Nouvelles du Ciel d'Avril 2009

 

 

 

Les Titres

 

Les starbursts dans les galaxies naines sont une affaire globale [30/04/2009]

La compréhension des explosions d'étoiles plus compliquée que prévu [28/04/2009]

Découverte d'une barre lente dans une galaxie spirale [27/04/2009]

Un trio de comètes récentes vues par Swift [26/04/2009]

Terrain chaotique dans Ariadnes Colles [24/04/2009]

Le vent solaire est la cause du vieillissement éclair des astéroïdes [22/04/2009]

Hubble célèbre son 19ème anniversaire avec une ''fontaine de jouvence'' [21/04/2009]

Découverte de l'exoplanète la moins massive : seulement deux fois la masse de la Terre [21/04/2009]

Comète P/2009 H1 (LINEAR) [19/04/2009]

Un arpentage de galaxies cartographie où la matière se cache [17/04/2009]

Amas de galaxies MACS J0717 [16/04/2009]

Comète P/2009 F7 (LINEAR) [16/04/2009]

Découverte d'une micrométéorite exceptionnelle [10/04/2009]

Comète C/2009 G1 (STEREO) [10/04/2009]

Spectaculaire poussière éclairée par derrière dans la galaxie géante [08/04/2009]

Comète C/2009 F6 (Yi-SWAN) [07/04/2009]

PSR B1509-58 : un jeune pulsar montre sa main [05/04/2009]

Deux galaxies pour un événement unique [04/04/2009]

Hubble célèbre l'Année Mondiale de l'Astronomie avec le triplet de galaxies Arp 274 [04/04/2009]

Au coeur de la nébuleuse d'Orion [03/04/2009]

Hubble trouve une exoplanète cachée dans les données d'archives [01/04/2009]

Le Tour du Monde en 80 télescopes [01/04/2009]

 

 

Nouvelles du Ciel SPECIAL CASSINI-HUYGENS

 

 

A la découverte de SATURNE

A la découverte de TITAN

A la découverte de PHOEBE

A la découverte de JAPET

A la découverte de DIONE

A la découverte de RHEA

A la découverte de TETHYS

A la découverte de ENCELADE

A la découverte de MIMAS

A la découverte des petits satellites de SATURNE

 

 Les Rencontres Rapprochées de la sonde CASSINI avec les Lunes de SATURNE

 

 La Mission Cassini-Huygens

Un Dossier préparé par Cédric BEMER

 

 

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  Rappel e-Media

 

Le lancement de la navette spatiale Atlantis (STS-125) pour la cinquième et dernière mission d'entretien du télescope spatial Hubble est programmé pour le 11 Mai 2009.

 

Arianespace et l'ESA prévoit de lancer les satellites Herschel et Planck le 14 Mai 2009.

 

 

 

Pétition pour la PROTECTION du CIEL NOCTURNE

 

 

 

30 Avril 2009

Les starbursts dans les galaxies naines sont une affaire globale

 

Crédit : NASA, ESA, and K. McQuinn (University of Minnesota, Minneapolis)

 

Les éclats d'étoiles dans une galaxie ont été comparés à un feux d'artifice : Ils se produisent à un rythme rapide et furieux, illuminant une région pour une courte période avant de clignoter au dehors. Mais ces starbursts passagers sont seulement des morceaux de l'histoire, disent les astronomes. Une analyse des images d'archives de petites galaxies, ou naines, prises par le télescope spatial Hubble suggère que les starbursts, régions de formation intense d'étoiles, envahissent la galaxie entière et durent 100 fois plus longtemps que prévu par les astronomes. La durée plus longue peut affecter la façon dont les galaxies naines changent au fil du temps, et peut donc faire la lumière sur l'évolution des galaxies.

 

Crédit : NASA, ESA, and K. McQuinn (University of Minnesota, Minneapolis)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2009/19

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Une image extrêmement profonde de l'Observatoire de rayons X Chandra d'une région près du centre de notre galaxie a résolu un ancien mystère sur une émission de rayons X le long du plan de la Voie lactée. L'émission dans la région couverte par l'image de Chandra est causée par des centaines de sources ponctuelles de rayons X, impliquant que l'émission le long du plan de la galaxie est due à des millions de telles sources.

 

Deux timbres pour célébrer l’Année Mondiale de l’Astronomie : La Poste édite un bloc de 2 timbres à 1,4 euros représentant Saturne et une vue d’artiste d’une exoplanète, avec en fond la lunette de Galilée et le satellite CoRoT. Avant-première le 3 mai à Strasbourg et Toulouse, sortie le 4 mai 2009.

 

Juste avant le lever du Soleil le 28 Avril 2009, Nicolas Biver a observé la Station Spatiale Internationale (ISS) lors de son passage dans le ciel de Versailles (France). La Station est devenue soudainement très brillante, plus brillante que Vénus, lorsque le Soleil s'est reflété intensément sur une partie des panneaux solaires de la Station, comme le montre les images extraites de la vidéo prise à travers son télescope Dobson de 16 pouces.

 

Les astronomes ont découvert une cache inattendue d'une quinzaine de galaxies spirales qui semblent s'être formées récemment. Ces plus jeunes galaxies sont grandes et lumineuses, comme notre propre Voie lactée. L'hypothèse régnante de la formation des galaxies soutient que de telles spirales bien établies se seraient formées il y a environ 13 milliards d'années, peu de temps après le Big Bang. Mais la nouvelle découverte bouscule cette hypothèse.

 

Des astronomes ont découvert une étrange planète de type Jupiter circulant autour d'une étoile similaire à notre Soleil. La planète a une orbite inhabituelle fortement elliptique autour de son étoile parent. A son point le plus éloigné, la planète est aussi loin de son étoile que la Terre l'est du Soleil. Mais à son point le plus proche, elle est environ 10 fois plus près de son étoile que Mercure l'est du Soleil. La planète, HD80606b, fait son approche au plus près tous les 111 jours. Ces particularités pourraient indiquer que l'étoile-mère est un système double.

 


28 Avril 2009

La compréhension des explosions d'étoiles plus compliquée que prévu

 

Image des restes de l'explosion de la nova RS Ophiuchus - Crédit : AMBER/VLTI/ESO. OCA.

 

Appelées novæ, les explosions d'étoiles mettent en œuvre des réactions nucléaires entre les atomes de l'étoile. Pour mieux comprendre ces phénomènes violents, les astrophysiciens étudient le rayonnement émis par certains types d'atomes, notamment le fluor-18 issu des réactions. Or, des chercheurs du Ganil (1) (CEA-CNRS ( 2)), en collaboration avec des équipes anglaises, belges, roumaines et françaises, viennent de déterminer que le fluor-18 serait moins abondant que prévu. Cette découverte réduit donc la chance d'observer le rayonnement émis par cet atome. Elle implique de nouvelles contraintes pour l'observation et la compréhension des novæ. Ces travaux viennent d'être publiés dans la revue Physical Review Letters.

 

Connues depuis l'antiquité, les novæ sont des explosions d'étoiles qui se produisent environ 20 fois par an dans notre galaxie. Les physiciens supposent aujourd'hui qu'elles se produisent dans des systèmes binaires d'étoiles, formés d'une étoile géante rouge et d'une étoile compagnon petite et chaude, la naine blanche. «De la matière est arrachée de la première étoile et tombe sur la surface de la seconde, décrit François de Oliveira Santos, physicien au Ganil. Cette matière stellaire s'accumule en surface de la seconde étoile, entraînant une augmentation de sa température et de sa densité. De nombreuses réactions nucléaires, c'est-à-dire la transformation d'un ou plusieurs noyaux atomiques en d'autres particules, interviennent alors : les noyaux d'atomes stables (carbone, oxygène, etc) de l'étoile sont transformés en noyaux radioactifs, tel le fluor-18.» C'est en observant le rayonnement émis par ces particules que les chercheurs espèrent mieux comprendre les processus physiques en œuvre au cours des novæ.

 

Le fluor-18 est un atome radioactif dont le noyau instable est déficient en neutrons par rapport à sa forme stable, le fluor-19. Lorsqu'il se désintègre, le fluor-18 émet un rayonnement électromagnétique spécifique que les astrophysiciens étudient pour mieux appréhender ce qui se passe à l'intérieur des novæ. «La quantité du rayonnement émis lors de l'explosion dépend de la quantité de fluor-18 présent, explique François de Oliveira Santos.» Pour la déterminer, les chercheurs ont tenté d'identifier toutes les réactions nucléaires responsables de la création et de la destruction du fluor-18. Ces réactions dépendent de la structure des noyaux, elles ont donc été étudiées grâce à des accélérateurs de particules.

 

Une expérience réalisée à l'Université de Louvain-la-Neuve en Belgique, dans le cadre d'une collaboration internationale, a permis aux scientifiques de recalculer à la baisse l'estimation de la quantité de fluor-18 présente dans les novae. Conclusion, les réactions nucléaires impliquant le fluor-18 dans ces explosions entraînent sa destruction au-delà de ce qui avait été précédemment estimé. « Notre résultat est en accord avec des travaux théoriques récents, souligne François de Oliveira Santos. Nous l'avons obtenu grâce à une nouvelle technique expérimentale utilisant des faisceaux de noyaux radioactifs accélérés. » Il apporte de nouvelles contraintes pour l'observation et la compréhension des explosions stellaires.

 

Notes :

(1) Grand accélérateur national d'ions lourds situé à Caen.
(2) CNRS/IN2P3 : Institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS.

 

Références :

Discovery of a New Broad Resonance in 19Ne : Implications for the Destruction of the Cosmic -Ray Emitter 18F. J. C. Dalouzy, L. Achouri, M. Aliotta, C. Angulo, H. Benhabiles, C. Borcea, R. Borcea, P. Bourgault, A. Buta, A. Coc, A. Damman, T. Davinson, F. de Grancey, F. de Oliveira Santos, N. de Séréville, J. Kiener, M. G. Pellegriti, F. Negoita, A. M. Sánchez-Benítez, O. Sorlin, M. Stanoiu, I. Stefan, and P. J. Woods, Physical Review Letters. 24 avril 2009

 

Source : communiqué de presse IN2P3-CNRS - CEA http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1577.htm

 

http://institut.in2p3.fr/presse/communiques/2009/04_ganil.htm

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Avec un redshift de 9,2, le faible sursaut gamma (GRB) détecté par le télescope spatial Swift est le plus lointain mesuré. L'explosion de GRB 090423 a eu lieu il y a 13,1 milliards d'années, soit seulement 800 millions d'années après le Big Bang.

 

Le 23 Avril 2009, le rover martien Spirit a repris sa route pour la première fois depuis le 08 Avril, répondant aux commandes des ingénieurs qui étudient toujours les raisons d'amnésie et de tout autre comportement inhabituel montrés par Spirit au cours des deux dernières semaines. La commande a emmené Spirit à environ 1,7 mètre en direction d'une destination située à environ 150 mètres. Le rover a déjà fonctionné plus de 20 fois plus longtemps que sa mission principale originale sur Mars.

 

C/2001 D1 = 2004 X7 = 2008 S2 = 1997 J6 (SOHO) : Suite à son identification pour les apparitions de 2001-2004 et 2008, Rainer Kracht (Elmshorn) a retrouvé une quatrième apparition de la comète C/2001 D1 = C/2004 X7 = C/2008 S2 dans trois images archivées datant du 01 Mai 1997 prises par le coronographe LASCO C2 du satellite SOHO. (MPEC 2009-H56)

 


27 Avril 2009

Découverte d'une barre lente dans une galaxie spirale

 

Crédit : Observatoire de Paris

 

Depuis un peu plus d'une décennie, les observations de la cinématique des galaxies spirales montrent que les barres d'étoiles au centre des galaxies sont en rotation rapide. Ces mesures concernent presque exclusivement des galaxies spirales brillantes de type morphologique précoce, telles que les galaxies lenticulaires (S0). De nouvelles observations réalisées par une équipe internationale, dont un chercheur de l'Observatoire de Paris, ont permis de mettre en évidence pour la première fois une barre stellaire lente dans un autre type de galaxie - une galaxie spirale de type tardif magellanique (Sm). La galaxie observée, UGC 628, a aussi la particularité d'être une galaxie à faible brillance de surface dont la masse totale est dominée entièrement par celle de la matière noire.

 

UGC 628 (Figure 1) a été observée par interférométrie optique de Fabry-Perot dans la raie Halpha du gaz ionisé avec l'instrument FaNTOmM installé sur le Télescope Canada-France-Hawaii. La vitesse angulaire de rotation de la barre, notée Omega-p, a été déduite en appliquant la méthode dite de Tremaine-Weinberg (TW) qui est la seule méthode observationnelle permettant d'avoir accès à la mesure directe de la vitesse angulaire d'une barre (ou plus généralement d'une perturbation) dans une galaxie, sans passer par un modèle des observations.

 

Figure 1: Galaxie UGC 628: image en bande large (à gauche), carte d'émission Halpha (au centre), champ de vitesse Halpha (à droite). Sur l'image de gauche, la barre est facilement identifiable au centre de la galaxie par une surbrillance du disque stellaire. - Cliquez pour agrandir - Crédit : Observatoire de Paris

 

Une barre est dite rapide quand le rapport de son rayon de corotation (Rc, où sa vitesse égale la vitesse de rotation des étoiles), à sa taille (Rb, ou rayon de la barre) est compris entre 1.0 et 1.4: 1.0 < Rc/Rb < 1.4. Une barre ayant Rc/Rb > 1.4 est dite lente. Jusqu'à présent, la méthode TW avait permis d'identifier uniquement des vitesses angulaires compatibles avec des barres rapides (dans des galaxies brillantes et de type précoce). Pour UGC 628, il est mesuré Omega-p = 11.3 km/s/kpc (Figure 2). Cette amplitude est la plus faible observée jusqu'à présent pour une barre d'étoiles. Cette mesure implique un rapport Rc/Rb = 2.0, et ainsi une barre lente dans UGC 628.

 

Figure 2: Mesure de la vitesse angulaire de rotation de la barre stellaire de UGC 628 par la méthode TW. La vitesse angulaire est la pente de la relation (droite tracée en trait continu) ajustée à partir des points de mesures cinématiques dans la région de la barre (symbolisés par des carrés pleins). Les symboles ouverts sont les points de mesure en dehors de la barre. Ils sont ajustés par la droite en pointillés, dont la pente correspondrait à la vitesse de la spirale, en dehors de la barre. - Crédit : Observatoire de Paris

 

Bien que cette mesure reste pour le moment un cas très isolé, la découverte d'une barre lente dans une galaxie de type Sm tend à montrer qu'il existe une corrélation entre la vitesse angulaire des barres et le type morphologique des galaxies : la vitesse angulaire décroît du type précoce vers le type tardif. Par ailleurs, la présence d'une composante de matière noire qui domine la masse totale de UGC 628 contribue vraisemblablement à ralentir d'autant plus la rotation de la barre. D'une manière générale, cette découverte corrobore entièrement les résultats des nombreuses simulations numériques retraçant l'évolution de galaxies barrées.

 

Référence

A slow bar in a dark matter dominated galaxy
Laurent Chemin & Olivier Hernandez
A&A Letter, in press

 

Source : Observatoire de Paris http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/apr09/bar.fr.shtml

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


26 Avril 2009

Un trio de comètes récentes vues par Swift

 

Crédit : NASA/Swift/Univ. of Leicester/Bodewits et al.

 

Un montage d'images de comètes faites en utilisant le vaisseau spatial Swift de la NASA illustre à quel point trois comètes peuvent être différentes. Les images, y compris une image jamais publiée de la comète 8P/Tuttle, ont été présentées lors d'une diffusion sur le Web appelée « Autour du monde en 80 télescopes » organisée par l'ESO (European Southern Observatory) dont le siège est à Garching, Allemagne.

 

La tâche principale de Swift est d'alerter rapidement les astronomes de nouveaux éclats de rayons gamma - des explosions puissantes d'étoiles lointaines en train de mourir. "Mais la réponse rapide de Swift et la flexibilité nous permettent d'exécuter d'autres sciences tandis que le vaisseau spatial attend que des éclats de rayons gamma se produisent," a déclaré le présentateur Geronimo Villanueva, un scientifique planétaire au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, Md.

 

De son perchoir orbital, Swift peut voir les cibles en utilisant les longueurs d'onde ultra-violettes, de lumière visible, et de rayons X -- et c'est le seul observatoire qui les voit en même temps. Entre les éclats, les astronomes chargent Swift d'examiner le ciel entier aux longueurs d'onde de rayons X, de contrôler les étoiles en train d'exploser, l'image des galaxies, et l'étude des comètes.

 

Comète Lulin (à gauche) -- Crédit: NASA/Swift/Univ. of Leicester/Bodewits et al.

Comète 8P/Tuttle (au centre) -- Crédit: NASA/Swift/Bodewits & Immler

Comète 73P/Schwassman-Wachmann 3 (à droite) -- Crédit: NASA/Swift/Bodewits & Immler

Cliquez sur l'image pour une plus grande version (format 1000 x 562)

 

Les comètes sont des amas de gaz gelés mélangés avec de la poussière, parfois appelées "boules de neige sale". Ces corps glacials libèrent du gaz et de la poussière toutes les fois qu'elles s'aventurent près du Soleil. Plus récemment, Swift a observé la comète Lulin en tant qu'élément d'une étude menée par Jenny Carter à l'Université de Leicester, Royaume-Uni. Lulin était faiblement visible à l'oeil nu quand elle est passée à environ 60 millions de kilomètres de la Terre --- ou environ 160 fois plus loin que la Lune - en Février.

 

D'autres comètes capturées par Swift incluent 73P/Schwassmann-Wachmann 3 (SW3) -- une comète fragmentée qui est passée près de la Terre en 2006 -- et 8P/Tuttle, qui a contourné le Soleil en Janvier 2008. "Un de mes projets est d'établir la composition de Tuttle en étudiant les gaz qui l'entourent," a indiqué Villanueva. Le télescope ultra-violet/optique de Swift inclut un dispositif appelé un grism qui peut permettre de séparer les longueurs d'onde dans l'ultraviolet de la même manière qu'un prisme décompose la lumière du Soleil en couleurs. "Le grism de Swift couvre une 'tache douce' là où beaucoup de gaz clés de comète émettent fortement."

 

Swift détecte également les rayons X des comètes. Les rayons X surgissent grâce à un processus appelé échange de charge, car les ions se déplaçant rapidement émis par le Soleil arrachent des électrons de gaz neutres de la comète. Parce que cette interaction se produit au-dessus d'une si grande région, l'émission de rayons X cométaire peut atteindre des puissances aussi élevées qu'un milliard de watts.

 

Les comètes fournissent d'excellents laboratoires pour explorer ce processus, qui peut jouer un rôle important dans de jeunes systèmes planétaires et d'autres lieux où les gaz chauds et froids se heurtent. Les rayons X cométaires servent également de moyen de sonder les conditions dans les courants de ions solaires à travers le Système solaire (le vent solaire).

 

La comète Lulin offre le meilleur exemple de rayons X cométaires que Swift a vu jusqu'ici. "Lulin a produit beaucoup de gaz et très peu de poussière, laquelle reflète la lumière du Soleil et rend les comètes beaucoup plus lumineuses," a déclaré le membre de l'équipe Stefan Immler, aussi au GSFC. Cette faible teneur en poussières a rendu Lulin si faible que Swift a pu simultanément imager la comète dans l'ultraviolet et les rayons X.

 

"Le problème avec beaucoup de comètes est que souvent nous ne pouvons pas utiliser tous les instruments de Swift parce qu'elles sont simplement trop lumineuses," a expliqué Villanueva. La comète 17P/Holmes, qui a subi une surprenante explosion en Octobre 2007, a répandu beaucoup de poussières. "Mais nous n'avons jamais détecté de rayons X de Holmes, et elle était trop lumineuse pour étudier son spectre ultraviolet".

 

Ni SW3 ni Tuttle n'ont pu être imagées dans les rayons X avec Swift, mais l'observatoire de rayons X Chandra a détecté les deux comètes. Elles ont produit chacune beaucoup moins d'eau que la comète Lulin, qui déversait presque 3.000 litres d'eau par seconde quand Swift l'a observée.

 

"Quelqu'un a calculé que c'est l'équivalent de 17.000 dollars d'eau en bouteille chaque seconde," a ajouté Villanueva, en souriant.

 

http://www.nasa.gov/mission_pages/swift/bursts/observatory_webcast.html

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


24 Avril 2009

Terrain chaotique dans Ariadnes Colles

 

Crédit : ESA/ DLR/ FU Berlin (G. Neukum)

 

Ces images, prises par l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) de Mars Express, montrent la région d'Ariadnes Colles sur la planète rouge.

 

Crédit : ESA/ DLR/ FU Berlin (G. Neukum)

 

Les données d'image ont été acquises le 16 Avril 2007 et sont centrées à 34° Sud et 172° Est. La résolution au sol est d'environ 13 m/pixel.

 

Mars montre de nombreux « terrains chaotiques ». Ce sont des secteurs avec une accumulation apparemment démesurée de roches de tailles variables et de dispositifs à sommet plat.

 

Ariadnes Colles est un tel terrain chaotique situé dans les montagnes méridionales de la planète. Il couvre une aire de 180 x 160 kilomètres, approximativement la moitié de la taille de l'Estonie. Ces images montrent la partie nord-ouest de la région.

 

La majeure partie du secteur décrit est dominée par des roches formées de façon inégale qui sont de 1 à 10 kilomètres en taille. Elles sont de couleurs plus claires comparée à leurs environnements. Quelques plus grands blocs ressemblent au mesa, un dispositif naturel à sommet plat trouvé sur terre, et peuvent atteindre une hauteur de 300 mètres.

 

Un ensemble étonnant de lignes sur la surface des blocs (visibles lors d'un zoom) est orienté dans la direction nord-ouest sud-est. Les flancs nord-ouest ont été érodés plus fortement que ceux opposés au sud-est.

 

Des crêtes plissées, qui se forment en raison de la compression tectonique, sont visibles dans la partie sud-ouest. Ces arêtes marquent la limite ouest d'Ariadnes Colles.

 

Contrairement à d'autres terrains chaotiques tels que Iani Chaos, Adrianes Colles n'est pas une région de source d'eau. Il est encore discuté, par conséquent, si Ariadnes Colles a été formé par l'action de l'eau ou du vent.

 

Le matériel plus foncé dans les secteurs au sud est probablement du sable ou de la cendre volcanique ; quelques pentes des dispositifs à sommet plat ont été couvertes par ce matériel foncé qui a été emporté sur les pentes.

 

Un grand cratère d'impact, de 1200 mètres de profondeur, est visible du côté droit. Il montre un plus petit cratère superposé. Le cratère plus grand est d'environ 30 kilomètres de diamètre et couvre un secteur d'approximativement la taille de Hambourg. Le cratère plus jeune plus petit se trouve presque au centre du plus ancien, et a un diamètre de juste 10 kilomètres.

 

http://www.esa.int/esaSC/SEM8JKANJTF_index_0.html

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Les Piliers de la Création formés dans les ténèbres : Une étude par des astronomes du Dublin Institute of Advanced Studies suggèrent que les ténèbres détiennent la clé sur comment les structures géantes de formation d'étoiles comme les célèbres "Piliers de la Création" prennent forme.

 

Nuage d'hydrogène : En utilisant les informations d'une suite de télescopes, des astronomes ont découvert un mystérieux objet géant qui existait à une époque où l'Univers était seulement âgé d'environ 800 millions d'années. Des objets tels que celui-ci sont surnommés des blobs dans la raie Lyman alpha étendue; ce sont d'énormes corps de gaz qui pourraient être précurseurs aux galaxies. Ce blob a été surnommé Himiko d'après une mystérieuse reine légendaire japonaise. Il s'étend sur 55.000 années-lumière.

 

Deux molécules organiques hautement complexes détectées dans l'espace : Une équipe germano-américaine a détecté deux des molécules les plus complexes connues à ce jour dans l'espace interstellaire : formate d'éthyle (C2H5OCHO) et cyanure de n-propyle(C3F7CN).

 

Découverte d'un compagne froid d'une étoile locale : Une équipe internationale a découvert un des corps sub-stellaires les plus froids jamais trouvé en dehors de notre système solaire, orbitant l'étoile naine rouge Wolf 940, à environ 40 années-lumière de la Terre. Sa température est d'environ 300 degrés Celsius.

 


22 Avril 2009

Le vent solaire est la cause du vieillissement éclair des astéroïdes

 

Crédit : Nature

 

Une équipe internationale comprenant des chercheurs de l'Observatoire de Paris vient de mettre en évidence l'influence du vent solaire sur les jeunes surfaces des astéroïdes. Le vent solaire en moins d'un million d'années vieillit leur surface leur donnant une apparence très âgée. Ils ont également montré que l'observation d'astéroïdes géocroiseurs ayant une surface jeune peut s'expliquer par un renouvellement des matériaux de surface dû aux forces de marée gravitationnelle lors de leur passage près de la Terre, compensant ainsi l'effet vieillissant du vent solaire. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature du 23 avril 2009.

 

Pourquoi les matériaux constituant la surface des astéroïdes réfléchissent-ils de manière différente la lumière lorsqu'ils sont dans l'espace ou dans un laboratoire, apparaissant ainsi plus rouges et plus sombres dans l'espace ? Ce comportement différent est principalement dû à l'interaction du milieu interplanétaire avec la surface des astéroïdes. Cette surface est altérée par le vent solaire et les micrométéorites présents dans le milieu interplanétaire.

 

Cette équipe a étudié des familles jeunes d'astéroïdes formées à partir de violentes collisions et ayant donc une surface jeune. Ces astéroïdes soumis aux impacts du milieu interplanétaire voient leur surface évoluer très rapidement, en environ 1 million d'années, pour arriver à des surfaces ayant des couleurs moyennes identiques à celles des vieux astéroïdes. Cette rapidité dans l'évolution favorise le rôle du vent solaire comme élément principal dans la transformation de leurs surfaces. La composition joue aussi un rôle, les astéroïdes comprenant de l'olivine évoluant plus rapidement.

 

Figure 1: Evolution de la couleur des astéroïdes en fonction de leur âge en supposant que ces objets ont la même composition. La couleur initiale d'un astéroïde lorsqu'il vient de subir une collision catastrophique (qui le décompose en divers fragments) devrait être semblable à la couleur des météorites mesurées en laboratoire. L'observation de jeunes astéroïdes (âge < 1 million d'année) révèle que leur couleur a été fortement modifiée en ce temps très court leur donnant l'apparence de surfaces âgées. Seul le vent solaire (flèche rouge) peut agir aussi rapidement sur la couleur de ces objets comme l'ont démontré des expériences en laboratoire. Dans un deuxième temps, les impacts de micrométéorites pourraient vieillir les surfaces avec une échelle de temps plus longue. © Nature.

 

Cette équipe s'est également intéressée aux astéroïdes croisant l'orbite de la Terre, les géocroiseurs (NEA : Near-Earth Asteroids) qui pour certains ont une couleur qui révèle une surface vierge de toute altération. Tous ces objets ont été formés par collisions depuis plus de 100 millions d'années. Ainsi, des collisions récentes ne peuvent expliquer leur apparente jeunesse et il est nécessaire de trouver un autre processus pouvant rajeunir la matière en surface. Ces astéroïdes pourraient subir des effets gravitationnels à l'approche de la Terre ou des autres planètes telluriques (des effets de marée) tendant à faire remonter à la surface la matière interne, qui n'a pas été exposée au vent solaire, et donc donner ainsi cet effet de « rajeunissement ». Il sera nécessaire pour confirmer cette hypothèse d'observer la couleur spectrale des astéroïdes du même type présents dans la ceinture principale, se situant entre Mars et Jupiter, qui devraient alors être plus rouge.

 

Référence

Solar wind as the origin of rapid reddening of asteroid surfaces
P. Vernazza, R. P. Binzel, A. Rossi, M. Fulchignoni & M. Birlan
Nature 23/04/2009.

 

http://www.eso.org/public/outreach/press-rel/pr-2009/pr-16-09.html

 

Source : Observatoire de Paris http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/apr09/aster.fr.shtml  

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Chandra montre l'impact de l'onde de choc d'un jet de galaxie : Une étude par l'observatoire de rayons X Chandra a révélé en détail, pour la première fois, les effets d'une onde de choc soufflée à travers une galaxie par les puissants jets de plasma émanant d'un trou noir supermassif au noyau galactique. Les observations de Centaurus A, la galaxie la plus proche qui contient ces jets, ont permis aux astronomes de réviser radicalement leur image de la manière dont les jets affectent les galaxies dans lesquelles ils vivent. Les résultats sont présentés le 22 Avril 2009 à l'European Week of Astronomy and Space Science, à Hatfield (Royaume-Uni) par le Docteur Judith Croston (University of Hertfordshire).

 

L'étude de Hubble révèle la formation des premières galaxies massives : Les premiers résultats de l'étude GOODS NICMOS, le plus grand programme du télescope spatial Hubble jamais mené de l'extérieur des Etats-Unis, révèle comment les galaxies les plus massives dans le premier Univers se sont réunies pour former les objets les plus massifs dans l'Univers d'aujourd'hui. Le Dr. Chris Conselice (University of Nottingham) présente les résultats à l'European Week of Astronomy and Space Science à l'Université de Hertfordshire le mercredi 22 Avril.

 

Découverte des naines les plus jeunes et de plus faible masse : Les astronomes ont trouvé trois naines brunes avec des masses estimées de moins de 10 fois celle de Jupiter, faisant d'elles parmi les objets sub-stellaires les plus jeunes et de masse la plus basse détectés dans le voisinage solaire jusqu'ici. Les observations ont été faites par une équipe d'astronomes travaillant au Laboratoire d'Astrophysique de l'Observatoire de Grenoble (LAOG), France, en utilisant le télescope Canada-France-Hawaï (CFHT). La découverte est présentée par Andrew Burgess à l'European Week of Astronomy and Space Science à l'Université de Hertfordshire le mercredi 22 Avril.

 

Détection d'eau la plus lointaine dans l'Univers : Des astronomes ont trouvé les signes d'eau les plus éloignés dans l'Univers jusqu'ici. Le Dr. John McKean Netherlands Institute for Radio Astronomy (ASTRON) présente la découverte à l'European Week of Astronomy and Space Science à l'Université de Hertfordshire le mercredi 22 Avril. La vapeur d'eau est vraisemblablement contenue dans un jet éjecté d'un trou noir supermassif au centre d'une galaxie, appelée MG J0414+0534. L'émission d'eau est vue comme un maser, où les molécules dans le gaz amplifient et émettent des faisceaux de rayonnement micro-onde comme un laser émet des faisceaux de lumière. Le signal faible est seulement détectable en employant une technique appelée lentille gravitationnelle, où la pesanteur d'une galaxie massive au premier plan agit comme un télescope cosmique, courbant et amplifiant la lumière de la galaxie éloignée pour faire un modèle de feuille de trèfle de quatre images de MG J0414+0534. Le maser d'eau était seulement discernable dans les deux plus lumineuses de ces images.

 

Les échantillons primitifs de poussières fournissent les capsules témoins pré-solaires : Une équipe internationale de scientifiques a trouvé une partie de la matière la plus primitive contenant du matériel interstellaire en quantité analysée jusqu'ici parmi les particules de poussières collectées de l'atmosphère supérieure par des avions de la NASA. Les échantillons ont été recueillis en Avril 2003 pendant le passage de la Terre à travers le flot de particules laissé par la comète 26P/Grigg-Skjellerup. Le Dr. Henner Busemann (University of Manchester) présente les résultats à l'European Week of Astronomy and Space Science à l'Université de Hertfordshire le mardi 21 Avril.

 


21 Avril 2009

Hubble célèbre son 19ème anniversaire avec une ''fontaine de jouvence''

 

Crédit : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

Au cours des 19 dernières années Hubble a pris des douzaines d'images exotiques de galaxies faisant du « fracas dans la nuit » lorsqu'elles se heurtent les unes aux autres et ont une série de rencontres proches de type galactique. Au moment même où vous pensiez que ces interactions ne pourraient pas sembler un peu plus étranges, cette image d'un trio de galaxies, appelé ARP 194, fait penser qu'une des galaxies a commencé à s'enfuir. La lumineuse coulée bleue est vraiment un bras en spirale étiré d'étoiles bleues nouvellement nées. Ceci se produit généralement lorsque deux galaxies interagissent et s'attirent gravitationnellement.

 

Ressemblant à une paire d'yeux de hibou, les deux noyaux des galaxies en collision peuvent être vus en cours de fusionnement au haut à gauche. Le pont bleu semble se connecter à une troisième galaxie. En réalité la galaxie est à l'arrière-plan et n'est pas du tout reliée. La vue perçante de Hubble permet aux astronomes d'essayer de trier visuellement quels sont les objets de premier plan et de fond quand les galaxies, superficiellement, semblent se superposer.

 

Cette image a été publiée pour célébrer le 19ème anniversaire du lancement du télescope spatial Hubble à bord de la navette spatiale Discovery en 1990. Pendant les 19 dernières années Hubble a fait plus de 880.000 observations et a capturé plus de 570.000 images de 29.000 objets célestes.

 

Crédit : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2009/18

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


21 Avril 2009

Découverte de l'exoplanète la moins massive : seulement deux fois la masse de la Terre

 

Crédit : ESO/L. Calçada

 

Une équipe d'astronomes franco-suisse-portugaise (1) vient de découvrir l’exoplanète de plus petite masse encore jamais mise en évidence autour d'une étoile. La dénommée Gl581e (4ème planète découverte dans ce système) a une masse seulement 2 fois supérieure à celle de la Terre. Elle orbite en 3,15 jours autour de son étoile: Gliese 581. Les observations de cette équipe révisent aussi légèrement l'orbite d'une autre planète du système, Gl581d (7 masses terrestres), la plaçant de manière plus évidente dans la zone habitable de son étoile. Cette observation démontre qu'il sera bientôt possible de détecter des planètes de la masse de la Terre.

 

La majorité des planètes extrasolaires découvertes aujourd'hui sont des planètes géantes, plus de 100 fois plus massives que la Terre, essentiellement constituées de gaz comme Jupiter. La recherche de planètes équivalentes à notre Terre a nécessité une amélioration conséquente des méthodes de détections. Celle-ci se concrétise aujourd'hui par les mises en évidence de planètes de type Super-Terre (moins de 10 fois la masse de la Terre). Un nouveau pas vient d'être franchi avec la découverte(2) de Gl581e, une exoplanète de seulement 2 fois la masse de la Terre. Elle orbite autour de la naine rouge Gl581 qui fait le tiers de la masse du Soleil et est située à 20 années-lumière de nous.

 

Impression d'artiste du système planétaire Gliese 581 nouvellement découvert - Crédit : ESO/L. Calçada

 

Trois planètes étaient déjà connues autour de cette étoile, respectivement de 16, de 5 et de 7 fois la masse de la Terre. Les scientifiques européens qui avaient découvert ce système ont continué à le scruter de manière intensive avec le spectrographe HARPS situé sur le télescope de 3,6m de l'ESO (European South Observatory) à l'Observatoire de La Silla (Chili). C'est ainsi que la petite dernière s'est révélée ; elle est la plus interne du système orbitant en seulement 3,15 jours et est surchauffée par la proximité de son étoile.

 

Ces mêmes mesures précisent également l'orbite de la planète externe, de 7 fois la masse de la Terre (Gl581d) qui était auparavant connue pour être à la frontière externe de la zone dite « habitable », définie comme la région entourant l'étoile où les conditions de température permettent aux planètes d'héberger de l'eau liquide à leur surface. La légère correction indique que Gl581d est effectivement proche de cette frontière, mais à l'intérieur de la zone habitable : de l'eau liquide peut donc être présente à sa surface.

 

Le Graal actuel de la recherche des exoplanètes est de trouver une planète analogue à la Terre, à la fois en terme de masse et de température. Soit une planète aussi peu massive que Gl581e et à l'emplacement de Gl581d ! Xavier Bonfils, responsable de ce programme au LAOG, a de quoi s'enthousiasmer : "Avec des observations semblables, nous pouvons détecter les exoplanètes de la masse de la Terre dans la zone habitable des étoiles naines rouges !". En effet, via la méthode utilisée(2), la détection de planètes habitables autour de  ces étoiles, plus petites et moins massives que le Soleil et peuplant majoritairement notre Galaxie(3), est plus facile qu'autour des étoiles semblables au Soleil. Le Graal des chasseurs de planètes semble donc à portée de télescope...

 

Cette découverte est annoncée aujourd'hui (21 Avril) à la conférence JENAM durant la semaine européenne de l'Astronomie et des Sciences Spatiales à l'université de Hertfordshire (Grande-Bretagne).

 

Crédit : ESO/basé sur un diagramme par Franck Selsis, Université de Bordeaux

 

Notes

1 - L'équipe est composée de : X. Bonfils, T. Forveille , X. Delfosse, H. Beust, and C. Perrier, Laboratoire d'Astrophysique de Grenoble (LAOG, INSU-CNRS, Université Joseph Fourier) ; M. Mayor, S. Udry, C. Lovis, F. Pepe and D. Queloz, Geneva Observatory, (Switzerland) ; N. C. Santos, Centro de Astrofisica da Universidade do Porto, (Portugal) ; F. Bouchy, Institut d’Astrophysique de Paris (INSU-CNRS, Université de paris 6) ; J.-L. Bertaux, Service d’Aéronomie (INSU-CNRS, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Pierre et Marie Curie).

 

2 - La détection a été effectuée avec la méthode dite des « vitesses radiales » qui mesure les changements de vitesse de l'étoile produits par les planètes lui orbitant autour. A partir de ces variations, les scientifiques déterminent les paramètres des planètes (masse, distance orbitale, etc...).

 

3 - Huit étoiles sur 10 de la Voie lactée sont des naines rouges.

 

Source

"The HARPS search for southern extra-solar planets: XVIII. An Earth-mass planet in the Gl 581 planetary system", by Mayor, Bonfils, Forveille, Delfosse, Udry et al., soumis à Astronomy & Astrophysics.

 

Source : INSU/CNRS http://www.insu.cnrs.fr/co/ama09/decouverte-de-l-exoplanete-la-moins-massive-seulement-deux-fois-la-masse-de-la-terre

 

http://www.eso.org/public/outreach/press-rel/pr-2009/pr-15-09.html

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

La navette spatiale Endeavour a rejoint le pad 39-B du Kennedy Space Center de Cape Canaveral, en Floride, où elle se tiendra prête à intervenir en cas d'urgence pour une éventuelle mission d'assistance à la mission de service de réparation du télescope spatiale Hubble du mois prochain. La navette spatiale Atlantis se tient sur le pad 39-A, en vue de son lancement planifié pour le 12 Mai 2009. En 28 ans d'histoire de vols de navette spatiale, à seulement 18 reprises deux orbiteurs ont été visibles simultanément sur leur plateforme de lancement. Ce devrait être aussi la dernière fois que deux navettes spatiales se trouvent sur la plateforme de lancement en même temps.

 

Le Festival Jules Vernes à Paris fête les 40 ans d'Apollo 11 : Il y a 40 ans, l'Homme posait le pied sur la Lune... Le prochain Festival cinématographique Jules Verne, les 24, 25 et 26 avril à Paris, célèbre la plus grande aventure humaine de tous les temps avec une soirée d'ouverture consacrée à ce grand pas pour l'homme, vendredi 24 avril à 20h00 au Grand Rex.  
Soirée de gala avec Buzz Aldrin, premier homme sur la Lune avec Neil Armstrong : La soirée d'ouverture se déroulera, à Paris, en présence de Buzz Aldrin, premier homme sur la Lune avec Neil Armstrong. Entre autres, des Astronautes français de l'ESA rendront hommage à Buzz Aldrin. Claudie et Jean-Pierre Haigneré, Jean-François Clervoy, Jean-Jacques Favier et Patrick Baudry seront tous présents à cet événement magique. L'ESA, partenaire de la soirée du 24 avril, exposera également une série de panneaux qui présenteront ses programmes spatiaux.

 

La pépinière stellaire chaotique et surchargée de la Grande Nébuleuse d'Orion : Des astronomes ont accompli le recensement le plus étendu jamais produit de la formation d'étoile dynamique dans et autour de la grande nébuleuse bien connue d'Orion.

 

Perte de masse : une équipe internationale de scientifiques a constaté que les exoplanètes géants orbitant très près de leurs étoiles pourraient perdre un quart de leur masse au cours de leur vie.

 


19 Avril 2009

Comète P/2009 H1 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

P/2009 H1 (LINEAR) = P/2002 LZ11 (LINEAR)

Ernesto Guido, Giovanni Sostero, Paul Camilleri et Enrico Prosperi, ont annoncé leur redécouverte de la comète P/2002 LZ11 (LINEAR) sur les images prises le 17 Avril 2009 avec le télescope télécommandé du RAS Observatory (près de Mayhill, Nouveau-Mexique) et le 18 Avril avec le Iowa Robotic Telescope (situé au Winer Observatory près de Sonoita, Arizona).

 

Découvert initialement le 05 Juin 2002 par le télescope de surveillance LINEAR en tant qu'astéroïde, et répertorié comme tel sous la désignation de 2002 LZ11, l'objet suspecté d'être une comète a été accidentellement réobservé par LINEAR en de nombreuses occasions en Juillet 2002 et au cours de la période Juillet-Novembre 2003, ainsi que par LONEOS le 16 Octobre 2003. Eric Christensen (University of Arizona) a décelé que 2002 LZ11 avait une apparence cométaire sur les images CCD obtenues accidentellement par le Catalina Sky Survey le 29 Octobre 2003. Les images supplémentaires obtenues par Christensen le 17 Novembre 2003 ont confirmé la nature cométaire de l'objet, de même que les images obtenues le 18 Novembre 2003 par J. Young (Table Mountain Observatory) à la demande du Minor Planet Center. L'objet, d'une période de 6,99 ans avec un passage au périhélie le 15 Mars 2003 à 2,37 UA du Soleil, a pris la désignation de P/2002 LZ11 (LINEAR). [IAUC 8240, 2003 November 18]. La comète P/2002 LZ11 (LINEAR) avait été observée pour la dernière fois en Janvier 2004.

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2009 H1 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 05 Mars 2010 à une distance de 2,36 UA du Soleil, et une période de 6,99 ans.

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2009 H1 (LINEAR) a reçu la dénomination définitive de 219P/LINEAR en tant que 219ème comète périodique numérotée. 

http://www.cfa.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/0219P.html

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


17 Avril 2009

Un arpentage de galaxies cartographie où la matière se cache

 

Crédit : Chris Fluke, Centre for Astrophysics and Supercomputing, Swinburne University of Technology

 

Une équipe internationale d'astronomes australiens, anglais, américains, sud-africains, français et japonais vient d'achever l'arpentage de galaxies le plus détaillé de l'univers proche, montrant non seulement où se trouvent les galaxies mais aussi d'où elles émergent, avec quelle rapidité et pourquoi. « C'est comme si on prenait une image instantanée de la faune sauvage d'une plaine africaine. Nous pouvons dire de quelle oasis elles proviennent, et à quelle vitesse elles voyagent » précise D Heath Jones, de l'observatoire anglo-australien (AAO) coordinateur du relevé Six-Degree Field Galaxy Survey (6dFGS).

 

Les galaxies sont liées les unes aux autres par la gravitation. En mesurant le mouvement des galaxies, les astronomes peuvent cartographier les forces gravitationnelles mises en jeu dans l'univers proche, et ainsi montrer comment la matière, visible ou non, y est distribuée.

 

Les superamas de galaxies sont des concentrations géantes de masse, mais ceux-ci ne peuvent être « pesés » avec précision à partir de la seule lumière émise.

 

Les résultats de cet arpentage ont été présentés le 1er avril 2009 au cours d'une conférence internationale en Malaisie par Matthew Colless, Directeur de l'observatoire Anglo-Australien (AAO). L'arpentage a été effectué avec le télescope de Schmidt de 1.20 m de Siding-Spring, en Nouvelle Galle du Sud (Australie). Plus étendu et plus profond que les relevés effectués à ce jour, il couvre une surface double de celui du Sloan Digital Sky Survey (SDSS), et a enregistré les positions de plus de 110 000 galaxies sur plus de 80% du ciel austral, jusqu'à une distance de 2 milliards d'années lumière de la Terre (soit un décalage vers le rouge de z= 0.15).

 

La distribution dans l'espace d'environ 100 000 galaxies obtenues par l'arpentage 6dF. Chacune d'elle est représentée par un point, Notre Galaxie se trouve au centre de l'image. Source: Chris Fluke, Centre for Astrophysics and Supercomputing, Swinburne University of Technology

 

Le relevé montre des filaments et des amas de galaxies à de grandes échelles avec des détails inconnus jusque là, et met en évidence l'existence de plus de 500 « vides », régions de ciel dépourvues de galaxies. Le principal intérêt de ce sondage est de permettre aux astronomes de distinguer deux causes responsables du mouvement des galaxies. Bien que celles-ci soient soumises à la gravitation, elles suivent le mouvement d'expansion global de l'univers. Cependant, pour environ 10% des galaxies, les astronomes du 6dFGS vont s'intéresser aux deux composantes, la première associée à ce mouvement d'expansion, et l'autre représentant des mouvements particuliers des galaxies. Ces mouvements particuliers, dans le cadre de cet arpentage, concernent environ un échantillon de galaxies 5 fois plus important que tous les relevés antérieurs.

 

Référence

"The 6dF Galaxy Survey: Final Data Release (DR3) and Southern Large Scale Structures" :

Jones D Heath., Read Mike A., Saunders Will., Colless Matthew., Jarrett Tom., Parker Quentin., Fairall Anthony., Mauch Thomas., Sadler Elaine., Watson Fred., Burton Donna., Campbell Lachlan., Cass Paul., Croom Scott., Dawe John., Fiegert Kristin., Frankcombe Leela., Hartley Malcolm., Huchra John., James Dionne., Kirby Emma., Lahav Ofer., Lucey John., Mamon Gary., Moore Lesa., Peterson Bruce., Prior Sayuri., Proust Dominique., Russell Ken., Safouris Vicky., Wakamatsu Ken-ichi., Westra Eduard., Williams Mary: 2009,

submitted to Monthly Notices of the Royal Astronomical Society

 

Source : Observatoire de Paris http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/apr09/6dF.fr.shtml

 

[e-Media du 09/04/2009] : Le 6dF Galaxy Survey (6dFGS) a cartographié l'Univers voisin sur près de la moitié du ciel. Ses 136,304 spectres ont produit 110,256 nouveaux redshifs extragalactiques et un nouveau catalogue de 125.971 galaxies. Une étude particulière de vitesse de 11.000 galaxies mesure les masses des galaxies et les mouvements de bulbes. (Référence : The 6dF Galaxy Survey: Final Redshift Release (DR3) and Southern Large-Scale Structures)

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


16 Avril 2009

Amas de galaxies MACS J0717

 

Crédit : NASA, ESA, CXC, C. Ma, H. Ebeling, and E. Barrett (University of Hawaii/IfA), et al., and STScI

 

La collision la plus serrée d'amas de galaxies a été identifiée en combinant l'information de trois télescopes différents. Ce résultat donne aux scientifiques une chance d'apprendre ce qui se produit quand certains des plus grands objets dans l'Univers vont de l'un à l'autre dans une mêlée générale cosmique.

 

Utilisant des données de l'observatoire de rayons X Chandra de la NASA, le télescope spatial Hubble, et l'observatoire Keck à Hawaï, les astronomes ont pu déterminer la géométrie tridimensionnelle et le mouvement dans le système MACS J0717.5+3745e (ou MACS J0717, en abrégé), localisé à environ 5.4 milliards d'années-lumière de la Terre.

 

Crédit : NASA, ESA, CXC, C. Ma, H. Ebeling, and E. Barrett (University of Hawaii/IfA), et al., and STScI

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2009/17

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


16 Avril 2009

Comète P/2009 F7 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

Le 31 Mars 2009, l'équipe de LINEAR a annoncé la possible redécouverte de la comète P/2003 H4 (LINEAR), ce qui a été confirmé le 15 Avril 2009 par Giovanni Sostero, Enrico Prosperi, Ernesto Guido et Paul Camilleri,avec le télescope de 350 mm de l'Observatoire Grove Creek (Trunkey, N.S.W., Australie) piloté à distance.

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2009 F7 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 18 Juin 2009 à une distance de 1,70 UA du Soleil, et une période de 6,10 ans.

 

La comète P/2003 H4 (LINEAR) avait été découverte le 29 Avril 2003 sur les images prises par le télescope de surveillance LINEAR. Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, de nombreux observateurs avaient confirmé la nature cométaire de l'objet. Les observations préliminaires suggéraient une période de 6,1 ans et que la comète s'était approchée à 0,667 UA de Jupiter en Octobre 2000, et même plus près lors de retours précédents. Ainsi, la comète a effectué un passage à 0.07 UA de Jupiter en Juin 1929, avec pour conséquence une diminution de sa distance au périhélie. En Avril 2012, une nouvelle rencontre à 0.077 UA avec la planète géante ramènera la distance au périhélie à 1,17 UA.

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2009 F7 (LINEAR) a reçu la dénomination définitive de 218P/LINEAR en tant que 218ème comète périodique numérotée. 

http://www.cfa.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/0218P.html

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Kepler capture les premières vues du terrain de chasse à la planète : la mission Kepler a pris ses premières images du ciel plein d'étoiles où elle commencera la chasse aux planètes de type Terre. Les nouvelles images "première lumière" montrent la partie du ciel objectif de la mission, un vaste champ stellaire dans la région Cygne-Lyre de notre galaxie de la Voie lactée.

 

Le module américain Node 3 baptisé Tranquility : Le module américain Node 3 de la Station spatiale internationale (ISS) dont le lancement est programmé pour la fin de 2009 a été baptisé Tranquility, en l'honneur du 40e anniversaire de la mission américaine Apollo 11, la première mission spatiale à avoir conduit des humains sur la Lune.

 

Les satellites révèlent le mouvement terrestre lors du tremblement de terre en Italie : Grâce aux données radar des satellites Envisat de l'ESA et COSMO-SkyMed de l'Agence spatiale italienne (ASI), les scientifiques ont commencé à analyser les mouvements terrestres lors du tremblement de terre de magnitude 6,3 qui a touché L'Aquila, ville médiévale du centre de l'Italie, le 6 avril 2009 dernier. Les scientifiques de l'"Instituto per il Rilevamento Elettromagnetico dell'Ambiente" et de l'"Instituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia" en Italie étudient les données des radars à synthèse d'ouverture (SAR en anglais) de ces satellites afin de cartographier les déformations de la surface terrestre suite au tremblement de terre et aux nombreuses répliques qui ont suivi.

 

Un des deux vagabonds jumeaux de la NASA explorant la surface de Mars depuis plus de cinq ans souffre d'une série inexpliquée de redémarrage de son ordinateur de bord. Spirit a redémarré son ordinateur au moins deux fois le week-end du 11 et 12 Avril 2009, sans que les ingénieurs de la NASA en connaissent la raison, et le robot martien a du mal à communiquer avec la Terre. Les autres systèmes sur le robot, dont ses batteries et panneaux solaires, fonctionnent normalement, et les redémarrages ne semblent pas compromettre l'état général du robot. Le jumeaux de Spirit, Opportunity, est également en bonne santé, et a récemment connu une augmentation de 40 pour cent de la production électrique après le nettoyage de la poussière accumulée sur les panneaux solaires par les vents.

 


 

Les vaisseaux spatiaux montrent l'anatomie tridimentionnelle d'une tempête solaire : Les vaisseaux spatiaux jumeaux de la NASA, STEREO (Solar Terrestrial Relations Observatory), ont fourni aux scientifiques leur première vue de la vitesse, de la trajectoire, et de la forme tridimensionnelle des explosions puissantes du Soleil connues sous le nom d'éjections de masse coronales, ou CMEs. Cette nouvelle possibilité augmentera nettement la capacité des scientifiques de prévoir si et comment ces tsunamis solaires pourraient affecter la Terre.

 


 

Décollage d'Herschel et Planck prévu le 6 mai depuis Kourou : Les contrôles supplémentaires sur la viabilité en vol du télescope spatial Herschel ayant été effectués, l'ESA et Arianespace ont fixé la date de lancement de Herschel et Planck pour le 6 mai 2009 depuis le port spatial européen de Kourou. Suite au recoupement des informations sur le télescope Herschel réalisé ces derniers jours par un groupe d'experts de l'ESA et d'Arianespace, les marges de sécurité requises ainsi que la parfaite aptitude du télescope pour le lancement à bord d'Ariane 5 ont été validées.

 


10 Avril 2009

Découverte d'une micrométéorite exceptionnelle

 

© Delphine Six (CNRS/UJF/OSUG) / Vignette en haut à gauche : © Michel Maurette (CNRS-CSNSM) / Vignette du bas : © Matthieu Gounelle (MNHN)

 

Vue aérienne de Cap Prudhomme (Terre Adélie) ou la micrométéorite a été extraite en 1987 par Michel Maurette
© Delphine Six (CNRS/UJF/OSUG)
Vignette en haut à gauche : sable glaciaire extrêmement enrichi en micrométéorites (objets noirs) obtenu après fusion et filtration de la glace
© Michel Maurette (CNRS-CSNSM)
Vignette du bas : Micrométéorite : Distribution du calcium dans la micrométéorite MM40 (taille 100 microns). Cette distribution indique qu'il s'agit d'un objet différencié qui a subi du métamorphisme thermique.
© Matthieu Gounelle (MNHN)

Une équipe franco-américaine dirigée par Matthieu Gounelle, du laboratoire de minéralogie et cosmochimie (Muséum national d'Histoire naturelle / CNRS) rapporte la découverte d'une micrométéorite exceptionnelle. Après plusieurs mois d'études minéralogiques, chimiques et isotopiques de ce spécimen, les scientifiques sont arrivés à la conclusion qu'il s'agirait d'un basalte. C'est la première fois qu'une micrométéorite basaltique est identifiée. Les résultats sont publiés dans la revue PNAS du lundi 6 avril.

 

Les basaltes sont des roches provenant de corps planétaires suffisamment évolués pour avoir enduré un volcanisme similaire à celui observé sur Terre, tel que celui observé à Hawaii. Le spécimen retrouvé est composé des minéraux typiques des basaltes (plagioclase, pyroxène et quartz), ce qui prouve que ce fragment d'astéroïde serait un basalte. Des milliers de micrométéorites ont été étudiées à ce jour, pourtant il s'agit de la première identification d'une micrométéorite basaltique, elle a été baptisée MM40. Elle s'ajoute aux quatre classes de météorites basaltiques répertoriées jusqu'alors (angrites, eucrites, météorites lunaires et météorites martiennes). Les basaltes extraterrestres diffèrent des basaltes terrestres de par leur teneur en éléments en trace (comme le lanthane) qui sont de très bons traceurs géochimiques.

 

Découvert en terre Adélie (Antarctique) en 1991, ce fragment d'astéroïde ne pèse que quelques microgrammes ! Son étude détaillée a montré qu'il ne provenait ni de la Lune (où les basaltes sont abondants), ni de Mars, ni des rares astéroïdes basaltiques échantillonnés par les météorites. Il s'agit donc d'un objet unique qui permet aux scientifiques de mieux comprendre les mécanismes de différenciation des astéroïdes les plus massifs.

 

Des simulations numériques ont complété cette étude et ont montré que cette micrométéorite MM40 serait originaire d'astéroïdes basaltiques découverts ces 3 dernières années et n'appartenant pas à la famille de Vesta. Vesta est le plus important des astéroïdes basaltiques. Découvert en 1807, il a perdu environ 1 % de sa masse lors du choc avec un autre astéroïde, il y a moins d'un milliard d'années ; plusieurs des fragments résultants ont frappé la Terre sous forme de météorites, il fournit ainsi l'immense majorité des météorites basaltiques.

 

Cette micrométéorite fournit une des rares possibilités pour les scientifiques d'étudier la formation et l'évolution d'une croûte planétaire. L'astéroïde dont il provient a subi une élévation de température (métamorphisme thermique) probablement dû à un impact avec un autre astéroïde.

 

Ce travail a reçu le soutien du programme national de planétologie, coordonné  par l'INSU.

 

Références :

Matthieu Gounelle, Marc Chaussidon, Alessandro Morbidelli, Jean-Alix Barrat, Cécile Engrande, Michael E. Zolensky, and Kevin D. McKeegan. A basaltic micrometeorite from Antarctica : Expanding the inventory of solar system planetary crusts. PNAS, 6 avril 2009.

 

Source : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1572.htm

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


10 Avril 2009

Comète C/2009 G1 (STEREO)

 

Nouvelles du Ciel - Photo : NRL/SECCHI

 

Jiangao Ruan, astronome amateur chinois bien connu des chasseurs de comètes SOHO, a découvert une comète dans les images prises à partir du 03 Avril 2009 avec l'instrument SECCHI HI1-B à bord du satellite STEREO-B.

 

La comète C/2009 G1 (STEREO) n'appartient à aucun groupe connu.

 

Les éléments orbitaux préliminaires indiquent un passage au périhélie le 12 Avril 2009 à une distance d'environ 1,1 UA du Soleil.

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K09/K09G30.html (MPEC 2009-G30)

 

Les observations supplémentaires obtenues le 09 Avril 2009 par K. Kadota (Ago) indiquent un passage au périhélie le 16 Avril 2009 à une distance d'environ 1,1 UA du Soleil. La comète, actuellement de magnitude 10.5, est essentiellement visible depuis l'hémisphère sud et pourrait devenir légèrement plus brillante au cours du mois d'Avril. 

http://www.cfa.harvard.edu/mpec/K09/K09H14.html (MPEC 2009-H14)

http://www.cfa.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2009G1.html

 

http://sungrazer.nrl.navy.mil/index.php?p=latest_news

  

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Le 6dF Galaxy Survey (6dFGS) a cartographié l'Univers voisin sur près de la moitié du ciel. Ses 136,304 spectres ont produit 110,256 nouveaux redshifs extragalactiques et un nouveau catalogue de 125.971 galaxies. Une étude particulière de vitesse de 11.000 galaxies mesure les masses des galaxies et les mouvements de bulbes. (Référence : The 6dF Galaxy Survey: Final Redshift Release (DR3) and Southern Large-Scale Structures)

 

L'observatoire spatial de rayons X de l'ESA, XMM-Newton, a effectué une observation exclusive de plus de 50 heures de la galaxie starburst Messier 82, pour le projet '100 heures d'Astronomie' dans le cadre de l'Année Internationale de l'Astronomie 2009. Cette première image montre les noeuds lumineux dans le plan de la galaxie, indiquant une région de formation d'étoile intense, et les panaches naissants de vents supergalactiques rougeoyant dans les rayons X.

 

Une équipe d'astronomes, menée par le Dr. Bo Wang (Yunnan Observatory of the Chinese Academy of Sciences), a développé un nouveau modèle qui explique la formation des plus jeunes supernovae de Type Ia. Dans un document publié dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, le Dr. BO Wang et son équipe montrent comment le transfert de matériel d'une 'étoile hélium' à un compact compagnon naine blanche provoque ces événements cataclysmiques qui prennent place au début de la vie de la galaxie dans laquelle ils résident.

 


 

Première détection par un amateur français d'une exoplanète par mesure spectroscopique de la vitesse radiale : Christian Buil s'est lancé avec succès dans le domaine de la détection d'exoplanètes par des moyens spectrographiques. L'observation concerne le système tau Bootis (HD120136, Mv=3,18, type spectral F7V).

 

Le vaisseau habité Soyouz TMA-13 transportant le 18e équipage de la Station Spatiale Internationale s'est désarrimé de l'ISS avant de mettre le cap sur la Terre. L'atterrissage de la capsule largable s'est produit à 07h16 UTC au Kazakhstan. Le 18e équipage comprend l'Américain Michael Fincke, le Russe Iouri Lontchakov, et le touriste spatial américain Charles Simonyi. Charles Simonyi, premier 'touriste de l'espace' à s'être rendu à deux reprises à bord de l'ISS, était parti le 26 Mars dernier avec la relève de l'équipage de l'ISS.

 


08 Avril 2009

Spectaculaire poussière éclairée par derrière dans la galaxie géante

 

Crédit : NASA, ESA and W. Harris (McMaster University, Ontario, Canada)

 

Le télescope spatial Hubble a saisi cette image de NGC 7049, une mystérieuse galaxie à l'aspect à la frontière entre les galaxies en spirale et elliptiques. NGC 7049 se trouve dans la constellation de l'Indien (Indus), et est la plus lumineuse d'un amas de galaxies, une soi-disant Brightest Cluster Galaxy (BCG). Les BCGs typiques sont certaines des galaxies les plus anciennes et les plus massives. Elles offrent d'excellentes occasions aux astronomes d'étudier les insaisissables amas globulaires cachés en dedans.

 

Crédit : NASA, ESA and W. Harris (McMaster University, Ontario, Canada)

 

Les amas globulaires dans NGC 7049 sont vus comme de faibles petits points de lumière parsemés dans le halo de la galaxie. Le halo - la région fantomatique de lumière diffuse entourant la galaxie - se compose de myriades d'étoiles individuelles et fournit un fond lumineux au remarquable anneau tourbillonnant de lignes de poussières entourant le noyau de NGC 7049. Les amas globulaires sont des groupements très denses et compacts de quelques centaines de milliers d'étoiles liées ensemble par gravitation. Ils contiennent certaines des premières étoiles qui ont été produites dans une galaxie. NGC 7049 a beaucoup moins de tels amas que d'autres galaxies géantes semblables dans de très grands et riches groupes. Ceci indique aux astronomes comment l'environnement a influencé la formation des halos de galaxies dans le jeune Univers.

 

L'image a été prise par l'instrument ACS (Advanced Camera for Surveys) sur Hubble, qui est optimisé pour la chasse aux galaxies et amas de galaxies dans l'Univers lointain et ancien, à un moment où notre cosmos était très jeune.

 

La constellation de l'Indus, ou l'Indien, est une des moins remarquables dans le ciel austral. Elle a été nommée au XVIème siècle par l'astronome hollandais Petrus Plancius à partir des observations faites par le navigateur hollandais Pieter Dirkszoon Keyser et l'explorateur hollandais Frederick de Houtman.

 

http://www.spacetelescope.org/news/html/heic0905.html

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


07 Avril 2009

Comète C/2009 F6 (Yi-SWAN)

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/SWAN

(NASA/ESA)

 

Rob Matson a découvert une brillante comète sur les images en ultraviolet SWAN du satellite SOHO datant des 29 et 31 Mars et 01, 03 et 04 Avril 2009, et, après avoir attendu une quatrième image, a rapporté les positions et une orbite préliminaire au Minor Planet Center le 04 Avril. La première confirmation visuelle a été faite par J. J. Gonzalez (Burgos, Spain) le 06 Avril, qui a estimé la comète à la magnitude de 8.5 avec un télescope de 150 mm. La comète a été confirmée par de nombreux observateurs après notification et placement sur la page NEOCP du MPC. (IAUC 9034, souscription requise)

 

La comète a également été découverte indépendamment sur des images CCD prises le 26 Mars 2009 par l'astronome amateur Koréen Dae-am Yi (Yeongwol-kun, Gangwon-do, Korea). Celui-ci a contacté H. Yamaoka (Kyushu University, Japan), le 28 Mars 2009, l'informant de sa découverte avec un Canon 5D et téléobjectif de 90mm d'une possible comète. (IAUC 9035, souscription requise)

 

Stanislav Korotkiy (Ka-Dar obs., Moscow, Russia) a annoncé avoir photographié la comète C/2009 F6 le 25 Mars 2009, soit un jour avant sa découverte. Il a utilisé un appareil numérique Canon EOS 20D avec objectif de 50 mm ouvert à f/4. La magnitude limite était de 13. Lors du premier traitement des images, aucun nouvel objet n'a été détecté.  Après publication de la ciculaire MPEC 2009-G21 annonçant une orbite pour la nouvelle comète C/2009 F6, les images ont été retraitée et une comète était trouvée près de la position calculée. La magnitude de la comète était estimée à 10.7 (filtre G).

 

Située dans la constellation de Cassiopée, la comète est circumpolaire pour les observateurs des latitudes moyennes de l'hémisphère Nord. Bien qu'elle soit visible toute la nuit, elle reste cependant assez basse sur l'horizon et offre sa meilleure période de visibilité en toute fin de nuit.

 

Les éléments orbitaux de la comète C/2009 F6 (Yi-SWAN) indiquent un passage au périhélie le 08 Mai 2009 à une distance de 1,2 UA du Soleil.

http://www.cfa.harvard.edu/mpec/K09/K09G21.html (MPEC 2009-G21)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 07 Mai 2009 à une distance de 1,2 UA du Soleil.

http://www.cfa.harvard.edu/mpec/K09/K09G41.html (MPEC 2009-G41)

http://www.cfa.harvard.edu/iau/Ephemerides/Comets/2009F6.html

 

http://tech.groups.yahoo.com/group/comets-ml/message/15479

 

http://www.astroalert.su/2009/04/06/comet-swan-2009g1/

 

http://www.aero.jussieu.fr/experience/SWAN/

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


05 Avril 2009

PSR B1509-58 : un jeune pulsar montre sa main

 

Crédit : X-ray: NASA/CXC/CfA/P. Slane et al.

 

Un petit et dense objet de seulement vingt kilomètres de diamètre est responsable de cette belle nébuleuse de rayons X qui s'étend sur 150 années-lumière. Au centre de cette image faite par l'Observatoire de rayons X Chandra de la NASA est un pulsar très jeune et puissant, connu sous le nom de PSR B1509-58, ou B1509 en abrégé. Le pulsar est une étoile à neutrons en rotation rapide qui rejettent de l'énergie dans l'espace autour de lui pour créer des structures complexes et fascinantes, dont une qui ressemble à une grande main cosmique.

 

Crédit : X-ray: NASA/CXC/CfA/P. Slane et al.

 

Dans cette image, les rayons X de plus basse énergie que Chandra détecte sont rouges, la gamme moyenne est en vert, et les plus énergiques sont colorés en bleu. Les astronomes pensent que B1509 est âgée d'environ 1.700 ans et est situé à environ 17.000 années-lumière.

 

Les étoiles à neutrons sont créées quand les étoiles massives sont à court de carburant et s'effondrent. B1509 tourne complètement environ près de 7 fois par seconde et libère de l'énergie dans son environnement à un rythme prodigieux -- vraisemblablement parce qu'elle a un champ magnétique intense à sa surface, estimé pour être 15 billions de fois plus fort que le champ magnétique de la Terre.

 

La combinaison de la rotation rapide et du champ magnétique ultra fort fait de B1509 un des générateurs électromagnétiques les plus puissants dans la galaxie. Ce générateur conduit un vent énergique d'électrons et d'ions loin de l'étoile à neutrons. Pendant que les électrons se déplacent à travers la nébuleuse magnétisée, ils rayonnent au loin leur énergie et créent la nébuleuse élaborée vue par Chandra.

 

Dans les régions les plus intérieures, un faible cercle entoure le pulsar, et marque l'endroit où le vent est rapidement ralenti par la nébuleuse s'étendant lentement. De cette façon, B1509 partage quelques similitudes remarquables avec la célèbre nébuleuse du Crabe. Cependant, la nébuleuse de B1509 est 15 fois plus large que le diamètre de 10 années-lumière de la nébuleuse du Crabe.

 

Les structures en forme de doigts se prolongent vers le nord, activant apparemment des noeuds de matériel dans un nuage voisin de gaz connu sous le nom de RCW 89. Le transfert d'énergie du vent à ces noeuds les rend lumineux dans les rayons X (les dispositifs oranges et rouges vers le haut à droite). La température dans cette région semble varier dans un motif circulaire autour de cet anneau d'émission, suggérant que le pulsar puisse procéder comme une toupie et balayer un faisceau stimulant autour du gaz dans RCW 89.

 

http://chandra.harvard.edu/photo/2009/b1509/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


04 Avril 2009

Deux galaxies pour un événement unique

 

Crédit : ESO

 

Pour célébrer les 100 heures de l'Astronomie, l'ESO partage deux images étonnantes de galaxies inhabituelles, toutes les deux appartenant au groupe de galaxies du Sculpteur. Les images, obtenues à deux des observatoires de l'ESO à La Silla et à Paranal au Chili, illustrent la beauté de l'astronomie.

 

La première de celles-ci dépeint la galaxie irrégulière NGC 55, un membre du principal groupe de galaxies du Sculpteur dans la constellation australe du Sculpteur. La galaxie est d'environ 70.000 années-lumière de large, ce qui est un peu plus petit que notre Voie lactée. NGC 55 ressemble plus en fait à notre voisin galactique, le Grand Nuage de Magellan (LMC), bien que le LMC soit vu de face, alors que NGC 55 l'est de profil.

 

Image de la galaxie irrégulière NGC 55 obtenue avec l'instrument WFI (Wide Field Imager) sur le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l'Observatoire de l'ESO à La Silla. La galaxie est à environ 7,5 millions d'années-lumière et de 70.000 années-lumière de large. L'image est basée sur les données obtenues à travers des filtres B, V, et H-alpha. Le Nord est en haut, l'Est à gauche. Le champ de vue est de 30 minutes d'arc en largeur. - Crédit : ESO

 

La seconde image montre une autre galaxie appartenant au groupe du Sculpteur. C'est NGC 7793, qui a une structure spirale chaotique, contrairement à la classe de galaxies spirales de grande conception à laquelle notre Voie lactée appartient. L'image montre comment il est difficile d'identifier n'importe quel bras spirale en particulier dans ces structures chaotiques, bien qu'il soit possible de deviner un modèle tournant général. NGC 7793 est située légèrement plus loin que NGC 55, à environ 12,5 millions d'années-lumière de nous, et est environ de la moitié de la taille de NGC 55.

 

Image de la galaxie spirale chaotique NGC 7793, observée avec l'instrument FORS sur le VLT (Very Large Telescope) à Paranal. L'image est basée sur les données obtenues à travers des filtres B, V, I et H-alpha. - Crédit : ESO

 

http://www.eso.org/public/outreach/press-rel/pr-2009/pr-14-09.html

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


04 Avril 2009

Hubble célèbre l'Année Mondiale de l'Astronomie avec le triplet de galaxies Arp 274

 

Crédit : NASA, ESA, M. Livio and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

Le télescope spatial Hubble a photographié la cible gagnante du concours "You decide" du Space Telescope Science Institute en célébration de l'Année Mondiale de l'Astronomie (IYA). Le lauréat est un groupe de galaxies appelé Arp 274. L'objet remarquable a reçu 67.021 voix sur un total de près de 140.000 voix pour les six cibles candidates.

 

Crédit : NASA, ESA, M. Livio and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/2009/14/image/a

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Integral a capturé un des plus brillants sursauts de rayons gamma jamais vu. Une analyse méticuleuse des données a permis aux astronomes d'enquêter sur les phases initiales de cette géante explosion stellaire, qui a conduit à l'éjection de matière à une vitesse proche de la vitesse de la lumière. En particulier, les astronomes croient que l'explosion a dissipé une partie du champ magnétique du moteur central dans l'espace.

 


03 Avril 2009

Au coeur de la nébuleuse d'Orion

 

Crédit : PIfR (Stefan Kraus), en combinant l'image du VLTI de Theta 1 Ori C avec des images du VLT/ISAAC (ESO) et du HST(NASA, Chris O'Dell).

 

Première image à haute résolution de la jeune étoile binaire de haute masse Thêta 1 Ori C avec l'interféromètre du VLT de l'ESO :

Une équipe d'astronomes, menée par Stefan Kraus et Gerd Weigelt du Max-Planck-Institute for Radio Astronomy (MPIfR) à Bonn, a utilisé le VLTI (Very Large telescope Interferometer) pour obtenir l'image la plus nette de la jeune étoile double thêta 1 Ori C dans l'amas du Trapèze d'Orion, l'étoile la plus massive dans la région de formation d'étoiles de haute masse la plus proche. La nouvelle image sépare clairement les deux jeunes étoiles massives de ce système. Les observations ont une résolution spatiale d'environ 2 millisecondes d'arc, correspondant à la taille apparente d'une voiture sur la surface de la Lune. L'équipe pouvait dériver les propriétés de l'orbite de ce système binaire, y compris les masses des deux étoiles (38 et 9 masses solaires) et de leur distance de nous (1350 années-lumière). Les résultats montrent les nouvelles possibilités fascinantes d'imagerie stellaire à haute résolution réalisable avec l'interférométrie infrarouge.

 

Une manière particulièrement prometteuse d'augmenter la résolution angulaire des télescopes optiques conventionnels est la méthode d'interférométrie. Cette technique permet aux astronomes de combiner la lumière de plusieurs télescopes, formant un télescope virtuel énorme avec une puissance de résolution correspondant à celle d'un télescope simple de diamètre de jusqu'à 200 mètres. Le Very Large Telescope Interferometer (VLTI) offre maintenant cette technique révolutionnaire aux astronomes européens et leur permet de reconstruire directement des images des données infrarouges interférométriques. Une équipe d'astronomes européens a utilisé le VLTI et son instrument de combinaison de faisceau en proche infrarouge pour démontrer les possibilités d'imagerie de cette installation unique et pour étudier l'intrigante jeune étoile massive Theta1 Ori C dans un détail sans précédent.

 

Figure 1 :  A gauche : En faisant un zoom dans le centre de la région de formation d'étoiles d'Orion avec les quatre étoiles lumineuses de Trapèze (Theta 1 Ori A-D). L'étoile dominante est Theta 1 Ori C, qui a été imagée avec une résolution sans précédent avec l'interféromètre du VLT (en bas à droite). A droite : L'orbite du système binaire (ligne grise) a été dérivée en utilisant des mesures de position obtenues au cours des 12 dernières années (points jaunes). La taille de l'orbite de Jupiter autour de notre Soleil est montrée pour comparaison.- Collage : MPIfR (Stefan Kraus), en combinant l'image du VLTI de Theta 1 Ori C avec des images du VLT/ISAAC (ESO) et du HST(NASA, Chris O'Dell).

 

Theta 1 Ori C est l'étoile dominante et la plus lumineuse dans la région de formation d'étoiles d'Orion. Située à une distance de seulement 1300 années-lumière environ, c'est la région la plus proche où les étoiles massives sont nées et fournit un laboratoire unique pour étudier en détail le processus de formation d'étoiles de haute masse. Le rayonnement intense de Theta 1 Ori C ionise la nébuleuse entière d'Orion. Avec son vent violent, l'étoile forme également les célèbres "proplyds" (proto-planetary disk sources) d'Orion, jeunes étoiles toujours entourées par leurs protoplanétaires disques de poussières.

 

Bien que Theta 1 Ori C semblait être une étoile simple, avec les télescopes conventionnels et le télescope spatial Hubble, l'équipe a découvert l'existence d'un compagnon proche. « L'interférométrie du VLTI avec l'instrument AMBER nous a permis, pour la première fois, d'obtenir une image de ce système avec la spectaculaire résolution angulaire de seulement 2 millisecondes d'arc », commente Stefan Kraus. « Ceci correspond au pouvoir de résolution d'un télescope spatial avec un miroir d'un diamètre de 130 mètres. » L'image du VLTI révèle qu'en Mars 2008 la distance angulaire entre les deux étoiles était de seulement 2 millisecondes d'arc environ. La Figure 1 montre l'image VLTI/AMBER et, en plus, les mesures de position du système binaire obtenues au cours des 12 dernières années. Ces observations additionnelles ont été obtenues en utilisant la technique d'interférométrie des tavelures avec des télescopes allant de 3.6 à 6 mètres de diamètre, permettant des observations de résolution angulaire élevée même aux longueurs d'onde visuelles descendant à 440 nanomètres.

 

La collection de mesures montrent que les deux étoiles massives sont sur une orbite très excentrique avec une période de 11 ans. Utilisant la troisième loi de Kepler, les masses des deux étoiles ont été dérivées pour être de 38 et 9 masses solaires. De plus, les mesures permettent une détermination trigonométrique de la distance à Theta 1 Ori C et, ainsi, au centre même de la région de formation d'étoiles d'Orion. La distance résultante de 1350 années-lumière est en excellent accord avec le travail d'un autre groupe de recherche mené par Karl Menten, également du MPIfR, qui a mesuré des parallaxes trigonométriques de l'émission radio non thermique des étoiles de la nébuleuse d'Orion en utilisant le VLBA (Very Long Baseline Array). Ces résultats sont importants pour les études de la région d'Orion aussi bien que pour l'amélioration des modèles théoriques de formation d'étoiles de haute masse.

 

Depuis 1609, quand Galileo Galilei a pointé pour la première fois un télescope vers le ciel, le champ de l'astronomie d'observation a fortement évolué dans la couverture spectrale et la résolution angulaire. « Nos observations démontrent les nouvelles possibilités fascinantes d'imagerie du VLTI. Cette technique d'interférométrie infrarouge mènera certainement à beaucoup de nouvelles découvertes fondamentales », note Gerd Weigelt.

 

Référence:

Tracing the young massive high-eccentricity binary system Theta 1 Orionis C through periastron passage, S. Kraus, G. Weigelt, Y.Y. Balega, J.A. Docobo, K.-H. Hofmann, T. Preibisch, D. Schertl, V.S. Tamazian, T. Driebe, K. Ohnaka, R. Petrov, M. Schoeller, M. Smith, Astronomy & Astrophysics vol. 497, p. 195 (2009).

 

http://www.mpifr-bonn.mpg.de/public/pr/pr-thetori-en.html

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


01 Avril 2009

Hubble trouve une exoplanète cachée dans les données d'archives

 

Crédit : NASA, ESA, and D. Lafrenière (University of Toronto, Canada)

 

En 19 ans d'observations, le télescope spatial Hubble a amassé une énorme quantité d'archives. Ces archives peuvent contenir la lueur révélatrice de planètes extrasolaires non découvertes, commente David Lafrenière (University of Toronto, Ontario, Canada).

 

Son équipe a trouvé la plus extérieure de trois planètes massives connues orbitant la jeune étoile HR 8799, qui est à 130 années-lumière. Le trio planétaire a été découvert à l'origine dans les images prises avec les télescopes Keck et Gemini en 2007 et 2008. Mais en utilisant une nouvelle technique de traitement d'images qui supprime la lumière éblouissante de l'étoile parente, Lafrenière a trouvé la lueur révélatrice de la planète la plus extérieure dans le système alors qu'il étudiait les données d'archives d'Hubble prises en 1998. La planète géante est jeune et chaude, mais encore de seulement 1/100.000ème de l'éclat de son étoile parent (en comparaison, la plus froide Jupiter est d'un milliardième de l'éclat du Soleil).

 

Crédit : NASA, ESA, and D. Lafrenière (University of Toronto, Canada)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/2009/15/image/a

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


01 Avril 2009

Le Tour du Monde en 80 télescopes

 

Crédit : James White/

signalnoise.com

/IAU/IYA2009

 

Une diffusion vidéo publique gratuite de 24 heures en direct, "Around the World in 80 Telescopes", aura lieu du 03 Avril 09h00 UTC au 04 Avril 09h00 UTC dans le cadre de l'opération "100 heures d'astronomie", se poursuivant jour et nuit autour du globe pour laisser les consultants "visiter" certains des plus perfectionnés télescopes astronomiques au sol et dans l'espace.

 

Avec cette diffusion sur le web, organisée par l'ESO pour l'Année Mondiale de l'Astronomie 2009 (IYA 2009), c'est la première fois qu'autant d'observatoires sont reliés pour un événement public.

 

Date/Time (UT)

Observatoire

03 Avril 09:00

Gemini North telescope (Hawaii, USA)

03 Avril 09:20

Subaru Telescope, National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ) (Hawaii, USA)

03 Avril 09:40

United Kingdom Infrared Telescope (UKIRT) (Hawaii, USA)

03 Avril 10:00

W. M. Keck Observatory (Hawaii, USA)

03 Avril 10:20

James Clerk Maxwell Telescope (JCMT) (Hawaii, USA)

03 Avril 10:40

Canada-France-Hawaii Telescope (CFHT) (Hawaii, USA)

03 Avril 11:00

Submillimeter Array (Hawaii, USA)

03 Avril 11:20

Caltech Submillimeter Observatory (CSO) (Hawaii, USA)

03 Avril 11:40

MOA Telescope (New Zealand)

03 Avril 12:00

Anglo-Australian Telescope (AAT) (Australia)

03 Avril 12:20

GEO600, the German-British Gravitational Wave Detector (Germany)

03 Avril 12:40

NAOJ Nobeyama, Nobeyama Radio Observatory (NRO) (Japan)

03 Avril 13:00

Gunma Astronomical Observatory (Japan)

03 Avril 13:20

Okayama Astrophysical Observatory (OAO) (Japan)

03 Avril 13:40

Themis (Observatorio del Teide) (Spain)

03 Avril 13:50

SolarLab (Observatorio del Teide) (Spain)

03 Avril 14:00

Quijote (Observatorio del Teide) (Spain)

03 Avril 14:10

ESA's XMM-Newton X-ray observatory & INTEGRAL gamma-ray observatory (Space/Spain)

03 Avril 14:40

Atacama Pathfinder Experiment (APEX) (Chile)

03 Avril 15:00

Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) (Chile)

03 Avril 15:20

European VLBI Network (EVN) (Netherlands)

03 Avril 15:40

ASTRON Westerbork Synthesis Radio Telescope (WSRT) (Netherlands)

03 Avril 16:00

LOFAR, the LOW Frequency Array of ASTRON (Netherlands)

03 Avril 16:20

Virgo Gravitational Wave Detector at the European Gravitational Observatory (Italy)

03 Avril 16:40

Plateau de Bure Interferometer (France)

03 Avril 17:00

The University of Manchester's Jodrell Bank Observatory (United Kingdom)

03 Avril 17:20

The NASA/ESA Hubble Space Telescope (Space/USA)

03 Avril 17:40

The Swift Gamma Ray Burst Explorer (Space/USA)

03 Avril 18:00

The Fermi Gamma-ray Space Telescope (Space/USA)

03 Avril 18:20

The Very Large Array (VLA) (USA)

03 Avril 18:40

Himalayan Chandra Telescope (Indian Astronomical Observatory, Hanle) (India)

03 Avril 19:00

The Robert C. Byrd Green Bank Telescope (USA)

03 Avril 19:20

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) and TRACE (Transition Region and Coronal Explorer) (Space/USA)

03 Avril 19:40

STEREO (Solar TErrestrial RElations Observatory) (Space/USA)

03 Avril 20:00

Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory (LIGO) (USA)

03 Avril 20:20

Galaxy Evolution Explorer (GALEX) (Space/USA)

03 Avril 20:40

NASA's Chandra X-ray Observatory (Space/USA)

03 Avril 21:00

The Southern African Large Telescope (SALT) (South Africa)

03 Avril 21:20

NASA's Spitzer Space Telescope (Space/USA)

03 Avril 21:40

Observatoire de Haute-Provence (France)

03 Avril 22:00

Calar Alto Observatory (Centro Astronómico Hispano Alemán) (Spain)

03 Avril 22:20

IRAM 30-metre telescope (Spain)

03 Avril 22:40

Hinode (SOLAR-B) (Space/Japan)

03 Avril 23:00

Gran Telescopio Canarias (Observatorio del Roque de los Muchachos, La Palma) (Spain)

03 Avril 23:10

William Herschel Telescope (Observatorio del Roque de los Muchachos, La Palma) (Spain)

03 Avril 23:20

Telescopio Nazionale Galileo (Observatorio del Roque de los Muchachos, La Palma) (Spain)

03 Avril 23:30

Swedish Solar Telescope (Observatorio del Roque de los Muchachos, La Palma) (Spain)

03 Avril 23:40

Allen Telescope Array (USA)

04 Avril 00:00

Telescope Bernard Lyot (TBL), Pic du Midi (France)

04 Avril 00:20

CSIRO Australia Telescope National Facility - Parkes Observatory (Australia)

04 Avril 00:40

Space Sciences Laboratory - UC Berkeley (Space/USA)

04 Avril 01:00

University of Tasmania Hobart 26m Radiotelescope (Mount Pleasant Observatory) (Australia)

04 Avril 01:20

Australian International Gravitational Wave Observatory (AIGO) Research Facility (Australia)

04 Avril 01:40

Shanghai Radio Telescope (Shanghai Astronomical Observatory) (China)

04 Avril 02:00

Arecibo Observatory (Puerto Rico)

04 Avril 02:20

ESO Very Large Telescope (VLT) (Chile)

04 Avril 02:40

Concordia station, Dome C, Antarctica (Antarctica)

04 Avril 03:00

Las Campanas Observatory (Chile)

04 Avril 03:20

ESO La Silla Observatory (Chile)

04 Avril 03:40

Rothney Astrophysical Observatory (Canada)

04 Avril 04:00

Gemini South telescope (Chile)

04 Avril 04:20

NOAO South - Cerro Tololo Inter-American Observatory (Chile)

04 Avril 04:40

Molonglo Observatory Synthesis Telescope (Australia)

04 Avril 05:00

McDonald Observatory (Hobby-Eberly Telescope) (USA)

04 Avril 05:20

Apache Point Observatory ARC 3.5-meter Telescope (USA)

04 Avril 05:40

Large Binocular Telescope Observatory (USA)

04 Avril 06:00

TAMA 300 (Japan)

04 Avril 06:20

Arizona Radio Observatory's Submillimeter Telescope, Mt Graham (USA)

04 Avril 06:35

Vatican Telescope, Mt Graham (USA)

04 Avril 06:50

MMT Observatory (USA)

04 Avril 07:05

Kepler Mission (Space/USA)

04 Avril 07:25

The 10-meter South Pole Telescope/IceCube Neutrino Telescope (South Pole, Antarctica)

04 Avril 07:40

Kitt Peak National Observatory (USA)

04 Avril 08:00

Lick Observatory (USA)

04 Avril 08:20

CHARA (Mount Wilson) (USA)

04 Avril 08:40

Palomar Observatory / Hale Telescope (USA)

 

http://www.eso.org/public/outreach/press-rel/pr-2009/pr-13-09.html

http://www.100hoursofastronomy.org/component/content/article/34-site-navigation/75-live-24-hour-research-observatory-webcast

 

http://www.insu.cnrs.fr/co/ama09/l-insu-cnrs-participe-au-tour-du-monde-des-observatoires-en-24-heures

 

Nouvelles du Ciel : Le plus grand rassemblement astronomique jamais organisé [11/03/2009]

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

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