Nouvelles du Ciel de Juillet 2004

 

Les Titres

  

Le spectre d'une étoile filante [30/07/2004]

L'Odyssée d'une roche lunaire [30/07/2004]

Des vents ultra-rapides entrant en collision illuminent l'amas du Quintuplé [29/07/2004]

Le Mystère des spicules résolu [28/07/2004]

CASSINI-HUYGENS Brumeux partout [28/07/2004]

CASSINI-HUYGENS La région polaire sud de Titan [27/07/2004]

MARS EXPRESS Cratère fracturé près de Valles Marineris [27/07/2004]

Vénus et les taches solaires ont un point commun [27/07/2004]

CASSINI-HUYGENS Mimas [26/07/2004]

CASSINI-HUYGENS Glaciale Encelade [23/07/2004]

L'astrophysicien Stephen Hawking revoit sa théorie sur les trous noirs [22/07/2004]

CASSINI-HUYGENS Téthys : La déesse de la Mer [21/07/2004]

CASSINI-HUYGENS Rhéa en croissant [21/07/2004]

Le nuage en forme d'anneau entoure le trou noir [21/07/2004]

Nouvelle météorite martienne trouvée en Antarctique [21/07/2004]

MARS EXPLORATION ROVER Spirit et Opportunity roulent dans l'hiver martien [21/07/2004]

Energie sombre, inflation et masse des neutrinos [20/07/2004]

Point chaud sur Geminga [19/07/2004]

CASSINI-HUYGENS La lumière cendrée de Dioné [19/07/2004]

Gigantesque tache solaire [19/07/2004]

Comètes SOHO : C/2004 L3, L4, L5, L6, L7, L8, L9, L10 [17/07/2004]

Mesure de la masse d'une étoile simple [15/07/2004]

Fragments d'astéroïdes [15/07/2004]

Les ordinateurs explorent comment les planètes géantes se sont formées [15/07/2004]

CASSINI-HUYGENS Image brute de la lune de Saturne Iapetus [14/07/2004]

Le prix Edgar Wilson 2003-2004 [14/07/2004]

L'Observatoire trouve sa première planète extrasolaire [10/07/2004]

Les vaisseaux spatiaux traquent le souffle de la tempête à travers le Système solaire [09/07/2004]

MARS EXPRESS Le bord nord du bassin Hellas [09/07/2004]

Découverte d'une paire de naines brunes [08/07/2004]

Des monstres cosmiques boulimiques [08/07/2004]

Vieilles galaxies dans le jeune Univers [07/07/2004]

Chandra regarde au-delà du Trèfle à Quatre Feuilles [07/07/2004]

Cartographier la Galaxie et surveiller notre pré carré [05/07/2004]

Comètes SOHO : C/2004 J19, K4, K5, K6, K7, K8, K9, K10, K11, K12 [02/07/2004]

Première vue 3D d'éruptions solaires [02/07/2004]

Comètes SOHO : C/2004 J12, J13, J14, J15, J16, J17, J18 [01/07/2004]

Tapisserie chatoyante d'étoiles naissantes [01/07/2004]

CASSINI-HUYGENS La sonde Cassini-Huygens mise en orbite autour de Saturne [01/07/2004]

 

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Le 30 Juillet 2004

Le spectre d'une étoile filante

 

Crédit : ESO

 

En observant une supernova dans une galaxie éloignée avec l'instrument FORS sur le VLT (Very Large Telescope) de l'ESO à l'Observatoire de Paranal (Chili), les astronomes ont été incroyablement chanceux d'obtenir dans la nuit du 12 au 13 Mai 2002 un spectre de haute qualité d'un très grand météore dans l'atmosphère terrestre.

 

Le météore a été évalué à la magnitude -8. Bien qu'il ne soit pas possible d'être sûr à quel essaim appartient ce météore, un candidat possible est l'essaim mineur des Ophiuchides australes de Mai (Southern May Ophiuchids) qui apparaît d'une direction juste à l'est de l'étoile brillante Antarès. L'essaim contribue seulement à un ou deux météores par heure, mais il s'agissait de l'un des essaims présentant le plus d'activité cette nuit là.

 

Le spectrographe du VLT a fourni un spectre bien calibré, faisant de cet instrument une référence dans ce domaine de recherche. De ce spectre, on a estimé que la température de la traînée du météore est d'environ 4.600 degrés centigrade.

 

Le spectre révèle les émissions du météore indicatrices d'atomes d'oxygène et d'azote et de molécules d'azote. Le spectre du météore a aussi fourni une première vue d'un tel objet dans la fenêtre proche de l'infrarouge entre les longueurs d'ondes 900 et 1050 nanomètres. Cette région spectrale contient des lignes relativement fortes d'atomes de carbone, mais de telles émissions n'ont pas été détectées.

 

Parce que le VLT est réglé pour observer des objets éloignés dans l'espace, il se concentre sur l'infini. Le météore, étant "seulement" à 100 km au-dessus du télescope, il apparaît donc flou dans le champ de vision.

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2004/pr-19-04.html

   


Le 30 Juillet 2004

L'Odyssée d'une roche lunaire

 

Crédit : Science

 

Une chanceuse découverte dans le désert d'Oman a permis aux scientifiques de reconstruire l'histoire en détail d'une météorite lunaire. Leurs résultats révèlent que la roche a eu une vie violente, supportant au moins quatre collisions avant de quitter la Lune.

 

La météorite, appelée Sayh al Uhaymir 169, a été découverte par Edwin Gnos et ses collègues de l'Université de Berne (Suisse), au cours d'une mission éducative en Oman en 2002. Depuis 1979, une trentaine de météorites en provenance de la Lune ont été retrouvées sur Terre.

 

L'équipe a trouvé que la roche provenait du cratère d'impact Lalande sur la Lune, un secteur de quelques kilomètres de large. C'est la première fois que les scientifiques sont capables de définir exactement le lieu de naissance d'une météorite lunaire avec une telle précision.

 

Le meilleur indice des chercheurs est venu des niveaux exceptionnellement hauts de l'élément radioactif thorium dans la météorite.

 

L'équipe a utilisé une carte détaillée du thorium lunaire créée par la sonde Lunar Prospector en 1998-1999 pour trouver que la roche provenait de la région de Mare Imbrium. D'autres données minérales ont désigné l'emplacement comme Lalande.

 

Gnos et son équipe ont déterminé l'histoire de Sayh al Uhaymir 169 en comparant les proportions d'éléments radioactifs dans la roche. Ainsi la comparaison des âges des cristaux dans les parties différentes de la roche montre quand et comment elle a été sévèrement frappée.

 

L'analyse de l'équipe suggère que la roche s'est trouvée prise dans l'énorme impact qui a créé Mare Imbrium, il y a environ 3,9 milliards d'années. La roche a subi encore deux impacts, il y a 2,8 milliards d'années et 200 millions d'années, qui peuvent avoir été causés par des collisions d'astéroïdes. Un impact final il y a juste 340.000 ans a frappé la roche, l'arrachant de la Lune et l'éjectant dans l'espace où elle a flotté avant de s'effondrer sur Terre il y a environ 10.000 ans dans le désert d'Oman.

 

http://www.nature.com/news/2004/040726/full/040726-9.html

 

http://space.com/scienceastronomy/moon_rock_040729.html

 

http://uanews.org/cgi-bin/WebObjects/UANews.woa/7/wa/SRStoryDetails?ArticleID=9476

 

http://illite.unibe.ch/sau169/summary.htm

   


Le 29 Juillet 2004

Des vents ultra-rapides entrant en collision illuminent l'amas du Quintuplé

 

Crédit : NASA/CXC/Northwestern U./C.Law & F.Yusef-Zadeh

 

Cette image de Chandra présente la première détection de rayons X d'étoiles dans l'amas du Quintuplé, un jeune groupe d'étoiles extrêmement dense près du Centre Galactique. Parce que la poussière bloque la lumière visible du Centre Galactique, l'amas n'a été découvert qu'en 1990 où il a été détecté avec un télescope infrarouge dans la constellation du Sagittaire (Sagittarius) à environ 26.000 années-lumière. Nommé pour ses cinq étoiles les plus brillantes aux longueurs d'ondes infrarouges, le Quintuplé est connu pour abriter des centaines d'étoiles. Plusieurs d'entre elles sont des étoiles très massives qui perdent rapidement le gaz de leurs surfaces dans des vents stellaires ultra-rapides.

 

On pense que les brillantes concentrations de gaz de 50 millions de degrés Celsius semblables aux points dans l'image de Chandra pourraient être provoquées par des collisions entre des vents à grande vitesse dans les étoiles massives qui ont des partenaires orbitant très près. Les vents stellaires se heurtant pourraient également expliquer le rayonnement X diffus vu entre les étoiles dans le Quintuplé. La détection d'ondes radio de gaz chaud dans cette région apporte davantage de preuves pour le chauffage ardent de gaz par des vents provenant d'étoiles massives.

 

http://chandra.harvard.edu/photo/2004/quint/

   


Le 28 Juillet 2004

Le Mystère des spicules résolu

 

Crédit : Swedish 1-meter Solar Telescope (SST) - La Palma, Espagne

 

L'analyse de films haute résolution du Soleil a percé un mystère vieux de 125 ans : ce qui produit des jets de matières qui jaillissent vers le haut de la surface solaire à 20 kilomètres par seconde.

 

Découverts en 1877, les jets appelés spicules solaires, sont d'environ 500 kilomètres de large et atteignent plusieurs milliers de kilomètres de hauteur en moins de cinq minutes. Ils montent de la photosphère, la surface visible du Soleil, dans l'atmosphère solaire. Bien qu'il y ait plus de 100.000 spicules à tout moment dans la basse atmosphère du soleil, ou chromosphère, jusqu'à présent aucune théorie n'avait expliqué leur comportement.

 

En prenant simultanément une série d'images haute résolution avec le Swedish Solar Telescope et les satellites TRACE (Transition Region and Coronal Explorer) et SOHO (Solar and Heliospheric Observatory), une équipe de chercheurs du LMSAL (Lockheed Martin Solar and Astrophysics Lab) et de l'Université de Sheffield (Royaume-Uni) a montré, grâce au modèle informatique développé, que des spicules montaient de la surface toutes les cinq minutes, particulièrement dans les secteurs où des tubes de flux magnétiques sont présents.

 

http://zorak.lmsal.com/bdp/press

 

http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99996217

 

http://www.lockheedmartin.com/wms/findPage.do?dsp=fec&ci=15512&rsbci=0&fti=111&ti=0&sc=400

   


Le 28 Juillet 2004

Brumeux partout

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

Après son premier survol de Titan, Cassini a regardé en arrière le croissant qui s'éloigne de la lune ensevelie sous une pollution brumeuse. Le vaisseau spatial a vu cette vue en couleurs naturelles environ un jour après l'approche au plus près. La faible lueur bleuâtre de la brume de Titan est visible le long du limbe.

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

Le réseau de système de coordonnées en surimpression de l'image d'accompagnement de droite illustre les régions géographiques de la lune qui sont illuminées et visibles, ainsi que l'orientation de Titan. Les lignes de longitudes convergent vers le Pôle antarctique près du limbe est de la lune. La courbe jaune marque la position de la frontière entre le jour et la nuit sur Titan.

Les images prises à travers des filtres bleu, vert et rouge ont été combinées pour créer cette vue en couleurs naturelles. Les images ont été obtenues au moyen de la caméra grand angle du vaisseau spatial Cassini le 03 Juillet 2004, depuis une distance d'environ 790.000 kilomètres de Titan. La résolution de l'image est de 47 kilomètres par pixel.

 

http://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA06089

   


Le 27 Juillet 2004

La région polaire sud de Titan

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

Un jour après l'entrée en orbite autour de Saturne, Cassini s'est précipité silencieusement vers Titan, imageant la région polaire sud de la lune. Cette image en couleurs naturelles représente la vision de Cassini seulement deux heures environ après l'approche au plus près de la lune.

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

Le réseau de système de coordonnées en surimpression de l'image d'accompagnement de droite illustre les régions géographiques de la lune qui sont illuminées et visibles, ainsi que l'orientation de Titan. Les lignes de longitudes convergent vers le Pôle antarctique au-dessus du centre de l'image. La courbe jaune marque la position de la frontière entre le jour et la nuit sur Titan.

 

Les images prises à travers des filtres bleu, vert et rouge ont été combinées pour créer cette vue en couleurs naturelles. Les images ont été obtenues au moyen de la caméra grand angle du vaisseau spatial Cassini le 02 Juillet 2004, depuis une distance d'environ 347.000 kilomètres de Titan.  Cette vue est une amélioration en résolution de presque un facteur de quatre par rapport à la vue en couleurs naturelles publiée précédemment (voir PIA06081). La résolution de l'image est de 21 kilomètres par pixel.

 

http://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA06087

   


Le 27 Juillet 2004

Cratère fracturé près de Valles Marineris

 

Crédit : ESA/DLR/FU (G. Neukum)

 

Cette image en perspective d'un cratère fracturé près de Valles Marineris sur Mars a été obtenue avec l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) à bord du vaisseau spatial Mars Express. L'image a été prise au cours de l'orbite 61 en Janvier 2004 avec une résolution de 12,5 mètres par pixel. Elle montre la partie d'un paysage cratérisé au nord de Valles Marineris, à une latitude de 0,6° Sud et une longitude de 309° Est, avec un cratère ayant une base fracturée.

 

Ce cratère a un diamètre de 27,5 kilomètres et est profond d'environ 800 mètres. On ne connaît pas encore comment ces ruptures se sont produites. Sur Terre, les ruptures polygonales peuvent se produire lorsque la matière est contractée, laquelle se casse aux zones faibles, comme par exemple dans le cas de lave refroidie, d'argile sèche ou de terre gelée.

 

http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEMG6OV4QWD_0.html

 

http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEMG6OV4QWD_1.html

   


Le 27 Juillet 2004

Vénus et les taches solaires ont un point commun

 

Crédits : SOHO (NASA/ESA)

 

Les scientifiques, utilisant des mesures du satellite SORCE (Solar Radiation and Climate Experiment), ont découvert que Vénus et les taches solaires ont quelque chose en commun : elles bloquent toutes les deux un peu d'énergie du Soleil allant vers la Terre.

 

Les scientifiques ont remarqué que, lorsque Vénus est passée entre la Terre et le Soleil le 08 juin, Vénus a réduit la quantité de lumière du Soleil atteignant la Terre de 0,1 pour cent.

 

En Octobre 2003 la lumière du Soleil reçue sur Terre a diminué de 0,3 pour cent pendant environ quatre jours, en raison de trois très grands groupes de taches solaires se déplaçant à travers le disque du Soleil.

 

C'est une grande diminution sans précédent dans la quantité de lumière du Soleil et c'est comparable avec la diminution estimée par les scientifiques qui s'est produite au dix-septième siècle. Cette diminution a duré presque 50 ans et a été probablement associée aux températures exceptionnellement froides partout en Europe à ce moment-là, une période des années 1400 aux années 1700 connue comme "la petite période glaciaire." Mais les conditions solaires pendant la petite période glaciaire étaient tout à fait différentes, car il n'y avait quasiment pas de taches solaires. Les astronomes de l'époque, comme Galilée, ont tenu un bon rapport d'activité des taches solaires avant et pendant la période, rencontrant seulement environ 50 taches solaires en 30 ans.

 

Quelque chose de très différent est arrivé au dix-septième siècle et a produit un changement beaucoup plus permanent de la production d'énergie du Soleil à ce moment-là. Aujourd'hui, les grandes taches solaires sont entourées par des secteurs brillants appelés "facules", lesquelles compensent largement la diminution de lumière solaire des taches, fournissant même une nette augmentation de la lumière du Soleil lorsqu'on fait la moyenne sur quelques semaines.

 

Le grand nombre de taches solaires survenues en Octobre-Novembre 2003 indiquait un Soleil très actif, et effectivement beaucoup de très grands éclats solaires se sont produit à ce moment-là. SORCE a observé les grands éclats solaires records en rayons X. Les éclats étaient accompagnés par de grandes taches solaires, lesquelles ont produit une diminution de 0,3 pour cent dans la production d'énergie du Soleil.

 

http://www.gsfc.nasa.gov/topstory/2004/0730sunblockers.html

   


Le 26 Juillet 2004

Mimas

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

Peu après l'insertion en orbite autour de Saturne, Cassini a retourné sa meilleure vue à ce jour de la lune fortement cratérisée Mimas (398 kilomètres de diamètre). L'énorme cratère nommé Herschel, visible en haut de l'image, est d'environ 130 kilomètres de large et de 10 kilomètres de profondeur.

 

L'image a été prise en lumière visible par la caméra à champ restreint de Cassini le 03 Juillet 2004, depuis une distance de 1,7 millions de kilomètres de Mimas. La résolution de l'image est de 10 kilomètres par pixel. L'image a été agrandie deux fois pour une meilleure visibilité.

 

Cassini survolera Mimas le 02 Août 2005.

 

http://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA05423

   


Le 23 Juillet 2004

Glaciale Encelade

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

Encelade, le bijou brillant de Saturne couvert de glace, est le corps le plus réfléchissant du Système solaire.

 

En reflétant plus de 90 pour cent de la lumière incidente du Soleil, cette lune était la source de beaucoup de surprises pendant l'ère de Voyager. Encelade montre des terrains autant lisses que légèrement cratérisés qui sont entrecroisés ici et là par des caractéristiques linéaires semblables à des sillons. Elle a aussi des caractéristiques semblables à celles des lunes de Jupiter, Ganymède et Europe, faisant d'elle une des lunes les plus énigmatiques de Saturne.

 

Cassini examinera son riche passé géologique dans une série de quatre survols proches planifiés. Le premier survol est prévu pour le 17 Février 2005.

 

L'image a été prise en lumière visible avec la caméra à champ restreint du vaisseau spatial Cassini le 03 juillet 2004, depuis une distance de 1,6 millions de kilomètres d'Encelade. La résolution de l'image est de 10 kilomètres par pixel. Encelade est d'approximativement 499 kilomètres de large. L'image n'a pas été agrandie.

 

http://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA05422

   


Le 22 Juillet 2004

L'astrophysicien Stephen Hawking revoit sa théorie sur les trous noirs

 

Crédit : AP Photo/ John Cogill)

 

Stephen Hawking, le célèbre mathématicien atteint de sclérose latérale amyotrophique, et auteur du livre "Une brève histoire du temps" publié en 1988 dans lequel sont abordés les aspects les plus complexes du fonctionnement de l'Univers, vient de présenter sa nouvelle théorie sur les trous noirs lors de la 17ème Conférence Internationale sur la Relativité Générale et la Gravitation qui se tient à Dublin (Ecosse).

 

Pionnier de la théorie des trous noirs dès le milieu des années 70, Hawking avait marqué les esprits en développant une nouvelle théorie dans laquelle les trous noirs détruisaient toute trace de matière et d'énergie consommées. Une fois formé, le trou noir perd de l’énergie, et par conséquent de la masse, par un phénomène baptisé ‘’radiation Hawking’’. Mais l'information ne peut sortir du trou noir et lorque celui-ci disparaît, l'information est perdue.

 

Si la théorie que défendait Hawking jusqu'ici était en accord avec la théorie de la Relativité d'Einstein, elle était cependant en contradiction avec la physique quantique, selon laquelle aucune information n’est jamais totalement perdue.

 

Stephen Hawking fait désormais marche arrière en proposant un nouveau modèle de trou noir, la "Théorie de la Gravité Quantique". Dans cette nouvelle approche, lors de la disparition des trous noirs, les informations sortent bien des trous noirs sous forme de traces difficilement reconnaissables.

 

http://sciences.nouvelobs.com/sci_20040721.OBS3192.html?1724

 

http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2004/cap1907043.html

 

http://radio-canada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200407/21/003-trousnoirs.shtml

 

http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_science_040721164855.x0ui3x86.html

   


Le 21 Juillet 2004

Téthys : La déesse de la Mer

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

Au moyen de sa caméra à champ restreint, Cassini a capturé un croissant de Téthys, une des lunes de Saturne, le 03 Juillet 2004. Téthys a un diamètre de 1.060 kilomètres.

 

Les images de Voyager ont montré une grande rupture sur Téthys longue d'environ 750 kilomètres (non visible dans cette vue). Cassini étudiera celle-ci et d'autres caractéristiques sur Téthys au cours des deux survols prévus, le premier étant programmé pour le 24 Septembre 2005. Téthys est de 1.060 kilomètres de diamètre.

 

L'image a été prise en lumière visible depuis une distance de 1,7 millions de kilomètres de Téthys. La résolution de l'image est de 10 kilomètres par pixel.

 

http://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA05420

   


Le 21 Juillet 2004

Rhéa en croissant

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

Le premier satellite artificiel dans le système saturnien, le vaisseau spatial Cassini, a retourné des images des lunes naturelles après une insertion réussie en orbite autour de Saturne.

 

Avec un diamètre de 1.528 kilomètres, Rhéa est par sa taille la seconde plus grande lune de Saturne. Le vaisseau spatial Voyager a constaté que comme Dioné, Rhéa a un de ses hémisphères recouvert de stries fines et lumineuses qui pourraient être de l'eau gelée.

 

Cette vue montre une surface fortement cratérisée, en conséquence probablement très ancienne. Plusieurs cratères visibles ici ont des crêtes centrales. Cassini recherchera bientôt des indices pour aider à résoudre l'histoire géologique des lunes. Le vaisseau spatial doit survoler Rhéa à une distance de seulement 500 kilomètres le 26 Novembre 2005.

 

L'image a été prise en lumière visible avec la caméra à champ restreint de Cassini le 02 Juillet 2004 depuis une distance d'environ 990.000 kilomètres de Rhéa. La résolution de l'image est de 6 kilomètres par pixel.

 

http://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA05419

   


Le 21 Juillet 2004

Le nuage en forme d'anneau entoure le trou noir

 

Crédit : ESA, V. Beckmann (GSFC)

 

Au moyen des observatoires spatiaux Integral et XMM-Newton, une équipe internationale d'astronomes dirigée par le Dr Volker Beckmann, Goddard Space Flight Center (Greenbelt, USA) a étudié un des objets les plus proches, une galaxie spirale appelée NGC 4388, située à environ 65 millions d'années-lumière dans la constellation de la Vierge et a trouvé plus de preuves que les trous noirs massifs sont entourés par un nuage de gaz en forme d'anneau, appelé un tore.

 

Les nouvelles observations indiquent également l'origine exacte de l'émission de haute énergie de NGC 4388. Tandis que les rayons X de basse énergie vus par MMX-XMM-Newton semblent provenir d'une émission diffuse, très loin du trou noir, les rayons X haute énergie détectés par Integral sont directement liés à l'activité du trou noir.

 

http://www.esa.int/esaSC/SEM962V4QWD_index_0.html

   


Le 21 Juillet 2004

Nouvelle météorite martienne trouvée en Antarctique

 

Crédit : NASA/JPL

 

Alors que Spirit et Opportunity, de même que les vaisseaux spatiaux en orbite autour de Mars, recherchent des indices sur son passé, les chercheurs ont découvert un autre morceau de la planète rouge dans l'endroit le plus inhospitalier sur la Terre, en Antarctique.

 

Le nouveau spécimen a été trouvé par une équipe de l'AMSET (Antarctic Search for Meteorites program) le 15 Décembre 2003, sur un champs de glace, approximativement à 750 kilomètres du Pôle sud. Cette roche noire de 715,2 grammes , officiellement appelée MIL 03346, était l'une des 1358 météorites rassemblées par l'ANSMET au cours de l'été austral 2003-2004.

 

http://www.nasa.gov/home/hqnews/2004/jul/HQ_04232_meteorite.html

   


Le 21 Juillet 2004

Spirit et Opportunity roulent dans l'hiver martien

 

Crédit : NASA/JPL

 

Tandis que l'hiver s'approche sur Mars, Opportunity continue à avancer plus profondément petit à petit dans le cratère "Endurance." De l'autre côté de la planète, Spirit a trouvé une intrigante plaque d'affleurement rocheux tout en se préparant à gravir les pentes de "Columbia Hills".

 

Crédit : NASA/JPL

 

http://www.jpl.nasa.gov/news/news.cfm?release=2004-184

   


Le 20 Juillet 2004

Energie sombre, inflation et masse des neutrinos

 

Crédit : Sloan Digitial Sky Survey

 

En utilisant les observations de 3.000 quasars découverts par le Sloan Digital Sky Survey (SDSS), les scientifiques ont fait la mesure la plus précise jusqu'à présent des amas cosmiques de gaz diffus d'hydrogène. Ces quasars, 100 fois plus que dans les précédentes analyses, sont à des distances de huit à dix milliards d'années-lumière, faisant d'eux les objets parmi les plus éloignés connus.

 

Les filaments de gaz entre les quasars et la Terre absorbent la lumière dans le spectre du quasar, permettant aux chercheurs de dresser la carte de la distribution de gaz et de mesurer le regroupement de gaz à l'échelle d'un million d'années- lumière. Le degré de regroupement de ce gaz, à son tour, peut répondre aux questions fondamentales sur la masse des neutrinos ou sur la nature de l'énergie sombre, laquelle serait à l'origine de l'expansion accélérée de l'Univers selon certaines hypothèses.

 

La nouvelle analyse fournit aussi de meilleures informations sur la masse du neutrino, et suggère que la masse du neutrino le plus lumineux doit être moins de deux fois la différence de masse précédemment mesurée. Les nouvelles mesures éliminent aussi la possibilité d'une famille de neutrinos énormes complémentaires suggérée par quelques expériences terrestres.

 

La nouvelle analyse fournit aussi de nouveau soutien pour l'existence de l'énergie sombre et suggère que l'énergie sombre soit invariable dans le temps.

 

http://www.spaceref.com/news/viewpr.html?pid=14626

   


Le 19 Juillet 2004

Point chaud sur Geminga

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

Les astronomes ont détecté, au moyen de l'Observatoire XMM-Newton, une petite tache brillante à la surface de l'étoile à neutrons Geminga, située à une distance de 500 années-lumière. Le point chaud est de la taille d'un terrain de football. Geminga elle-même est large de seulement 20 km et tourne environ 4 fois par seconde, mais elle est de seulement 1,5 fois la masse de notre Soleil. Le point chaud est créé parce que la matière éjectée rapidement de l'objet en rotation est recapturée par la gravité et dirigée par son champ magnétique pour frapper un pont spécifique, le chauffant à des millions de degrés.

 

http://www.esa.int/esaSC/Pr_15_2004_s_en.html

 

Nouvelles du Ciel : Les deux queues de l'étoile à neutrons Geminga [28/07/2003]

   


Le 19 Juillet 2004

La lumière cendrée de Dioné

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

La glaciale surface cratérisée de la lune de Saturne Dioné montre plus que son côté ensoleillé dans ces deux versions traitées de la même image.

 

La vue à gauche, faiblement rehaussée, montre un croissant romantique avec de grands cratères visibles. Le contraste dans la version de droite a été fortement rehaussé pour montrer le côté de Dione faiblement éclairé par la lumière en provenance de Saturne. On peut voir un phénomène semblable depuis la Terre, lorsque le côté sombre de la Lune est faiblement éclairé par la Terre et est visible sous forme de "lumière cendrée".

 

L'image a été prise avec la caméra à champ restreint de Cassini le 02 Juillet 2004, depuis une distance d'environ 1,4 millions de kilomètres de Dioné. La résolution de l'image est de 8 kilomètres par pixel. Le diamètre de Dioné est de 1.118 kilomètres. Les images ont été agrandies par un facteur de deux pour une meilleure visibilité.

 

Crédit : NASA/JPL/Space Institut de Science

 

http://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA05418

   


Le 19 Juillet 2004

Gigantesque tache solaire

 

Crédit : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Le nombre de taches solaires est en forte progression avec l'arrivée au bord du limbe solaire depuis ce week-end de la tache 652 et de sa compagne, la tache 653. La gigantesque tache solaire 652, d'une taille équivalente à la taille de la planète Jupiter, est visible de la Terre au moyen des lunettes "Spécial Eclipse" ou dans un instrument d'observation équipé de filtre solaire placé devant l'objectif..

 

Les deux taches solaires 652 et plus spécialement la tache 649, faisant face à la Terre actuellement, présentent une menace de puissants éclats solaires de classe X.

 

Crédit : SOHO/LASCO (NASA/ESA)

 

http://sohowww.nascom.nasa.gov/data/synoptic/sunspots/mdi_sunspots.gif

 

SOLEIL : Moyenne Mensuelle du Nombre de Taches Solaires

 

Activité Solaire et Aurores

 

RECOMMANDATIONS IMPORTANTES Observer ou photographier le Soleil nécessite de prendre des précautions indispensables pour votre sécurité.

A lire attentivement ! 

   


Le 17 Juillet 2004

Comètes SOHO : C/2004 L3, L4, L5, L6, L7, L8, L9, L10

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Des comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par les circulaires MPEC 2004-O04 et MPEC 2004-O05.

Toutes ces comètes appartiennent au groupe de Kreutz, sauf la comète C/2004 L10 qui appartient au groupe de Kracht.

 

C/2004 L3 (SOHO) (B. Zhou)

C/2004 L4 (SOHO) (X.-M. Zhou)

C/2004 L5 (SOHO) (X.-M. Zhou)

C/2004 L6 (SOHO) (R. Kracht)

C/2004 L7 (SOHO) (R. Kracht)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04O04.html (MPEC 2004-O04)

 

C/2004 L8 (SOHO) (K. Cernis)

C/2004 L9 (SOHO) (X.-M. Zhou) 

C/2004 L10 (SOHO) (R. Kracht)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04O05.html (MPEC 2004-O05)

   


Le 15 Juillet 2004

Mesure de la masse d'une étoile simple

 

Crédit : HST ACS/HRC

 

Jusqu'ici, les scientifiques pouvaient mesurer la masse d'autres étoiles lorsqu'elles faisaient partie d'un système binaire.

 

Andrew Gould, un astronome de l'Université de l'Etat d'Ohio; et ses collègues ont directement mesuré la masse d'une étoile simple.

Lui et ses collègues ont trouvé la masse de l'étoile en utilisant une combinaison de vieilles et de nouvelles techniques astronomiques, accompagnée de l'un des instruments les plus avancés du télescope spatial Hubble (HST), et d'une bonne dose de chance.

 

L'étoile faisait partie d'un événement astronomique peu courant en 1993, qui a fourni aux scientifiques l'information principale pour déterminer sa masse.

L'étoile rouge a attiré l'attention des astronomes la première fois lorsque son orbite a croisé le chemin d'une autre étoile. Sa pesanteur a dévié la lumière brillante de l'étoile plus éloignée et l'a amplifiée comme le ferait une loupe.

 

Pendant ces effets de lentilles gravitationnelles, l'étoile lointaine semble devenir plus lumineuse lorsque la lentille est alignée devant elle, puis faiblit lorsque la lentille s'écarte.

 

Mais la lumière de l'événement de 1993, dénommé MACHO-LMC-5 n'est pas seulement devenue plus brillante. Elle était rouge au départ, et puis est devenue plus bleue, suggérant que la lumière rouge provenait de la lentille et que la lumière bleue provenait de l'étoile plus éloignée.

Bien que Gould ne prit pas part à l'analyse originale, il est devenu curieux au sujet de MACHO-LMC-5 lorsque Bennett et Alves et d'autres scientifiques ont édité un papier à son sujet dans le journal Nature en 2001. Cette étude assortie des données de l'événement de lentille gravitationnelle et des images de cette partie du ciel prise par Hubble, montrait que la lentille était en effet une étoile rouge visible.

 

En réexaminant ces données, Gould a découvert que les mêmes données pourraient être employées pour calculer deux solutions radicalement différentes pour la masse et la distance à l'étoile.

 

Puis trois autres astronomes, Andrew Drake (Princeton University), Kem Cook (Lawrence Livermore National Lab), et Stefan Keller (Australian National University), ont utilisé l'instrument ACS (Advanced Camera for Surveys) du télescope spatial Hubble pour mesurer sans ambiguité la distance à l'étoile. Ils ont employé une technique appelée la mesure de la parallaxe, qui a été développée au dix-neuvième siècle.

Ces nouvelles analyses ont offert à Gould, Bennett, et Alves une occasion unique de calculer la distance de l'étoile de premier plan, qui est située à 1.800 années-lumière, dans le halo de notre galaxie. Les astronomes connaissaient déjà la distance de l'étoile de fond, 170.000 années-lumière, la distance au Grand Nuage de Magellan. Connaître les distances aux deux étoiles a alors permis aux astronomes de calculer la masse de l'étoile de premier plan, qui est d'un dixième de la masse du Soleil.

 

http://researchnews.osu.edu/archive/starmasspix.htm

 

http://researchnews.osu.edu/archive/starmass.htm

 

http://www.newswise.com/articles/view/506040/

   


Le 15 Juillet 2004

Fragments d'astéroïdes

 

Crédit : ESA 2002-Illustration par Medialab

 

Plus d'un million de grands astéroïdes, de plusieurs kilomètres de large, orbitent autour du Soleil dans une ceinture entre Mars et Jupiter, la Ceinture principale d'astéroïdes. Il s'y produit parfois de violentes collisions, avec pour conséquences que les astéroïdes sont complètement détruits et brisés en d'innombrables morceaux. Certains d'entre eux percuteront la Terre dans quelques millions d'années, sous forme de météorites. Il est possible que cela se produise beaucoup plus tôt.

 

En certains endroits de la Ceinture d'astéroïdes, la période orbitale d'un objet autour du Soleil est un multiple de la période orbitale de la planète géante Jupiter.  La résonance orbitale peut conduire à une perturbation dans l'orbite de l'objet. Elle peut changer totalement l'orbite si bien que l'objet pourrait croiser l'orbite terrestre et entrer en collision avec la Terre.

 

On supposait jusqu'ici que les fragments d'astéroïdes mettraient plusieurs millions d'années pour arriver sur Terre. Mais, une nouvelle méthode de mesures développée par une équipe de chercheurs de l'Institute for Isotope Geology au ETH Zurich (Eidgenossische Technische Hochschule Zurich) peut maintenant apporter plus de certitude à ce sujet. L'équipe a établi que cela pourrait prendre juste quelques cent mille ans pour qu'un tel objet entre en collision avec notre planète.

 

http://fm-eth.ethz.ch/eth/media/FMPro?-db=pressemitteilungen.fp5&-format=pr_detail_de.html&-lay=html&-op=eq&pr_id=2004-50&-find

 

http://www.spaceref.com/news/viewpr.html?pid=14574

   


Le 15 Juillet 2004

Les ordinateurs explorent comment les planètes géantes se sont formées

 

Crédit : NASA/JPL

 

Il y a presque cinq milliards d'années, les planètes géantes gazeuses Jupiter et Saturne se sont formées, apparemment de façons radicalement différentes, selon une nouvelle simulation informatique de Didier Saumon (Los Alamos' Applied Physics Division) et Tristan Guillot (Observatoire de la Cote d'Azur, France), patronnée par le Laboratoire National de Los Alamos.

 

L'étude, publiée dans le Journal Astrophysique de cette semaine, a montré que les éléments réfractaires comme le fer, le silicium, le carbone, l'azote et l'oxygène sont concentrés dans le coeur de Saturne, tandis que ces mêmes éléments seraient mélangés dans toute l'atmosphère de Jupiter. La planète géante Jupiter aurait donc un petit coeur central ou pas de coeur du tout. Cela indiquerait que les deux planètes ont été formées par des processus différents.

 

Les conclusions des scientifiques reposent sur l'étude de 50.000 modèles différents de structures internes des deux planètes gazeuses géantes qui incluaient chaque variation possible permise par les observations astrophysiques et les expériences de laboratoire.

 

http://www.lanl.gov/worldview/news/releases/archive/04-067.shtml

   


Le 14 Juillet 2004

Image brute de la lune de Saturne Iapetus

 

Crédit : NASA/JPL/Space Science Institute

 

Cette image brute, non traitée, de la lune de Saturne Iapetus a été prise par le vaisseau spatial Cassini-Huygens.

 

Le vaisseau spatial américain Voyageur a le premier montré cette lune curieuse, de 1.436 kilomètres de large, avec des hémisphères lumineux et sombres.

 

Cette image brute a été prise le 3 Juillet 2004 depuis une distance de 2.966.991 kilomètres, juste avant que Cassini-Huygens commence son passage derrière le Soleil. En plus de Iapetus, la vaisseau a aussi pris des images de Mimas, Tethys et Rhea; d'autres lunes de Saturne.

 

http://www.esa.int/export/SPECIALS/Cassini-Huygens/SEMFN8M26WD_0.html

   


Le 14 Juillet 2004

Le prix Edgar Wilson 2003-2004

 

Nouvelles du Ciel

 

Le prix Edgar Wilson pour 2003-2004 a été divisé entre Vello Tabur (Wanniassa, Australie); pour sa découverte de la comète C/2003 T3 (Tabur); et William A. Bradfield (Yankalilla, Australie), pour la découverte de la comète C/2004 F4 (Bradfield).. (IAUC 8372)

 

Le prix Edgar Wilson, créé en Juin 1998 et attribué pour la première fois en 1999, est une récompense attribuée annuellement aux astronomes amateurs qui, en utilisant du matériel d'amateur, ont découvert une ou plusieurs comètes nouvelles.

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/special/EdgarWilson_fr.html Le Prix Edgar Wilson

 

http://cfa-www.harvard.edu/iau/special/EdgarWilson.html The Edgar Wilson Award

 

http://www.tip.net.au/~vello/2003t3/2003t3.htm  comète C/2003 T3 (Tabur)

 

http://www.assa.org.au/sig/comets/ comète C/2004 F4 (Bradfield)

   


Le 10 Juillet 2004

L'Observatoire trouve sa première planète extrasolaire

 

Crédit : University of Texas

 

Les astronomes Bill Cochran, Michael Endl, et Barbara McArthur de l'Obsevatoire McDonald ont exploité les capacités du HET (Hobby-Eberly Telescope) et de l'instrument HRS (High Resolution Spectrograph) pour trouver rapidement et confirmer avec une grande précision, la première planète extrasolaire du télescope géant.

 

Avec une masse de 2.84 fois celle de Jupiter, la nouvelle planète orbite autour de l'étoile HD 37605 tous les 54,23 jours. HD 37605 est un peu plus petite et un peu plus froide que notre Soleil. L'étoile, qui est de type K0, est riche en éléments chimiques lourds comparativement au Soleil.

 

Sur les quelques 120 planètes extrasolaires trouvées à ce jour, cette nouvelle planète a la troisième orbite la plus excentrique. La distance moyenne de la planète à son étoile est d'environ 0,26 UA.

 

Pour trouver la planète HD 37605b, l'équipe a utilisé la technique de la" vitesse radiale", une méthode de recherche courante qui consiste à mesurer les changements de vitesse de l'étoile, son oscillation, afin de déterminer la masse de la planète.

 

http://austral.as.utexas.edu/planets/hd37605/hd37605.html

 

http://arxiv.org/abs/astro-ph/0407146

 

http://www.obspm.fr/encycl/HD37605.html

   


Le 09 Juillet 2004

Les vaisseaux spatiaux traquent le souffle de la tempête à travers le Système solaire

 

Crédit : SOHO (NASA/ESA)

 

Une flotte de vaisseaux spatiaux dispersée partout dans le Système solaire a donné la meilleure image jusqu'à présent du souffle des tempêtes solaires se propageant à travers tout le Système solaire.

 

La tempête solaire d'Octobre-Novembre 2003 était la plus puissante jamais mesurée. Ses effets sur Terre étaient assez sévères pour provoquer la déviation d'avions, affecter les opérations des satellites, et causer des pannes d'électricité notamment en Suède. Les communications radio longue distance ont été perturbées à cause des effets sur l'ionosphère et on a vu des aurores boréales aux latitudes moyennes. Les astronautes de la Station Spatiale Internationale ont raccourci certaines de leurs activités et ont dû s'abriter à plusieurs reprises dans le module de service russe.

 

Les tempêtes ont secoué le Système solaire intérieur de Mars à Saturne. L'instrument Mars Radiation Environment Experiment (MARIE) sur Mars Odyssey a été mis hors de service par la radiation. Le vaisseau spatial Ulysses près de Jupiter et le vaisseau spatial Cassini près de Saturne ont détecté les ondes hertziennes des tempêtes magnétiques produites lorsque la vague d'explosion a percuté les vastes champs magnétiques entourant ces planètes géantes.

 

La matière lancée l'automne dernier par les énormes tempêtes solaires a soufflé sur la Terre à huit millions de kilomètres par heure et dépassé les vaisseaux spatiaux près de la Terre, Mars, Jupiter et Saturne, avançant jusqu'aux vaisseaux spatiaux jumeaux Voyageur aux bords du Système solaire.

 

Les rapports les plus récents viennent des vaisseaux Voyageur, qui sont près d'une région inexplorée où le vent solaire devient turbulent lorsqu'il entre en collision avec le mince gaz interstellaire. Ralentissant en parcourant l'héliosphère intérieure, le souffle de l'explosion a atteint Voyageur 2 à 11 milliards de kilomètres du Soleil le 28 Avril et a continué vers Voyageur 1 à presque 14,5 milliards de km du Soleil.

 

Les vaisseaux spatiaux largement dispersés aident des scientifiques à comprendre comment les perturbations se propagent à travers le Système solaire. Les différences des vitesses et les temps d'arrivée à Mars et la Terre suggèrent que le processus n'est pas simple.

 

Dans les mois à venir, la vague de l'explosion entrera en collision avec l'héliopause, le bord tangible de l'héliosphère, où la matière éjectée par le Soleil s'accumule contre le vent d'étoiles voisines. La collision peut générer des ondes radio basse fréquence qui nous donneront une compréhension beaucoup plus précise de la taille du domaine du Soleil.

 

http://www.gsfc.nasa.gov/topstory/2004/0708flare.html

   


Le 09 Juillet 2004

Le bord nord du bassin Hellas

 

Crédit : ESA/DLR/FU (G. Neukum)

 

Les nouvelles images du vaisseau spatial Mars Express, obtenues avec l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera), montrent une partie de la région nord du bassin Hellas, prise au cours de l'orbite 488. La résolution de l'image est de 18,3 mètres par pixel.

 

Le Bassin Hellas est situé dans l'hémisphère sud de Mars et est en réalité un cratère d'impact géant de neuf kilomètres de profondeur et de 2.300 kilomètres de diamètre. C'est l'un des plus grands cratères d'impact dans notre Système solaire. Le sol du bassin est recouvert de gel lors de l'hiver martien et apparaît brillant même dans les observations terrestres.

 

http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEMB5UL26WD_0.html

   


Le 08 Juillet 2004

Découverte d'une paire de naines brunes

 

Crédit : K. Luhman (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics)

 

Un scientifique du CfA (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics), Kevin L. Luhman, a annoncé la découverte d'une paire unique de naines brunes récemment nées en orbite l'une autour de l'autre. Les naines brunes font partie d'une relativement nouvelle classe d'objets découverts au milieu des années 1990 qui sont trop petits pour déclencher la fusion de l'hydrogène et briller comme des étoiles, trop grands cependant pour être considérés comme des planètes.

 

Une explication possible sur l'origine des naines brunes est qu'elles sont nées de la même manière que les étoiles. Les étoiles se forment dans des nuages interstellaires énormes dans lesquels la gravité provoque l'effondrement des blocs de gaz et de poussières en "grains", qui alors attirent de plus en plus de matières jusqu'à ce qu'ils grandissent pour devenir des étoiles. Cependant, lorsque ce processus est étudié en détail par ordinateur, beaucoup de simulations échouent à produire des naines brunes. Au lieu de cela, tous les grains se développent en véritables étoiles. Ce résultat a conduit quelques astronomes à se demander si les naines brunes et les étoiles sont créés de façons différentes.

 

Selon une hypothèse proposée récemment, les grains dans un nuage interstellaire sont attirés par leur gravité, provoquant un effet de lance-pierre et éjectant certains des grains du nuage avant qu'ils n'aient une chance de se développer en étoiles. Ces petits corps sont ce que nous voyons comme des naines brunes.

 

Les naines brunes sont normalement extrêmement faibles et difficles à détecter dans le ciel. Pas assez chaudes pour déclencher la fusion de l'hydrogène; elles ne brillent donc pas vivement comme des étoiles et sont retlativement ternes comme des planètes. Cependant, pendant un temps relativement court immédiatement après leur naissance, les naines brunes sont relativement brillantes en raison de la chaleur restante de leur formation, et en conséquence plus faciles à trouver et à étudier.

 

Profitant de ce fait, Luhman a cherché des naines brunes récemment nées dans un groupe de jeunes étoiles situées à une distance d'environ 540 années-lumière dans la constellation australe du Caméléon (Chamaeleon).

 

Parmi les deux douzaines de nouvelles naines brunes découvertes, Luhman a trouvé deux naines brunes, d'une masse de 25 à 50 fois celle de Jupiter, orbitant l'une autour de l'autre à une distance relativement éloignée, environ six fois la distance Soleil-Pluton, alors que toutes les paires précédemment connues orbitent à environ moitié moins de la distance Pluton-Soleil.

 

La simple existence de ces naines brunes très faiblement liées l'une à l'autre par la gravité, et où la saccade la plus légère séparerait le couple de manière permanente, indique que ces naines brunes n'ont jamais été soumises au genre de gravitation violente qu'elles subiraient si elles s'étaient formées comme des grains éjectées. Au lieu de cela, il est probable que ces naines brunes se soient formées de la même manière que des étoiles, d'une manière relativement douce et calme.

 

http://cfa-www.harvard.edu/press/pr0424.html

   


Le 08 Juillet 2004

Des monstres cosmiques boulimiques

 

Crédit : CXC/Melissa Weiss

 

Les Noyaux Actifs de Galaxies (NAGs), dont font partie les quasars, constituent le phénomène le plus énergétique de l'Univers et l'un de ceux qui restent encore mystérieux. Il s'agirait de trous noirs géants de masse entre un million et un milliard de masses solaires, qui sont en train d'engloutir du gaz environnant. Ce gaz s'enroule autour du trou noir, dans un disque d'accrétion aplati, très petit par rapport à la galaxie. Comprimé par l'intense gravité régnant au voisinage du trou noir, le gaz est porté à de très hautes températures et rayonne une énorme quantité d'énergie, d'où le nom de «monstres cosmiques».
Cependant toutes les galaxies, même celles qui ne sont pas actives, recèlent en leur coeur des trous noirs géants. Mais ils n'émettent pas ou très peu de lumière, car ils n'ont plus de gaz à leur disposition. L'un des problèmes majeurs est de comprendre comment ces trous noirs se sont formés et ont grossi au cours de l'évolution cosmique.

 

On a récemment découvert que certaines galaxies actives, les «Narrow Line Seyfert 1 galaxies» (NLS1s) ou «Galaxies de Seyfert 1 à raies étroites», contiennent un trou noir dont la masse semble croître plus rapidement que celle des autres Noyaux Actifs. En estimant la durée moyenne de la phase NLS1 et le taux moyen avec lequel le gaz tombe sur le trou noir, des astronomes de l'Observatoire de Paris ont montré que le trou noir grossit d'un facteur dix à mille au cours de cette phase. Il est probable que toutes les galaxies, donc tous les trous noirs massifs, ont traversé au moins une fois cette phase au cours de leur vie.

 

http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/jul04/nls1.fr.shtml

   


Le 07 Juillet 2004

Vieilles galaxies dans le jeune Univers

 

Crédit : ESO (ACS-HST)

 

Les théories actuelles de la formation des galaxies sont basées sur le fusionnement hiérarchique de plus petites entités dans des structures de plus en plus grandes, débutant d'environ la taille d'un amas stellaire globulaire et finissant avec des amas de galaxies. Selon ce scénario, on suppose qu'aucune galaxie massive n'a existé dans le jeune Univers.

 

Cette vision devrait maintenant être révisée. En utilisant l'instrument multi-mode FORS2 l sur le VLT (Very Large Telescope) à Paranal, une équipe d'astronomes italiens a identifié quatre galaxies éloignées, plusieurs fois plus massives que la galaxie de la Voie lactée, ou aussi massives que les galaxies les plus lourdes dans l'Univers actuel. Ces galaxies doivent s'être formées lorsque l'Univers avait seulement environ 2 milliards d'années, il y a de cela environ 12 milliards d'années.

 

Les objets nouvellement découverts pourraient être les membres d'une population de vieilles galaxies massives non détectées jusqu'à présent.

 

L'existence de tels systèmes montre que le développement de galaxies elliptiques massives était beaucoup plus rapide dans le premier Univers que le prévoyait la théorie actuelle.

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2004/pr-17-04.html

   


Le 07 Juillet 2004

Chandra regarde au-delà du Trèfle à Quatre Feuilles

 

Crédit : NASA/CXC/Penn State/G.Chartas et al

 

Une analyse minutieuse d'observations de l'Observatoire de rayons X Chandra d'un rare quasar quadruple, H1413+117, connu sous le nom de quasar du Trèfle à Quatre Feuilles, montre que probablement une étoile simple dans une galaxie de premier plan a amplifié des rayons X venant du quasar.

 

Le quasar du Trèfle à Quatre Feuilles, situé à environ 11 milliards d'années-lumière de la Terre dans la constellation du Bouvier (Bootes), apparaît sous la forme de quatre images produites par un processus connu sous le nom de lentille gravitationnelle, où le champ de gravité d'une galaxie de premier plan peut courber et amplifier la lumière d'un quasar situé derrière cette galaxie et produire des images multiples de celui-ci.

 

Cette découverte va donner aux astronomes la possibilité de perfectionner les modèles d'écoulement de gaz autour du trou noir supermassif qui actionne le quasar.

 

http://chandra.harvard.edu/press/04_releases/press_070604.html

   


Le 05 Juillet 2004

Cartographier la Galaxie et surveiller notre pré carré

 

Crédit : ESA 2002. Illustration by Medialab

 

L'un des projets actuels les plus ambitieux de l'ESA est d‘établir la carte la plus précise possible d'un milliard d'étoiles de notre galaxie.

 

Gaia, un vaisseau spatial qui va emporter deux des caméras les plus sensibles jamais construites, doit être lancé en 2010.

 

Il faudra cinq ans pour détecter une si gigantesque quantité d'objets, dont certains sont incroyablement peu lumineux, et encore trois ans de plus pour les intégrer dans un énorme modèle informatique en trois dimensions qui donnera non seulement leurs coordonnées actuelles mais aussi la direction de leur déplacement, leur couleur et même leur composition.

 

En bref, Gaia va offrir une vision complètement nouvelle de notre galaxie et de tout ce qu'elle contient. Gaia va fournir la carte de référence, un catalogue d'étoiles qui pourra servir par la suite à toutes les autres missions spatiales.

 

Un autre aspect passionnant de cette mission hors du commun, c'est qu'elle pourrait bien découvrir des objets dont nous ne connaissions même pas encore l'existence – jusqu'à ce que Gaia ne pointe ses caméras haute sensibilité sur eux. Outre des étoiles, il se peut que nous découvrions des objets qui sont très peu lumineux ou situés dans des zones du ciel que nous n'avons pas encore pu observer en détail.

 

Une zone du ciel particulièrement intéressante que Gaia va observer, c'est la ‘zone aveugle' qui se trouve entre le Soleil et l'orbite de la Terre.

 

Depuis la Terre, nous ne pouvons voir cette partie du ciel que de jour (et encore uniquement par temps clair sans nuages), mais il est très difficile de repérer de petits objets comme les astéroïdes parce que la lumière du soleil les rend quasiment invisibles.

 

Ces astéroïdes se rapprochent parfois tellement de la Terre qu'on s'en inquiète, mais nous ne sommes capables de détecter leur présence que lorsqu'ils se sont suffisamment éloignés du Soleil pour qu'on puisse les voir au télescope. Un groupe d'astéroïdes particulièrement important, qu'on appelle Aten, va et vient constamment entre le soleil et l'orbite de la Terre.

 

Nous ne savons pas grand-chose de ces familles d'astéroïdes qui suivent la même orbite. Ces astéroïdes croisent l'orbite de la terre à intervalles réguliers, ce qui les rend, au moins potentiellement, dangereux même si la plupart d'entre eux ne menacent pas vraiment notre planète. Pourtant, nous avons besoin de comprendre pourquoi ils sont là, d'où ils viennent et ce dont ils sont faits.

 

Grâce à sa vision en survol et son niveau de précision jamais atteint, Gaia est la solution idéale pour surveiller les Atens, et autres familles d'astéroïdes qui s'approchent de chez nous.

 

Mais les astéroïdes et les objets du système solaire ne vont être qu'une petite partie des objets que Gaia va étudier. Leur détection est un produit dérivé de l'objectif essentiel de Gaia, mesurer avec précision la position, le mouvement et la composition de plusieurs millions d'étoiles de notre Galaxie. Forts de ces informations, nous allons parvenir à une nouvelle compréhension du cycle de vie de notre Galaxie et de son devenir.

 

Communiqué de Presse ESA PR 36-2004

http://www.esa.int/esaCP/SEMYWY4W4WD_France_0.html

 

http://sci.esa.int/science-e/www/area/index.cfm?fareaid=26

   


Le 02 Juillet 2004

Comètes SOHO : C/2004 J19, K4, K5, K6, K7, K8, K9, K10, K11, K12

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Des comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par les circulaires MPEC 2004-N16 et MPEC 2004-N17.

Ces comètes appartiennent au groupe de Kreutz.

 

C/2004 J19 (SOHO) (D. Evans)

C/2004 K4 (SOHO) (R. Kracht)

C/2004 K5 (SOHO) (X.-M. Zhou)

C/2004 K6 (SOHO) (M. Boschat)

C/2004 K7 (SOHO) (D.-H. Chen)

C/2004 K8 (SOHO) (M. Meyer)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04N16.html (MPEC 2004-N16)

 

C/2004 K9 (SOHO) (V. Bezugly) 

C/2004 K10 (SOHO) (M. Meyer)

C/2004 K11 (SOHO) (X.-M. Zhou)

C/2004 K12 (SOHO) (R. Kracht) 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04N17.html (MPEC 2004-N17)

   


Le 02 Juillet 2004

Première vue 3D d'éruptions solaires

 

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

En utilisant des données de l'Observatoire SOHO de l'ESA/NASA, les scientifiques ont produit les premières vues tridimensionnelles (3D) d'éruptions de masse solaire, appelées Éjections de Masse Coronnale (CMEs). Lorqu'elles sont dirigées vers la Terre, les CMEs peuvent perturber les communications radio, les liaisons satellites et les systèmes électriques. Ce nouveau résultat est critique pour une complète compréhension de ces phénomènes spectaculaires.

 

http://www.esa.int/esaSC/Pr_13_2004_s_en.html

   


Le 01 Juillet 2004

Comètes SOHO : C/2004 J12, J13, J14, J15, J16, J17, J18

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Des comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par les circulaires MPEC 2004-N04 et MPEC 2004-N05.

Ces comètes appartiennent au groupe de Kracht., sauf C/2004 J14 qui appartient au groupe de Kreutz.

 

C/2004 J12 (SOHO) (R. Kracht)

C/2004 J13 (SOHO) (R. Kracht)

C/2004 J14 (SOHO) (T. Hoffman)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04N04.html (MPEC 2004-N04)

 

C/2004 J15 (SOHO) (R. Kracht)

C/2004 J16 (SOHO) (T. Hoffman)

C/2004 J17 (SOHO) (R. Kracht) 

C/2004 J18 (SOHO) (R. Kracht) 

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K04/K04N05.html (MPEC 2004-N05)

   


Le 01 Juillet 2004

Tapisserie chatoyante d'étoiles naissantes

 

Crédit : NASA, ESA, The Hubble Heritage Team (AURA/STScI), and HEIC

Acknowledgment: Y.-H. Chu (U. Illinois, Urbana-Champaign) and Y. Nazé (U. Liège, Belgium)

 

Le télescope spatial Hubble capture la tapisserie chatoyante d'étoiles naissantes dans une galaxie voisine dans cette vue panoramique de gaz rougeoyant, de nuages de poussières sombres et de jeunes étoiles chaudes. La région de formation d'étoiles, cataloguée sous le nom de N11B, se trouve dans le Grand Nuage de Magellan (LMC) localisé à seulement 160.000 années-lumière de la Terre.

 

Avec sa haute résolution, le télescope spatial Hubble est capable de voir les détails de formation d'étoiles dans le LMC aussi facilement que les télescopes terrestres sont capables d'observer la formation stellaire dans notre propre galaxie de la Voie lactée.

 

http://hubble.stsci.edu/newscenter/newsdesk/archive/releases/2004/22/

 

http://www.esa.int/esaCP/SEMO3Y4W4WD_FeatureWeek_0.html

   


Le 01 Juillet 2004

La sonde Cassini-Huygens mise en orbite autour de Saturne

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech

 

Communiqué de Presse ESA PR 36-2004

 

Au terme d'un voyage de sept ans à travers le Système solaire, la sonde Cassini-Huygens, réalisée conjointement par la NASA, l'ESA et l'ASI, a été mise en orbite, la nuit dernière, autour de la planète Saturne. 

 

L'orbiteur Cassini est désormais en mesure d'entamer sa mission d'étude de la planète et de ses différents satellites naturels. Elle durera quatre ans. La sonde Huygens va pour sa part subir les préparatifs qui permettront de la larguer au mois de décembre vers la plus grande lune de Saturne : Titan.

 

Le Directeur du Programme scientifique de l'ESA, le Prof. David Southwood, a salué le succès de cette insertion comme un exemple particulièrement réussi de coopération internationale en matière spatiale. "Rares sont les missions vers une planète lointaine, a-t-il souligné, qui ont mobilisé autour d'elles autant de chercheurs et de passionnés de toutes nationalités et je félicite les participants et les équipes aux Etats-Unis et en Europe qui ont permis sa réalisation. Ils auront beaucoup à faire au cours des années qui viennent !".

 

L'insertion finale autour de Saturne a été la dernière et la plus importante d'une série de manœuvres qui ont permis au véhicule spatial d'atteindre son orbite opérationnelle. En cas d'échec, Cassini-Huygens n'aurait fait que survoler Saturne avant de se perdre aux confins du Système solaire.

 

La sonde a été lancée le 15 octobre 1997 de Cap Canaveral, en Floride, à bord d'une fusée Titan 4B/Centaur, le plus puissant lanceur non-réutilisable dont disposaient à cette époque les Etats Unis. Pour atteindre Saturne, elle a dû réaliser toute une série de manœuvres d'assistance gravitationnelle autour de Vénus (avril 1998 et juin 1999), de la Terre (août 1999) et de Jupiter (décembre 2000).

 

La nuit dernière, Cassini-Huygens s'est approchée de Saturne en suivant une trajectoire située en dessous du plan de ses anneaux. Utilisant son antenne parabolique à haut gain comme bouclier contre l'impact des particules de poussière, la sonde a traversé le plan des anneaux de Saturne à 02h03 TU, à quelque 158 500 km du centre de la planète, en passant par la zone de séparation entre l'anneau F et l'anneau G. Environ 25 minutes plus tard, à 02h36 TU, la sonde a allumé l'un de ses deux moteurs principaux pour procéder à l'insertion en orbite. Le moteur a fonctionné pendant 96 minutes et le signal confirmant son allumage a mis 84 minutes à parvenir sur la Terre, située à quelque 1,5 milliard de km de Saturne.

 

Cette manœuvre s'est déroulée normalement et a permis de réduire la vitesse relative de Cassini-Huygens par rapport à Saturne, la sonde survolant alors la couche nuageuse supérieure de la planète à une distance d'à peine 19 000 km. Une fois le moteur éteint, la sonde a d'abord été orientée vers la Terre, pour lui permettre de confirmer son insertion, puis vers les anneaux de Saturne, distants de quelques milliers de kilomètres seulement, afin d'en prendre une série de clichés en "plan rapproché". La sonde, qui ne devrait plus par la suite s'approcher à une si faible distance des anneaux, a ainsi offert aux scientifiques une occasion unique d'en distinguer peut être les différents éléments. Cette proximité avec Saturne a également permis aux instruments de l'orbiteur d'entamer une analyse approfondie de son atmosphère et de son environnement.

 

Une seconde traversée du plan des anneaux s'est déroulée à 05h50 TU.

 

La sonde est désormais prête à entamer son périple dans le système saturnien, au cours duquel elle devrait parcourir au moins 76 orbites autour de la planète et s'approcher 52 fois à proximité de 7 de ses 31 lunes répertoriées. Ce voyage a déjà commencé, avant l'insertion, par un survol d'une huitième lune, Phoebé, le 11 juin dernier. L'un des principaux objectifs de la mission Cassini-Huygens sera l'étude de Titan, la plus grande lune de Saturne, qu'elle survolera pour la première fois à une altitude de 1200 km le 26 octobre prochain.

 

Au cours des prochains mois, les spécialistes de l'ESA vont préparer le largage de la sonde Huygens, la principale contribution européenne à la mission. Cette opération se déroulera le 25 décembre prochain, en vue d'une pénétration de la sonde dans l'atmosphère de Titan le 14 janvier 2005. Construite pour le compte de l'Agence par une équipe industrielle dirigée par Alcatel Space, cette sonde de 320 kg emporte six instruments scientifiques qui permettront d'analyser et de caractériser l'atmosphère de Titan et sa dynamique au cours de la descente. Si elle survit au choc de l'atterrissage, Huygens pourra également analyser les propriétés physiques de son environnement.

 

Plus grande que la planète Mercure, Titan possède une atmosphère brumeuse, riche en azote et en composés carbonés. Bien qu'elle soit plus froide que la Terre ( -180°) et privée d'eau à l'état liquide, on pense que son environnement chimique pourrait être similaire à celui de notre planète avant l'apparition de la vie. Les résultats recueillis in situ par Huygens, combinés aux observations globales effectuées par Cassini lors de ses survols de Titan, devraient nous permettre de mieux comprendre comment a évolué l'atmosphère primitive de la Terre et pourraient nous fournir certains éclaircissements sur les mécanismes qui ont conduit à l'apparition de la vie sur notre planète.

 

L'orbiteur Cassini, le véhicule spatial le plus important et le plus sophistiqué qui ait jamais été lancé dans l'espace lointain, transporte 12 instruments scientifiques développés par des équipes américaines et internationales afin d'étudier de manière approfondie la planète Saturne, son satellite Titan, ses lunes glacées, ses anneaux et son environnement magnétosphérique. Deux de ses instruments ont été fournis par l'Europe.

 

"Plus de vingt ans se sont écoulés depuis que les missions Pioneer 11 et Voyager nous ont fourni un premier aperçu de Saturne en traversant pendant quelques jours son système complexe", a rappelé le Prof. Southwood qui est également le responsable scientifique du magnétomètre de Cassini. "Aujourd'hui la mission Cassini va nous permettre d'y séjourner pour y conduire des observations et des recherches. Huygens nous permettra d'aller plus loin encore, en plongeant dans une atmosphère extraterrestre, semblable à celle qu'a connu notre planète dans son état primitif. Cela signifie que nous remontons des milliards d'années en arrière dans notre propre passé pour enquêter sur l'un des mystères les mieux gardés de l'Univers : l'origine de la vie."

 

La mission Cassini-Huygens est le fruit d'une coopération entre la NASA, l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Agence spatiale italienne (ASI). Elle est gérée par le Jet Propulsion Laboratory (JPL), l'une des divisions du California Institute of Technology de Pasadena, pour le compte du Bureau des sciences spatiales de la NASA à Washington. 

 

Source : http://www.esa.int/esaCP/SEMXWH25WVD_France_0.html

 

La Mission Cassini-Huygens  Un Dossier préparé par Cédric BEMER

   


 

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Contact : Gilbert Javaux