A. Feild (STScI)

Science Credit: NASA, ESA, and R. Foley (University of Illinois)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/28/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


13 Août 2015

Comètes P/2007 V2 = 2015 P1 (Hill), P/2002 Q1 = 2015 P2 (Van Ness), C/2015 P3 (SWAN)

 

Nouvelles du Ciel

 

P/2007 V2 = 2015 P1 (Hill)

Krisztian Sarneczky (Konkoly Observatory) a signalé sa redécouverte de la comète P/2007 V2 (Hill) sur les images CCD obtenues par Adam Sodor avec le télescope Schmidt de 0.60-m à la station Piszkesteto de l'Observatoire Konkoly.

 

La comète P/2007 V2 (Hill), découverte initialement par Rik E. Hill sur les images obtenues le 09 Novembre 2007 avec le télescope de 1.5-m dans le cadre du Mt Lemmon Survey, s'était approchée au plus près du Soleil le 31 Juillet 2007 à une distance d'environ 2,7 UA, et avait été observée pour la dernière fois le 10 Février 2008.

 

Pour ce nouveau retour, les éléments orbitaux de la comète P/2007 V2 = 2015 P1 (Hill) indiquent un passage au périhélie le 22 Octobre 2015 à une distance de 2,7 UA du Soleil, et une période de 8,2 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15P21.html (MPEC 2015-P21)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2015%20P1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

http://www.oaa.gr.jp/~oaacs/nk/nk2993.htm

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2007 V2 = 2015 P1 (Hill) a reçu la dénomination définitive de 326P/Hill en tant que 326ème comète périodique numérotée.

 


P/2002 Q1 = 2015 P2 (Van Ness)

R. Wainscoat et R. Weryk ont annoncé la découverte d'un objet appelé une « comète marginale » sur des images prises le 06 Août 2015 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1,8 m à Haleakala. Garreth V. Williams a identifié celle-ci comme une possible redécouverte de la comète P/2002 Q1 (Van Ness). Par la suite, Krisztian Sarneczky (Konkoly Observatory) a indépendamment rapporté sa redécouverte de la comète P/2002 Q1 sur les images CCD non filtrées obtenues le 10 Août 2015 par Adam Sodor avec le télescope Schmidt de 0.60-m à la station Piszkesteto de l'Observatoire Konkoly.

 

La comète P/2002 Q1 (Van Ness), découverte initialement par Michael E. Van Ness (Lowell Observatory) sur les images CCD prises le 17 Août 2002 dans le cadre de LONEOS, s'était approchée au plus près du Soleil le 15 Juillet 2002 à une distance d'environ 1,5 UA, et avait été observée pour la dernière fois le 14 Octobre 2002. A l'occasion de son retour au périhélie du 21 Mars 2009, la comète n'avait pas été observée.

 

Pour son nouveau retour, les éléments orbitaux de la comète P/2002 Q1 = 2015 P2 (Van Ness) indiquent un passage au périhélie le 12 Décembre 2015 à une distance d'environ 1,56 UA du Soleil, et une période d'environ 6,7 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15P24.html (MPEC 2015-P24)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2015%20P2;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

http://www.oaa.gr.jp/~oaacs/nk/nk2994.htm

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2002 Q1 = 2015 P2 (Van Ness) a reçu la dénomination définitive de 327P/Van Ness en tant que 327ème comète périodique numérotée.

 


C/2015 P3 (SWAN)

Michael Mattiazzo (Swan Hill, Victoria, Australie) a identifié une possible comète sur les images en basse résolution d'hydrogène Lyman-alpha du site Web public obtenues le 03 et 04 Août 2015 avec l'instrument Solar Wind Anisotropies (SWAN) du satellite Solar and Heliospheric Observer (SOHO), et il a confirmé l'objet comme étant bien une comète sur les images obtenues le 09 Août 2015 avec un appareil Canon 60Da (+ objectif Sigma 200-mm-f.l. f/2.8) depuis un lieu d'observation à Castlemaine, Queensland, Australie. Il a par la suite trouvé une détection antérieure possible le 28 Juillet.

 

Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été également confirmée par les observations de P. Dupouy, J. B. de Vanssay (Observatoire de Dax), M. Masek, J. Jurysek et K. Honkova (Pierre Auger Observatory, Malargue),  A. Maury et J.-F. Soulier (Observatorio Panameno, San Pedro de Atacama),  A. Maury et J.-F. Soulier (CAO, San Pedro de Atacama), H. Sato (via iTelescope Observatory, Mayhill), B. Gibson, T. Goggia, N. Primak, A. Schultz et M. Willman (Pan-STARRS 1, Haleakala), L. Elenin (ISON-SSO Observatory, Siding Spring), M. Suzuki (via iTelescope Observatory, Siding Spring), M. Mattiazzo (via iTelescope Observatory, Siding Spring), E. Guido et N. Howes (via iTelescope Observatory, Siding Spring), C. Jacques, E. Pimentel et J. Barros (SONEAR Observatory, Oliveira), et A. Chapman (Observatorio Cruz del Sur, San Justo).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2015 P3 (SWAN) indiquent un passage au périhélie le 27 Juillet 2015 à une distance d'environ 0,7 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15P25.html (MPEC 2015-P25)

 


 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Le concours NameExoWorlds s'ouvre au vote du public : Votez pour vos noms préférés de la liste succincte de l'UAI. Le concours NameExoWorlds, organisé par l'UAI, entre maintenant dans sa phase finale historique. Le vote du public sur la liste restreinte de noms pour les ExoWorlds — 20 systèmes planétaires comprenant 15 étoiles et 32 exoplanètes — commence aujourd'hui. Le vote va décider les noms pour les étoiles sélectionnées et les exoplanètes. Les votes peuvent s'exprimer ici. La date de clôture est 23:59 UTC le 31 octobre 2015.

 


10 Août 2015

Cartographier la lente agonie de l'Univers

 

Crédit : ICRAR/GAMA and ESO

 

Les premières données du sondage GAMA diffusées lors de l'Assemblée Générale de l'IAU

 

Une équipe internationale d'astronomes qui étudiait un échantillon constitué de plus de 200 000 galaxies a mesuré, avec une précision inédite, l'énergie produite au sein d'une vaste région de l'espace. Ce résultat constitue l'estimation la plus précise à ce jour de la production d'énergie au sein de l'Univers proche. Il confirme que la quantité d'énergie produite à l'heure actuelle dans une portion de l'Univers représente la moitié environ de ce qu'elle était voici deux milliards d'années, et révèle que cette chute de production affecte l'ensemble des longueurs d'onde comprises entre l'ultraviolet et l'infrarouge lointain. L'Univers agonise, lentement.

 

Images de galaxies issues du sondage GAMA - Crédit : ICRAR/GAMA and ESO

 

L'étude implique nombre de télescopes parmi les plus puissants au monde, tels les télescopes de sondage VISTA et VST de l'ESO, installés à l'Observatoire Paranal au Chili. Deux télescopes spatiaux de la NASA (GALEX et WISE), et un télescope spatial de l'Agence Spatiale Européenne (Herschel), se sont également joints à cette étude [1].

 

Ce travail de recherche s'inscrit dans le cadre du projet Galaxies et Assemblage des Masses (GAMA), le sondage multi-longueurs d'ondes le plus étendu jamais réalisé.

 

“Nous avons utilisé autant de télescopes terrestres et spatiaux que possible pour mesurer, sur une bande spectrale aussi étendue que possible, l'énergie libérée par un échantillon de 200 000 galaxies” révèle Simon Driver (ICRAR, Université d'Autralie Occidentale), leader du consortium GAMA.

 

Les données du sondage, aujourd'hui mises à disposition des astronomes du monde entier, incluent les mesures de l'énergie libérée par chaque galaxie à 21 longueurs d'onde différentes, depuis l'ultraviolet jusqu'à l'infrarouge lointain. Ce jeu de données permettra aux scientifiques de mieux comprendre le mode de formation ainsi que les processus d'évolution des différents types de galaxies.

 

Le Big Bang s'accompagna de la création de toute l'énergie de l'Univers, dont la matière renferme une fraction sous forme de masse. Toutefois, en brillant, les étoiles reconvertissent une partie de leur masse en énergie, comme l'indique la célèbre équation d'Einstein E = mc² [2]. Le projet GAMA a permis de cartographier et de modéliser la quantité totale d'énergie produite au sein d'un volume étendu de l'espace, à notre époque ainsi qu'à diverses époques passées.

 

“La plupart de l'énergie qui emplit l'Univers résulte du Big Bang. Mais de l'énergie supplémentaire est constamment libérée par les étoiles, lors de la fusion d'éléments tels l'hydrogène et l'hélium”, ajoute Simon Driver. “Une fraction de cette énergie est absorbée par la poussière lors de sa traversée de la galaxie hôte. L'autre partie s'échappe dans l'espace intergalactique et voyage jusqu'à ce qu'elle rencontre un objet telle qu'une étoile, une planète – plus rarement, le miroir d'un télescope.”

 

L'étiolement progressif de l'Univers est connu depuis la fin des années 1990. Mais ce travail montre que ce processus s'opère dans l'ensemble des longueurs d'onde comprises entre l'ultraviolet et l'infrarouge lointain, et offre l'estimation la plus complète à ce jour de la quantité d'énergie produite dans l'Univers proche.

 

“Dès à présent, l'Univers décline, glissant doucement vers la vieillesse. En d'autres termes, il s'est étendu sur un canapé, a revêtu une couverture, et s'apprête à sommeiller pour le reste de l'éternité”, conclut Simon Driver.

 

L'équipe de chercheurs espère pouvoir étendre ce travail et cartographier l'énergie produite par l'Univers durant toute son histoire. Et ce, au moyen d'instruments de nouvelle génération tel le Réseau Kilomètre Carré, soit le plus grand radiotélescope du monde qui devrait être construit en Australie et en Afrique du Sud au cours de la prochaine décennie.

 

L'équipe présentera le fruit de ce travail lors de la XXIXème Assemblée Générale de l'Union Astronomique Internationale qui se tiendra à Honolulu, Hawaï, le lundi 10 août 2015.

 

Notes :

[1] Les télescopes et les bases de données d'observations utilisées, dans l'ordre des longueurs d'onde croissantes, sont : GALEX, SDSS, VST (KiDS survey), AAT, VISTA (VIKING survey) / UKIRT, WISE, Herschel (PACS/SPIRE).

 

[2] La majeure partie de l'énergie contenue au sein de l'Univers provient des phénomènes de fusion nucléaire qui se produisent à l'intérieur des étoiles, et qui ont pour effet de lentement convertir leur masse en énergie. Les disques très chauds qui entourent les trous noirs situés aux centres des galaxies constituent une autre source importante d'énergie – dans les quasars et autres noyaux actifs de galaxies, l'énergie gravitationnelle se change en rayonnement électromagnétique. Les rayonnements de longueurs d'onde bien plus élevées sont issus des vastes nuages de poussière qui réémettent la lumière en provenance des étoiles qu'ils renferment.

 

Plus d'informations :  

Ce travail de recherche fera l'objet d'un article intitulé “Galaxy And Mass Assembly (GAMA): Panchromatic Data Release (far-UV—far-IR) and the low-z energy budget”, par S. Driver et al., et sera soumis à publication dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. Il fera par ailleurs l'objet d'une présentation et d'une présentation presse lors de l'Assemblée Générale de l'IAU qui se tiendra à Hawaï le 10 août 2015.

 

L'équipe est composée de Simon P. Driver (ICRAR, Université d'Australie Occidentale, Crawley, Australie Occidentale, Australie [ICRAR]; Université de St Andrews, Royaume-Uni), Angus H. Wright (ICRAR), Stephen K. Andrews (ICRAR), Luke J. Davies (ICRAR), Prajwal R. Kafle (ICRAR), Rebecca Lange (ICRAR), Amanda J. Moffett (ICRAR), Elizabeth Mannering (ICRAR), Aaron S. G. Robotham (ICRAR), Kevin Vinsen (ICRAR), Mehmet Alpaslan (Centre de Recherche Ames de la NASA, Mountain View, Californie, Etats-Unis), Ellen Andrae (Institut Max Planck dédié à la Physique Nucléaire, Heidelberg, Allemagne [MPIK]), Ivan K. Baldry (Université John Moores de Liverpool, Liverpool, Royaume-Uni), Amanda E. Bauer (Observatoire Astronomique Australien, North Ryde, NSW, Australie [AAO]), Steve Bamford (Université de Nottingham, Royaume-Uni), Joss Bland-Hawthorn (Université de Sydney, NSW, Australie), Nathan Bourne (Institut d'Astronomie, Université d'Edinbourg, Observatoire Royal, Edinbourg, Royaume-Uni), Sarah Brough (AAO), Michael J. I. Brown (Université de Monash, Clayton, Victoria, Australie), Michelle E. Cluver (Université de Cape Ouest, Bellville, Afrique du Sud), Scott Croom (Université de Sydney, NSW, Australie), Matthew Colless (Université Nationale Australienne, Canberra, ACT, Australie), Christopher J. Conselice (Université de Nottingham, Royaume-Uni), Elisabete da Cunha (Université Macquarie, Sydney NSW, Australie), Roberto De Propris (Université de Turku, Piikkiö, Finlande), Michael Drinkwater (Université de Technologie du Queensland, Brisbane, Queensland, Australie), Loretta Dunne (Institut d'Astronomie, Université d'Edimbourg, Observatoire Royal, Edinbourg, Royaume-Uni; Université de Cardiff, Cardiff, Royaume-Uni), Steve Eales (Université de Cardiff, Cardiff, Royaume-Uni), Alastair Edge (Université de Durham, Durham, Royaume-Uni), Carlos Frenk (Université de Durham, Durham, Royaume-Uni), Alister W. Graham (Université Macquarie, Sydney NSW, Australie), Meiert Grootes (MPIK), Benne W. Holwerda (Observatoire de Leiden, Université de Leiden, Leiden, Pays-Bas), Andrew M. Hopkins (AAO) , Edo Ibar (Université de Valparaiso, Valparaiso, Chili), Eelco van Kampen (ESO, Garching, Allemagne), Lee S. Kelvin (Université John Moores de Liverpool, Liverpool, Royaume-Uni), Tom Jarrett (Université de Cape Town, Rondebosch, Afrique du Sud), D. Heath Jones (Université Macquarie, Sydney, NSW, Australie), Maritza A. Lara-Lopez (Université Nationale Autonome de México, Mexique), Angel R. Lopez-Sanchez (AAO), Joe Liske (Observatoire de Hambourg, Université d'Hambourg, Hambourg, Allemagne), Jon Loveday (Université du Sussex, Falmer, Brighton, Royaume-Uni), Steve J. Maddox (Institut d'Astronomie, Université d'Edinbourg, Observatoire Royal, Edinbourg, Royaume-Uni; Université de Cardiff, Cardiff, Royaume-Uni), Barry Madore (Observatoires de l'Institut Carnegie de Washington, Pasadena, Californie, Etats-Unis [OCIW]), Martin Meyer (ICRAR), Peder Norberg (Université de Durham, Durham, Royaume-Uni), Samantha J. Penny (Université de Portsmouth, Portsmouth, Royaume-Uni), Stephen Phillipps (Université de Bristol, Bristol, Royaume-Uni), Cristina Popescu (Université du Lancashire Central, Preston, Lancashire), Richard J. Tuffs (MPIK), John A. Peacock (Institut d'Astronomie, Université d'Edinbourg, Observatoire Royal, Edinbourg, Royaume-Uni), Kevin A.Pimbblet (Université de Monash, Clayton, Victoria, Australie; Université de Hull, Hull, Royaume-Uni), Kate Rowlands (Université de St Andrews, Royaume-Uni), Anne E. Sansom (Université du Lancashire Central, Preston, Lancashire), Mark Seibert (OCIW), Matthew W.L. Smith (Université de Technologie du Queensland, Brisbane, Queensland, Australie), Will J. Sutherland (Université Queen Mary de Londres, Londres, Royaume-Uni), Edward N. Taylor (Université de Melbourne, Parkville, Victoria, Australie), Elisabetta Valiante (Université de Cardiff, Cardiff, Royaume-Uni), Lingyu Wang (Université de Durham, Durham, Royaume-Uni; SRON Institut Néerlandais de Recherche Spatiale, Groningen, Pays-Bas), Stephen M. Wilkins (Université du Sussex, Falmer, Brighton, Royaume-Uni) et Richard Williams (Université John Moores de Liverpool, Liverpool, Royaume-Uni).

 

Le Sondage Galaxies et Ensembles de Masses GAMA est une collaboration constituée de près d'une centaine de scientifiques rattachés à 30 universités situées en Australie, en Europe et aux Etats-Unis.

 

ICRAR est une collaboration entre l'Université Curtin et l'Université d'Australie Occidentale, qui bénéficie du soutien et du financement du Gouvernement de l'Etat d'Australie Occidentale.

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Liens :

- L'article scientifique

- Photos de VISTA et du VST

- Lien vers une vidéo de présentation des données de GAMA

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1533/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

La constante gravitationnelle apparaît universellement constante, comme le suggère l'étude du Pulsar : La gravité, l'une des quatre forces fondamentales de la nature, semble une constante rassurante dans l'Univers, selon une étude de plusieurs décennies d'un lointain pulsar. Cette recherche contribue à répondre à une question de longue date dans la cosmologie : est-ce que la force de la gravité est la même partout et à tout moment ? La réponse, jusqu'à présent, semble être oui.

 

Les vestiges fantomatiques d'interactions de galaxies découverts dans un proche groupe de galaxies : Les astronomes à l'aide de caméra Hyper Suprime-Cam au foyer du télescope Subaru ont observé récemment la grande galaxie spirale voisine M81, ainsi que ses deux plus brillantes voisines, M82 et NGC3077. Les résultats de leurs observations sont les images profondes et en super grand champ des galaxies et de leurs populations de jeunes étoiles.

 

Nouveau record : L'Observatoire Keck mesure la galaxie la plus lointaine : Une équipe d'astrophysiciens à l'aide du W. M. Keck Observatory à Hawaï a réussi à mesurer la galaxie la plus éloignée jamais enregistrée et plus intéressant, a capturé son émission d'hydrogène comme on le voit quand l'Univers avait moins de 600 millions d'années.

 


 

L'histoire corrigée des taches solaires suggère que le changement climatique depuis la révolution industrielle n'est pas dû à des tendances solaires naturelles : Le nombre de taches solaires, la plus longue expérience scientifique toujours en cours, est un outil essentiel utilisé pour étudier la dynamo solaire, la météo spatiale et le changement climatique. Il a maintenant été recalibré et montre une histoire cohérente de l'activité solaire au cours des siècles passés. Le nouvel enregistrement n'a pas de tendance significative à la hausse à long terme dans l'activité solaire depuis 1700, comme cela a été indiqué précédemment. Ceci suggère que la hausse des températures mondiales depuis la révolution industrielle ne peut pas être imputée à un accroissement de l'activité solaire. L'analyse, ses résultats et ses implications pour la recherche climatique ont été rendus publique aujourd'hui lors d'une conférence de presse à la XXIXème Assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI), qui se déroule actuellement à Honolulu, Hawaii, USA.

 


06 Août 2015

Hubble trouve la preuve de naissance d'étoiles de la galaxie réglée par la fontaine de trou noir

 

Photo Credit: NASA, ESA, M. Donahue (Michigan State University), and Y. Li (University of Michigan)

 

Les astronomes se sont longtemps demandés comment les grandes galaxies elliptiques de l'Univers continuent de faire des étoiles longtemps après leurs années de pic de naissance d'étoiles. En combinant les données du télescope spatial Hubble de la NASA avec des observations d'une suite de télescopes terrestres et spatiaux, deux équipes indépendantes ont découvert un processus unique pour expliquer comment cette naissance d'étoiles continue. Les équipes ont trouvé que le trou noir central de la galaxie, les jets, et les étoiles nouveau-nées font partie d'un cycle d'auto-régulation. Dans ce cycle, des jets jaillissant du centre de la galaxie chauffent un halo de gaz environnant, contrôlant la vitesse à laquelle il se refroidit et tombe dans la galaxie. Les astronomes ont utilisé la vision en haute résolution et en ultraviolet de Hubble pour résoudre les noeuds brillants des chaudes étoiles bleues en formation le long des jets des trous noirs actifs dans les centres de ces galaxies géantes.

 

Photo Credit: NASA, ESA, M. Donahue (Michigan State University), and Y. Li (University of Michigan)

Science Credit: NASA, ESA, M. Donahue (Michigan State University), and G. Tremblay (Yale University)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/26/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Depuis une distance d'un million et demi de kilomètres, la caméra de la NASA montre la Lune traversant la face de la Terre : La caméra Earth Polychromatic Imaging Camera (EPIC) de la NASA, à bord du satellite Deep Space Climate Observatory (DSCOVR), a capturé une vue unique de la Lune lorsqu'elle s'est déplacée devant le côté ensoleillé de la Terre le mois dernier. La série d'images de test montre le "côté obscur" de la Lune entièrement allumé qui n'est jamais visible depuis la Terre.

 


05 Août 2015

Le fantôme d'une étoile en fin de vie

 

Crédit : ESO

 

Cette magnifique bulle, aussi étincelante que le fantôme d'une étoile qui hanterait l'obscurité de l'Univers, peut sembler surnaturelle et mystérieuse. En réalité, elle constitue un objet bien connu des astronomes: une nébuleuse planétaire, ou les restes d'une étoile en fin de vie. L'image de ce petit objet noté ESO 378-1, la meilleure obtenue à ce jour, a été capturée par le Très Grand Télescope de l'ESO au nord du Chili.

 

La nébuleuse planétaire ESO 378-1 - Crédit : ESO

 

Par ailleurs baptisé Nébuleuse australe du Hibou, ce globe chatoyant est une nébuleuse planétaire dont le diamètre avoisine les quatre années lumière. Ce surnom fait référence à sa cousine visuelle de l'hémisphère nord, la Nébuleuse du Hibou. ESO 378-1 [1], également notée PN K 1-22 et PN G283.6+25.3, se situe dans la constellation de l'Hydre (Le Serpent d'Eau Femelle).

 

A l'image des autres nébuleuses planétaires, ESO 378-1 est un phénomène de durée de vie relativement courte – de l'ordre de quelques dizaines de milliers d'années, comparée à la durée de vie des étoiles, typiquement plusieurs milliards d'années [2].

 

Les nébuleuses planétaires résultent de l'éjection puis de l'expansion du gaz par des étoiles en fin de vie. Durant les premiers stades de leur formation, elles forment des objets à la fois brillants et intrigants. Toutefois, leurs enveloppes s'estompent à mesure que leur contenu en gaz s'échappe et que les étoiles centrales s'assombrissent.

 

Une nébuleuse planétaire se forme à condition que l'étoile en fin de vie soit dotée d'une masse inférieure à quelque huit masses solaires. Les étoiles plus massives achèvent quant à elles leur existence de façon dramatique : elles explosent en supernovae.

 

A mesure qu'elles vieillissent, ces étoiles moins massives perdent leurs enveloppes externes de gaz sous forme de vents stellaires. Après que la quasi-totalité de ces enveloppes externes se soient échappées, le noyau stellaire restant, de température élevée, commence à émettre un rayonnement ultraviolet qui a pour effet d'ioniser le gaz environnant. Cette ionisation se traduit par l'éclat en couleurs vives de l'enveloppe de gaz en expansion.

 

Lorsque la nébuleuse planétaire se sera dissipée, l'ultime vestige stellaire se consumera encore durant un milliard d'années, jusqu'à épuisement complet de son carburant. Puis il se changera en une naine blanche – un objet de petite dimension, mais de température et de densité extrêmement élevées – qui se refroidira lentement au fil des milliards d'années. Le Soleil donnera lieu à une nébuleuse planétaire d'ici plusieurs milliards d'années, puis achèvera son existence sous la forme d'une naine blanche.

 

Les nébuleuses planétaires apportent une contribution essentielle à l'enrichissement chimique et à l'évolution de l'Univers. Des éléments tels que le carbone et l'azote, d'autres plus lourds également, sont créés à l'intérieur de ces étoiles qui, lorsqu'elles expulsent leurs enveloppes externes, les restituent au milieu interstellaire. A partir de cette matière se forment de nouvelles étoiles et leurs cortèges de planètes à la surface desquelles la vie apparaîtra peut-être. D'où la célèbre phrase de Carl Sagan : “Nous sommes de la poussière d'étoiles”.

 

Cette image est issue du programme Joyaux Cosmiques de l'ESO qui vise à produire, à des fins d'enseignement et de diffusion auprès du grand public, des images d'objets intéressants, intrigants ou visuellement attrayants, au moyen des télescopes de l'ESO. Ce programme utilise du temps de télescope qui ne peut être destiné à des observations scientifiques. L'ensemble des données collectées pouvant être utilisé à des fins scientifiques est mis à disposition des astronomes au travers des archives de l'ESO.

 

Notes :

[1] La figuration du terme ESO au sein de l'appellation de cet objet fait référence à un catalogue d'objets constitué dans les années 1970 et 1980 à partir de l'analyse rigoureuse de nouveaux clichés acquis par le télescope Schmidt de 1 mètre de l'ESO à La Silla.

 

[2] Comparer la durée de vie d'une nébuleuse planétaire à celle d'une étoile revient à comparer la durée de vie d'une bulle de savon à celle de l'enfant qui l'a créée.

 

Plus d'informations :  

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Liens :

- Programme Joyaux Cosmiques de l'ESO

- Photos du Très Grand Télescope

- Photos réalisées avec le Très Gand Télescope

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1532/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Les astronomes découvrient une puissante aurore au-delà du Système solaire : Les astronomes ont découvert la première aurore jamais vue dans un objet au-delà de notre Système solaire. L'aurore -- semblable aux célèbres « Northern Lights » sur Terre -- est 10.000 fois plus puissante que n'importe laquelle vue précédemment. Ils ont trouvé l'aurore non pas d'une planète, mais d'une étoile de faible masse à la limite entre les étoiles et les naines brunes.

 

Simulations sur ordinateur en trois dimensions confirment les neutrinos comme cause des explosions de supernova : Les dernières simulations par ordinateur en trois dimensions se rapprochent de la solution d'un problème vieux de plusieurs décennies : comment les étoiles massives meurent dans de gigantesques explosions de supernova ? Depuis le milieu des années 1960, les astronomes pensaient que les neutrinos, les particules élémentaires qui sont émises en grand nombre par l'étoile à neutrons nouvellement formée, pourraient jouer un rôle central pour dynamiser l'onde de choc qui perturbe l'étoile. Cependant, seulement maintenant la puissance des supercalculateurs modernes a permis de réellement démontrer la viabilité de ce mécanisme axée sur les neutrinos.

 

Un vol virtuel au-dessus d'Atlantis Chaos à bord de Mars Express : Un vol virtuel à travers la zone connue sous le nom de Atlantis Chaos révèle une grande variété de phénomènes, gravées dans ce paysage vieux de milliards d'années. Les scientifiques de la section Planetary Sciences and Remote Sensing de l'Institute of Geological Sciences de la Freie Universität Berlin, a créé l'animation basée sur un modèle numérique de terrain calculé à l'aide de quatre bandes d'images acquises entre 2008 et 2014 par l'instrument High Resolution Stereo Camera (HRSC) exploité par le German Aerospace Center (Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt; DLR) à bord de la sonde Mars Express de l'Agence spatiale européenne (ESA).

 


03 Août 2015

Atlantis Chaos

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO

 

Cette image est une carte colorée de la topographie d'une partie de la région connue sous le nom de Terra Sirenum, située dans l'hémisphère sud de Mars. La carte est codée en couleurs, avec les rouges et les blancs représentant la plus haute topographie et les bleus et les violets les plus basses.

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (CC BY-SA 3.0 IGA)

 

Les images montrent une myriade de types de terrain, dont des falaises, des cratères d'impact, des canaux creusés dans des pentes abruptes, des crêtes ridées et des escarpements, qui, ensemble, reflètent une riche histoire géologique.

 

Peut-être la caractéristique la plus importante est la partie de terrain chaotique accidentée vers le centre de l'image. Il s'agit d'Atlantis Chaos, une grande plaine couvrant environ 170 km par 145 km et contenant quelques centaines de petits pics et collines à sommet plat. Ils semblent résulter de l'érosion lente d'un plateau solide jadis continu.

 

Un certain nombre de cratères d'impact occupent la scène et couvrent un large éventail d'âges, avec le plus ancien avec des bords presque indétectables, qui ont été érodés au fil du temps. En effet, le contour du géant bassin Atlantis est difficile à voir, mais se trouve au centre de l'image et couvre plus de 200 km. Il est connecté à un autre grand bassin situé plus au sud (à gauche) avec un diamètre de 175 km.

 

Les scientifiques soupçonnent que certains des cratères et des bassins dans ce secteur contenaient peut-être autrefois de l'eau stagnante. En effet, des canaux creusés dans les pentes des anciens bassins fournissent des preuves de l'existence de l'eau dans le passé de cette région.

 

Découvrez cette région plus en détail dans une nouvelle vidéo, publiée aujourd'hui.

 

Cette image est une mosaïque de quatre images prises par la caméra stéréoscopique à haute résolution de Mars Express les 28 Décembre 2008, 29 Décembre 2008, 6 Février 2009 et 5 Janvier 2014. La résolution de l'image est d'environ 14 mètres par pixel. En savoir plus sur cette région ici.

 

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2015/07/Ancient_Atlantis

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

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