Nouvelles du Ciel d'Août 2005

 

Les Titres

  

Les grandes galaxies sont remplies de vieilles étoiles [31/08/2005]

Explosion céleste dans le sombre Réticule [31/08/2005]

Comète C/2005 Q1 (LINEAR) [29/08/2005]

Comète C/2005 P3 (SWAN) [26/08/2005]

Le destin final de la Terre [26/08/2005]

La traînée de météore révèle des particules étonnamment grandes [25/08/2005]

Nouvelle étoile variable près de M27 [25/08/2005]

Dix années de recherches et de découvertes sur les exoplanètes [21/08/2005]

Supernova 1987A : avance rapide vers le passé [18/08/2005]

Comètes SOHO : C/2005 O4, O5, O6, P1, P2 [17/08/2005]

La 1000è comète SOHO [17/08/2005]

Comètes SOHO : C/2005 N7, N8, N9, N10, O3 [17/08/2005]

CASSINI-HUYGENS Le système d'anneaux de Saturne a sa propre atmosphère [17/08/2005]

La surveillance galactique révèle un nouvel aspect de la Voie lactée [17/08/2005]

Hayabusa voit sa cible, l'astéroïde Itokawa [16/08/2005]

Krikalev bat le record de temps passé dans l'espace [15/08/2005]

Lancement de Mars Reconnaissance Orbiter [12/08/2005]

Premier système triple d'astéroïdes [11/08/2005]

Discovery s'est posée [09/08/2005]

La comète C/2005 K2 (LINEAR) n'a pas survécu [07/08/2005]

Des astéroïdes massifs ont transformé la surface de la Terre [06/08/2005]

Découverte de la 1000è comète SOHO [05/08/2005]

MARS EXPRESS Le radar de Mars Express recueille une première série de données sur le sol martien [05/08/2005]

Les aurores de Saturne [04/08/2005]

Hubble remarque un rassemblement de galaxies [04/08/2005]

La surface de Titan pourrait être sèche [04/08/2005]

Comète C/2005 O2 (Christensen) [03/08/2005]

Les scientifiques essuient une tempête spatiale pour trouver son origine [02/08/2005]

Comète P/2002 EX12 (NEAT) [01/08/2005]

Comète C/2005 O1 (NEAT) [01/08/2005]

La mesure de distance la plus précise à la galaxie spirale NGC 300 [01/08/2005]

 

 

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Archives des Nouvelles du Ciel

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Le 31 Août 2005

Les grandes galaxies sont remplies de vieilles étoiles

 

Crédit : Michael Hudson and Russell Smith (University of Waterloo) and Gemini Observatory

 

Après avoir examiné plus de 4.000 galaxies elliptiques et lenticulaires dans 93 amas de galaxies proches dans une récente étude, des astronomes ont découvert que la plupart des grandes galaxies sont remplies de vieilles étoiles. Il semble y avoir très peu d'étoiles en formation dans ces galaxies, ni de preuves d'absorption récente de plus petites et plus jeunes galaxies par ces grandes galaxies. En revanche, ce sont les galaxies plus petites et plus faibles qui semblent avoir toutes les chaudes étoiles en formation.

 

Ces résultats sont basés sur un échantillon cinq fois plus large que dans les travaux précédents. Les résultats de l'étude diffèrent du conventionnel modèle hiérarchique de la formation et de l'évolution des galaxies, où les grandes galaxies elliptiques dans l'Univers proche sont constituées en avalant de plus petites galaxies contenant de jeunes étoiles ; cette théorie prévoit que, en moyenne, les étoiles dans les plus grandes galaxies elliptiques devraient ne pas être plus vieilles que celles dans les plus petites.

 

http://www.noao.edu/outreach/press/pr05/pr0508.html

   


Le 31 Août 2005

Explosion céleste dans le sombre Réticule

 

Crédit : ESO (FORS/VLT)

 

La constellation australe du Réticule (Reticulum) n'a certainement pas un énorme succès auprès des astronomes amateurs. Cette minuscule constellation, sombre et en forme de losange, non loin dans le ciel du Grand Nuage de Magellan, est souvent ignorée. Mais récemment, des astronomes ont regardé de plus près une galaxie située à l'intérieur d'elle. Et plus précisément une étoile en cours d'explosion accueillie par la galaxie spirale NGC 1559.

 

Dans la nuit du 04 Août 2005, le Révérend et astronome amateur australien Robert Evans a découvert une supernova juste au nord de la galaxie avec son télescope de 0.31 mètre. La supernova, l'explosion d'une étoile, était de magnitude 13.8, c'est-à-dire seulement 20 fois plus faible que l'entière galaxie hôte. Étant la 104ème supernova découverte en 2005, elle a reçu le nom de SN 2005df. A noter que Evans avait déjà découvert 2 autre supernovae dans la même galaxie : en 1984 (SN 1984J) et en 1986 (SN 1986L).

 

La nuit suivante, l'astronome Marilena Salvo et ses collègues australiens ont classifié la supernova comme un type quelque peu inhabituel de supernova Ia, capturée probablement 10 jours avant qu'elle n'atteigne sa brillance maximale. On pense qu'une telle supernova est le résultat de l'explosion d'une étoile petite et dense, une naine blanche, à l'intérieur d'un système binaire. Comme son compagnon déversait continuellement de la matière sur la naine blanche, la naine blanche a atteint une masse critique, conduisant à une instabilité fatale et à la supernova.

 

Cette sorte de supernova intéresse Dietrich Baade, Ferdinando Patat (ESO), Lifan Wang (Lawrence Berkeley National Laboratory, Etats-Unis) et leurs collègues. En particulier, ils étudient les propriétés de polarisation de cette sorte de supernova pour en apprendre plus sur leur non-sphéricité, laquelle détient des indices importants sur la physique détaillée qui régit cette catastrophe terminale dans la vie de telles étoiles.

 

Ayant un programme d'observation accepté qui utilise l'instrument de multi-mode FORS1 sur Kueyen, l'un des quatre télescopes d'unité de 8,2 mètres du VLT (Very large Telescope) de l'ESO à Cerro Paranal, ils ont déclenché une demande de "Target of Opportunity" pour que les astronomes en service au VLT puissent observer cette supernova, ce qui a été fait le 06 Août.

 

D'une toute première analyse de leurs données, Wang et ses collègues ont constaté que SN 2005df ressemble de près à une autre supernova qu'ils ont étudiée auparavant, SN 2001el, dont ils ont montré que l'explosion était significativement asymétrique.

 

NGC 1559 est une galaxie spirale de type SBc(s) située à environ 50 millions d'années-lumière, qui pèse l'équivalent d'environ 10.000 millions de soleils et est environ 7 fois plus petite que notre Voie lactée : dans le ciel, elle mesure de 4x2 arcmin². S'éloignant de nous à une vitesse d'environ 1.300 km/s, c'est une galaxie de type Seyfert. De telles galaxies sont caractérisées par un noyau brillant qui rayonne fortement dans le bleu et dans l'ultraviolet. Les astronomes pensent qu'environ 2 masses solaires de gaz par an sont transformées dans les étoiles dans cette galaxie. Comme la plupart des galaxies, NGC 1559 contient probablement un trou noir dans son centre, lequel devrait avoir une masse équivalente à 300.000 soleils.

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2005/phot-26-05.html

 

http://www.rochesterastronomy.org/supernova.html#2005df

   


Le 29 Août 2005

Comète C/2005 Q1 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

L'objet découvert le 28 Août 2005 et reporté comme astéroïde par le télescope de surveillance LINEAR a révélé sa nature cométaire d'après les observations de J. Lacruz (Madrid), J. E. McGaha (Tucson), et J. Young (Table Mountain).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2005 Q1 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie au 19 Mars 2006 à une distance de 6 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05Q48.html (MPEC 2005-Q48)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 24 Août 2005 à une distance de 6,4 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05V61.html (MPEC 2005-V61)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2005Q1.html

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil

 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

   


Le 26 Août 2005

Comète C/2005 P3 (SWAN)

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/SWAN

(NASA/ESA)

 

Une nouvelle comète a été découverte par H. Sato (Sukagawa), M. Suzuki (Utsunomiya), M. Mattiazzo (Adelaïde), M. Jäger (Vienne), et V. Bezugly (Dniepropetovsk) sur les images en ultraviolet SWAN du satellite SOHO datant du 04 Août 2005, et confirmée par les observations terrestres. La première confirmation visuelle a été faite par A. Hale (Cloudcroft) le 25 Août, qui a estimé que la comète était de magnitude 9,5. La comète a été également retrouvée sur des images datant du 24 Août par S. Sanchez, R. Stoss, et J. Nomen (Mallorca).

 

C/2005 P3 (SWAN), observable actuellement le soir dans la constellation de la Grande Ourse (Ursa Major), va devenir progressivement et rapidement plus faible.

 

Les éléments orbitaux de la comète C/2005 P3 (SWAN) indiquent un passage au périhélie à la magnitude 8.1 au 09 Août 2005 à une distance de 0.51 UA (IAUC 8588). 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2005P3.html

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 09 Août 2005 à une distance de 0,52 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05R50.html (MPEC 2005-R50)

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil

 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

   


Le 26 Août 2005

Le destin final de la Terre

 

Crédit : Gemini Observatory

 

Dans la constellation des Poissons (Pisces), à environ 100 millions d'années-lumière de la Terre, deux galaxies sont vues en collision, fournissant une angoissante vision du destin final de notre propre planète quand la Voie lactée fusionnera fatalement avec notre galaxie voisine Andromède.

 

L'image des galaxies entrelacées a été capturée la nuit du 13-14 Juillet 2005 par l'instrument GMOS (Gemini Multi-Object Spectrograph) adapté sur le télescope Gemini North de 8 mètres, situé sur Mauna Kea, Hawaï.

 

Le Professeur Ian Robson, directeur de l'UK Astronomy Technology Centre lequel a construit GMOS en collaboration avec d'autres partenaires, commente, "c'est tout à fait effrayant. Depuis que GMOS a été installé sur le télescope en 2001, il a pris quelques images astronomiques stupéfiantes de galaxies très faibles et éloignées et de régions de formation d'étoiles, fournissant une richesse de données scientifiques, mais celle-ci donne des frissons dans le dos. Notre salut est que nous avons environ 5 milliards d'années avant que nous soyons engloutis par Andromède. Néanmoins, c'est étrange de voir à l'avance comment la planète Terre et notre propre galaxie finiront finalement. Heureux de dire que je ne serai pas autour quand la boule de feu arrivera".

 

L'image des galaxies combinées, qui sont connues sous le nom de NGC 520, peut être pratiquement au début de leur danse galactique de la mort et il est probable que la situation a changé nettement avec le temps qu'il a fallu pour que leur lumière atteigne la Terre, puisque ces galaxies sont à environ 100 millions d'années-lumière de notre planète.

 

Prof. Robson ajoute : "Des allusions à de nouvelles formations d'étoiles prenant place peuvent être vues dans les faibles secteurs rougeoyants au-dessus et sous le milieu de l'image. Peut-être même les galaxies se sont maintenant totalement combinées pour former une nouvelle galaxie entière avec un nouvel ensemble d'étoiles et de planètes associées, et peut-être avec de la vie sur une de ces planètes !"

 

La forme unique de NGC 520 est le résultat de deux galaxies se heurtant. Une ligne de poussières de la galaxie peut être facilement vue au premier plan et une queue éloignée est visible en bas au centre. Ces caractéristiques sont le résultat des interactions gravitationnelles qui ont été volées aux deux galaxies de leurs formes d'origine.

 

http://www.pparc.ac.uk/Nw/gmos.asp

   


Le 25 Août 2005

La traînée de météore révèle des particules étonnamment grandes

 

Crédit : A. Klekociuk

 

Le 03 Septembre 2004, un astéroïde de près de mille tonnes s'est désagrégé lors de son entrée dans l'atmosphère terrestre, libérant autant d'énergie qu'une bombe nucléaire. Les observations, tant par satellites qu'au sol, ont permis à des chercheurs d'étudier en détail le nuage résultant. Les résultats sont publiés aujourd'hui dans le journal Nature.

 

Un physicien à la station australienne de Davis en Antarctique avait préparé son instrument de surveillance, connu sous le nom de LIDAR (Light Detection and Ranging), pour exercer la surveillance de l'activité atmosphérique pendant la longue nuit à venir. Au moment où l'observation de la stratosphère commencait, un signal étrange a été enregistré à 30 km au-dessus. Le physicien a pensé que sa préparation du système optique pouvait être défaillante mais le signal a persisté pendant encore 30 minutes. Il ignorait alors que sept heures plus tôt, un astéroïde d'environ 10 mètres de large s'était écrasé sur Terre dans une autre région de l'Antarctique, à environ 1.500 km à l'ouest de la base Davis, laissant sur son parcours dans l'atmosphère terrestre une multitude de particules de poussières. L'événement avait également été enregistré par le réseau mondial de satellites et une gamme d'autres instruments. Mais la trace la plus détaillée de la traînée de poussières, portée par les vents forts autour de l'Antarctique, a été capturée par le LIDAR à la station de Davis.

 

Andrew Klekociuk (Australian Antarctic Division) et ses collègues ont analysé la composition de la fumée météorique produite par l'événement de Septembre 2004.

 

Théoriquement, la plupart des particules produites pendant la dissolution dans l'atmosphère sont justes de quelques nanomètres de large. Ils ont constaté que plusieurs morceaux de débris étaient en fait étonnamment grands, mesurant jusqu'à 20 micromètres de diamètre, soit environ mille fois plus que les évaluations précédentes pour la taille de débris de météore.

 

La découverte est significative, parce que de grandes quantités de poussières sont déposées dans l'atmosphère terrestre, provenant de décombres d'astéroïdes ou de débris laissés par les comètes, bien que personne ne connaisse à coup sûr la quantité déposée.

 

Les recherches précédentes ont déjà montré que les particules plus grandes qu'un micron, éjectées par les volcans, peuvent jouer un rôle crucial dans l'affectation du climat. Leur relativement grande taille les aide à refléter les rayons du Soleil, créant ainsi un effet de refroidissement local, et fournit aussi un noyau pour attirer l'humidité atmosphérique, encourageant la formation des nuages. De plus, de grandes particules ont tendance à persister plus longtemps dans l'atmosphère, s'attardant parfois des mois avant d'atteindre la surface de la planète.

 

La poussière météoritique pourrait donc jouer un rôle plus important que prévu dans les modèles climatiques.

 

http://www.aad.gov.au/default.asp?casid=20582

 

http://www.sandia.gov/news-center/news-releases/2005/physics-astron/lidar.html

 

http://www.spacedaily.com/2005/050824171838.q06h7fw0.html

 

http://www.sciam.com/article.cfm?chanID=sa003&articleID=000061FD-D877-130C-987783414B7F0000

 

http://www.abc.net.au/news/newsitems/200508/s1445535.htm


http://dsc.discovery.com/news/briefs/20050822/meteordust.html

   


Le 25 Août 2005

Nouvelle étoile variable près de M27

 

Crédit : Jörg Hanisch

 

Une nouvelle étoile variable a été découverte dans la constellation du Petit Renard (Vulpecula) indépendamment par Jörg Hanisch (Allemagne) et Hans-Goeran Lindberg (Suède) sur les images CCD de M27 (Dumbbell Nebula) prises respectivement les 17/18 Août et 18 Août 2005. Selon Arne Henden, elle semble avoir augmenté en éclat d'au moins 8 magnitude. L'objet, une nova naine, est plus lumineux que la magnitude 16, aussi il pourrait être visible dans des télescopes de taille modeste.

 

Position mesurée par Hanisch :
R.A. = 19h 59m 51.29s (2000.0)
Decl. = +22o 42' 32.3" (2000.0)

 

http://www.aavso.org/publications/alerts/alert325.shtml

 

http://www.cosmotography.com/images/imp_m27_nova.html

 

http://www.cbabelgium.com/

   


Le 21 Août 2005

Dix années de recherches et de découvertes sur les exoplanètes

 

Crédit : SpaceRef

 

Pour célébrer dix années de recherches et de découvertes sur les exoplanètes, ces planètes appartenant à des systèmes solaires autres que le nôtre, un colloque international doit se tenir à l'Observatoire de Haute-Provence du 22 au 26 Août 2005.

 

C'est en effet en 1995 que deux astrophysiciens suisses de l'Observatoire de Genève, Michel Mayor et Didier Queloz, annonçaient la découverte, au moyen du télescope de 193 cm de l'Observatoire de Haute-Provence, de la première planète extérieure à notre Système solaire. La planète extrasolaire, dénommée 51 Peg b, circule à une distance d'environ 0.05 UA (0,05 fois la distance Terre-Soleil) en un peu plus de 4 jours autour de l'étoile 51 Pegasi, une étoile de type G2 IV située à 40 années-lumière de la Terre dans la constellation de Pégase (Pegasus).

 

"Personne ne s'y attendait" , explique Didier Queloz. "Nous avions sélectionné 150 étoiles non binaires relativement brillantes et observables à partir du télescope de 193 cm de diamètre de l'observatoire de Haute-Provence. Notre objectif était de rechercher de grosses planètes orbitant loin de leur étoile. Or, à notre grand étonnement, nous avons détecté un gros corps gazeux qui faisait le tour de son étoile en 4 jours, contre 11 ans pour Jupiter autour du Soleil."

 

La détection de 51 Peg b a soulevé un certain nombre de questions et a créé un nouveau domaine de recherches, l'exoplanétologie. Son impact sur la communauté astrophysique et bien au-delà a été énorme. C'est essentiellement dû à la courte et inattendue distance orbitale de la planète, 0.05 UA, dans le système de 51 Peg, ce qui implique différents mécanismes de formation et d'évolution que ceux en jeu dans le Système solaire.

 

Crédit : Observatoire de Haute-Provence

 

Depuis cette découverte sensationnelle, dix ans ont passé, et de nombreux autres mondes ont été découverts. A ce jour, on compte 162 planètes extrasolaires appartenant à 138 systèmes planétaires, dont 18 systèmes à multiples planètes. Ces planètes géantes gazeuses très proches de leur étoile ont reçu le nom de "Jupiters chauds" par opposition à notre Jupiter froid.

 

Dans ce panel très diversifié de planètes extrasolaires, certaines circulent à seulement entre 0.02 et 5.257 UA, avec des masses s'étalant de 0.023 à 17.4 Masse Jupiter. Un grand nombre de ces planètes sont situées sur des orbites très elliptiques, contrairement à celles, presque circulaires, de nos planètes du Système solaire.

 

Récemment, c'est une planète géante gazeuse, HD 188753 Ab, installée dans un système stellaire composé de trois étoiles qui a été découverte. Une autre, dénommée Osiris, et orbitant autour de l'étoile HD 209458 b, est si proche de son étoile qu'elle s'évapore littéralement.

 

Après la mise en évidence de grosses planètes gazeuses, tous les efforts portent maintenant sur la recherche d'astres similaires à la Terre. Des équipes ont découvert récemment trois petites exoplanètes dont la masse est de 15 à 20 fois celle de la Terre. La plus petite exoplanète découverte à ce jour, Gliese 876 d, a une masse équivalente à 7,5 fois celle de la Terre et orbite à une distance de 0,02 UA autour de son étoile parente.

 

Ce colloque, réunissant près de 80 scientifiques du monde entier, fera le point sur ces dix années de recherches qui ont révolutionné nos connaissances sur les systèmes planétaires.

 

http://altair.obs-hp.fr/~51peg10y/

 

http://vo.obspm.fr/exoplanetes/encyclo/catalog-main.php

 

http://www.interstars.net/index.php?actu=729

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-681268,0.html

   


Le 18 Août 2005

Supernova 1987A : avance rapide vers le passé

 

Crédit : X-ray: NASA / CXC / U.Colorado / S.Zhekov et al.

 

De récentes observations avec Chandra X-ray Observatory ont révélé de nouveaux détails au sujet de l'anneau ardent entourant l'explosion stellaire qui a produit la Supernova 1987A. Les données donnent une idée du comportement de l'étoile condamnée dans les années qui précèdent son explosion et indiquent que l'éclaircissement spectaculaire prévu de l'anneau circumstellaire avait commencé.

 

La supernova est arrivée dans le Grand Nuage de Magellan, une galaxie située à seulement 160.000 années-lumière de la Terre. L'explosion était visible à l'oeil nu et est la supernova connue la plus brillante en presque 400 ans. Le site de l'explosion a été localisé à l'emplacement d'une étoile supergéante bleue appelée Sanduleak-69° 202 (SK-69) dont la masse a été évaluée à environ 20 Soleils.

 

Les observations ultérieures en optique, en ultraviolet et en rayons X, ont permis aux astronomes de reconstituer le scénario suivant pour SK-69 : il y a environ dix millions d'années l'étoile s'est formée d'un sombre et dense nuage de poussières et de gaz; il y a environ un million d'années, l'étoile a perdu la plupart de ses couches extérieures dans un vent stellaire se déplaçant lentement qui a formé un nuage énorme de gaz autour de celle-ci; avant que l'étoile n'éclate, un vent ultra-rapide enlevant sa surface chaude a sculpté une cavité dans le nuage frais de gaz.

 

Le flash intense de lumière ultraviolette de la supernova a illuminé le bord de cette cavité pour produire l'anneau brillant vu par le télescope spatial Hubble. En attendant, l'explosion de supernova a envoyé une onde de choc grondant à travers la cavité.

 

En 1999, Chandra a imagé cette onde de choc, et les astronomes ont attendu avec espoir que l'onde de choc frappe le bord de la cavité, où elle rencontrerait le gaz beaucoup plus dense déposé par le vent supergéant rouge et produirait une augmentation spectaculaire de la radiation X. Les dernières données de Chandra et du télescope spatial Hubble indiquent que cet événement prévu à l'avance a commencé.

 

Crédit : X-ray: NASA/CXC/U.Colorado/S.Zhekov et al.; Optical: NASA/STScI/CfA/P.Challis

 

Des points chauds optiques encerclent maintenant l'anneau comme un collier de diamants incandescents (image de droite). L'image de Chandra révèle le gaz de plusieurs millions de degrés à l'emplacement des points chauds optiques.

 

Les spectres de rayons X obtenus avec Chandra fournissent la preuve que les points chauds optiques et les rayons X produisant le gaz sont dûs à une collision de l'onde de choc de supernova se déplaçant à l'extérieur avec des bandes denses de gaz frais avançant vers l'intérieur de l'anneau circumstellaire. Ces bandes ont été produites il y a longtemps par l'interaction du vent ultra-rapide avec le dense nuage circumstellaire.

 

Les bandes denses et l'anneau circumstellaire visible représentent seulement le bord intérieur d'une quantité beaucoup plus grande et inconnue de matière éjectée il y a longtemps par SK-69. Comme l'onde de choc se déplace dans le nuage dense, les ultraviolets et la radiation X de l'onde de choc chaufferont beaucoup plus de gaz circumstellaire.

 

Alors, comme le fait remarquer Richard McCray, un des scientifiques impliqués dans la recherche de Chandra, "la Supernova 1987A illuminera son propre passé."

 

http://chandra.harvard.edu/photo/2005/sn87a/

 

Nouvelles du Ciel : La source de la supernova 1987A reste invisible [06/06/2005]

Nouvelles du Ciel : L'onde de choc de la supernova produit une nouvelle exposition de lumière spectaculaire [19/02/2004]

   


Le 17 Août 2005

Comètes SOHO : C/2005 O4, O5, O6, P1, P2

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Cinq nouvelles comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par la circulaire MPEC 2005-Q04.

 

C/2005 O4 (SOHO) (T. Hoffman)

C/2005 O5 (SOHO) (T. Hoffman)

C/2005 O6 (SOHO) (T. Hoffman) 

C/2005 P1 (SOHO) (T. Scarmato)

C/2005 P2 (SOHO) (T. Scarmato)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05Q04.html (MPEC 2005-Q04)

 

Toutes ces comètes appartiennent au groupe de Kreutz, sauf la comète C/2005 05 qui appartient au groupe de Meyer.

La comète C/2005 P2 est la 1000è comète SOHO.

   


Le 17 Août 2005

La 1000è comète SOHO

 

Crédit : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

C'est finallement officiel : le 05 Août 2005, Toni Scarmato a découvert la 999è et la 1000è comète SOHO dans les images transmises par le coronographe LASCO C3 du satellite.

 

Le gagnant du concours organisé à l'occasion de la découverte de la 1000è comète SOHO est Andrex Dosgopolov (Dublin, Irlande)  qui a donné la date de passage au périhelie de la comète à 22 minutes près. Le second est David Spangler (Havertown, Pennsylvanie, USA).

 

http://sohowww.nascom.nasa.gov/hotshots/2005_08_11/

 

http://www.nasa.gov/vision/universe/solarsystem/1000comet.html  

 

Nouvelles du Ciel : Découverte de la 1000è comète SOHO [05/08/2005]

Nouvelles du Ciel : Un concours pour la 1.000ème comète SOHO [26/01/2005]

Nouvelles du Ciel : Le plus grand chasseur de comètes de l'histoire s'approche d'un étape importante [06/07/2005]

 

Les COMETES Sungrazers du groupe de Kreutz

   


Le 17 Août 2005

Comètes SOHO : C/2005 N7, N8, N9, N10, O3

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Cinq nouvelles comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par la circulaire MPEC 2005-Q03.

 

C/2005 N7 (SOHO) (R. Matson)

C/2005 N8 (SOHO) (B. Zhou)

C/2005 N9 (SOHO) (R. Matson) 

C/2005 N10 (SOHO) (B. Zhou)

C/2005 O3 (SOHO) (R. Matson)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05Q03.html (MPEC 2005-Q03)

 

Toutes ces comètes appartiennent au groupe de Kreutz.

   


Le 17 Août 2005

Le système d'anneaux de Saturne a sa propre atmosphère

 

Crédit : NASA/JPL/Space Science Institute/SWRI/UCL

 

Les données du vaisseau spatial Cassini de la NASA/ESA/ASI indiquent que le système d'anneaux majestueux de Saturne a sa propre atmosphère, séparée de celle de la planète elle-même.

 

Au cours de ses survols du système d'anneaux, les instruments de Cassini ont été capables de déterminer que l'environnement autour des anneaux ressemble à une atmosphère composée principalement d'oxygène moléculaire. 

 

Cette atmosphère est très similaire à celles des lunes Europe et Ganymède de Jupiter.

 

La découverte a été faite par deux instruments de Cassini : INMS (Ion and Neutral Mass Spectrometer) et CAPS (Cassini Plasma Spectrometer).

 

Les anneaux de Saturne consistent en grande partie en glace mélangée avec des quantités plus petites de poussière et de matières rocheuses. Ils sont extraordinairement minces : bien qu'ils s'étalent sur 250.000 kilomètres ou plus, ils ne sont pas plus de 1,5 kilomètres d'épaisseur.

 

Malgré leurs impressionnantes apparences, il y a de très petites matières dans les anneaux. Si les anneaux étaient comprimés dans un corps simple, celui-ci n'aurait pas plus de 100 kilomètres de large.

 

L'origine des anneaux est inconnue. Les scientifiques pensaient autrefois que les anneaux s'étaient formés en même temps que les planètes, fusionnant de nuages tourbillonnants de gaz interstellaire il y a 4 milliards d'années. Cependant, les anneaux semblent maintenant être jeunes, peut-être seulement des centaines de millions d'années.

 

Une autre théorie suggère qu'une comète se soit approchée trop près de Saturne et se soit cassée sous l'effet des forces de marée. Peut-être qu'une des lunes de Saturne a été frappée par un astéroïde la brisant en pièces qui forment maintenant les anneaux.

 

Bien que Saturne peut avoir eu des anneaux depuis sa formation, le système d'anneaux n'est pas stable et doit être régénéré par des processus en cours, probablement le démantèlement de plus grands satellites.

 

Les molécules d'eau sont en premier dirigées hors des particules d'anneaux par la lumière ultra-violette solaire. Elle sont alors divisées en hydrogène et en molécule et atome d'oxygène, par photodissocation. Le gaz hydrogène se perd dans l'espace, les atomes d'oxygène et l'eau restante sont gelés derrière dans la matière des anneaux en raison des températures basses et ceci laisse derrière une concentration de molécules d'oxygène.

 

Le docteur Andrew Coates, co-investigateur pour CAPS, du MSSL (Mullard Space Science Laboratory) à l'UCL (University College London), note: "comme l'eau se détache les anneaux, elle est divisée par la lumière du soleil; l'hydrogène et les atomes d'oxygène résultant sont alors perdus, laissant de l'oxygène moléculaire.

 

"L'INMS voit le gaz d'oxygène neutre, CAPS voit des ions d'oxygène moléculaires et une 'vue électronique' des anneaux. Ceux-ci représentent les produits ionisés de cet oxygène et quelques électrons complémentaires chassés des anneaux par la lumière du Soleil."

 

Selon le docteur Coates, l'atmosphère des anneaux a été probablement gardée sous contrôle par les forces gravitationnelles et un équilibre entre la perte de matière du système d'anneaux et un réapprovisionnement de matières des particules d'anneaux.

 

Le mois dernier, les scientifiques de la mission Cassini-Huygens ont célébré la première année du vaisseau spatial en orbite autour de Saturne. Cassini a exécuté son insertion en orbite le 01 Juillet 2004 après son voyage de six ans vers la planète aux anneaux, voyageant plus de trois milliards de kilomètres.  

 

http://www.esa.int/SPECIALS/Cassini-Huygens/SEMSF0908BE_0.html

   


Le 17 Août 2005

La surveillance galactique révèle un nouvel aspect de la Voie lactée

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/R. Hurt (SSC/Caltech)

 

A l'aide du télescope spatial Spitzer, des astronomes du Wisconsin, incluant le professeur d'astronomie Edward Churchwell et le professeur de physique Robert Benjamin, ont conduit l'analyse structurelle la plus complète de notre galaxie et ont trouvé de tentantes nouvelles preuves que la Voie lactée est très différente d'une galaxie spirale ordinaire.

 

L'étude utilisant le télescope infrarouge en orbite fournit des détails fins d'une longue barre centrale caractéristique qui distingue la Voie lactée de galaxies spirales plus terre à terre.

 

Le groupe d'astronomes a surveillé environ 30 millions d'étoiles dans le plan de la galaxie dans une initiative de construire un portrait détaillé des régions intérieures de la Voie lactée.

 

Les possibilités du Spitzer ont aidé les astronomes à traverser les nuages sombres de la poussière interstellaire pour recueillir la lumière infrarouge de dizaine de millions d'étoiles au centre de la galaxie. La nouvelle étude donne l'image la plus détaillée à ce jour des régions intérieures de la Voie lactée.

 

La possibilité que la galaxie de la Voie lactée possède une longue barre stellaire traversant son centre a été longtemps considérée par les astronomes, et de tels phénomènes ne sont pas inconnus dans la taxonomie galactique. Les barres sont clairement évidentes dans d'autres galaxies.

 

La nouvelle étude donne de meilleures estimations de taille et d'orientation de la barre, laquelle est de loin différente des estimations précédentes.

 

Elle montre une barre, constituée d'étoiles rouges relativement âgées, s'étendant au centre de la galaxie sur approximativement 27.000 années-lumière, soit 7.000 années-lumière de plus que l'on pensait précédemment. Elle montre aussi que la barre est orientée d'un angle d'environ 45 degrés par rapport à une ligne joignant le Soleil et le centre de la galaxie.

 

Auparavant, les astronomes débattaient pour savoir si une caractéristique centrale supposée de la galaxie pouvait être une structure en barre ou une ellipse centrale, ou les deux. La nouvelle recherche montre clairement une structure comme une barre.

 

http://www.news.wisc.edu/11405.html

   


Le 16 Août 2005

Hayabusa voit sa cible, l'astéroïde Itokawa

 

Crédit : Japan Aerospace Exploration Agency

 

Presque deux ans et trois mois après son lancement en Mai 2003 sous le nom de MUSES-C, le vaisseau spatial renommé par la suite Hayabusa a effectué un long voyage, s'aidant de l'assistance gravitationnelle de la Terre en Mai 2004 pour rejoindre l'astéroïde circumterrestre Itokawa (1998SF36) avec lequel la sonde a son premier rendez-vous le mois prochain.

 

Hayabusa a procédé à l'imagerie d'Itokawa grâce à son système de navigation. Au total, 24 images ont été prises, les 29-30 Juillet, 8-9 Août et 12 Août, et la navigation hybride combinant aussi bien des mesures radio qu'optiques a été exécutée. Les résultats sont satisfaisants pour guider le vaisseau spatial lors de l'approche finale.

 

Malgré une panne enregistrée le 31 Juillet sur l'un des trois gyroscopes, le vaisseau spatial, conçu pour fonctionner avec seulement deux, a retrouvé sa stabilité et fonctionne correctement. L'équipe du projet est confiante dans l'accomplissement d'une série d'observations scientifiques incluant la collecte d'échantillons prévue pendant la phase de proximité.

 

Le vaisseau spatial est, à partir du 12 Août, à environ 35.000 kilomètres à la vitesse d'approche très lente de 38 mètres par seconde. Hayabusa éteindra les moteurs d'ions à la distance de 3.500 km de l'objet pour atteindre la vitesse d'approche résiduelle prévue de 10 mètres par seconde, ralentie via l'instrument RCS (Reaction Control Systeme) embarqué sur le vaisseau. A la mi-Septembre, Hayabusa viendra se positionner à 20 km d'Itowara.

 

Tandis que le vaisseau spatial se tiendra à proximité de l'objet pendant environ cinq mois, il effectuera des observations scientifiques et collectera des échantillons de la surface de l'astéroïde 25143 Itokawa (1998SF36). Après avoir rempli sa mission, Hayabusa quittera l'astéroïde (fin 2005) et reviendra vers la Terre. En été 2007, une capsule larguée par l'exploreur entrera dans l'atmosphère terrestre.

 

http://www.isas.jaxa.jp/e/snews/2005/0815_hayabusa.shtml

   


Le 15 Août 2005

Krikalev bat le record de temps passé dans l'espace

 

Crédit : NASA

 

Mardi 16 Août à 05h44 UTC, le temps cumulé passé dans l'espace par le Commandant Sergei Krikalev dépassera celui passé par le cosmonaute Sergei Avdeyev, détenteur du record avec 748 jours en orbite.

 

Le Commandant Sergei Krikalev est un vétéran avec deux vols de longue durée sur la Station Spatiale Mir de l'Union Soviétique, deux vols sur la Navette Spatiale, et deux vols vers l'ISS. Krikalev était à bord de la station Mir lorsque l'Union Soviétique s'est désintégrée, était le premier russe à voler sur la Navette (STS-60) en 1994, était l'un des membres de l'équipe de la navette (STS-88) qui débuta l'assemblage de la Station Spatiale Internationale en 1998, et faisait partie du premier équipage à vivre à bord d'ISS en 2000.

 

http://www.nasa.gov/mission_pages/station/expeditions/expedition11/krikalev_record.html

 

http://www.nasa.gov/home/hqnews/2005/aug/HQ_SS0538_ISS_Status_Report.html

   


Le 12 Août 2005

Lancement de Mars Reconnaissance Orbiter

 

Crédit : NASA/KSC

 

La NASA a lancé avec succès un nouvel engin d'exploration, dénommé Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), vers la planète Mars.

 

Après plusieurs reports de lancement, l'orbiteur s'est élancé depuis le centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (Floride) ce vendredi 12 Août à 11h43 UTC emporté par une fusée Atlas V et a commencé son voyage vers la planète rouge. Le vaisseau spatial a établi le contact par radio avec les contrôleurs au sol 61 minutes après le lancement et a confirmé que tout fonctionnait correctement.

 

MRO atteindra la planète rouge le 10 Mars 2006 et sera placé en orbite basse à environ 313 km au-dessus de la surface de la planète. A partir de Novembre 2006, l'orbiteur entamera une mission de 25 mois.

 

Cette nouvelle sonde, d'une masse deux fois supérieure à celle de Mars Global Surveyor, est l'engin le plus imposant jamais construit par les Etats-Unis et envoyé autour de Mars. MRO rejoindra les trois autres sondes actuellement en orbite autour de la planète rouge, Mars Global Surveyor, Mars Odyssey et Mars Express, lesquelles explorent déjà la planète à la recherche de traces d'eau et de glace depuis l'orbite martienne, tandis qu'au sol, les deux robots jumeaux Spirit et Opportunity effectuent un travail similaire.

 

Mars Reconnaissance Orbiter explorera les reliefs de la surface martienne avec une précision sans précédent, analysera les minéraux, détectera des poches d'eau ou de glace dans le sous-sol, étudiera la distribution de l'eau et de la poussière dans l'atmosphère, et établira quotidiennement des relevés météorologiques.

 

http://www.nasa.gov/mission_pages/MRO/main/index.html

 

 http://www.flashespace.com/html/aout05/11_08.htm

 

 http://actu.voila.fr/Article/mmd--francais--journal_internet--sci/050812124016.rmofq84d.html

   


Le 11 Août 2005

Premier système triple d'astéroïdes

 

Crédit : ESO

 

Une parmi les milliers de planètes mineures satellisant le Soleil s'est avérée avoir son propre mini système planétaire. L'astronome Franck Marchis (Université de Californie, Berkeley, Etats-Unis) et ses collègues de l'Observatoire de Paris (France) ont découvert le premier système triple d'astéroïdes, deux petits astéroïdes satellisant le plus grand connu depuis 1866 sous le nom de 87 Sylvia, le premier astéroïde découvert à l'Observatoire de Madras (Inde) par Norman R. Pogson le 16 Mai 1866.

 

"Puisque les doubles astéroïdes semblent être courants, les gens avaient recherché pendant longtemps des systèmes multiples d'astéroïdes," note Marchis. "Je ne pouvais pas croire que nous en avons trouvé un."

 

La découverte a été faite avec Yepun, un des télescopes de 8,2 mètres du VLT (Very large telescope) de l'ESO à Cerro Paranal (Chili), en utilisant l'acuité exceptionnelle de l'image fournie par l'optique adaptative de l'instrument NACO. Par l'intermédiaire du compétent "Service Observing Mode" de l'Observatoire, Marchis et ses collègues ont pu obtenir des images célestes de nombreux astéroïdes sur une période de six mois sans réellement se déplacer au Chili.


Un de ces astéroïdes était 87 Sylvia, lequel était connu pour être double depuis les observations faites le 18 Février 2001 par Mike Brown et Jean-Luc Margot avec le télescope Keck II à Mauna Kea. Les astronomes ont utilisé NACO pour observer Sylvia en 27 occasions, sur une période de deux mois. Sur chacune des images, le petit compagnon connu a été vu, permettant à Marchis et à ses collègues français de calculer avec précision son orbite. Mais sur 12 des images, les astronomes ont également trouvé un compagnon plus proche et plus petit. 87 Sylvia n'est ainsi pas double mais triple !

 

Puisque 87 Sylvia avait été baptisé du nom de Rhea Sylvia, la mère mythique des fondateurs de Rome, Marchis a proposé de nommer les lunes jumelles du nom de ces fondateurs : Romulus et Remus. L'Union Astronomique Internationale a approuvé les noms.

 

Les lunes de Sylvia sont considérablement plus petites, orbitant sur des orbites presque circulaires et dans le même plan et direction. La plus proche lune récemment découverte, satellisant Sylvia à environ 710 kilomètres, est Remus, un corps de seulement 7 kilomètres de large et circulant autour de Sylvia en 33 heures. La seconde, Romulus, orbite à environ 1.360 kilomètres en 87.6 heures et mesure environ 18 kilomètres de large.

 

L'astéroïde 87 Sylvia est un des plus grand connu de la ceinture principale d'astéroïdes, et est situé à environ 3.5 fois plus loin du Soleil que la Terre, entre les orbites de Mars et Jupiter. La richesse des détails fournies par les images de NACO prouve que 87 Sylvia a une forme de pomme de terre grumeleuse, mesurant 380 x 260 x 230 kilomètres et tournant à une vitesse rapide, une fois toutes les 5 heures et 11 minutes.

 

Les observations des orbites des petites lunes permettent aux astronomes de calculer avec précision la masse et la densité de Sylvia. Avec une densité de seulement 20% plus élevée que la densité de l'eau, il se compose probablement de glace d'eau et de blocailles d'un astéroïde primitif. "Il pourrait avoir jusqu'à 60 pour cent d'espace vide," selon le co-découvreur Daniel Hestroffer (Observatoire De Paris, France).

 

"C'est plus probablement un empilement de blocailles d'astéroïdes", ajoute Marchis. Ces astéroïdes sont des agrégations non compactes de roches, vraisemblablement le résultat d'une collision. Deux astéroïdes ont tapé l'un contre l'autre et ont été perturbés. "Le nouvel astéroïde d'empilement de blocailles s'est formé plus tard par l'accumulation de grands fragments tandis que les petites lunes sont probablement des débris restant de la collision qui ont été capturés par l'astéroïde nouvellement formé et stabilisés par la suite dans des orbites autour de lui. En raison de la manière dont ils se forment, nous comptons voir plus de systèmes d'astéroïdes multiples comme celui-ci."

 

Marchis et ses collègues rapporteront leur découverte dans l'édition du 11 Août du journal Nature, simultanément avec une annonce ce jour à la conférence Asteroid Comet Meteor à Armação dos Búzios, Rio de Janeiro state, Brazil.

 

Le 11 Août 2005

(IAUC 8682)

Le Comité de l'Union Astronomique International sur la Nomemclature des Petits Corps (SBN) a approuvé les noms et désignations permanentes de :

(87) Sylvia I = Romulus, pour le satellite le plus extérieur S/2001 (87) 1

(87) Sylvia II = Remus, pour le satellite intérieur S/2004 (87) 1.

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2005/pr-21-05.html

 

 http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/aug05/sylvia.fr.shtml

   


Le 09 Août 2005

Discovery s'est posée

 

Crédit : NASA TV

 

En raison d'une météo défavorable au-dessus du Kennedy Space Center, la navette spatiale Discovery (mission STS-114) s'est posée avec succès à 12h11 UT sur la piste 22 de la base de l'US Air Force d'Edwards (Californie) dans le désert de Mojave, au nord-est de Los Angeles (34.50N, 117.40W).

 

C'est le 50è atterrissage d'une navette spatiale à Edwards, le premier depuis STS-111 en Juin 2002. En se posant de nuit (05h11 heure locale), l'atterrissage de Discovery est le premier retour de nuit effectué à Edwards depuis STS-48 en Septembre 1991 et seulement le sixième dans l'histoire des navettes.

 

http://www.spaceflightnow.com/shuttle/sts114/status.html

   


Le 07 Août 2005

La comète C/2005 K2 (LINEAR) n'a pas survécu

 

Nouvelles du Ciel

 

Le 01 Août 2005 à 20h10 UT, une image CCD prise par Michael Mattiazo depuis l'hémisphère sud à l'emplacement attendu de C/2005 (Linear) n'a pas révélé d'objet au-dessus de la magnitude 16. La comète, qui s'était fragmentée en Juin, n'aurait pas survécu à son passage au périhélie prévu le 05 Juillet à environ 81,5 millions de km du Soleil. Sa forte augmentation de luminosité en raison de sa fragmentation, suivie de la diminution apparente de son éclat à l'approche du périhélie était une forte indication que sa survie était peu probable.

 

http://www.yp-connect.net/~mmatti/ 

 

Nouvelle du Ciel : La comète C/2005 K2 (LINEAR) se fragmente [14/06/2005]

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil

 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

   


Le 06 Août 2005

Des astéroïdes massifs ont transformé la surface de la Terre

 

Crédit : NASA

 

Un groupe d'au moins trois astéroïdes entre 20 et 50 kilomètres de large entrés en collision avec la Terre il y a plus de 3,2 milliards d'années a provoqué un énorme changement de la structure et de la composition de la surface de la Terre, selon les nouvelles recherches par des scientifiques de la Terre de l'ANU (Australian Nationale University).

 

Selon le docteur Andrew Glikson et Mr John Vickers du Department of Earth and Marine Sciences à l'ANU, l'impact de ces astéroïdes a déclenché des tremblements de terre majeurs, des failles, des éruptions volcaniques et des activités magmatiques en profondeur et a interrompu l'évolution de parties de la croûte terrestre.

 

La recherche prolonge la découverte originale de dépôts d'impacts extraterrestres, découverts en Afrique du Sud par deux scientifiques américains, D.R. Lowe et G.R. Byerly, identifiant leurs effets dans la région de Pilbara en Australie Occidentale.

 

"Nos découvertes sont de nouvelles preuves que les chocs sismiques de ces impacts massifs ont abouti à la brusque interruption d'une longue étape d'évolution de plus de 300 millions d'années dominée par l'activité volcanique basaltique et l'accrétion prolongée de plutons granitiques", commente le Docteur Glikson.

(note : en géologie, un pluton est une masse de roche d'origine inerte, formée par une intrusion magmatique de grande ampleur)

 

L'identification de l'éjecta d'impacts, des matières éjectées par le choc de l'astéroïde, est basé sur des minéraux uniques et les compositions chimiques et isotopiques indicatives de l'origine extraterrestre, y compris des anomalies en iridium.

 

L'éjecta d'impacts de la région de Barberton dans le Transvaal oriental indique la formation de cratères d'impacts de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre dans les régions océaniques de la Terre, analogues aux bassins des Mers lunaires (les grandes dispositifs sombres sur la surface de la Lune). Les effets sismiques des impacts ont inclu des mouvements de blocs verticaux, l'exposition de granits profonds et le début de conditions continentales sur des parties de la surface de la Terre.

 

Dans le Pilbara, la formation d'escarpements et de cuvettes est représentée par l'écroulement de blocs de plus de 250 mètres de large et de 150 mètres de haut, des canyons enterrés et un épisode volcanique majeur il y a 3,240 milliards d'années.

 

Des indications préliminaires suggèrent que dans le même temps la Lune a été aussi affectée par des impacts d'astéroïdes et par de l'activité volcanique résurgente.

 

Le Docteur Glikson et M. Vickers continueront à examiner l'étendue et les effets des grands impacts d'astéroïdes en étudiant des terrains primaires dans d'autres parties du monde, y compris l'Inde et le Canada.

 

http://info.anu.edu.au/mac/Media/Media_Releases/_2005/_August/_050805glikson.asp

   


Le 05 Août 2005

Découverte de la 1000è comète SOHO

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

La 1000è comète SOHO a été découverte aujourd'hui par Toni Scarmato dans les images transmises par le coronographe LASCO C3 du satellite. La confirmation officielle devrait intervenir très prochainement.

 

Cette découverte intervient exactement un an jour pour jour après la disparition de l'un des chasseurs de comètes amateurs les plus connus. En effet, c'est le 05 Août 2004 que disparaissait Xing-ming Zhou, âgé de 39 ans, dans un accident de la route en rentrant chez lui d'une conférence astronomique. A l'époque de sa disparition, il était le quatrième meilleur découvreur de comètes SOHO avec 63 comètes SOHO et 1 comète SWAN à son actif. Il a été crédité comme découvreur indépendant des comètes C/1990 N1 et 121P. Une de ses dernières découvertes était la comète C/2004 H6 dans les images SWAN de SOHO.

 

http://groups.yahoo.com/group/sohohunter/message/1607

 

Nouvelles du Ciel : Un concours pour la 1.000ème comète SOHO [26/01/2005]

Nouvelles du Ciel : Le plus grand chasseur de comètes de l'histoire s'approche d'un étape importante [06/07/2005]

 

Les COMETES Sungrazers du groupe de Kreutz

   


Le 05 Août 2005

Le radar de Mars Express recueille une première série de données sur le sol martien

 

Crédit : ESA

 

Communiqué de Presse de l'ESA N°38-2005

 

MARSIS, le radar de sondage installé à bord du véhicule spatial Mars Express de l'ESA, recueille une première série de données sur la surface de la planète rouge et son ionosphère.

 

Ce radar a entrepris ses observations scientifiques le 4 juillet 2005, le jour même de la clôture de la phase initiale de sa mise en service. En raison du retard pris dans le déploiement de MARSIS, il avait été décidé d'exécuter la mise en service - qui devait initialement durer quatre semaines - en deux étapes, dont l'une vient de s'achever, l'autre étant appelée à démarrer en décembre prochain. Grâce à cette décision, le radar a pu entamer sa mission scientifique plus tôt que prévu, en période de nuit martienne, seule propice au sondage de subsurface. De jour, en effet, l'ionosphère présente un « niveau d'énergie » plus important qui perturbe les signaux radio utilisés pour l'observation du sous-sol.

 

Depuis le démarrage de la mise en service, les deux antennes de 20 mètres envoient des signaux radio vers la surface de la planète et reçoivent des échos en retour. « La phase de mise en service a confirmé que le radar marche très bien et qu'il peut fonctionner à plein régime sans perturber les systèmes en place sur la sonde », a déclaré Roberto Seu, responsable de l'instrument MARSIS à l'université de Rome « La Sapienza ».

 

MARSIS est un instrument très complexe, capable de fonctionner dans différentes bandes de fréquence : les fréquences basses sont optimales pour sonder le sous-sol profond, les fréquences élevées servent à scruter le sol à faible profondeur ainsi que la haute atmosphère, le registre complet des fréquences se prêtant pour sa part à l'étude de la surface.

 

« Pendant la mise en service, nous nous sommes attachés à tester tous les modes de transmission et à optimiser les performances du radar autour de Mars », précise le Professeur  Giovanni Picardi, responsable de recherche pour l'instrument MARSIS à l'université de Rome « La Sapienza », « ce qui nous permet de recevoir, depuis le démarrage des observations scientifiques début juillet, des échos de surface très nets et une première série de données sur l'ionosphère ».

 

Le radar MARSIS est conçu pour fonctionner à proximité du péricentre de l'orbite, lorsque la sonde passe au plus près de la surface de la planète. A chaque orbite, le radar est activé pendant 36 minutes au voisinage de ce point. Sur la totalité de ce créneau, les cinq premières et cinq dernières minutes sont consacrées au sondage de l'ionosphère, l'essentiel du temps, soit 26 minutes, allant à l'observation de la subsurface.

 

A basse fréquence, MARSIS a surtout étudié les zones de plaine situées entre 30 et 70 degrés de latitude Nord, et cela à toutes les longitudes. Le Professeur Picardi se dit très content du fonctionnement du radar, ajoutant que « les mesures de surface réalisées jusqu'ici correspondent presque parfaitement aux modèles topographiques existants ». Les mesures en question ont donc constitué un excellent test.

 

Le choix des régions de plaine pour la collecte des premières données s'explique scientifiquement par le fait que les couches de subsurface y sont en principe plus faciles à identifier, même si cette tâche est encore délicate. « Comme le radar semble fonctionner parfaitement pour la surface, nous avons de bonnes raisons de croire que les ondes radio se propagent  aussi correctement dans le sous-sol », déclare le Professeur Picardi.

 

Selon le professeur, « la phase la plus importante de notre activité vient de démarrer, car nous devons nous assurer que nous pouvons identifier clairement et isoler sans problème les échos renvoyés par le sous-sol martien. Cela suppose d'analyser avec soin la totalité des données et de vérifier que les signaux semblant provenir de couches différentes du sous-sol ne sont pas, en réalité, produits par des irrégularités de surface. Ce travail continuera de nous occuper pendant plusieurs semaines ».

 

Un certain nombre de résultats préliminaires intéressants ont également été obtenus à la suite de l'analyse des premières mesures ionosphériques de MARSIS. Le radar est particulièrement sensible à la teneur en particules chargées de l'ionosphère (plasma). Cette teneur s'est avérée à certains moments plus importante que ce que l'on pouvait attendre. Selon Jeffrey Plaut, Responsable de recherche associé à ce projet au Jet Propulsion Laboratory de la NASA (Pasadena, Etats-Unis), « nous procédons maintenant à l'analyse des données pour savoir si ces mesures peuvent résulter d'une augmentation brutale de l'activité solaire, analogue à celle qui a été observée le 14 juillet, ou s'il faut émettre de nouvelles hypothèses. Seule une analyse plus approfondie nous le dira ».

 

L'envoi de signaux radar à la surface pour scruter le sous-sol martien se poursuivra jusqu'à la mi-août, donc quasiment jusqu'à la fin de la phase d'observation nocturne. Ensuite, priorité sera donnée à des instruments adaptés aux observations de jour, comme  la caméra HRSC et le spectromètre de cartographie OMEGA. MARSIS continuera néanmoins d'explorer de jour la surface de la planète et son ionosphère. Plus de 20% de toutes les orbites de Mars Express seront réservées à ce sondage ionosphérique, quelles que soient les conditions d'éclairement solaire.

 

En décembre 2005, le péricentre de l'orbite de Mars Express sera de nouveau exposé à la nuit martienne. Il se sera alors rapproché du pôle Sud de la planète, ce qui permettra à MARSIS de reprendre dans des conditions optimales ses observations de nuit pour scruter le sous-sol, cette fois dans l'hémisphère Sud.

 

 Source ESA : http://www.esa.int/esaCP/Pr_38_2005_p_FR.html

   


Le 04 Août 2005

Les aurores de Saturne

 

Crédit : NASA/JPL/University of Colorado

 

Les nouvelles images de Saturne obtenues par une équipe de l'Université du Colorado à Boulder le 21 Juin à l'aide d'un instrument sur le vaisseau spatial Cassini montrent que les émissions aurorales à ses pôles sont similaires aux lumières nordiques de la Terre.

 

Prises avec l'instrument UVIS (Ultraviolet Imaging Spectrograph) à bord de la navette spatiale Cassini, les deux images UV, invisibles à l'oeil humain, sont les premières de la mission de Cassini-Huygens à capturer l'ovale entier des émissions aurorales au pôle sud de Saturne. Elles montrent également des émissions semblables au pôle nord de Saturne, selon le professeur Larry Esposito (CU-Boulder) et le professeur Wayne Pryor (Central Arizona College).

 

Dans les images en fausses couleurs, le bleu représente les émissions aurorales du gaz hydrogène excité par le bombardement d'électrons, tandis que le rouge-orange représente la lumière reflétée du Soleil. Les images montrent que les lumières aurorales aux régions polaires répondent rapidement aux changements du vent solaire, notent les chercheurs. Les images précédentes ont été prises plus près de l'équateur, faisant qu'il est difficile de voir les régions polaires.

 

Les changements principaux dans les émissions à l'intérieur de l'aurore au pôle sud de Saturne sont visibles en comparant les deux images, qui ont été prises à environ une heure d'intervalle. La tache la plus lumineuse dans l'aurore de gauche faiblit, et une tache lumineuse apparaît au milieu de l'aurore dans la deuxième image.

 

Crédit : NASA/JPL/University of Colorado

 

Faites en balayant lentement l'instrument UVIS à travers la planète, les images contiennent également plus de 2.000 longueurs d'ondes d'informations spectrales dans chaque élément d'image. Les chercheurs utiliseront l'information des longueurs d'ondes pour étudier les aurores de Saturne, le gaz, et les brumes et leurs distributions changeantes.

 

http://www.colorado.edu/news/releases/2005/290.html

   


Le 04 Août 2005

Hubble remarque un rassemblement de galaxies

 

Crédit : NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

Scrutant profondément dans l'Univers, le télescope spatial Hubble a remarqué un rassemblement de galaxies. Situées dans la même minuscule région de l'espace, ces nombreuses galaxies montrent un assortiment de caractéristiques uniques. Certaines sont grandes, certaines sont petites. Quelques unes sont relativement voisines, mais la plupart sont lointaines. Les centaines de ces faibles galaxies n'avaient jamais été vues avant que leur lumière soit capturée par Hubble.

 

http://hubblesite.org/newscenter/newsdesk/archive/releases/2005/20/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

   


Le 04 Août 2005

La surface de Titan pourrait être sèche

 

Crédit : W. M. Keck Observatory/H. Roe, Caltech and collaborators

 

La surface de Titan, la lune de Saturne, que l'on pensait qu'elle hébergeait par le passé de grands lacs ou des mers d'hydrocarbures liquides, peut en fait être sèche, selon les scientifiques. Dans un article publié dans le journal Nature de jeudi, des scientifiques employant l'observatoire Keck d'Hawaï ont échoué à révéler les réflexions de la lumière du Soleil sur la surface de Titan dans les longueurs d'ondes infrarouges qui se produiraient si des grandes étendues de liquide étaient présentes à la surface.

 

Les résultats suggèrent que la surface de Titan, au moins dans l'hémisphère sud, au centre des observations de Keck, n'a aucun permanent grand corps d'hydrocarbures liquides. Les résultats corroborent les observations du vaisseau spatial Cassini, qui n'a également pas détecté de grands secteurs de liquide, bien qu'il ait repéré ce qui pourrait être un petit lac d'hydrocarbures liquides près du pôle sud de Titan.

 

Les travaux suggèrent également que les études radar précédentes réalisées depuis la Terre, et qui laissaient entendre que la lune géante était couverte de mers de méthane liquide, détectaient en réalité des signes de liquide qui avaient disparu depuis longtemps.

 

L'un des vaisseaux spatiaux Voyager avait découvert en 1980 et 1981 que le méthane était un relativement grand composant de l'atmosphère de Titan, amenant les scientifiques à spéculer que le gaz avait été constamment réapprovisionné par les mers de méthane liquide, puisque le rayonnement ultraviolet est supposé détruire le gaz en 10 millions d'années.

 

Les échos radar reçus à l'Observatoire d'Arecibo à Porto Rico en 2003 ont renforcé cette vision. Dans 12 des 16 sites examinés, les surfaces sont apparues très lisses, avec des propriétés réfléchissantes qui indiquaient que ces secteurs étaient couverts par du liquide.

 

http://www.newscientistspace.com/channel/solar-system/dn7786

   


Le 03 Août 2005

Comète C/2005 O2 (Christensen)

 

Nouvelles du Ciel

 

La comète C/2005 O2 (Christensen), de magnitude 17.5, a été découverte le 31 Juillet 2005 par E. J. Christensen (Lunar and Planetary Laboratory) dans le cadre du Siding Spring Survey. De nombreux observateurs ont confirmé la nature cométaire de l'objet.

 

Les éléments orbitaux préliminaires indiquent un passage au périhélie au 29 Septembre 2005 à une distance de 3,3 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05P21.html (MPEC 2005-P21) 

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 08 Septembre 2005 à une distance de 3,3 UA du Soleil. La période de la comète est de 116 ans.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05R49.html (MPEC 2005-R49)

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2005O2.html

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil

 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

   


Le 02 Août 2005

Les scientifiques essuient une tempête spatiale pour trouver son origine

 

Crédit : ESA/NASA

 

Une équipe de chercheurs du Royaume-Uni et de la France a utilisé SOHO, ACE et les quatre vaisseaux spatiaux Cluster pour étudier une énorme éruption sur le Soleil, traçant sa progression depuis la naissance jusqu'au moment où elle atteint la Terre.

 

L'équipe, dirigée par des scientifiques de l'UCL (University College London), a identifié la source d'une éjection de masse coronale (CME) et a analysé comment son champ magnétique change sur son trajet vers la Terre.

 

Déclenchées par une énorme explosion sur le Soleil avec des millions de fois plus d'énergie qu'une bombe nucléaire, ces CMEs sont des explosions de gaz qui pourraient engloutir la Terre. Les CMEs sont provoquées par la collision de boucles de lignes de champs magnétiques ayant des polarités différentes à la surface du Soleil.

 

"Il a été beaucoup spéculé au sujet de la forme du champ magnétique et comment il pourrait changer sur son trajet du Soleil vers la Terre. Utilisant des satellites complémentaires nous avons été capables de voir que le champ magnétique change très peu sur son chemin" note le Louise Harra (UCL Mullard Space Science Laboratory).

 

Le champ magnétique de la Terre, formant le magnétosphère, protège la planète du plein choc de ces explosions, mais quand les champs de CME entrent en collision directement avec lui, ils peuvent provoquer des tempêtes géomagnétiques. Dans des cas extrêmes, ils provoquent des coupures de courant électriques et des dommages aux réseaux de communication et aux satellites.

 

"Si nous devons prévoir avec succès des tempêtes nous devons être capables d'identifier une éjection de masse de couronne dirigée vers la Terre lorsqu'elle quitte le Soleil et comprendre son évolution", ajoute le Docteur Harra.

 

La CME a été détecté le 20 Janvier 2004 par le vaisseau spatial SOHO de l'ESA/NASA, lequel a été utilisé pour identifier la source de l'éjection.

 

Deux jours plus tard, sur son chemin vers la Terre, le champ magnétique éjecté a dépassé les quatre vaisseaux spatiaux Cluster. Leur formation tétraédrique a permis le prélèvement d'échantillons de la vitesse et de la direction du champ. Des mesures semblables ont été faites par le vaisseau spatial ACE de la NASA.

 

"SOHO et Cluster conviennent parfaitement pour travailler ensemble. SOHO a 'vu' les explosions du Soleil et Cluster les a 'senties'. Notre étape suivante est de prévoir les éruptions de tempêtes sur le Soleil", ajoute le Docteur Harra.

 

Cette mesure directe par SOHO, ACE et Cluster confirme les précédentes prévisions terrestres et fait faire aux chercheurs un pas de plus pour la prévision de ces tempêtes géomagnétiques.

 

http://www.esa.int/esaSC/SEM5TK808BE_index_0.html

   


Le 01 Août 2005

Comète P/2002 EX12 (NEAT)

 

Nouvelles du Ciel

 

L'astéroïde 2002 EX12 découvert en Mars 2002 par NEAT, et retrouvé sur des clichés de Spacewath de 1998 et des plaques DSS de 1989, s'est révélé être une comète d'après les observations de B.D. Warner (Colorado Springs) et A. Fitzsimmons (Queen's University, Belfast).  L'objet, actuellement de magnitude 15, ne montre pas de chevelure, mais une courte queue qui n'était pas visible en Mai dernier (IAUC 8578).

 

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2002 EX12 (NEAT) indiquent un passage au périhélie au 17 Septembre 2005 à une distance de 0,6 UA du Soleil, avec une période de 4,2 ans.

 

La comète P/2002 EX12 (NEAT) rassemble toutes les conditions nécessaires pour prendre prochainement la numérotation définitive de 169P.

 

La comète a reçu son dénomination définitive de 169P/NEAT

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/0169P.html

 

http://www.comethunter.de/

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil

 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

   


Le 01 Août 2005

Comète C/2005 O1 (NEAT)

 

Nouvelles du Ciel

 

Un objet de magnitude proche de 19 ayant l'apparence d'un astéroïde, découvert le 27 Juillet 2005 par le télescope de surveillance NEAT, a révélé sa nature cométaire à la suite d'observations ultérieures.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2005 O1 (NEAT) indiquent un passage au périhélie au 23 Mai 2005 à une distance de 3,6 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05P09.html (MPEC 2005-P09) 

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 24 Mai 2005 à une distance de 3,6 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05P62.html (MPEC 2005-P62) 

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 16 Mai 2005 à une distance de 3,58 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05Q26.html (MPEC 2005-Q26) 

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie au 17 Mai 2005 à une distance de 3,59 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05R17.html (MPEC 2005-R17) 

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2005O1.html

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil

 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

   


Le 01 Août 2005

La mesure de distance la plus précise à la galaxie spirale NGC 300

 

Crédit : ESO (ISAAC/VLT-Antu)

 

Une équipe internationale d'astronomes du Chili, d'Europe et d'Amérique du Nord annonce que la distance la plus précise à ce jour a été mesurée pour une galaxie au-delà de nos proches voisins de la Voie lactée.

 

La distance a été déterminée en utilisant la variation d'éclat d'un type d'étoiles connu sous le nom de "variable Céphéide".

 

L'équipe a utilisé l'instrument ISAAC sur le télescope VLT Antu de 8,2 mètres de l'ESO pour obtenir des images profondes dans le proche-infrarouge de trois champs dans NGC 300 et pour déterminer la distance à cette galaxie en spirale avec une incertitude sans précédent de seulement trois pour cent.

 

Les astronomes ont trouvé que NGC 300 est située à 6,13 millions d'années-lumière. Cette détermination de distance est liée à une distance supposée au Grand Nuage de Magellan (LMC) de 163.000 années-lumière.

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2005/pr-20-05.html

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2005/pr-20-05_p2.html

   


 

 

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