Nouvelles du Ciel d'Août 2013

 

 

 

Les Titres

 

Comètes C/2013 P4 (PANSTARRS), P/2013 P5 (PANSTARRS) [30/08/2013]

Hubble voit une chenille cosmique [30/08/2013]

Le plus ancien jumeau solaire identifié [28/08/2013]

Le trou noir central de notre galaxie plongé dans un puissant champ magnétique [27/08/2013]

Le satellite Planck a achevé sa mission [27/08/2013]

Comètes C/2013 P3 (Palomar), 96P/Machholz B, et 105 comètes rasantes [23/08/2013]

Hubble prend des films de l'espace furtif [23/08/2013]

ALMA observe de très près la dramatique naissance d'une étoile [20/08/2013]

Comètes P/1998 Y2 = 2013 O1 (LI), P/2013 O2 (PANSTARRS), C/2013 O3 (McNaught), P/2013 N5 (PANSTARRS), P/2013 P1 (PANSTARRS), C/2013 P2 (PANSTARRS), et cinq comètes rasantes [09/08/2013]

Hubble découvre la source du ruisseau de Magellan [09/08/2013]

Un drôle de couple [07/08/2013]

Hubble trouve "l'arme fumante" après l'explosion de rayons gamma [05/08/2013]

L'eau dans un désert martien [01/08/2013]

 

 

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30 Août 2013

Comètes C/2013 P4 (PANSTARRS), P/2013 P5 (PANSTARRS)

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2013 P4 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte par les membres de l'équipe de l'équipe de PANSTARRS sur les images CCD obtenues le 15 Août 2013 avec le télescope Ritchey-Chretien Pan-STARRS1 de 1,8-m de Haleakala. Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée grâce aux observations de M. Micheli (Mauna Kea), H. Sato (via iTelescope Observatory, Siding Spring), T. Linder et R. Holmes (Cerro Tololo), R. Holmes (Astronomical Research Observatory, Westfield), G. Hug (Sandlot Observatory, Scranton), et K. Rochowicz, E. Guido et N. Howes (via Siding Spring-Faulkes Telescope South).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2013 P4 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 23 Juin 2015 à une distance d'environ 4,4 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13Q34.html (MPEC 2013-Q34)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 12 Août 2014 à une distance d'environ 5,9 UA du Soleil, et une période d'environ 56.4 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13TB0.html (MPEC 2013-T110)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=CK13P040

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2013%20P4;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

http://remanzacco.blogspot.it/2013/08/new-comet-c2013-p4-panstarrs.html

 

 

P/2013 P5 (PANSTARRS)

Les membres de l'équipe de l'équipe de PANSTARRS ont découvert une nouvelle comète sur les images CCD obtenues le 15 Août 2013 avec le télescope Ritchey-Chretien Pan-STARRS1 de 1,8-m de Haleakala. Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée grâce aux observations de M. Micheli (Mauna Kea), T. Lister (Cerro Tololo-LCOGT C), R. Holmes (Astronomical Research Observatory, Westfield), et T. Lister (Sutherland-LCOGT A).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2013 P5 (PANSTARRS) indiquent qu'il s'agit d'une comète de la ceinture principale (MBC) avec un passage au périhélie le 17 Avril 2014 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil, et une période d'environ 3,2 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13Q37.html (MPEC 2013-Q37)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 15 Avril 2014 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil, et une période d'environ 3,24 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13R59.html (MPEC 2013-R59)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=PK13P050

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2013%20P5;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

La comète a été retrouvée sur des images datant d'Octobre 2010.

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2013 P5 (PANSTARRS) a reçu la dénomination définitive de 311P/PANSTARRS en tant que 311ème comète périodique numérotée.

  

Nouvelles du Ciel : Quand une comète n'est pas une comète ? [07/11/2013]

http://remanzacco.blogspot.it/2013/11/the-multi-tailed-main-belt-comet-p2013.html

 

 

   

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


30 Août 2013

Hubble voit une chenille cosmique

 

Crédit : NASA, ESA, the Hubble Heritage Team (STScI/AURA), and IPHAS

 

Ce noeud long d'une année-lumière de gaz et de poussières interstellaires ressemble à une chenille sur son chemin pour un festin. Mais l'essentiel de l'histoire n'est pas seulement ce que cette chenille cosmique mange pour déjeuner, mais aussi ce qui la mange. Des vents violents d'étoiles extrêmement brillantes soufflent le rayonnement ultraviolet à cette 'prétendue' étoile et sculptent le gaz et la poussière dans sa longue forme.

 

Crédit : NASA, ESA, the Hubble Heritage Team (STScI/AURA), and IPHAS

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2013/35/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Sursaut d'activité des Cratérides : L'équipe de Peter Brown (University of Western Ontario) a détecté une nette activité de l'essaim des Cratérides (Daytime Craterids, DCR), un essaim diurne qui a son radiant dans la constellation de la Coupe (Crater). Le Canadian Meteor Orbit Radar (CMOR) a détecté le 28 Août 2013 environ 20 météores par heure. L'activité pourrait durer plusieurs jours et augmenter encore d'ici le maximum prévu vers les 30-31 août. L'essaim, détectable uniquement par radar ou par radio, a déjà connu de telles augmentations d'activité dans le passé, notamment en 2003 et en 2008 (un récent papier par Wiegert et al. traitant de ces événements est disponible à http://astro.uwo.ca/~wiegert/papers/2011MNRAS.pdf . Les éléments orbitaux de l'essaim sont très proches de ceux de la comète C/2007 W1 (Boattini) qui est passée au périhélie en 2008. L'orbite de C/2007 W1 est théoriquement hyperbolique. Le sursaut d'activité de 2003 indique que la comète pourrait avoir été récemment transférée sur cette orbite, probablement en raison d'une proche rencontre avec une planète géante. Parce que le flot de débris de la comète vient près de la Terre, de Jupiter et de Saturne, des perburbations gravitationnelles rendent l'essaim extrêmement variable.

 


28 Août 2013

Le plus ancien jumeau solaire identifié

 

Crédit : ESO/M. Kornmesser

 

Le VLT de l'ESO apporte de nouveaux éléments de compréhension sur le mystère du lithium

 

Une équipe internationale conduite par des astronomes au Brésil a utilisé le Très Grand Télescope de l'ESO pour identifier et étudier le plus ancien jumeau solaire connu à ce jour. Située à 250 années-lumière de la Terre, l'étoile HIP 102152 ressemble bien plus au Soleil que tout autre jumeau solaire – hormis le fait qu'elle est plus âgée d'environ quatre milliards d'années. Ce jumeau plus âgé, mais quasiment identique, nous offre une occasion sans précédent d'imaginer le Soleil à un âge avancé. Les nouvelles observations révèlent également l'existence d'un lien évident entre l'âge d'une étoile et son contenu en lithium, et suggèrent par ailleurs que HIP 102152 doit être entourée de planètes rocheuses terrestres.

 

L'évolution d'un jumeau solaire - Crédit : ESO/M. Kornmesser

 

Les astronomes observent le Soleil au moyen de télescopes depuis 400 ans seulement – une période très courte comparée à l'âge du Soleil, supérieur à quatre milliards d'années. Il est très difficile de connaître l'histoire et l'évolution future de notre étoile, toutefois, la recherche des rares étoiles quasiment semblables à notre soleil, mais à différents stades de leur existence, permet d'y parvenir. Les astronomes sont récemment parvenus à identifier une étoile jumelle de notre Soleil, mais plus âgée de quatre milliards d'années – ce qui équivaut à observer le paradoxe des jumeaux en pleine action [1].

 

Jorge Melendez (Université de Sao Paulo, Brésil), leader de l'équipe et co-auteur du nouvel article, nous explique que « durant des dizaines d'années, les astronomes ont recherché des jumeaux solaires afin de mieux connaître notre Soleil, source de vie. Mais très peu de découvertes ont suivi la toute première, en 1997. Le VLT nous livre aujourd'hui des spectres de superbe qualité, ce qui nous permet d'étudier les jumeaux solaires dans les moindres détails et de comprendre la raison pour laquelle le Soleil est une étoile si particulière. »

 

L'équipe a étudié deux jumeaux solaires [2] – l'un présumé plus jeune que le Soleil (18 Scorpii), l'autre supposé plus âgé (HIP 102152). Elle a utilisé le spectrographe UVES installé sur le Très Grand Télescope (VLT) à l'Observatoire de Paranal de l'ESO afin de décomposer la lumière dans ses différentes couleurs puis d'étudier en détail la composition chimique et d'autres propriétés ce ces étoiles.

 

Ils ont découvert que l'étoile HIP 102152 dans la constellation du Capricorne constitue le jumeau solaire le plus âgé découvert à ce jour. Son âge est estimé à 8,2 milliards d'années, celui de notre Soleil à 4,6 milliards d'années. Par ailleurs, l'étoile 18 Scorpii s'est révélée être plus jeune que le Soleil – âgée d'environ 2,9 milliards d'années.

 

L'étude du vieux jumeau solaire HIP 102152 permet aux scientifiques de prévoir l'avenir de notre propre Soleil, ce à quoi il ressemblera à cet âge. Et ils sont d'ores et déjà parvenus à une découverte majeure. « Nous voulions entre autres choses aborder la question de la composition du Soleil », nous confie Jorge Melendez. « Celle-ci est-elle typique ? Plus important encore, pourquoi son contenu en lithium est-il si faible ? »

 

Le lithium, troisième élément de la classification périodique, a été créé lors du Big Bang, en même temps que l'hydrogène et l'hélium. Durant des années, les astronomes se sont demandés pourquoi certaines étoiles semblent moins riches en lithium que d'autres. Les nouvelles observations de HIP 102152 ont permis aux astronomes de franchir un pas important vers la résolution de ce mystère, en pointant l'existence d'une étroite relation entre l'âge d'une étoile de type Soleil et son contenu en lithium.

 

A l'heure actuelle, notre Soleil ne renferme plus qu'1% du lithium contenu dans la matière dont il est issu. Les examens de jumeaux solaires plus jeunes ont révélé que ces derniers referment de bien plus grandes quantités de lithium mais jusqu'à présent, les scientifiques n'étaient pas en mesure d'établir une corrélation directe entre l'âge d'une étoile et son contenu en lithium [3].

 

TalaWanda Monroe (Université de Sao Paulo), auteur principal de l'article, conclut ainsi : « Nous avons découvert que HIP 102152 contenait très peu de lithium. Cela montre clairement, et pour la toute première fois, que les jumeaux solaires plus âgés sont effectivement constitués d'une plus faible proportion de lithium que notre Soleil ou les jumeaux solaires plus jeunes. Nous pouvons en déduire avec certitude que les étoiles détruisent leur lithium à mesure qu'elles vieillissent. » [4]

 

Cette étude fait ressortir un dernier élément, pour le moins important : HIP 102152 est caractérisée par une composition chimique quelque peu inhabituelle, qui la différencie de la plupart des autres jumeaux solaires, à l'exception du Soleil. Tous deux présentent en effet une déficience en éléments qui abondent dans les météorites et sur Terre. Cela incite à penser que HIP 102152 abrite certainement des planètes rocheuses de type terrestre [5]. 

 

Notes

[1] Beaucoup d'entre nous ont entendu parler du paradoxe des jumeaux : un jumeau identique effectue un voyage dans l'espace et, à son retour sur Terre, paraît plus jeune que ses frères et sœurs. Bien qu'il ne soit pas question ici de temps de parcours, ces deux étoiles très similaires sont observées à des âges bien distincts – il s'agit là d'instantanés du Soleil à différentes époques de sa vie.

 

[2] Les jumeaux solaires, les analogues solaires et les étoiles de type solaire constituent des catégories d'étoiles classées en fonction des similitudes qu'elles présentent avec notre Soleil. Les jumeaux solaires sont les étoiles les plus semblables à notre Soleil, en termes de masse, de température et d'abondances chimiques. Les jumeaux solaires sont rares mais les autres classes d'étoiles, qui diffèrent davantage de notre Soleil, sont plus courantes.

 

[3] De précédentes études ont suggéré que le contenu en lithium d'une étoile pouvait également être affecté par l'existence de planètes géantes (eso0942, eso0118, article dans Nature). Toutefois, ces résultats ont fait l'objet d'âpres discussions (ann1046).

 

[4] Le mode de destruction du lithium à l'intérieur des étoiles demeure incertain à ce jour. Plusieurs processus de transport du lithium de la surface vers les couches internes d'une étoile, où il est détruit, ont toutefois été proposés.

 

[5] Le fait qu'une étoile contienne une plus faible quantité d'éléments constitutifs des corps rocheux suggère qu'elle est vraisemblablement entourée de planètes rocheuses de type terrestre – ce type de planètes emprisonne ces éléments lors de leur formation au sein du disque protoplanétaire, en effet. L'hypothèse selon laquelle HIP 102152 abrite de telles planètes se trouve renforcée par les mesures de vitesse radiale de cette étoile effectuées au moyen du spectrographe HARPS de l'ESO – ces mesures indiquent qu'aucune planète géante n'occupe la zone habitable de cette étoile. D'où la possible existence de planètes de type Terre autour de HIP 102152. Dans les systèmes constitués de planètes géantes orbitant à proximité de leur étoile, les chances de trouver des planètes terrestres sont plus faibles, car les trajectoires de ces petits corps rocheux sont perturbées. 

 

Plus d'informations

Ce travail de recherche a fait l'objet d'un article intitulé "High precision abundances of the old solar twin HIP 102152: insights on Li depletion from the oldest Sun", par TalaWanda Monroe et al., à paraître dans la revue Astrophysical Journal Letters.

 

L'équipe est constituée de TalaWanda R. Monroe, Jorge Meléndez (Université de São Paulo, Brésil [USP]), Iván Ramírez (Université du Texas à Austin, Etats-Unis), David Yong (Université Nationale Australienne, Australie [ANU]), Maria Bergemann (Institut d'Astrophysique Max Planck, Allemagne), Martin Asplund (ANU), Jacob Bean, Megan Bedell (Université de Chicago, Etats-Unis), Marcelo Tucci Maia (USP), Karin Lind (Université de Cambridge, Royaume-Uni), Alan Alves-Brito, Luca Casagrande (ANU), Matthieu Castro, José-Dias do Nascimento (Université Fédérale de Rio Grande do Norte, Brésil), Michael Bazot (Centre d'Astrophysique de l'Université de Porto, Portugal) et Fabrício C. Freitas (USP).

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Liens

- L'article scientifique

- Photos du VLT

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1337/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


27 Août 2013

Le trou noir central de notre galaxie plongé dans un puissant champ magnétique

 

Crédits : Bill Saxton, NRAO/AUI/NSF

 

Des observations réalisées à la station de radioastronomie de Nançay de l'Observatoire de Paris, coordonnées à d'autres menées depuis l'étranger, ont contribué à mettre au jour l'existence d'un puissant champ magnétique aux abords du trou noir supermassif, situé au coeur de notre Galaxie. Cette découverte, à laquelle à contribué un chercheur du LPC2E (CNRS/Université d'Orléans) permet une avancée significative dans la compréhension des phénomènes physiques complexes liés aux trous noirs, fait l'objet d'une publication dans la revue Nature, le 20 août.

 

Le télescope spatial NuSTAR [1] a fortement suggéré, en avril dernier, l'existence d'un magnetar, un pulsar avec un champ magnétique environ 1000 fois plus intense que d'ordinaire, au plus près du centre de notre galaxie. L'ensemble des grands radiotélescopes du monde, dont celui de la Station de Radioastronomie de l'Observatoire de Paris à Nançay, s'est alors braqué vers cette direction pour y découvrir effectivement un pulsar radio d'une période de 3,76 secondes. Les observations obtenues à Nançay à plusieurs fréquences différentes ont permis de préciser deux caractéristiques importantes : la mesure de dispersion [2] et l'effet Faraday [3].

 

Vue d'artiste de ce pulsar et du centre galactique. Crédits : Bill Saxton, NRAO/AUI/NSF.

 

Depuis de nombreuses années, le centre de notre galaxie, abritant un trou noir de quelques millions de masses solaires, est scruté dans le but d'y découvrir de nouveaux pulsars radio. Ces restes de l'explosion des étoiles les plus massives, sont de toutes petites étoiles quasi-uniquement constituées de neutrons et dotées d'un champ magnétique leur permettant de produire deux faisceaux radio qui balaient l'espace à la manière d'un phare marin, de manière extrêmement stable. Les pulsars sont à ce titre considérés comme de véritables « horloges cosmiques ». La mesure précise des temps d'arrivée des impulsions radio reçues des pulsars les plus stables, permet de caractériser les propriétés de l'espace et du temps dans leur environnement et de tester la théorie de la Relativité Générale d'Einstein.

 

Comme beaucoup de pulsars, ce magnetar est très polarisé, ce qui rend possible des mesures de rotation Faraday du plan de polarisation linéaire, donnant accès à une estimation du champ magnétique traversé par le signal radio au voisinage immédiat du magnetar. Ce champ magnétique, extrapolé au plus près du trou noir, se révèle suffisant pour expliquer l'émission de la radio aux rayons-X observée. Un fort champ magnétique ordonné pourrait aussi supprimer la chute de matière vers le trou noir et expliquer ses phases d'inactivité passagères.

 

À la Station de radioastronomie de Nançay de l'Observatoire de Paris, le grand radiotélescope est utilisé pour étudier les pulsars depuis de nombreuses années. Au sein de l'Observatoire des Science de l'Univers Centre (OSUC), l'équipe du Laboratoire de Physique et Chimie de l'Environnement et de l'Espace (LPC2E) d'Orléans est principalement impliqué dans la mesure régulière de temps d'arrivée des pulsars rapides les plus stables. Ces mesures ultra-précises sont utilisées pour la recherche d'une signature des ondes gravitationnelles émises par les trous noirs binaires supermassifs que l'on trouve au centre des galaxies proches.

 

Vue panoramique du radiotélescope de Nançay (de gauche à droite : miroir fixe, chariot-récepteur et miroir mobile).

Crédits : Observatoire de Paris

 

Depuis début mai, les chercheurs français utilisent le radiotélescope de Nançay pour observer le magnétar très fréquemment et à deux fréquences différentes et complémentaires à ce qui est fait sur les autres grands radiotélescopes du monde  . Ces observations ont permis une meilleure détermination de la mesure de dispersion et de l'effet Faraday. Le suivi régulier en cours permettra d'étudier les variations de rotation du magnétar ainsi que de mettre en évidence les effets gravitationnels auquel il est soumis par sa proximité au trou noir. Les données enregistrées seront également utilisées pour rechercher d'éventuels autres pulsars proches du trou noir en vue d'améliorer encore notre connaissance du centre de notre galaxie.

 

Note(s) :

 

[1] Le satellite NuStar de la NASA : http://www.nasa.gov/mission_pages/nustar/overview/index.html

 

[2] Mesure de la dispersion : C'est la quantité d'électrons libres trouvés le long de la ligne de visée vers le magnetar, elle permet ici  de se faire une première idée de l'environnement du magnetar.

 

[3] La rotation de Faraday : effet du champ magnétique d'un milieu donné sur la lumière qui le traverse

 

Référence :

A strong magnetic field around the supermassive black hole at the centre of the Galaxy, R. P. Eatough et al., Nature, 08/2013

 

Source : INSU/CNRShttp://www.insu.cnrs.fr/node/4463

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


27 Août 2013

Le satellite Planck a achevé sa mission

 

Crédits : ESA/AOES Medialab

 

Après 1554 jours dans l'espace, le satellite Planck a achevé ses observations le 14 août 2013. Si l'instrument haute fréquence HFI, réalisé sous la maitrise d'œuvre de l'IAS (CNRS/Université Paris Sud) à Orsay, a cessé de prendre des mesures le 14 janvier 2012, l'instrument basse fréquence a pu travailler près de 600 jours supplémentaires car sa température de fonctionnement est bien plus élevée. Reste à "garer" le satellite dans le système solaire avant de lui dire adieu.

 

Vue d'artiste du satellite Planck. Crédits : ESA/AOES Medialab

 

Le satellite Planck avait à son bord deux instruments, LFI et HFI, qui observaient le ciel dans le domaine radio pour le premier, dans le domaine submillimétrique et infrarouge lointain pour le second. HFI a été réalisé sous la maitrise d'œuvre de l'IAS à Orsay. Planck a donné ses premiers résultats cosmologiques en avril 2013, avec l'image la plus fine jamais obtenue du rayonnement fossile.

Les détecteurs de l'instrument HFI ne peuvent fonctionner qu'à la température extrême de -273.05°C, soit seulement 0.1 degré au dessus du zéro absolu. Le système de réfrigération permettant d'atteindre cette température extrême consomme des gaz bien particuliers dont les réserves embarquées ont été épuisées début 2012 et l'instrument HFI a été arrêté, après une mission réussie et une durée de fonctionnement bien supérieure aux exigences.

Arrêté, pas complètement. Certes le dernier étage cryogénique (le plus froid à 0.1K) avait cessé de fonctionner - entraînant la fin des mesures scientifiques de HFI, mais l'étage à 4 Kelvin qui maintient la température des cornets de HFI - mais aussi fournit la température de référence de l'instrument LFI fonctionnait toujours, ainsi que l'étage à 20 Kelvin qui permet aux radiomètres de fonctionner dans des conditions optimales. L'instrument basse fréquence a donc pu continuer ses observations.

 

Huit ciel pour LFI

 

Le meilleur compromis entre objectifs scientifiques et coût d'exploitation était de prolonger la mission jusqu'au 14 août 2013 afin de permettre à LFI de réaliser huit cartographies complètes du ciel (au lieu de presque cinq pour HFI).

Ces huit cartes indépendantes permettent de multiples combinaisons : les chercheurs peuvent alors d'une part réduire le bruit de la mesure, d'autre part contrôler très finement la réponse instrumentale. Ainsi, la qualité des cartes à 30, 50 et 70 GHz de la mission complète sera bien supérieure à celle de la mission nominale qui ne comptait que deux couvertures complètes du ciel.

 

La fin de LFI signe la fin de Planck

 

Les astrophysiciens ont à présent toutes les données à leur disposition, la partie scientifique de la mission est achevée.
Restent quelques mois de travail pour les ingénieurs de l'ESA. En effet le satellite est sur une orbite pseudo-stable autour d'un point d'équilibre instable – le point de Lagrange L2 du système Soleil-Terre. On ne peut le laisser à cet endroit sans effectuer régulièrement des manœuvres. Il est aussi plus prudent de laisser la place aux futurs satellites. Il faut donc le diriger vers son orbite de “satellite à la retraite”.

 

De longs mois d'analyse scientifique

 

La fin des observations du satellite ne signifie pas la fin de l'analyse scientifique. Après avoir publié une trentaine d'articles scientifiques en avril 2013 sur les 15 premiers mois de données, le consortium Planck travaille à la prochaine fournée de résultats cosmologiques, vers mi-2014, portant sur les 29 mois d'opération commune HFI et LFI.

 

Un consortium de laboratoires

 

Les laboratoires français ont joué un rôle crucial dans la conception, le développement et la maîtrise d'œuvre de l'instrument HFI (High Frequency Instrument), avec le soutien du CNES, du CNRS et des universités. En particulier :

 

- l'Institut d'Astrophysique Spatiale (IAS-CNRS/Université Paris-Sud, OSU/INSU) a joué le rôle principal en assurant la conception initiale et la responsabilité scientifique et technique de l'instrument. Il a de plus assuré l'intégration et les tests de l'instrument fini, et est responsable des opérations en vol de HFI. L'investigateur principal est Jean-Loup Puget ; 

- l'Institut d'Astrophysique de Paris (IAP-CNRS/Université Pierre et Marie Curie, OSU/INSU) il  héberge le centre de traitement des données et est responsable de cette activité ;

- le Centre de recherches sur les très basses températures, aujourd'hui Institut Néel (CNRS) et le Laboratoire de Physique Subatomique et Cosmologie (LPSC-CNRS/Université Joseph Fourier/Grenoble INP) ont joué un grand rôle dans le développement de la cryogénie à respectivement 0,1K et 20 K ;

- le Centre d'Etudes Spatiales des Rayonnements (CESR-CNRS/Université Paul Sabatier, OMP-OSU/INSU) dans celui de l'électronique de lecture des détecteurs ;

 - le Laboratoire de l'Accélérateur Linéaire (LAL-CNRS/Université Paris-Sud 11) dans celui de l'ordinateur de bord de l'instrument ;

- le laboratoire AstroParticule et Cosmologie (APC-CNRS/Université Paris-Diderot/CEA/Observatoire de Paris) dans le développement de moyens de tests ;

- l'Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble (IPAG-CNRS/Université Joseph Fourier, OSUG-OSU/INSU) et le Laboratoire d'Etudes du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique (LERMA-CNRS/Observatoire de Paris/Université Cergy-Pontoise/Université Pierre et Marie Curie/Ecole Normale Supérieure), ont apporté leur expertise dans la modélisation de l'instrument.

 

Pour en savoir plus: 

 

- site grand public en français: http://www.planck.fr

- site grand public en anglais: http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Planck

- articles scientifiques Planck: http://www.sciops.esa.int/index.php?project=PLANCK&page=Planck_Published_Papers

- produits Planck (images, catalogues, etc..): http://www.sciops.esa.int/index.php?page=Planck_Legacy_Archive&project=planck

- un des petits séminaires de revue donné en français à l'IOGS en juin 2013:  http://www.youtube.com/watch?v=w0qiOBhwi-g&list=PLW1LMV6eX05vCaFrGLYEKd8qnCEb_dqHQ&index=1

 

Source : INSU/CNRS http://www.insu.cnrs.fr/node/4464

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Des chercheurs construisent l'horloge la plus précise au monde : Des physiciens américains ont dévoilé l'horloge atomique expérimentale la plus précise au monde, capable de varier de moins d'une seconde en 13,8 milliards d'années, l'âge estimé de l'univers. Cette pendule fonctionne avec des atomes d'ytterbium, un élément de terres rares et des lasers permettant une régularité du battement dix fois supérieur aux meilleures horloges atomiques existantes. Cette avancée en physique a des implications potentielles importantes non seulement pour la précision dans la mesure du temps universel mais aussi sur par exemple le GPS et un ensemble de capteurs de différentes forces comme la gravité, le champ magnétique et la température, explique Andrew Ludlow, un physicien du National Institute of Standard and Technology (NIST) et un des principaux co-auteurs de ces travaux parus dans la revue américaine Science.

 


23 Août 2013

Comètes C/2013 P3 (Palomar), 96P/Machholz B, et 105 comètes rasantes

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2013 P3 (Palomar)

Une nouvelle comète a été découverte le 08 Août 2013 par le Palomar Transient Factory. La nature cométaire de l'objet a été confirmée par les observations de T. Lister (McDonald Observatory-LCOGT ELP), H. Sato (via iTelescope Observatory, Nerpio), P. Bacci (San Marcello Pistoiese), H. Sato, E. Guido et N. Howes (iTelescope Observatory, Nerpio), C. Jacques, E. Pimentel et J. Barros (SONEAR Observatory, Oliveira), S. Urakawa et K. Nishiyama (Bisei Spaceguard Center--BATTeRS), Y. Ikari (Moriyama), A. Mantero (Bernezzo Observatory), D. Caporicci, G. Ierman et E. Pettarin (Farra d'Isonzo), S. Foglia et G. Galli (GiaGa Observatory), L. Buzzi (Schiaparelli Observatory), R. Holmes (Astronomical Research Observatory, Westfield), F. Losse (St Pardon de Conques), F. Tozzi (A. Volta Observatory, Lanzo d'Intelvi), et J. Jahn (SATINO Remote Observatory, Haute Provence).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2013 P3 (Palomar) indiquent un passage au périhélie le 25 Juin 2011 à une distance d'environ 6,9 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13Q02.html (MPEC 2013-Q02)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 24 Novembre 2014 à une distance d'environ 8,6 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13X73.html (MPEC 2013-X73)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=CK13P030

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2013%20P3;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

 

96P/Machholz B

Un fragment de la comète 96P/Machholz a été détecté par Liang Liu le 14 Juillet 2012 dans le champ du coronographe LASCO C2 du satellite SOHO. Les éléments orbitaux de la comète 96P/Machholz B indiquent un passage au périhélie le 14 Juillet 2012 à une distance d'environ 0.12 UA du Soleil, et une période d'environ 5,28 ans. Le fragment, qui s'est probablement détaché de la comète lors du passage au périhélie de 2007, précédait d'environ 5 heures la comète.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13Q08.html (MPEC 2013-Q08)

 

 

Comètes rasantes

105 comètes découvertes sur les images transmises par les observatoires solaires STEREO-A, STEREO-B ou SOHO ont été mesurées et annoncées :

 

C/1997 T9 (SOHO), C/1999 F4 (SOHO), C/2000 D4 (SOHO), C/2001 D2 (SOHO), C/2010 M3 (SOHO), C/2010 M4 (SOHO), C/2010 M5 (SOHO), C/2010 M6 (SOHO), C/2010 M7 (SOHO), C/2010 M8 (SOHO), C/2010 N3 (SOHO), C/2010 N4 (SOHO), C/2010 N5 (SOHO), C/2010 O1 (SOHO), C/2010 O2 (SOHO), C/2010 O3 (SOHO), C/2010 O4 (SOHO), C/2010 O5 (SOHO), C/2010 O6 (SOHO), C/2010 O7 (SOHO), C/2010 P6 (SOHO), C/2010 P7 (SOHO), C/2010 P8 (SOHO), C/2010 P9 (SOHO), C/2010 Q2 (SOHO), C/2010 Q3 (SOHO), C/2010 R3 (SOHO), C/2010 R4 (SOHO), C/2010 R5 (SOHO), C/2010 R6 (SOHO), C/2010 S2 (SOHO), C/2010 S3 (SOHO), C/2010 S4 (SOHO), C/2010 S5 (SOHO), C/2010 S6 (SOHO), C/2010 S7 (SOHO), C/2010 S8 (SOHO), C/2010 S9 (SOHO), C/2010 T3 (SOHO), C/2010 T4 (SOHO), C/2010 T5 (SOHO), C/2010 T6 (SOHO), C/2010 T7 (SOHO), C/2010 U4 (SOHO), C/2010 U5 (SOHO), C/2010 U6 (SOHO), C/2010 U7 (SOHO), C/2010 U8 (SOHO), C/2010 U9 (SOHO), C/2010 U10 (SOHO), C/2010 U11 (SOHO), C/2010 U12 (SOHO), C/2010 V4 (SOHO), C/2010 V5 (SOHO), C/2010 V6 (SOHO), C/2010 V7 (SOHO), C/2010 V8 (SOHO), C/2010 V9 (SOHO), C/2010 V10 (SOHO), C/2010 V11 (SOHO), C/2010 W2 (SOHO), C/2010 W3 (SOHO), C/2010 W4 (SOHO), C/2010 W5 (SOHO), C/2010 W6 (SOHO), C/2010 W7 (SOHO), C/2010 W8 (SOHO), C/2010 W9 (SOHO), C/2010 X2 (SOHO), C/2010 X3 (SOHO), C/2010 X4 (SOHO), C/2010 X5 (SOHO), C/2010 X6 (SOHO), C/2010 X7 (SOHO), C/2010 X8 (SOHO), C/2010 X9 (SOHO), C/2010 X10 (SOHO), C/2010 X11 (SOHO), C/2010 X12 (SOHO), C/2010 X13 (SOHO), C/2010 X14 (SOHO), C/2010 X15 (SOHO), C/2010 X16 (SOHO), C/2010 X17 (SOHO), C/2010 Y1 (SOHO), C/2010 Y2 (SOHO), C/2010 Y3 (SOHO), C/2010 Y4 (SOHO), C/2010 Y5 (SOHO), C/2010 Y6 (SOHO), C/2010 Y7 (SOHO), C/2010 Y8 (SOHO), C/2010 Y9 (SOHO), C/2010 Y10 (SOHO), C/2010 Y11 (SOHO), C/2010 Y12 (SOHO), C/2010 Y13 (SOHO), C/2010 Y14 (SOHO), C/2010 Y15 (SOHO), C/2010 Y16 (SOHO), C/2010 Y17 (SOHO), C/2010 Y18 (SOHO), C/2010 Y19 (SOHO), C/2010 Y20 (SOHO), C/2011 B1 (SOHO).

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13Q11.html (MPEC 2013-Q11)

 

  

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


23 Août 2013

Hubble prend des films de l'espace furtif

 

Crédit : NASA, ESA, E. Meyer, W. Sparks, J. Biretta, J. Anderson, S.T. Sohn, and R. van der Marel (STScI), C. Norman (Johns Hopkins University), and M. Nakamura (Academia Sinica)

 

L'univers est si grand, et cela prend si longtemps pour la plupart des objets célestes pour changer, qu'il est rare qu'un télescope puisse attraper quelque chose en mouvement. Cela aide si la cible se déplace à une vitesse proche de la lumière, et que la vue limpide du télescope spatial Hubble peut attraper des changements subtils dans un dixième du temps qu'il faudrait pour un télescope basé au sol. Les astronomes ont recueilli 500 images de Hubble, prises sur plus de 13 ans pour faire un folioscope cinématographique d'un jet comme un chalumeau des gaz brûlés dans le voisinage d'un trou noir supermassif.

 

Le trou noir se trouve dans le centre de la galaxie M87. Le jet est connu depuis près d'un siècle. Mais le nouveau film de Hubble donne un aperçu de la dynamique du jet. Le film montre que le plasma chaud est en spirale le long des lignes de champ magnétique généré par le trou noir de 7 milliards de masses solaires. Ces jets dits extragalactiques sont vus ailleurs dans l'Univers, mais ce jet comparativement à proximité offre un aperçu détaillé de ce qui les aliment et les alignent. Lorsque l'astronome Heber Curtis de l'observatoire Lick a vu le jet en 1918, il l'a décrit comme "un curieux rayon rectiligne". Il y a peu, Curtis aurait-il pu imaginer que nous le suivrions un jour flambant à travers l'espace ?

 

Crédit : NASA, ESA, E. Meyer, W. Sparks, J. Biretta, J. Anderson, S.T. Sohn, and R. van der Marel (STScI), C. Norman (Johns Hopkins University), and M. Nakamura (Academia Sinica)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2013/32/

 

http://www.nasa.gov/content/goddard/hubble-sees-space-slinky

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


20 Août 2013

ALMA observe de très près la dramatique naissance d'une étoile

 

Crédit : ESO/ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)/H. Arce. Acknowledgements: Bo Reipurth

 

Des astronomes utilisant le Grand Réseau d'Antennes (sub-)millimétrique de l'Atacama (ALMA) ont obtenu une formidable vue rapprochée de la matière s'échappant d'une étoile nouvellement formée. En observant la lueur émise par les molécules de monoxyde de carbone dans un objet baptisé Herbig-Haro 46/47, ils ont découvert que ses jets sont bien plus énergétiques que prévu. Les nouvelles images très détaillées ont également révélé l'existence d'un jet encore inconnu pointant dans une direction radicalement différente.

 

Une splendide image d'une étoile « nouveau-né » prise par ALMA et le NTT

Crédit : ESO/ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)/H. Arce. Acknowledgements: Bo Reipurth

 

Les jeunes étoiles constituent de vigoureux objets qui éjectent la matière à des vitesses proches du million de kilomètres par heure. Lorsque cette matière entre en interaction avec le gaz environnant, elle émet une lueur, créant par là-même un objet de type Herbig-Haro [1]. Herbig Haro 46/47, qui se situe à environ 1400 années-lumière de la Terre dans la constellation australe de Véla (Les Voiles), en constitue un formidable exemple. Cet objet a été étudié au moyen du réseau ALMA alors que ce dernier était encore en phase de construction, bien avant qu'il ne soit doté de l'intégralité des antennes qui le constituent aujourd'hui, donc.

 

Les nouvelles images révèlent le détail de deux jets, l'un se déplaçant en direction de la Terre, l'autre s'en éloignant. Le second jet était quasiment invisible sur les images antérieures acquises dans le domaine visible, en raison de l'obscurcissement généré par les nuages de poussière entourant l'étoile nouvellement formée. ALMA n'a pas seulement fourni des images dotées d'une meilleure résolution – comparée aux instruments plus anciens, il a également permis aux astronomes de mesurer la vitesse à laquelle la matière incandescente se déplace dans l'espace.

 

Ces nouvelles observations de Herbig Haro 46/47 révèlent que certains des matériaux éjectés sont dotés de vitesses bien plus élevées que celles mesurées auparavant. Cela signifie que le gaz qui s'échappe transporte bien plus d'énergie et de moment cinétique que nous le pensions.

 

Le leader de l'équipe et premier auteur de cette nouvelle étude, Héctor Arce (Université de Yale, Etats-Unis), nous explique que « l'extrême sensibilité d'ALMA permet la détection de caractéristiques auparavant invisibles dans cette source, tel ce jet de gaz très rapide. Il semble également qu'il s'agisse là d'un cas d'école : un modèle simple au sein duquel le jet moléculaire résulte d'un vent étendu en provenance de la jeune étoile. »

 

Les observations ont requis un temps d'observation de cinq heures seulement – bien qu'ALMA ait été encore en phase de construction à cette époque. Des observations de semblable qualité auraient requis un temps d'observation dix fois plus élevé avec d'autres télescopes.

 

« Le niveau de détail qui caractérise les images de Herbig Haro 46/47 est stupéfiant. D'autant plus impressionnant que ces images ont été acquises lors de la première phase d'exploitation scientifique d'ALMA. Dans l'avenir, ALMA procurera des images encore meilleures que celles-ci en une fraction de temps » ajoute Stuartt Corder (Observatoire Unifié ALMA, Chili), l'un des co-auteurs de cette nouvelle étude.

 

Diego Mardones (Université du Chili), autre co-auteur de cette étude, souligne que « ce système est semblable aux étoiles de faible masse les plus isolées en cours de formation, sur le point de naître donc. Ce qui fait l'originalité de ce système : le jet impacte le nuage d'un côté de la jeune étoile et s'échappe du nuage de l'autre côté. Il constitue donc un formidable objet d'étude de l'impact des vents stellaires sur le nuage à partir duquel la nouvelle étoile s'est formée. »

 

La résolution et la sensibilité qui caractérisent ces images acquises par ALMA ont également permis à l'équipe de découvrir l'existence d'un jet inconnu, provenant selon toute vraisemblance d'un compagnon de faible masse de la jeune étoile. Ce jet secondaire figure dans une direction perpendiculaire à l'objet principal et semble creuser son propre chemin au sein du nuage environnant.

 

Héctor Arce conclut ainsi : « ALMA a permis de déterminer les caractéristiques du jet de matière observé bien plus efficacement que toute étude antérieure. Cela augure de nombreuses surprises et de fascinantes découvertes à venir au moyen du réseau complet. ALMA révolutionnera sans aucun doute notre connaissance des processus de formation des étoiles ! »

 

Notes

[1] Les astronomes George Herbig et Guillermo Haro ne furent pas les découvreurs de l'un de ces objets qui portent à présent leurs noms, mais ils furent les premiers à étudier dans le détail le spectre de ces étranges objets. Ils ont découvert qu'il ne s'agissait pas de simples nuages de gaz et de poussières qui réfléchissaient la lumière, ou brillaient sous l'effet de la lumière ultraviolette en provenance de jeunes étoiles, mais qu'ils constituaient une nouvelle classe d'objets associés à des chocs créés par la matière éjectée à des vitesses élevées dans les régions de formation d'étoiles.

 

Plus d'informations

ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) est un équipement international pour l'astronomie. Il est le fruit d'un partenariat entre l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie de l'Est en coopération avec la République du Chili. ALMA est financé en Europe par l'ESO (Observatoire Européen Austral), en Amérique du Nord par la NSF (Fondation Nationale de la Science) en coopération avec le NRC (Conseil National de la Recherche au Canada) et le NSC (Conseil National de la Science à Taïwan), en Asie de l'Est par les Instituts Nationaux des Sciences Naturelles (NINS) du Japon avec l'Academia Sinica (AS) à Taïwan. La construction et les opérations d'ALMA sont pilotées par l'ESO pour l'Europe, par le National Radio Astronomy Observatory (NRAO), dirigé par Associated Universities, Inc. (AUI) pour l'Amérique du Nord et par le National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ) pour l'Asie de l'Est. L'Observatoire commun ALMA (JAO pour Joint ALMA Observatory) apporte un leadership et un management unifiés pour la construction, la mise en service et l'exploitation d'ALMA.

 

Ce travail de recherche a fait l'objet d'un article intitulé « ALMA Observations of the HH 46/47 Molecular Outflow » par Héctor Arce et al, à paraître dans la revue Astrophysical Journal.

 

L'équipe est composée de Héctor G. Arce (Université de Yale, New Haven, Etats-Unis), Diego Mardones (Université du Chili, Santiago, Chili), Stuartt A. Corder (Observatoire Unifié ALMA, Santiago, Chili), Guido Garay (Université du Chili), Alberto Noriega-Crespo (Centre de Traitement et d'Analyse Infrarouge, Institut de Technologie de Californie, Pasadena, Etats-Unis) et Alejandro C. Raga (Institut des Sciences Nucléaires, Mexique).

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Liens

- L'article scientifique

- Plus d'informations concernant ALMA

- Photos du réseau ALMA

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1336/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

La planète lointaine établit un record de vitesse en orbite autour de son étoile en 8,5 heures : Selon des scientifiques américains, une exoplanète autour d'une étoile lointaine a l'une des « années » les plus courtes jamais observées, filant autour de son étoile parente en un peu plus de 8 heures. L'exoplanète de la taille de la Terre nommée Kepler 78 b, située à 700 années-lumière, possède l'une des périodes orbitales les plus courtes jamais détectées, selon des chercheurs de l'Institut de Technologie du Massachusetts. L'orbite rapide est le résultat de la proximité extrême de la planète à son étoile -- son rayon orbital est seulement d'environ trois fois le rayon de l'étoile -- et les chercheurs disent qu'ils estiment que sa température de surface peut être aussi élevée que 5.000 degrés Fahrenheit (2.760 degrés Celsius). La couche supérieure de la planète est probablement complètement fondue, créant un massif océan de lave sans cesse en mouvement. Les mesures de Kepler 78b ont déterminé que la planète est environ 40 fois plus proche de son étoile que Mercure l'est à notre Soleil.

 

Images radar de l'astéroïde 2005 WK4 : Un collage d'images radar de l'astéroïde géocroiseur 2005 WK4 a été généré par des scientifiques de la NASA à l'aide de l'antenne de 70 mètres du Deep Space Network à Goldstone, en Californie, le 08 Août 2013. L'astéroïde mesure entre 200 et 300 mètres de diamètre ; il a une forme arrondie et légèrement asymétrique. Comme il tourne, un certain nombre de caractéristiques sont visibles qui suggèrent la présence de certaines régions plates et un renflement près de l'Équateur. Les données ont été obtenues entre 7h40 UTC et 14h10 UTC. Au moment des observations, l'astéroïde était à environ 3,1 millions de kilomètres de la Terre, soit à environ 8,2 distances lunaires. Les données ont été obtenues sur un intervalle de 6,5 heures tandis que l'astéroïde complétait environ 2,4 rotations. La résolution est de 3,75 mètres par pixel.

 


 

 Une nova brillante dans le Dauphin : L'astronome amateur Koichi Itagaki, de Yamagata (Japon), a découvert le 14 Août 2013 une nouvelle nova dans la constellation du Dauphin (Delphinus), à la position 20 23 30.7 +20 46 04 (J2000). La nova du Dauphin a été baptisé provisoirement du nom de PNV J20233073 2046041, et appelée par la suite Nova Delphini 2013. La découverte a été rapidement confirmée par de nombreux astronomes à travers le monde. Détectée à la magnitude de 6,3, son éclat a augmenté peu à peu en brillance, jusqu'à atteindre une magnitude de 5,5 dans la journée du 15 Août. La nova est aisément visible aux jumelles presque à la limite des constellation de la Flèche (Sagitta) et du Petit Renard (Vulpecula).

http://www.cbat.eps.harvard.edu/unconf/followups/J20233073+2046041.html

http://www.aavso.org/bright-new-nova-delphinus-%E2%80%94-you-can-see-it-tonight-binoculars

http://www.cidehom.com/astronomie.php?_a_id=587

 

Tour du monde en 4 jours : la NASA surveille le panache du météore de Chelyabinsk : Le physicien de l'atmosphère Nick Gorkavyi a manqué l'hiver dernier d'être témoin d'un événement du siècle, quant un météore a explosé sur sa ville natale de Chelyabinsk, en Russie. Depuis Greenbelt, Maryland, Etats-Unis, Gorkavyi et ses collègues de la NASA ont été témoin d'une vue encore jamais vue de la suite de l'explosion atmosphérique. Peu après l'aube, le 15 Février 2013, le météore, ou bolide, mesurant 18 mètres de diamètre et pesant 11.000 tonnes, est entré dans l'atmosphère de la Terre à 18,6 km par seconde. Brûlant par la friction avec l'air mince de la Terre, la roche de l'espace a explosé à 23,3 km au-dessus de Chelyabinsk. L'explosion a libéré plus de 30 fois l'énergie de la bombe atomique qui a détruit Hiroshima. A titre de comparaison, l'impact au sol du météore qui a déclenché des extinctions de masse, y compris celle des dinosaures, mesurait environ 10 kilomètres de diamètre et a libéré environ 1 milliard de fois l'énergie de la bombe atomique. Certaines des pièces survivantes du bolide de Chelyabinsk sont tombées au sol. Mais l'explosion a également déposé des centaines de tonnes de poussières dans la stratosphère, ce qui a permis à un satellite de la NASA d'effectuer des mesures sans précédent sur la façon dont le matériau a formé une mince ceinture de poussière stratosphérique mais cohérente et persistante.

 

Le mystérieux magnetar possède l'un des plus forts champs magnétiques dans l'Univers : Des scientifiques utilisant le télescope spatial XMM-Newton de l'ESA ont découvert qu'une curieuse étoile morte cache l'une des plus forts champs magnétiques dans l'Univers depuis le début, malgré les suggestions antérieures d'un champ magnétique anormalement bas. L'objet, connu sous le nom SGR 0418 5729 (ou SGR 0418 pour faire court), est un magnetar, un type particulier d'étoile à neutrons. SGR 0418 se trouve dans notre galaxie, environ 6.500 années-lumière de la Terre. Il a été détecté pour la première en Juin 2009 par les télescopes spatiaux, dont Fermi de la NASA et Koronas-Photon de Roscosmos quand il s'est soudainement allumé dans les rayons X et les rayons gamma. Il a été étudié par la suite par une flotte d'observatoires, dont XMM-Newton de l'ESA.

 


09 Août 2013

Comètes P/1998 Y2 = 2013 O1 (LI), P/2013 O2 (PANSTARRS), C/2013 O3 (McNaught), P/2013 N5 (PANSTARRS), P/2013 P1 (PANSTARRS), C/2013 P2 (PANSTARRS), et cinq comètes rasantes

 

Nouvelles du Ciel

 

P/1998 Y2 = 2013 O1 (LI)

La comète P/1998 Y2 (Li), observée pour la dernière fois le 08 Avril 1999, a été imagée le 09 Mai 2013 par H. Sato (via iTelescope Observatory, Siding Spring), et le 16 Juillet 2013 par M. Masek (Pierre Auger Observatory, Malargue). La confirmation de la redécouverte a été faite grâce aux observation les 25 et 26 Juillet 2013 par Rob H. McNaught (Siding Spring Survey).

 

Weidong Li (Department of Astronomy, University of California at Berkeley) avait annoncé sa découverte le 26 Décembre 1998 d'une comète dans le cadre du Lick Observatory Supernova Search (cf. IAUC 6627; avec la participation de M. Papenkova, E. Halderson, M. Modjaz, T. Shefler, J. Y. King, R. R. Treffers et A. V. Filippenko). L'objet, trouvé automatiquement par le Katzman Automatic Imaging Telescope dans le champ de NGC 1041, avait été immédiatement reconnu en tant que comète par Li, qui a utilisé ensuite l'équipement pour faire une observation de confirmation délibérée, ainsi que des observations de suivi la nuit suivante. La nature cométaire de l'objet avait été confirmée par les observations de R. Kowalski (Zephyrhills) et G. Bell et G. Hug (Eksridge) [IAUC 7075]. Des observations de LINEAR antérieures à la découverte, datant du 23 Septembre 1998 et des 28 et 29 Octobre 1998, ont été identifiées par la suite.

 

Les éléments orbitaux de la comète P/1998 Y2 = 2013 O1 (LI), appartenant à la famille des comètes de Jupiter, indiquent un passage au périhélie le 04 Février 2014 à une distance d'environ 2,5 UA du Soleil, et une période d'environ 15,1 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13O52.html (MPEC 2013-O52)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=PJ98Y020

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2013%20O1;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/1998 Y2 = 2013 O1 (LI) a reçu la dénomination définitive de 292P/LI en tant que 292ème comète périodique numérotée.

 

 

P/2013 O2 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte par les membres de l'équipe de PANSTARRS sur les images CCD obtenues le 16 Juillet 2013 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1,8-m de Haleakala. La nature cométaire de l'objet a été confirmée grâce aux observations de R. Holmes (Astronomical Research Observatory, Westfield), T. Linder et R. Holmes (Cerro Tololo), H. Sato (via iTelescope Observatory, Nerpio), H. Sato (via iTelescope Observatory, Siding Spring).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2013 O2 (PANSTARRS) indiquent qu'il s'agit d'une comète de type Jupiter avec un passage au périhélie le 15 Décembre 2013 à une distance d'environ 2,1 UA du Soleil, et une période d'environ 7,6 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13O53.html (MPEC 2013-O53)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 16 Décembre 2013 à une distance d'environ 2,1 UA du Soleil, et une période d'environ 7,4 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13Q14.html (MPEC 2013-Q14)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=PK13O020

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2013%20O2;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

 

C/2013 O3 (McNaught)

Une nouvelle comète a été découverte par Rob H. McNaught (Siding Spring Survey) sur les images CCD obtenues le 24 Juillet 2013 dans le cadre du Siding Spring Survey. La nature cométaire de l'objet a été confirmée grâce aux observations de T. Linder et R. Holmes (via Cerro Tololo), A. Chapman (Observatorio Cruz del Sur, San Justo), E. J. Christensen, S. M. Larson et T. Lister (Cerro Tololo-LCOGT B), H. Sato (via iTelescope Observatory, Siding Spring), A. Hidas (Arcadia), J. Drummond (Possum Observatory, Gisborne), J. Oey, P. Camilleri et H. Williams (Blue Mountains Observatory, Leura), E. J. Christensen, S. M. Larson, T. Lister (Sutherland-LCOGT A), M. Urbanik (via iTelescope Observatory, Siding Spring), K. Hills (via RAS Observatory, Moorook).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2013 O3 (McNaught) indiquent un passage au périhélie le 23 Septembre 2013 à une distance d'environ 3,1 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13O54.html (MPEC 2013-O54)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 09 Septembre 2013 à une distance d'environ 3,1 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13R59.html (MPEC 2013-R59)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=%20C%2F2013%20O3;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Avec la découverte de cette nouvelle comète, Rob McNaught compte désormais 82 comètes à son actif (70 comètes découvertes en tant qu'unique découvreur et 12 découvertes partagées).

Les Grands Chasseurs de Comètes 

 

 

P/2013 N5 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte par les membres de l'équipe de PANSTARRS sur les images CCD obtenues le 14 Juillet 2013 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1,8-m de Haleakala. La nature cométaire de l'objet a été confirmée grâce aux observations de R. J. Wainscoat, M. Micheli, P. Forshay, D. Woodworth (Mauna Kea), et T. Lister (Sutherland-LCOGT A).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2013 N5 (PANSTARRS) indiquent qu'il s'agit d'une comète de type Jupiter avec un passage au périhélie le 01 Juillet 2013 à une distance d'environ 1,8 UA du Soleil, et une période d'environ 16,1 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13P17.html (MPEC 2013-P17)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 02 Juillet 2013 à une distance d'environ 1,8 UA du Soleil, et une période d'environ 17,7 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13R59.html (MPEC 2013-R59)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=PK13N050

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2013%20N5;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

 

P/2013 P1 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte par les membres de l'équipe de PANSTARRS sur les images CCD obtenues le 01 Août 2013 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1,8-m de Haleakala. La nature cométaire de l'objet a été confirmée grâce aux observations de R. J. Wainscoat, M. Micheli, D. Woodworth (Mauna Kea), et H. Sato (via iTelescope Observatory, Siding Spring). Des observations antérieures à la découverte, datant du 28 Juillet 2013, effectuées par T. H. Bressi (Steward Observatory, Kitt Peak) dans le cadre de Spacewatch, ont été identifiées.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2013 P1 (PANSTARRS) indiquent qu'il s'agit d'une comète de type Jupiter avec un passage au périhélie le 13 Février 2013 à une distance d'environ 3,2 UA du Soleil, et une période d'environ 28,9 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13P18.html (MPEC 2013-P18)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 26 Février 2013 à une distance d'environ 3,3 UA du Soleil, et une période d'environ 25,2 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13S08.html (MPEC 2013-S08)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=PK13P010

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2013%20P1;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

 

Comètes rasantes

Cinq comètes découvertes sur les images transmises par les observatoires solaires STEREO ou SOHO ont été mesurées et annoncées :

- C/2013 F5 (STEREO), appartenant au groupe de Kreutz

- C/2013 F4 (STEREO), appartenant au groupe de Kreutz

- C/2013 E3 (STEREO), appartenant au groupe de Kreutz

- C/2012 U3 (STEREO), appartenant au groupe de Kreutz

- C/2012 N1 (SOHO), appartenant au groupe de Meyer

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13P16.html (MPEC 2013-P16)

 

 

C/2013 P2 (PANSTARRS)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde découvert par les membres de l'équipe de PANSTARRS sur les images CCD obtenues le 04 Août 2013 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1,8-m de Haleakala, a montré des caractéristiques cométaires lors d'observations de suivi par de nombreux astrométristes après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center. Des images antérieures à la découverte, datant du 26 Juillet 2013, ont été identifiées par la suite dans les observations de Pan-STARRS1.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2013 P2 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 17 Février 2014 à une distance d'environ 2,8 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13P42.html (MPEC 2013-P42)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 17 Février 2014 à une distance d'environ 2,8 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K13/K13R59.html (MPEC 2013-R59)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=CK13P020

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2013%20P2;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

  

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

INTRUS 2013 PS13, un astéroïde de type Apollo d'environ 10 mètres de diamètre observé pour la première fois le 07 Août 2013 par les membres de l'équipe de l'Observatoire de La Sagra et annoncé par la circulaire MPEC 2013-P45, est passé le 09 Août 2013 vers 05h21 UTC (<1mn) à une distance d'environ 198.150 km ou environ 0,53 LD (1 LD = Distance moyenne Terre-Lune = 380.400 km) de la surface de notre planète.

 


09 Août 2013

Hubble découvre la source du ruisseau de Magellan

 

Crédit : D. Nidever et al., NRAO/AUI/NSF and A. Mellinger, Leiden-Argentine-Bonn (LAB) Survey, Parkes Observatory, Westerbork Observatory, and Arecibo Observatory

 

Des astronomes utilisant le télescope spatial Hubble ont résolu un mystère de 40 ans sur l'origine de la coulée de Magellan, un long ruban de gaz qui s'étend presque à mi-chemin autour de notre galaxie, la Voie Lactée.

 

Les Grand et Petit Nuages de Magellan, deux galaxies naines orbitant autour de la Voie lactée, sont à la tête du courant gazeux. Depuis la découverte de la coulée par les radiotélescopes dans les années 1970, les astronomes se sont demandés si le gaz provient de l'une ou des deux galaxies satellites. Maintenant, les nouvelles observations de Hubble révèlent que la majorité du gaz a été chassé du Petit Nuage de Magellan il y a environ 2 milliards d'années, et une deuxième région du courant émane plus récemment du Grand Nuage de Magellan.

 

Photo Credit: D. Nidever et al., NRAO/AUI/NSF and A. Mellinger, Leiden-Argentine-Bonn (LAB) Survey, Parkes Observatory, Westerbork Observatory, and Arecibo Observatory

Science Credit: NASA, ESA, A. Fox (STScI/ESA), P. Richter (University of Potsdam and Leibniz Institute for Astrophyics, Potsdam), B. Wakker (University of Wisconsin, Madison), N. Lehner and J.C. Howk (University of Notre Dame), N. Bekhti (University of Bonn), J. Bland-Hawthorn (University of Sydney), S. Lucas (University College, London), and C. Fechner (University of Potsdam and Leibniz Institute for Astrophysics, Potsdam)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2013/27/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


07 Août 2013

Un drôle de couple

 

Crédit : ESO

 

Deux nuages de gaz très différents dans la galaxie d'à côté

 

Le Très Grand Télescope de l'ESO a détecté une surprenante région de formation d'étoiles dans le Grand Nuage de Magellan – l'une des galaxies satellites de la Voie Lactée. Cette image d'une grande netteté révèle l'existence de deux nuages de gaz distincts et brillants : NGC 2014 de couleur rouge et son voisin NGC 2020 de couleur bleue. Bien qu'ils soient très différents, tous deux ont été sculptés par de puissants vents stellaires issus de très jeunes étoiles extrêmement chaudes qui irradient également le gaz, causant son intense luminosité.

 

Deux nuages de gaz lumineux bien différents dans le Grand Nuage de Magellan - Crédit : ESO

 

Cette image a été acquise au moyen du Très Grand Télescope (VLT) qui équipe l'Observatoire de Paranal de l'ESO au Chili – l'endroit idéal pour effectuer des observations astronomiques depuis l'hémisphère sud. Toutefois, sans l'aide de télescopes tels le VLT, un simple coup d'œil, par nuit claire et sombre, en direction de la constellation australe de la Dorade (également nommée le poisson-épée ou la dorade coryphène par les anglo-saxons [1]) permet d'apercevoir une tâche floue semblable à s'y méprendre à un simple nuage dans l'atmosphère terrestre.

 

C'est du moins la première impression que dut avoir Ferdinand Magellan lors de son célèbre voyage dans l'hémisphère sud en 1519. Magellan n'est jamais revenu de ce voyage – il a été tué aux Philippines. De retour en Europe, son équipage a toutefois témoigné de l'existence de ce nuage et de son jumeau de dimension plus faible. Ces deux galaxies de petites tailles ont par la suite été baptisées en l'honneur de Magellan. Aucun doute toutefois qu'elles aient été aperçues par des explorateurs européens et des observateurs de l'hémisphère sud, bien qu'elles n'aient fait l'objet d'aucun rapport précis.

 

Le Grand Nuage de Magellan crée de nouvelles étoiles à un rythme soutenu. Quelques-unes des régions de formation stellaire qu'il abrite peuvent même être aperçues à l'œil nu : la Nébuleuse de la Tarentule en constitue un exemple célèbre. Toutefois, il existe d'autres régions de dimensions plus petites – mais non moins intrigantes – dont les télescopes sont capables de révéler les moindres détails. Ainsi, cette nouvelle image acquise par le VLT lève le voile sur une paire curieusement dépareillée : NGC 2014 et NGC 2020.

 

Le nuage teinté de rose figurant à droite de l'image, NGC 2014, est un nuage lumineux principalement constitué d'hydrogène ionisé. Il abrite un amas de jeunes étoiles chaudes. Le rayonnement énergétique issu de ces nouvelles étoiles arrache les électrons aux atomes du gaz d'hydrogène environnant, l'ionisant et produisant par là-même une lueur rouge caractéristique.

 

Les jeunes étoiles massives sont la source de cet intense rayonnement ainsi que de puissants vents stellaires qui dispersent et éjectent le gaz environnant. A gauche de l'amas principal figure une étoile extrêmement chaude et brillante [2] dont les vents ont déjà créé une cavité qui apparaît entourée d'une structure en forme de bulle appelée NGC 2020. La teinte bleutée qui caractérise ce mystérieux objet résulte elle aussi des effets du rayonnement en provenance de l'étoile chaude – de l'ionisation de l'oxygène en l'occurrence, non plus de celle de l'hydrogène.

 

Les teintes si distinctes arborées par NGC 2014 et NGC 2020 résultent tant de la différence de composition chimique des gaz environnants que des températures des étoiles responsables de la luminosité des nuages. Les distances séparant les étoiles de leurs nuages de gaz respectifs jouent également un rôle.

 

Le Grand Nuage de Magellan se situe à environ 163 000 années lumière seulement de notre galaxie, la Voie Lactée, ce qui est très peu à l'échelle cosmique. Cette proximité, et donc la possibilité de l'étudier plus en détails que toute autre structure plus éloignée, en fait une cible de choix pour les astronomes. Cette proximité explique également en partie le choix d'installer des télescopes dans l'hémisphère sud, et donc la création de l'ESO voici plus de 50 ans. Bien qu'impressionnant à l'échelle humaine, le Grand Nuage de Magellan renferme moins du dixième de la matière contenue dans la Voie Lactée et s'étend sur 14 000 années lumière seulement – comparativement aux 100 000 années lumière de la Voie Lactée. Les astronomes le classent parmi les galaxies naines irrégulières ; son irrégularité, combinée à sa barre d'étoiles centrale et proéminente, lui confèrent un aspect chaotique qui semble résulter d'interactions avec la Voie Lactée et une autre galaxie proche, le Petit Nuage de Magellan.

 

Cette image a été acquise au moyen de l'instrument FORS2 (réducteur de focale et spectrographe à faible dispersion dans les domaines visible et proche UV) installé sur le VLT de l'ESO, dans le cadre du programme Cosmic Gems de l'ESO [3].

 

Notes

[1] Cette constellation est bien souvent nommée le poisson-épée par les anglo-saxons. Toutefois, il semble que la dénomination peu répandue de dorade coryphène soit davantage appropriée. Plus de détails ici.

 

[2] Cette étoile constitue un exemple de la classe très peu répandue des étoiles de type Wolf-Rayet. Ces objets à courte durée de vie sont très chauds – leur température de surface peut être dix fois supérieure à celle du Soleil – et très brillants. Ils dominent leur environnement proche.

 

[3] Cette image est issue du programme Cosmic Gems de l'ESO, dont l'objectif est de produire et de mettre à disposition des enseignants et du grand public des images d'objets intéressants, étonnants ou bien encore visuellement attrayants acquises par les télescopes de l'ESO. Le programme utilise du temps de télescope qui ne peut être alloué aux observations scientifiques. L'ensemble des données collectées peut également être utilisé à des fins scientifiques, et les astronomes peuvent se les procurer au travers des archives scientifiques de l'ESO.

 

Plus d'informations

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Liens

- Programme Cosmic Gems de l'ESO

- Photos du VLT

- Images acquises au moyen de FORS

- Images acquises au moyen du VLT

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1335/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Clin d'oeil à Gaia pour les Nuits des étoiles 2013 : Les vacances et le ciel estival traditionnellement dégagé sont propices à se poser dehors et à profiter d'une vue imprenable sur l'Univers… Instaurées en 1991 par l'Association française d'astronomie, les Nuits des étoiles 2013 se tiendront cette année les 9, 10 et 11 août sur près de 400 sites d'observation en France. 

 


05 Août 2013

Hubble trouve "l'arme fumante" après l'explosion de rayons gamma

 

Crédit : NASA, ESA, N. Tanvir (University of Leicester), A. Levan (University of Warwick), A. Fruchter (STScI), J. Hjorth (University of Copenhagen), R. Hounsell (STScI), K. Wiersema (University of Leicester), and R. Tunnicliffe (University of Warwick)

 

Depuis que les satellites de l'US Air Force ont découvert par hasard les sursauts gamma dans les années 1960, les astronomes ont cherché le mécanisme de déclenchement. Les sursauts gamma sont des éclairs mystérieux d'intenses radiations de haute énergie qui apparaissent dans des directions aléatoires dans l'espace. Ces explosions titanesques libèrent autant d'énergie en moins d'une seconde que le Soleil le fait en 1 million d'années.

 

Maintenant, les astronomes utilisent le télescope spatial Hubble pour recueillir des éléments clés sur les pouvoirs des sursauts gamma de courte durée, qui durent jusqu'à deux secondes. En sondant l'emplacement d'un éclat récent de courte durée en lumière proche infrarouge, Hubble a trouvé la boule de feu s'estompant produite à la suite de l'explosion. La rémanence révèle pour la première fois un nouveau type d'explosion stellaire appelé kilonova, une explosion prévue pour accompagner un sursaut gamma de courte durée. Le kilonova est la "preuve irréfutable" que les sursauts de courte durée sont déclenchés par la fusion de deux petits objets stellaires extrêmement denses, comme une paire d'étoiles à neutrons ou d'une étoile à neutrons et d'un trou noir.

 

Crédit : NASA, ESA, N. Tanvir (University of Leicester), A. Levan (University of Warwick), A. Fruchter (STScI), J. Hjorth (University of Copenhagen), R. Hounsell (STScI), K. Wiersema (University of Leicester), and R. Tunnicliffe (University of Warwick)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2013/29/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


01 Août 2013

L'eau dans un désert martien

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Les cratères autrefois remplis intégralement avec des sédiments et de l'eau se sont asséchés depuis longtemps, mais les traces de leurs vies antérieures comme les lacs boueux survivent dans le désert martien.

 

 

Recherche d'eau près de Tagus Valles - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Les images ont été prises le 15 Janvier 2013 par Mars Express de l'ESA et présentent une région à quelques degrés au sud de l'équateur dans les anciennes hautes terres du sud de Mars. La région sans nom est située immédiatement au nord d'un ancien lit de la rivière connue sous le nom du Tagus Valles et l'est de Tinto Valles et du cratère Palos qui ont été présentés dans une version antérieure.

 

Tagus Valles dans le contexte - Crédit : NASA MGS MOLA Science Team

 

Le cratère de 34 km de large dans le coin supérieur gauche des images principales attire peut-être plus l'attention avec son intérieur chaotique. Ici, de larges blocs aplatis appelés mesas peuvent être trouvés aux côtés de petites caractéristiques parallèles soufflées par le vent connues sous le nom de yardangs.

 

Les mesas et yardangs ont été sculptés à partir de sédiments qui ont initialement rempli le cratère, déposés là durant une inondation qui a couvert toute la scène. Au fil du temps, les sédiments les plus faibles ont été érodés, laissant derrière le motif aléatoire de blocs plus forts.

 

 

Topographie codée en couleurs de la région de Tagus Valles - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Une preuve supplémentaire du passé aqueux de ce cratère est visible dans la partie supérieure droite du cratère sous forme d'une petite rivière sinueuse.

 

Les indices portent aussi sur le contour fantomatique d'un ancien cratère à environ une vingtaine de kilomètres à l'est (ci-dessous dans les images principales). Alors que le cratère a pratiquement été effacé de l'enregistrement géologique, un long canal faisant des méandres demeure clairement et s'écoule vers le cratère dans le centre de la scène.

 

Ce complexe central de cratères est vu de près dans la vue en perspective ci-dessous, montrant plus en détail une autre caractéristique en forme de canal, avec un cratère très déformé. Peut-être que le rebord de ce cratère érodé a été ébréché lorsque les sédiments ont inondé le plus grand cratère.

 

Déformation dans un cratère inondé - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Le cratère est également vu sous un autre angle et dans le fond de la deuxième vue en perspective ci-dessous. Au premier plan est l'un des plus profonds cratères dans la scène, comme indiqué par la carte topographique.

 

De nombreux glissements de terrain ont eu lieu dans ce cratère, peut-être facilités par la présence d'eau affaiblissant les parois du cratère. Des sillons gravés sur les parois intérieures du cratère marquent les chemins des roches croulantes, tandis que les plus gros tas de matériel ont chuté en masse pour joncher le plancher du cratère.

 

Glissements de terrain à l'intérieur d'un cratère - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Un groupe de cratères interconnectés avec des planchers plats lissées sur des sédiments se trouvent dans la partie inférieure droite de l'image principale. Un petit cratère avec un dépôt de débris importants – une couverture d'éjecta – se trouve dans le cratère.

 

Les couvertures d'éjectas sont composées de matériaux excavés de l'intérieur du cratère au cours de sa formation. Ce cratère particulier présente une couverture d'éjecta « rempart » – une avec des lobes en forme de pétales autour de ses bords. L'eau liquide liée à la matière éjectée lui a permis de couler le long de la surface, ce qui lui donne une apparence fluide.

 

 

Région de Tagus Valles en 3D - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Mais ce n'est pas juste de l'eau qui a joué un rôle dans cette région ; les éruptions volcaniques ont également eu leur mot à dire. Une couche sombre de cendre fine couvre le coin supérieur gauche de l'image principale qui pourraient avoir été déposée à partir de la province Elysium volcanique au nord-est. Au fil du temps, les cendres ont été redistribuées par le vent et les dépôts enterrés exposés dans des zones localisées par l'érosion.

 

Cette région est une des nombreuses qui expose les preuves du passé actif de la planète rouge et montre que les marques d'eau sont gravées même dans les plus inattendus anciens champs parsemés de cratères.

 

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Mars_Express/Water_in_a_martian_desert

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Le vaisseau spatial Cassini révèle les forces controlant les jets de la lune de Saturne : l'intensité des jets de vapeur d'eau et de particules organiques qui jaillissent de la lune Encelade de Saturne dépendent de la proximité de la lune à la planète aux anneaux, selon les données obtenues par le vaisseau spatial Cassini.

Sptizer découvre de jeunes étoiles avec un "cerceau" : Des astronomes utilisant le télescope spatial Spitzer ont aperçu un jeune système stellaire qui "clignote" tous les 93 jours. Appelé YLW 16A, le système se compose probablement de trois étoiles en développement, dont deux sont entourées par un disque de matière laissé lors du processus de formation d'étoiles.

 


 

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