Nouvelles du Ciel de Février 2012

 

 

 

Les Titres

 

Comète P/2012 C3 (PANSTARRS) [25/02/2012]

Le magma lunaire profond est trop dense pour produire des volcans actifs [25/02/2012]

Hubble révèle une nouvelle classe de planète extrasolaire [21/02/2012]

Le clash du Dragon [20/02/2012]

Hubble repère une relique d'une galaxie déchiquetée [17/02/2012]

Les astronomes regardent la diffusion différée d'une puissante éruption stellaire [16/02/2012]

Découverte d'îlots de gaz froid dans notre Galaxie [15/02/2012]

Comète C/2012 CH17 (MOSS) [14/02/2012]

Comète C/2012 C2 (Bruenjes) [13/02/2012]

Comète C/2012 C1 (McNaught) [11/02/2012]

Le VLT réalise l'image infrarouge la plus détaillée de la nébuleuse de la Carène [08/02/2012]

Le radar de Mars Express de l'ESA donne des preuves solides pour un océan de Mars autrefois [06/02/2012]

Comète C/2012 B3 (La Sagra) [05/02/2012]

Mars Express révèle des dépôts soufflés par le vent sur Mars [03/02/2012]

Comètes P/2012 B1 (PANSTARRS), P/2003 HT15 = 2012 B2 (LINEAR), P/2003 T12 = 2012 A3 (SOHO), et P/2011 VJ5 (Lemmon) [03/02/2012]

Hubble fait un zoom sur une galaxie amplifiée [02/02/2012]

Une poche de formation d'étoiles [01/02/2012]

 

 

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  Rappel e-Media

 

Si vous étes témoin du passage dans le ciel d'un météore très lumineux, n'hésitez pas à établir un rapport d'observation.

 

Qui n'est jamais resté des heures sous le ciel à observer quelques rapides flèches lumineuses traversant le ciel étoilé, à la chasse aux "étoiles filantes" ? Et n'a voulu en savoir plus sur ce phénomène accessible au commun des mortels avec très peu d'équipement ?
Le groupe de discussion REFORME_News est exclusivement dédié aux météores et leur observation quelle que soit la méthode utilisée (optique (oeil nu, vidéo, jumelles, télescope), radio/radar, etc). Il est notamment le support de discussion du REFORME (REseau Français d'ObseRvation de MEtéores, http://www.reforme-meteor.net).
Que vous soyez simple curieux, observateur régulier, témoin d'un bolide (météore très brillant) ou si vous aimeriez vous lancer dans l'observation à but scientifique de ces objets, soyez les bienvenus sur ce groupe francophone.

 

 

 

 

 

Avec l'ATV-3, l'ESA s'apprête à assurer sa mission annuelle de desserte de la Station spatiale : Le troisième vaisseau de ravitaillement automatique de la famille ATV de l'ESA, dénommé Edoardo Amaldi, est prêt à rejoindre la Station spatiale internationale. Le lancement, assuré par une Ariane 5, aura lieu le 9 mars au Port spatial de l'Europe à Kourou (Guyane). Le décollage, prévu à 10 h 05 temps universel (11 h 05 heure française), sera retransmis en direct pour les médias, ainsi que sur le web, et pourra être suivi lors d'événements organisés dans plusieurs pays d'Europe.

 

Les étoiles naissantes clignotent au coeur d'Orion : Des astronomes à l'aide des télescopes spatiaux Herschel de l'ESA et Spitzer de la NASA ont détecté les modifications étonnamment rapides de l'éclat d'étoiles embryonnaires au sein de la nébuleuse bien connue d'Orion.

 


 

Un système solaire à portée de poignet [par Anja François RANDRIAVANIAINA - Source : Tom's Guide FR] : Pour les riches passionnés d’astronomie, un designer hollandais a réalisé une montre unique en son genre. L’accessoire embarque un planétarium modèle réduit dans son cadran. Cette montre imite le mécanisme d’un système solaire. En effet, le cadran de cette montre affiche les six planètes gravitant autour du soleil.  Les mouvements de Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter et Saturne sont reproduits par le mécanisme de cette montre. Seuls douze modèles seront fabriqués, chaque modèle faisant référence à un signe du zodiaque. Cette montre a été imaginée par Christiaan Van der Klaauw, un maître-horloger. Même le coût de l’accessoire est fidèle à son style, c’est-à-dire astronomique. En effet, pour l’acquisition de ce planétarium à portée de poignet, comptez 79500$.

 


25 Février 2012

Comète P/2012 C3 (PANSTARRS)

 

Nouvelles du Ciel

 

Une nouvelle comète a été découverte le 15 Février 2012 par l'équipe du programme de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) avec le télescope Pan-STARRS 1 de 1,8 mètre d'ouverture, de l'Université d'Hawaii, situé au sommet du Haleakala sur l'île de Maui (Hawaii, USA). Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par G. Sostero, N. Howes, E. Guido (via Siding Spring-Faulkes Telescope South). L'objet a été retrouvé sur des observations antérieures à la découverte, datant du 26 Janvier 2012, faites dans le cadre du Mt. Lemmon Survey.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2012 C3 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 11 Octobre 2011 à une distance d'environ 3,6 UA du Soleil, et une période d'environ 29 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12D03.html (MPEC 2012-D03)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=PK12C030

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2012%20C3;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 06 Octobre 2011 à une distance d'environ 3,6 UA du Soleil, et une période d'environ 30,4 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12D59.html (MPEC 2012-D59)

 

Les Grands Chasseurs de Comètes

Les Comètes Sungrazers du groupe de Kreutz

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


25 Février 2012

Le magma lunaire profond est trop dense pour produire des volcans actifs

 

© Nature

 

Contrairement à la Terre, notre lune n'a pas de volcans actifs, et les traces de son activité volcanique passée datent de plusieurs milliards d'années. Ceci est plutôt surprenant car l'enregistrement récent de "tremblements de lune" suggère qu'il existe une grande quantité de magma liquide à l'intérieur de la lune et que les minéraux présents à cette profondeur sont en fusion. Des scientifiques ont maintenant trouvé une bonne raison pour expliquer cette vie paisible en surface : la roche brûlante et fondue au coeur de la lune pourrait être si dense qu'elle est tout simplement trop lourde pour s'élever jusqu'à la surface comme une bulle dans l'eau bouillante. Pour  réaliser leur expérience, les scientifiques ont reproduit des copies de roches lunaires ramassées lors des missions Apollo et les ont fait fondre à des pressions et températures extrêmement élevées, semblables à  celles qui existent à l'intérieur de la lune. Ils ont ensuite mesuré leurs densités grâce à des rayons X très puissants. Les résultats sont publiés dans le journal Nature Geosciences du 19 février 2012.

 

Photo d'Apollo 17 au bord du Cratère Shorty, que l'on pensait être, il y a quarante ans, un volcan lunaire éteint. La roche lunaire collectée à cet endroit contient du verre riche en titane, du même type que celui que l'on a étudié à l'ESRF. © NASA

Photo de l'astronaute Buzz Aldrin, plaçant un sismographe sur la Lune au cours de la mission Apollo 11. © NASA

Image par microscopie électronique d'un échantillon de roche lunaire artificiel, mesurant environ un demi-millimètre, après l'expérience aux rayons X. L'éclatement de l'échantillon s'est produit lors de son extraction du petit cylindre en diamant dans lequel il avait fondu sous très haute pression et haute température. © Nature

  

L'équipe était dirigée par Mirjam van Kan Parker et Wim van Westrenen de l'université d'Amsterdam VU et comprenait des scientifiques des universités de Paris 6 et Lyon 1 associés au CNRS, de l'université d'Edimbourg et de l'ESRF (European Synchrotron Radiation Facility).

Quatre décennies après les missions Apollo, la formation et l'histoire géologique de la lune sont encore en grande partie inconnues. Les astronautes n'ont pas seulement rapporté environ 380 kilos de roches lunaires, ils ont également mis en place de nombreux instruments scientifiques. L'année dernière, des scientifiques de la NASA ont publié un nouveau modèle de composition de l'intérieur de la lune, grâce aux données des "tremblements de lune" enregistréespar les sismographes placés au cours des missions Apollo. Renée Weber et ses collègues assurent que les parties des plus profondes du manteau lunaire, à la limite du petit noyau métallique, sont partiellement fondues, dans une proportion de un tiers maximum. Dans la terre, ces corps magmatiques ont tendance à se déplacer vers la surface, provoquant des éruptions volcaniques. Si l'intérieur de la lune contient de telles quantités de magma, comment se fait-il que nous n'assistions pas à de spectaculaires éruptions à sa surface ?

La force principale à l'origine du mouvement du magma vers la surface est la différence de densité entre le magma et les matériaux solides environnants, poussant le magma liquideà remonter lentement comme une bulle. Moins le magma liquide est dense, plus le mouvement de remontée est violent.

Afin de déterminer la densité du magma lunaire, Wim van Westrenen et ses collègues ont synthétisé de la roche lunaire dans leur laboratoire d'Amsterdam, se servant de la composition des échantillons collectés sur la lune par les missions Apollo comme d'une recette. Les pressions et les températures dans les régions proches du noyau lunaire sont supérieures à  45 000 bars et d'environ 1500 degrés. Il est possible  d'appliquer ces conditions extrêmes sur de petits échantillons, en les chauffant avec un courant électrique et en les écrasant dans une presse. La densité de ces échantillons peut alors être mesurée en envoyant des rayons X très puissants produits à l'ESRF. En effet, les rayons X sont différemment absorbés si le matériau est solide ou fondu. « Nous avons dû utiliser les rayons X les plus brillants au monde pour cette expérience, car l'échantillon de magma est microscopique, confiné dans  une cellule massive difficile à traverser par des rayons X. Sans l'intensité extrême des rayons X synchrotron, il est impossible de mesurer ces variations de densité» précise Mohamed Mezouarde l'ESRF.

Les mesures à l'ESRF ont été complétées par des simulations informatiques pour calculer la densité du magma à différents points dans la lune.

La plupart des magmas lunaires se sont révélés moins denses que leur voisinage solide, de façon très semblable à ce qui existe à l'intérieur de la terre. A une exception près, très importante : de petites inclusions de verre riche en titane, trouvées pour la première fois dans des échantillons récoltés au cours de la mission Apollo 14, produisent un magma liquide aussi dense que les roches présentes dans les parties les plus profondes du manteau lunaire aujourd'hui. Ce magma ne peut donc pas remonter vers la surface.

Un tel magma riche en titane peut seulement s'être formé à partir de roches solides riches en titane. Des expériences précédentes ont montré que de telles roches sont apparues, peu de temps après la formation de la lune, à de faibles profondeurs, proches de la surface. Comment ont-elles ensuite migré plus profondément dans le manteau ? Les scientifiques supposent que de larges mouvements verticaux ont dû se produire assez tôt dans l'histoire de la lune, au cours desquels les roches riches en titane, plus lourdes, sont descendues vers la frontière entre le manteau et le noyau. « Après la descente, du magma s'est formé à partir de ces roches riches en titane et s'est accumuléau fond du manteau – un peu comme un volcan, mais inversé. Aujourd'hui, la lune continue à refroidir, ainsi que les matériaux en fusion qui sont à l'intérieur. Dans le futur, les parties les plus froides quise solidifient peu à peu seront plus denses que les roches actuelles. Le magma plus léger pourra peut-être alors remonter vers la surface et former un volcan actif sur la lune – quel beau spectacle ce serait ! Mais ce n'est qu'une hypothèse, que seules de nouvelles expériences pourraient valider,» conclut Wim van Westrenen.

 

Source (s): 

"Neutral buoyancy of titanium-rich melts in the deep lunar interior", Mirjam van Kan Parker1, Chrystèle Sanloup2,3, Nicolas Sator4,Bertrand Guillot4, Elodie J. Tronche1, Jean-Philippe Perrillat5, Mohamed Mezouar6, Nachiketa Rai1 & Wim van Westrenen1, Nature Geoscience advanced online publication, 19 February 2012, DOI 10.1038/NGEO1402

 

1. Faculty of Earth and Life Sciences, VU University Amsterdam,
2. ISTep, CNRS-UPMC, Paris
3. SUPA, School of Physics and Astronomy, and Centre for Science at Extreme Conditions, University of Edinburgh
4. Laboratoire de Physique Théorique de la Matière Condensée, CNRS-UPMC, Paris
5. Laboratoire de Sciences de la Terre, CNRS-ENS Lyon-Université Claude Bernard Lyon 1
6. European Synchrotron Radiation Facility, Grenoble

 

Source : CNRS/INSU http://www.insu.cnrs.fr/terre-solide/origine-evolution-histoire/le-magma-lunaire-profond-est-trop-dense-pour-produire-des-vo

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Les étoiles massives Be ont un coeur plus gros que prévu : Deux observations continues de 27 et 157 jours par le satellite CoRoT du CNES ont permis à une équipe internationale dirigée par une astronome de l'Observatoire de Paris, en collaboration avec un astrophysicien du CEA-IRFU, d'obtenir un résultat important concernant les étoiles massives, actives et en rotation rapide : leur coeur serait de taille 20 % plus importante que prévu. Une étape est franchie dans la compréhension de la structure et de l'évolution de ce type d'astres.

 

Les chercheurs disent que la galaxie peut grouiller de "planètes nomades" : Notre galaxie peut être inondée en planètes sans foyer, errant à travers l'espace au lieu de satelliser une étoile. En fait, il peut y avoir 100.000 fois plus de "planètes nomades" dans la Voie lactée que d'étoiles, selon une nouvelle étude par des chercheurs du KIPAC (Kavli Institute for Particle Astrophysics and Cosmology), un institut commun de l'Université de Stanford et du SLAC National Accelerator Laboratory. Si les observations confirment l'évaluation, cette nouvelle classe d'objets célestes affectera les théories courantes de la formation de planètes et pourrait changer notre compréhension de l'origine et de l'abondance de la vie.

 

Les étoiles naines rouges peuvent être la meilleure chance pour les planètes exotiques habitables : Les étoiles connues sous le nom de naines rouges pourraient avoir de plus grandes zones habitables amicales pour la vie "comme nous la connaissons" qu'on le pensait autrefois, selon des chercheurs. Les naines rouges, connues également sous le nom d'étoiles M, sont faibles comparés aux étoiles comme notre Soleil et sont seulement 10 à 20 pour cent plus massives. Elles composent approximativement les trois quarts des étoiles dans la galaxie, et récemment, des scientifiques ont trouvé que les naines rouges sont bien plus communes qu'on le pensait dans le passé, représentant au moins 80 pour cent du nombre total d'étoiles.

 

Spitzer trouve des Buckyballs solides dans l'espace : Des astronomes utilisant des données du télescope spatial Spitzer ont pour la première fois découvert des buckyballs sous une forme solide dans l'espace. Avant cette découverte, les sphères microscopiques de carbone avaient été trouvées seulement sous forme de gaz. Formellement appelée fulerène, les buckyballs sont nommées d'après leur ressemblance aux dômes géodésiques de l'architecte Buckminster Fuller. Elles se composent de 60 molécules de carbone disposées dans une sphère creuse, comme un ballon de football. Leur structure peu commune les rend candidats idéals pour des applications électriques et chimiques sur Terre, y compris des matériaux supraconducteurs, des médicaments, etc... Dans la dernière découverte, les scientifiques utilisant Spitzer ont détecté de minuscules grains de matière, ou particules, constitués de buckyballs empilés. Ils les ont trouvés autour d'une paire d'étoiles appelées "XX Ophiuchi", à 6.500 années-lumière de la Terre.

 

Le signal exotique de rayons X de la Galaxie d'Andromède réellement un brillant trou noir : Une balise intensément lumineuse de rayons X brillant dans la galaxie d'Andromède est réellement un indice pour un trou noir affamé qui avale de la matière à un rythme effréné, selon de nouvelles études.  L'observatoire de rayons X Chandra a découvert en premier la soi-disant source ultralumineuse de rayon X (ULX) vers la fin de 2009 dans Galaxie d'Andromède, qui est située à environ 2.5 millions d'années-lumière de notre galaxie, la Voie lactée. Maintenant, une équipe internationale de scientifiques disent que cet objet extrêmement lumineux est le résultat d'un trou noir stellaire se gavant de grandes quantités de matière. Ces trous noirs engloutissent rapidement leur gaz et poussière environnants pour former un disque d'accrétion qui réchauffe et libère des jets de rayons X. Cet ULX est le premier repéré dans la galaxie spirale d'Andromède, et est également l'ULX le plus proche jamais vu, selon les chercheurs.

 


21 Février 2012

Hubble révèle une nouvelle classe de planète extrasolaire

 

Crédit : NASA, ESA, and S. Farrell (Sydney Institute for Astronomy, University of Sydney)

 

Les observations par le télescope spatial Hubble ont fourni une nouvelle classe de planète, un monde d'eau enveloppé d'une épaisse atmosphère chaude et humide. Il est plus petit qu'Uranus mais plus grand que la Terre.

 

Artwork Credit: NASA, ESA, and D. Aguilar (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics)

Science Credit: NASA, ESA, and Z. Berta (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics)

  

Zachory Berta du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (CfA) et ses collègues ont fait les observations de la planète GJ1214b.

 

« GJ1214b n'est comme aucune planète que nous connaissons »,  a indiqué Berta. « Une fraction énorme de sa masse se compose d'eau. »

 

Le projet MEarth, mené par David Charbonneau du CfA, a découvert GJ1214b en 2009. Cette super Terre est d'environ 2,7 fois le diamètre de la Terre et pèse presque sept fois autant. Elle satellise une étoile rouge naine en 38 heures à une distance de 2 millions de kilomètres, lui donnant une température estimée à environ 230 degrés Celsius.

 

En 2010, le scientifique Jacob Bean du Cfa et ses collègues ont signalé qu'ils avaient mesuré l'atmosphère de GJ1214b, trouvant qu'elle est probablement composée principalement d'eau. Cependant, leurs observations ont pu également être expliquées par la présence d'une brume enveloppant la planète dans l'atmosphère de GJ1214b.

 

Berta et ses co-auteurs ont utilisé l'instrument Wide Field Camera 3 (WFC3) de Hubble pour étudier GJ1214b quand elle est passée devant son étoile hôte. Durant un tel transit, la lumière de l'étoile est filtrée par l'atmosphère de la planète, donnant des indices sur la composition des gaz.

 

« Nous utilisons Hubble pour mesurer la couleur infrarouge du coucher du soleil sur ce monde »,  a expliqué Berta.

 

Les brumes sont plus transparentes à la lumière infrarouge qu'à la lumière visible, ainsi les observations de Hubble aident à faire la différence entre une atmosphère chaude et humide et une brumeuse.

 

Ils ont trouvé que le spectre de GJ1214b est sans particularité sur une large gamme de longueurs d'onde, ou de couleurs. Le modèle atmosphérique le plus cohérent avec les données de Hubble est une atmosphère dense de vapeur d'eau.

 

« Les mesures de Hubble font vraiment pencher la balance en faveur d'une atmosphère chaude et humide », a déclaré Berta.

 

Puisque la masse et la taille de la planète sont connues, les astronomes peuvent calculer la densité, ce qui correspond à environ 2 grammes par centimètre cube. L'eau a une densité de 1 g/cm3, alors que la densité moyenne de la terre est de 5,5 g/cm3. Ceci suggère que GJ1214b a beaucoup plus d'eau que la Terre, et beaucoup moins de roche.

 

En conséquence, la structure interne de GJ1214b serait très différente de notre monde.

 

« Les hautes températures et hautes pressions formeraient des matériaux exotiques comme de "glace chaude" ou de "l'eau superfluide", des substances qui sont complètement étrangères à notre expérience quotidienne », a déclaré Berta.

 

Les théoriciens s'attendre à ce que GJ1214b se soit formée plus loin de son étoile, où la glace d'eau était abondante, et a migré vers l'intérieur au début de l'histoire du système. Dans le processus, elle aurait traversé la zone habitable de l'étoile, où les températures de surface seraient semblables à celles de la Terre. Combien de temps elle s'est attardée est inconnu.

 

GJ1214b est située dans la direction de la constellation d'Ophiuchus, et à seulement 40 années-lumière de la Terre. Par conséquent, c'est un candidat de choix pour l'étude par le télescope spatial de nouvelle génération James Webb.

 

Un document présentant ces résultats a été accepté pour publication dans The Astrophysical Journal et est disponible en ligne.

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2012/13

 

http://www.cfa.harvard.edu/news/2012/pr201204.html

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


20 Février 2012

Le clash du Dragon

 

© Jay Gabany, cosmotography.com/Observatoire de Paris/CNRS/Pythéas/NAOC

 

La galaxie spirale NGC 5907, dans la constellation du Dragon, serait née d'une collision-fusion majeure survenue il y a 8 à 9 milliards d'années. C'est la conclusion que tirent six chercheurs de l'Observatoire de Paris, du CNRS, de l'Académie des sciences chinoise et d'Aix-Marseille Université après 18 mois de travail et des simulations numériques impliquant 200.000 à 6 millions de particules qui expliquent – en images - comment s'est formé ce vaste ensemble de gaz et d'étoiles entouré de boucles de matière. Les résultats, publiés en ligne le 13 février 2012 par Astronomy and Astrophysics, constituent un test des scénarios cosmologiques.

 

De nombreuses collisions ont perturbé l'évolution des galaxies, telles que notre Voie lactée, depuis l'aube de l'Univers. Environ la moitié des galaxies spirales actuelles auraient ainsi subi des épisodes de collision-fusion majeure au cours des derniers 9 milliards d'années. La galaxie vue de profil NGC 5907, à environ 45 millions d'années-lumière de distance, dans la constellation du Dragon, fait partie de celles-là. Elle revêt un aspect effilé de "lame de couteau" car elle est vue par la tranche et dépourvue de bulbe central proéminent : ce type de galaxies dominées par leur grand disque semblait, jusqu'ici, plutôt difficile à produire via des fusions majeures de galaxies.

Les images très profondes à grand champ réalisées depuis 1998 révèlent un astre entouré d'un système complexe de courants, d'arches de matière et de boucles géantes de matière qui retombent sur lui. Le phénomène dessine une rosette ténue autour de la galaxie. Il constituerait l'empreinte fossile de la rencontre à l'origine de NGC 5907. Durant 18 mois, une équipe de six chercheurs appartenant à l'Observatoire de Paris, au CNRS, aux Observatoires astronomiques nationaux de l'Académie des sciences chinoise et à l'Institut Pythéas (Aix-Marseille Université/CNRS) a étudié ceci de manière intensive à l'aide de simulations hydrodynamiques mettant en œuvre de 200.000 à 6 millions de particules afin de comprendre la formation des structures. Au final, elle s'explique si l'on suppose que l'astre a été engendré par collision de deux galaxies spirales de taille assez comparable : l'une probablement 3 à 5 fois plus massive que l'autre.

Aujourd'hui, de nombreuses galaxies spirales de l'Univers local possèdent de telles structures étendues, peu lumineuses et rougies dans leur voisinage : le halo périphérique. Autour de NGC 5907 du Dragon, les boucles se prolongent jusqu'à 150.000 années-lumière de part et d'autre du disque : une distance comparable au diamètre de la galaxie, 180.000 années-lumière. Les trainées incurvées se composent des étoiles arrachées, lors de la rencontre, par la gravité et les forces de marées. Leur forme est délicate à prédire. Pourtant, les astronomes français et chinois sont parvenus à la reproduire par le calcul : un disque mince, voilé (gauchi) entouré de quatre boucles géantes autour.

 

L'Univers à l'épreuve

Cette étape représente un test des scénarios cosmologiques de formation et d'évolution de l'Univers. Parmi ceux-ci, le "modèle hiérarchique" stipule que les galaxies se seraient assemblées par fusion et acquisition de briques successives.

Jusque-là, la morphologie torturée du voisinage de la galaxie spirale du Dragon semblait davantage due à la collision mineure d'une galaxie spirale principale et d'un petit compagnon ou satellite, 100, 400, 1000 ou 4000 fois moins massif. À la lumière des simulations, cette option paraît défavorisée : aucun des modèles ne résiste à l'interprétation cosmologique. Au contraire, la galaxie de 85 milliards de masses solaires, composée à 23 % de gaz d'hydrogène-hélium et à 77 % d'étoiles brillantes, le tout baignant dans un halo de matière noire quatre fois conséquent, se serait formée par collision de deux galaxies spirales riches en gaz. La fusion de deux univers-îles d'un total de 90 milliards de masses solaires, et qui contiendraient 60 à 80 % de gaz plus 40 % à 20 % d'étoiles, serait de nature à produire la galaxie souhaitée. Les disques des galaxies initiales sont détruits par l'interaction, puis reconstruits sous forme d'un seul.

 

Bonus scientifique

Les simulations délivrent, en outre, une prédiction concrète supplémentaire. Sur les images, d'autres boucles, plus grandes mais moins lumineuses que les quatre premières, devraient apparaitre jusqu'à 300 000 années-lumière de distance. Un fait qui pourra aisément être vérifié par de prochaines campagnes d'observations à venir. 

 

Simulations

Les travaux numériques ont été réalisés sur :
- des machines à 32 et 196 cœurs de calcul de l'Observatoire de Paris
- le supercalculateur à processeurs graphiques et 680 cœurs de Pékin en Chine. Ce dernier est réputé capable d'effectuer 50.000 milliards d'opérations à la seconde.
Le code hydrodynamique parallèle TreeSPH dérive du programme Gadget-2 librement distribué. Les chercheurs l'ont adapté à leurs  besoins en y implantant une description de la formation des étoiles, des processus de refroidissement et de rétroaction.

 

Collaboration

Les chercheurs appartiennent : au laboratoire Galaxies,  Étoiles, Physique et Instrumentation GEPI (1), aux Observatoires astronomiques nationaux NAOC de l'Académie des sciences chinoise (National Astronomical Observatories, Chinese Academy of Sciences) et au Laboratoire Astrophysique de Marseille LAM (2). Ils ont travaillé avec le soutien du Laboratoire international associé Origines, créé le 22 octobre 2008 à Pékin.

 

Équipe

Les chercheurs auteurs de l'étude sont : Jianling Wang, François Hammer, Evangelie Athanassoula, Mathieu Puech, Yanbin Yang et Hector Flores.

 

Images et vidéo

Les images haute résolution, les animations et les vidéos tirées des simulations scientifiques sont disponibles en libre téléchargement.

 

© Jay Gabany, cosmotography.com/Observatoire de Paris/CNRS/Pythéas/NAOC

Comparaison de la galaxie NGC 5907 du Dragon (à gauche) et du résultat de simulation (à droite). Dans l'un et l'autre cas, on obtient une galaxie spirale vue de profil entourée de quatre boucles de matières, signature de la collision-fusion.

 

Notes :

1- Le GEPI est un département scientifique de l'Observatoire de Paris et un laboratoire Observatoire de Paris/CNRS/Université Paris Diderot.
2- Le LAM est un laboratoire de l'Institut Pythéas (Aix-Marseille Université/CNRS).

 

Références :

Loops formed by tidal tails as fossil records of a major merger, paru le 13 février 2012 dans la revue Astronomy and Astrophysics.
Consulter le site web

 

Source : CNRS http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2483.htm

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Archéologie des galaxies - Le clash du Dragon : La galaxie spirale NGC 5907, dans la constellation du Dragon, serait née d’une collision-fusion majeure survenue il y a 8 à 9 milliards d’années. C’est la conclusion que tirent six chercheurs de l’Observatoire de Paris, du CNRS, de l’Académie des sciences chinoise et d’Aix-Marseille Université après 18 mois de travail et des simulations numériques impliquant 200 000 à 6 millions de particules qui expliquent – en images - comment s’est formé ce vaste ensemble de gaz et d’étoiles entouré de boucles de matière. Les résultats publiés en ligne, le 13 février 2012, par Astronomy and Astrophysics constituent un test des scénarios cosmologiques.

 


17 Février 2012

Hubble repère une relique d'une galaxie déchiquetée

 

Crédit : NASA, ESA, and S. Farrell (Sydney Institute for Astronomy, University of Sydney)

 

Les astronomes à l'aide du télescope spatial Hubble ont peut-être trouvé des preuves pour un groupe de jeunes étoiles bleues qui entourent HLX-1, l'un des premiers trous noirs de masse intermédiaire jamais découverts. Les astronomes pensent que le trou noir peut avoir été autrefois au coeur d'une galaxie naine maintenant désagrégée. La découverte du trou noir et du possible amas d'étoiles a des implications importantes pour comprendre l'évolution des trous noirs supermassifs et des galaxies.

 

Trou noir ESO 243-49 HLX-1

Crédit : NASA, ESA, and S. Farrell (Sydney Institute for Astronomy, University of Sydney)

  

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2012/11/

 

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2481.htm

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


16 Février 2012

Les astronomes regardent la diffusion différée d'une puissante éruption stellaire

 

Crédit : NASA, ESA, and A. Rest (Space Telescope Science Institute)

 

Les astronomes observent une diffusion différée d'une explosion spectaculaire de l'instable géant système double d'étoiles Eta Carinae, un événement d'abord vu sur la Terre il y a près de 170 ans. Surnommée la "Grande Eruption," la première explosion a attiré l'attention des observateurs du ciel en 1837 et a été observée à travers 1858. Mais les astronomes ne disposaient pas d'instruments scientifiques sophistiqués pour enregistrer avec précision l'activité irascible du système stellaire. Heureusement pour les astronomes d'aujourd'hui, une partie de la lumière provenant de l'éruption a pris un chemin indirect vers la Terre et vient d'arriver aujourd'hui, fournissant l'occasion d'analyser l'explosion en détail. La lumière récalcitrante se dirigeait dans une direction différente, loin de notre planète, quand elle a rebondi sur des nuages persistants de poussière loin des étoiles turbulentes et a été dérouté vers la Terre, un effet appelé "écho de lumière." En raison de son plus long trajet, la lumière a atteint la Terre 170 ans plus tard que la lumière qui est arrivée directement.

 

L'étude des astronomes a impliqué un mélange d'observations en lumière visible et spectroscopiques de télescopes basés au sol. Le papier de l'équipe paraîtra le 16 février dans une lettre à la revue Nature.

 

Credit : NASA, ESA, and A. Rest (Space Telescope Science Institute)

Acknowledgment : NOAO, AURA, NSF, and N. Smith (University of Arizona)

  

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2012/12/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Le cinquième ATV baptisé du nom de Georges Lemaître : Les Véhicules de transfert automatiques (ATV) de l'ESA sont une contribution essentielle de l'Europe au fonctionnement de la Station spatiale internationale. En baptisant le cinquième ATV du nom du scientifique belge Georges Lemaître, l'ESA perpétue une tradition qui consiste à s'inspirer de grands visionnaires européens pour souligner les racines profondes de l'Europe dans les domaines scientifique, technologique et culturel.

 

La naissance turbulente des super-amas d'étoiles dans les galaxies en fusion : Il s'agit de la première étude réalisée sur des données scientifiques collectées par le tout nouveau Atacama Large Millimeter Array (ALMA). En le couplant au Very Large Telescope (VLT) de l'Observatoire Européen Austral, des équipes françaises de l'Institut d'astrophysique spatiale (IAS-CNRS/Université Paris-Sud) et du Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (LERMA-Observatoire de Paris/CNRS/Ecole normale supérieure/Université Pierre et Marie Curie/Université Cergy- Pontoise) ont pu pour la première fois retracer les prémices de la formation d'étoiles dans les galaxies des Antennes. Parue le 9 février dans la revue européenne Astronomy and Astrophysics Letters, cette approche novatrice révèle l'origine des super-amas d'étoiles dans les galaxies en fusion.

 


 

Petite constellation avec un énorme appétit : De petite à grande - cette devise s'applique également dans l'espace. De minuscules galaxies peuvent se fondre dans de formidables systèmes de la Voie lactée. Mais comment les galaxies naines se développent ? Apparemment, d'une manière similaire - par le biais du cannibalisme cosmique. Deux groupes de recherche, dont les chercheurs David Martínez-Delgado et Michelle Collins du Max Planck Institute for Astronomy à Heidelberg ont trouvé une mini galaxie qui est juste en train de dévorer une autre.

 

Comment les amas globulaires d'étoiles survivent aux collisions : Notre galaxie de Voie lactée est entourée par quelques 200 groupes compacts d'étoiles, lesquels, vus à travers de petits télescopes, ressemblent à des boules de neige. Ces amas globulaires sont âgés de 13 milliards d'années, ce qui est presque aussi vieux que l'Univers lui-même. Maintenant, une équipe d'astronomes d'Allemagne et des Pays-Bas a mené un nouveau type de simulation par ordinateur. Leurs résultats surprenants : ces amas géants d'étoiles sont les seuls survivants d'un massacre qui a détruit leurs frères et soeurs plus petits.

 


15 Février 2012

Découverte d'îlots de gaz froid dans notre Galaxie

 

© ESA / collaboration Planck

 

Grâce à l'instrument HFI de la mission Planck de l'ESA, une équipe internationale comprenant de nombreux chercheurs du CNRS, du CEA et d'universités françaises, vient de révéler que notre Galaxie contient des îlots de gaz froid jusque-là inconnus. Ce résultat sera présenté cette semaine lors d'une conférence internationale à Bologne (Italie) où des scientifiques du monde entier discuteront ensemble des résultats intermédiaires de la mission Planck.

 

Les nuages froids présents dans les galaxies, en particulier dans notre Voie Lactée, constituent des "réservoirs" à partir desquels se forment les étoiles. Ils se composent essentiellement de molécules d'hydrogène, et dans une moindre mesure de monoxyde de carbone.
Les molécules d'hydrogène sont cependant difficiles à détecter car elles émettent peu de rayonnement. Bien que beaucoup moins abondant, le monoxyde de carbone se forme dans des conditions similaires et émet, à l'inverse, facilement de la lumière. C'est pour cette raison que les astronomes l'utilisent comme traceur pour cartographier les nuages d'hydrogène. "Il se trouve que Planck est un excellent détecteur de monoxyde de carbone sur l'ensemble du ciel" indique Jonathan Aumont, chercheur à l'Institut d'astrophysique spatiale  (Université Paris-Sud/CNRS) à Orsay.
Une équipe internationale, dont de nombreux chercheurs du CNRS, du CEA et d'universités françaises, a donc souhaité utiliser l'instrument HFI de la mission Planck de l'ESA pour dresser la première carte complète de la distribution du monoxyde de carbone dans notre Galaxie. "Planck balaye systématiquement l'ensemble du ciel, ce qui nous a permis de détecter des concentrations de gaz moléculaire là où on ne les attendait pas" précise Jonathan Aumont. Un avantage d'autant plus précieux que les télescopes radio demandent beaucoup de temps et sont donc souvent focalisés sur les portions du ciel où l'on soupçonne déjà l'existence de ces nuages moléculaires.

Ce résultat sera présenté cette semaine lors d'une conférence internationale à Bologne (Italie), où des scientifiques du monde entier discutent ensemble des résultats intermédiaires de la mission, dont la découverte également d'un mystérieux "voile micro-ondes" dans la Voie Lactée. Pour Jan Tauber, responsable scientifique de Planck à l'ESA, "les résultats obtenus, à ce stade de la mission, sur le voile galactique et sur la distribution du monoxyde de carbone nous donnent un point de vue inédit sur certains processus physiques à l'œuvre dans notre Galaxie".

 

La participation française à la mission Planck

 

La mission Planck voit une très forte participation des laboratoires du CNRS, des universités et du CEA (voir détail ci-dessous), qui ont travaillé dans le cadre du consortium HFI, instrument français dont Jean-Loup Puget, de l'IAS, est le responsable scientifique tandis que François Bouchet, de l'Institut d'astrophysique de Paris (UPMC/CNRS), coordonne l'analyse scientifique des données.

Ces équipes, soutenues par le CNES, l'agence spatiale française, ont joué un rôle de premier plan dans l'analyse des données de Planck, la construction de la première édition du catalogue de sources Planck et les premiers résultats astrophysiques publiés en janvier 2011, ceux à venir dans les prochains mois et la préparation des résultats cosmologiques qui seront présentés en 2013. Le CNES a accompagné très tôt le projet Planck par des études de recherche et développement, en coordonnant les efforts des équipes des laboratoires du CNRS, du CEA, et de l'industrie (Thales Alenia Space, Air Liquide). Son implication se poursuit par son support aux équipes scientifiques impliquées dans l'exploitation des données scientifiques.

Laboratoires français impliqués :

- APC : Astroparticule et cosmologie (Université Paris Diderot/CNRS/CEA/Observatoire de Paris)
- Centre de calcul de l'IN2P3 (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules) du CNRS
- IAP : Institut d'astrophysique de Paris (UPMC/CNRS), Paris
- IAS : Institut d'astrophysique spatiale (Université Paris-Sud/CNRS), Orsay
- IPAG : Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble 1 (Université Joseph Fourier Grenoble 1/CNRS), Grenoble
- Institut Néel  (CNRS), Grenoble
- IRAP : Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Université Paul Sabatier Toulouse/CNRS), Toulouse
- IRFU : Institut de Recherche sur les Lois Fondamentales de l'Univers (CEA), Saclay
- LAL : Laboratoire de l'accélérateur linéaire (Université Paris-Sud/CNRS), Orsay
- LERMA : Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (Observatoire de Paris/CNRS), Paris
- LPSC : Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (Université Joseph Fourier Grenoble 1/CNRS/Institut National Polytechnique de Grenoble), Grenoble.

 

Pour en savoir plus : www.planck.fr

 

Cette image de tout le ciel présente la distribution du monoxyde de carbone, traceur des nuages moléculaires, observée avec le satellite Planck. Certains, jusqu'alors inconnus, se trouvent dans des régions éloignées du plan galactique. (Les grandes structures en filigrane sont liées des artefacts du traitement des données et n'ont rien de réel.)

© ESA / collaboration Planck

 

Source : CNRS http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2469.htm

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


14 Février 2012

Comète C/2012 CH17 (MOSS)

 

Nouvelles du Ciel

 

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde découvert par Claudine Rinner le 07 Février 2012 sur les images CCD prises avec un télescope de 0.5-m f/3 dans le cadre du Morocco Oukaimeden Sky Survey (MOSS), et répertorié en tant que planète mineure sous la désignation de 2012 CH17, a été trouvé montrant un aspect cométaire par d'autres astrométristes CCD, à savoir H. Sato (RAS Observatory, Nerpio), J. Nicolas (Vallauris), et J. V. Scotti (LPL/Spacewatch II). L'objet a été également trouvé sur des images antérieures à la découverte, datant du 02 Février 2012, prises dans le cadre du Catalina Sky Survey.

 

Les éléments orbitaux de la comète C/2012 CH17 (MOSS) indiquent un passage au périhélie le 28 Septembre 2012 à une distance d'environ 1,3 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12C48.html (MPEC 2012-C48)

http://www.cbat.eps.harvard.edu/iau/cbet/003000/CBET003020.txt

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 28 Septembre 2012 à une distance d'environ 1,3 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12D59.html (MPEC 2012-D59)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=CK12C17H

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2012%20CH17;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

http://www.cieletespace.fr/node/8588

 

Les Grands Chasseurs de Comètes

Les Comètes Sungrazers du groupe de Kreutz

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Succès pour le vol inaugural du nouveau lanceur Vega de l'ESA : Vega, le nouveau lanceur de l'ESA, est désormais prêt pour son entrée en exploitation aux côtés d'Ariane-5 et de Soyouz, après le succès de son vol de qualification, effectué ce matin depuis le port spatial de l'Europe à Kourou (Guyane française).

 


13 Février 2012

Comète C/2012 C2 (Bruenjes)

 

Nouvelles du Ciel

 

L'astronome amateur Manfred Bruenjes (Moonglow Observatory, Warrensburg, Missouri, Etats-Unis) a découvert une nouvelle comète, de magnitude 15,3 au moment de la découverte, sur les images CCD prises les 11 et 12 Février 2012 avec son télescope Schmidt-Cassegrain de 0.36-m f/2.0. Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par M. Hicks (via Table Mountain Observatory, Wrightwood), Y. Ikari (Moriyama), H. Abe (Yatsuka), S. Urakawa et N. Hashimoto (Bisei Spaceguard Center--BATTeRS), V. Gerke (Ka-Dar Observatory, TAU Station, Nizhny Arkhyz), V. Nevsk (Vitebsk), S. Gajdos (Modra), et R. Ligustri, E. Guido, G. Sostero, et N. Howes (RAS Observatory, Nerpio).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2012 C2 (Bruenjes) indiquent un passage au périhélie le 12 Mars 2012 à une distance d'environ 0,8 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12C44.html (MPEC 2012-C44)

http://www.cbat.eps.harvard.edu/iau/cbet/003000/CBET003019.txt

http://www.moonglow.net/ccd/comet/index.html

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=CK12C020

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2012%20C2;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Les Grands Chasseurs de Comètes

Les Comètes Sungrazers du groupe de Kreutz

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


11 Février 2012

Comète C/2012 C1 (McNaught)

 

Nouvelles du Ciel

 

Une nouvelle comète a été découverte le 05 Février 2012 par Rob McNaught dans le cadre du Siding Spring Survey. Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par les observations de Robert Holmes (via Cerro Tololo), de G. Sostero, N. Howes, E. Guido, M. Bell, B. Hounsell, P. Keenan, et H. McParland (via Siding Spring-Faulkes Telescope South), de K. Hills (via RAS Observatory, Moorook), et de M. Masek, J. Ebr, M. Prouza, P. Kubanek, et M. Jelinek (Pierre Auger Observatory, Malargue).

 

Les éléments orbitaux de la comète C/2012 C1 (McNaught) indiquent un passage au périhélie le 01 Mars 2013 à une distance d'environ 4,6 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12C38.html (MPEC 2012-C38)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 04 Février 2013 à une distance d'environ 4,8 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12G18.html (MPEC 2012-G18)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=CK12C010

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2012%20C1;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Avec la découverte de cette nouvelle comète, Rob McNaught compte désormais 68 comètes à son actif (56 comètes découvertes en tant qu'unique découvreur et 12 découvertes partagées)

Les Grands Chasseurs de Comètes

Les Comètes Sungrazers du groupe de Kreutz

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

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Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


08 Février 2012

Le VLT réalise l'image infrarouge la plus détaillée de la nébuleuse de la Carène

 

Crédit : ESO/T. Preibisch

 

Le très grand télescope (VLT) de l'ESO a fourni l'image infrarouge la plus détaillée jamais réalisée de la nébuleuse de la Carène, une nurserie stellaire. De nombreuses structures jusque-là invisibles ont émergé, éparpillées sur ce spectaculaire paysage céleste de gaz, de poussière et de jeunes étoiles. Cette image est l'une des plus magnifiques jamais réalisées par le VLT.

 

Crédit : ESO/T. Preibisch

 

Profondément enfouie au cœur de la Voie Lactée australe, se trouve une nurserie stellaire appelée la nébuleuse de la Carène. Elle se situe à environ 7500 années-lumière de la Terre dans la constellation de la Carène (la quille) [1]. Ce nuage de poussière et de gaz brillant est l'un des incubateurs d'étoiles très massives les plus proches de la Terre. Il contient plusieurs étoiles parmi les plus brillantes et les plus massives connues. L'une d'entre elles, la mystérieuse et très instable étoile Êta Carinae, a occupé la seconde place des étoiles les plus brillantes de tout le ciel pendant plusieurs années, dans les années 1840. Selon les modèles astronomiques standards, il est probable qu'elle explose en supernova dans un futur proche. La nébuleuse de la Carène est un laboratoire idéal pour les astronomes étudiant la naissance violente et les débuts de la vie des étoiles.

 

Bien que cette nébuleuse soit spectaculaire sur les photos prises en lumière visible (eso0905), un bon nombre de ses secrets restent bien cachés derrière d'épais nuages de poussière. Pour pénétrer ce voile, une équipe européenne d'astronomes, dirigée par Thomas Preibisch (University Observatory, Munich, Allemagne), a eu recours à la puissance du très grand télescope de l'ESO (VLT) avec une caméra sensible au rayonnement infrarouge appelée HAWK-I [2].

 

Des centaines d'images ont été combinées pour réaliser ce visuel qui constitue la mosaïque infrarouge la plus détaillée jamais réalisée de cette nébuleuse et l'une des images les plus spectaculaires jamais créée par le VLT. Elle ne montre pas seulement les étoiles massives lumineuses, mais aussi des centaines de milliers d'étoiles à la luminosité plus faible [3] qui étaient invisibles jusqu'à présent.

 

L'éblouissante étoile Êta Carinae apparaît en bas à gauche de cette nouvelle image. Elle est entourée par des nuages de gaz qui brillent sous l'effet des assauts de puissants rayonnements ultraviolets. Il y a aussi sur cette image de nombreuses taches compactes de matière sombre qui restent opaques même dans l'infrarouge. Ce sont les cocons poussiéreux à l'intérieur desquels de nouvelles étoiles sont en train de se former.

 

Au cours des quelques derniers millions d'années, cette région du ciel a formé un grand nombre d'étoiles dont certaines sont isolées et d'autres en amas. L'amas d'étoiles lumineux, proche du centre de l'image est appelé Trumpler 14. Bien que cet objet soit parfaitement observable en lumière visible, beaucoup plus d'étoiles de faible luminosité peuvent être vues sur cette image infrarouge. Et, vers le côté gauche de l'image, on peut voir une petite concentration d'étoiles qui apparaissent jaune. Ce groupement a été vu pour la première fois dans ces nouvelles données obtenues avec le VLT : ces étoiles ne peuvent absolument pas être vues en lumière visible. Il s'agit juste d'un des nombreux objets révélés pour la première fois sur ce spectaculaire panorama.

 

Notes

[1] La Carène est la quille du bateau mythologique Argos du célèbre Jason et les Argonautes.

 

[2] Les régions poussiéreuses de l'espace absorbent et dispersent plus la lumière bleue à la longueur d'onde courte que le rouge dont la longueur d'onde est plus longue. Cet effet explique aussi pourquoi les couchers de Soleil sur Terre sont souvent rouge, notamment quand l'atmosphère est poussiéreuse. Dans certaines parties poussiéreuses du ciel, particulièrement dans les régions de formation stellaire telle que la nébuleuse de la Carène, cet effet est tellement fort que la lumière visible ne peut absolument pas passer à travers. Les astronomes surmontent cet obstacle en observant dans la lumière infrarouge en utilisant des caméras spéciales comme HAWK-I sur le VLT de l'ESO ou le télescope VISTA dédié aux grands relevés infrarouges.

 

[3] Un des principaux objectifs des astronomes était de rechercher dans cette région des étoiles beaucoup plus faibles et moins massives que le Soleil. Cette image est suffisamment profonde pour permettre la détection de jeunes naines brunes.

 

Plus d'informations

L'année 2012 marque le 50ème anniversaire de la création de l'Observatoire Européen Austral (ESO). L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 40 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Liens

- L'article scientifique décrivant les observations infrarouge de la nébuleuse de la Carène

- La page web de Thomas Preibisch sur la Carène

- Observations de la nébuleuse de la Carène avec APEX/LABOCA

- Observations en rayons X de la même région par le projet Chandra Carina

- Photos du VLT

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1208/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

La Chine publie la cartographie haute définition de la Lune : La Chine a publié lundi un ensemble de cartes couvrant la totalité de la surface de la Lune, ainsi que des images d'une résolution de sept mètres capturées par Chang'e-2, le second orbiteur lunaire du pays. Les cartes et les images, rendues publiques par l'Administration d'Etat des sciences, des technologies et de l'industrie pour la défense nationale, sont les images qui couvrent la totalité de la surface de la Lune ayant la plus haute résolution jamais publiées à travers le monde, a indiqué Liu Dongkui, commandant en chef adjoint du projet d'exploration lunaire de la Chine. Ces images ont été capturées par un appareil stéréoscopique comportant un dispositif à transfert de charge (CCD) installé sur Chang'e-2, à 100 km et 15 km de la Lune entre octobre 2010 et mai 2011, selon un communiqué de l'administration. La résolution des images capturées par Chang'e-2 est 17 fois plus fine que celle des images obtenues par son prédécesseur Chang'e-1.

 

GALEX placé en mode veille : Galaxy Evolution Explorer (Galex) a été placé en mode veille le 07 Février 2012 près de neuf ans après le lancement du télescope, les ingénieurs se préparant à cesser les opérations de la mission. Le satellite doit être mis hors service à la fin de cette année. La mission a entièrement cartographié de larges portions du ciel avec une nette vision en ultraviolet, cataloguant des millions de galaxies couvrant 10 milliards d'années de temps cosmique.

 


06 Février 2012

Le radar de Mars Express de l'ESA donne des preuves solides pour un océan de Mars autrefois

 

Crédit : ESA, C. Carreau

 

Mars Express de l'ESA a renvoyé des preuves solides pour un océan couvrant autrefois une partie de la planète Mars. En utilisant le radar, il a détecté des sédiments qui rappellent un plancher océanique dans les limites d'anciens rivages sur Mars précédemment identifiés.

 

Crédit : ESA, C. Carreau

 

Le radar MARSIS a été déployé en 2005 et a collecté des données depuis. Jérémie Mouginot, Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble (IPAG) et Université de Californie à Irvine, et ses collègues ont analysé plus de deux années de données et ont constaté que les plaines du nord sont couvertes en matériaux de faible densité.

 

"Nous interprétons ceux-ci comme des dépôts sédimentaires, peut-être riches en glace", explique le Dr Mouginot. "C'est une nouvelle forte indication qu'il y avait autrefois un océan ici."

 

L'existence des océans sur la planète Mars a été suspectée avant et des caractéristiques qui rappellent des rives ont été provisoirement identifiées dans les images de différents engins spatiaux. Mais cela reste une question controversée.

 

Deux océans ont été proposés : il y a 4 milliards d'années, lorsque des conditions plus chaudes prévalaient, et également il y a 3 milliards d'années lorsque la glace sous la surface a fondu suite à un impact important, créant des canaux d'écoulement qui ont drainé l'eau dans les zones de basse altitude.

 

"MARSIS pénètre profondément dans le sol, révélant les 60-80 premiers mètres sous la surface de la planète", explique Wlodek Kofman, chef de file de l'équipe de radar à l'IPAG.

 

Crédit : ESA, C. Carreau

 

"Tout au long de cette profondeur, nous voyons la preuve de matériel sédimentaire et de glace."

 

Les sédiments mis en évidence par MARSIS sont des zones de faible réflectivité radar. Ces sédiments sont généralement des matériaux granulaires de faible densité qui ont été érodés par l'eau et emportés à leur destination finale.

 

Cet océan tardif aurait cependant été temporaire. En quelques millions d'années ou moins, estime le Dr Mouginot, l'eau aurait soit regelée sur place et a été conservée sous terre à nouveau, ou s'est transformée en vapeur et s'est dissipée progressivement dans l'atmosphère.

 

"Je ne pense pas qu'il aurait pu rester comme un océan assez longtemps pour que la vie se forme."

 

Afin de trouver des preuves de vie, les astrobiologistes devront chercher encore plus loin dans l'histoire de Mars où l'eau liquide a existé pendant des périodes beaucoup plus longues.

 

Néanmoins, ce travail fournit une partie de la meilleure preuve à ce jour qu'il y a eu autrefois des corps importants d'eau liquide sur Mars et est une preuve supplémentaire du rôle de l'eau liquide dans l'histoire géologique martienne.

 

"Les précédents résultats de Mars Express au sujet de l'eau sur Mars provenaient de l'étude des images et des données minéralogiques, ainsi que des mesures atmosphériques. Maintenant, nous avons la vue depuis le radar de subsurface", explique Olivier Witasse, scientifique de l'ESA du projet Mars Express.

 

"Cela ajoute de nouvelles pièces d'information à l'énigme, mais la question demeure : d'où vient toute l'eau ?"

 

Mars Express poursuit son enquête.

 

http://www.esa.int/esaCP/SEMVINVX7YG_index_0.html

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


05 Février 2012

Comète C/2012 B3 (La Sagra)

 

Nouvelles du Ciel

 

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde, découvert sur les images CCD prises le 29 Janvier 2012 avec le télescope de 0,45-m f/2.8 par S. Sanchez, J. Nomen, M. Hurtado, J. A. Jaume, W. K. Y. Yeung, P. Rios, F. Serra, et F. Serra (OAM Observatory, La Sagra), a été noté plus tard par Jaime Nomen comme étant une possible comète ayant une légère apparence diffuse sur les images prises le 30 Janvier. Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par H. Sato (via RAS Observatory, Mayhill), W. H. Ryan et E. V. Ryan (Magdalena Ridge Observatory, Socorro), Ernesto Guido (via Haleakala-Faulkes Telescope North), L. Elenin (ISON-NM Observatory, Mayhill), T. Vorobjov (Mount Lemmon SkyCenter), J. V. Scotti (LPL/Spacewatch II), P. Birtwhistle (Great Shefford), P. De Cat (Uccle), et V. Gerke (Ka-Dar Observatory, TAU Station, Nizhny Arkhyz).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2012 B3 (La Sagra) indiquent un passage au périhélie le 29 Novembre 2011 à une distance d'environ 3,5 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12C23.html (MPEC 2012-C23)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 06 Décembre 2011 à une distance d'environ 3,5 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12D09.html (MPEC 2012-D09)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=CK12B030

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2012%20B3;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

http://remanzacco.blogspot.com/2012/02/new-comet-c2012-b3-la-sagra.html

http://www.oam.es/comet_C2012B3lasagra.htm

 

Les Grands Chasseurs de Comètes

Les Comètes Sungrazers du groupe de Kreutz

 

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COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


03 Février 2012

Mars Express révèle des dépôts soufflés par le vent sur Mars

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

De nouvelles images de Mars Express de l'ESA montrent la région de Syrtis Major sur Mars. Autrefois pensée pour être une mer d'eau, la région est maintenant connue pour être une province volcanique datant de milliards d'années.

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neuku

 

Syrtis Major peut être repérée depuis la Terre, même avec des télescopes relativement petits - la zone quasi-circulaire sombre sur la planète s'étend sur 1300 x 1500 km.

 

Christiaan Huygens a découvert ce secteur en 1659 et par des observations répétées, il l'a utilisé pour mesurer la longueur de la journée sur Mars.

 

Les premières impressions étaient qu'il s'agissait d'une mer avec un niveau d'eau qui montait et descendait, provoquant le changement des taches.

 

Maintenant, cependant, nous savons que la région est d'origine volcanique, dépourvue d'eau et que les changements de sa forme sont dues à la poussière et au sable emportés par le vent.

 

Les images nouvellement publiées d'une partie de Syrtis Major vue depuis la navette spatiale Mars Express de l'ESA montrent des coulées de lave qui ont inondé le matériel plus ancien des hauts plateaux, laissant derrière des buttes - des collines isolées avec des flancs abrupts qui étaient trop hautes pour être affectées.

 

Elles peuvent être identifiées par leurs couleurs plus claires et leur état érodé, et certaines montrent même d'anciennes vallées sur leurs flancs.

 

Des coulées de lave, des cratères remplis et des cratères partiellement remplis peuvent être distingués dans les images. La direction du vent dominant peut être vue de la dispersion de la poussière plus claire et du sable plus sombre dans et autour les cratères et les buttes. Les plus petits cratères illustrent ceci clairement.

 

Le plus grand cratère dans les images a un petit pic central et contient un petit champ de dunes avec des dunes aux tons sombres à l'est de son plancher.

 

Le nombre et la taille des cratères peuvent être utilisés pour dater les surfaces dans le Système solaire parce que les cratères s'accumulent lentement au fur et à mesure que les impacts se produisent au fil du temps. Cette information peut être utilisée pour dater la province volcanique et suggère un âge de plus de 3 milliards d'années.

 

http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEM1NHTXXXG_0.html

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


03 Février 2012

Comètes P/2012 B1 (PANSTARRS), P/2003 HT15 = 2012 B2 (LINEAR), P/2003 T12 = 2012 A3 (SOHO), et P/2011 VJ5 (Lemmon)

 

Nouvelles du Ciel

 

P/2012 B1 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte le 25 Janvier 2012 par l'équipe du programme de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) avec le télescope Pan-STARRS 1 de 1,8 mètre d'ouverture, de l'Université d'Hawaii, situé au sommet du Haleakala sur l'île de Maui (Hawaii, USA). Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par T. H. Bressi (LPL/Spacewatch II), T. Vorobjov (Kitt Peak), K. Hills (RAS Observatory, Moorook), et E. Pettarin et A. Stecchina (Farra d'Isonzo). L'objet a également été retrouvé sur des observations antérieures à la découverte, datant du 31 Décembre 2011, faites par A. Szing (University of Szeged, Piszkesteto Stn. (Konkoly)).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2012 B1 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 10 Juillet 2013 à une distance d'environ 3,8 UA du Soleil, et une période d'environ 16,9 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12B66.html (MPEC 2012-B66)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=PK12B010

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=%20%20P%2F2012%20B1;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 23 Juillet 2013 à une distance d'environ 3,8 UA du Soleil, et une période d'environ 16,5 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12D59.html (MPEC 2012-D59)

 

P/2003 HT15 = 2012 B2 (LINEAR)

La comète P/2003 HT15 (LINEAR) a été retrouvée par T. Seki, S. Shimomoto, et H. Sato (Geisei) les 26 et 27 Janvier 2012. Cet objet avait été découvert en tant qu'astéroïde par le télescope de surveillance LINEAR le 26 Avril 2003, mais figurait sur des images antérieures datées du 27 Janvier 2003, et avait reçu la désignation de 2003 HT15. Des observations supplémentaires avaient révélé qu'il s'agissait d'une comète périodique.

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2003 HT15 = 2012 B2 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 17 Mars 2013 à une distance d'environ 2,6 UA du Soleil, et une période d'environ 9,9 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12B95.html (MPEC 2012-B95)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=PK03H15T

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2012%20B2;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2003 HT15 = 2012 B2 (LINEAR) a reçu la dénomination définitive de 256P/LINEAR en tant que 256ème comète périodique numérotée.

 

P/2003 T12 = 2012 A3 (SOHO)

Alan Watson a découvert le 19 Janvier 2012 un objet diffus avec une queue dans les images de l'instrument HI-1B du satellite STEREO-B du 17 Janvier. William Thompson a alors détecté l'objet dans les images des jours précédents de l'instrument COR-2B de STEREO. Les mesures astrométriques ont permis à Rainer Kracht de calculer une orbite à courte période et de l'identifier avec 2003 T12 (SOHO), une comète n'appartenant à aucun groupe connu détectée par Jim Danaher le 06 Novembre 2003 dans les images du 09-12 Octobre du coronographe LASCO C3 de SOHO et notée par Brian Marsden comme pouvant être de courte période. Il a également suggéré qu'elle pouvait être également visible dans les images STEREO de 2007, et Alan Watson l'a retrouvée dans les images de Novembre de cette année-là. Rainer Kracht note que la comète s'est approchée de la Terre à 0,18 UA le 26 Janvier 2008.

 

La comète émergera de la conjonction solaire fin Janvier, et pourrait alors atteindre la magnitude 11.

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2003 T12 = 2012 A3 (SOHO) indiquent un passage au périhélie le 26 Janvier 2012 à une distance d'environ 0,57 UA du Soleil, et une période d'environ 4,12 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12B96.html (MPEC 2012-B96)

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12BB1.html (MPEC 2012-B111)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2012%20A3;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

http://www.ast.cam.ac.uk/~jds/coms12.htm#12A3

 

P/2011 VJ5 (Lemmon)

R. E. Hill a annoncé la découverte d'une nouvelle comète sur les images obtenues le 01 Février 2012 avec le télescope Schmidt de 0,68 mètres du Catalina Sky Survey. Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par R. A. Kowalski, et A. R. Gibbs (Mt. Lemmon Survey), A. Tripp, G. Sostero, N. Howes, et E. Guido (via Haleakala-Faulkes Telescope North), et par R. Holmes, T. Linder, et V. Hoette (via Cerro Tololo).

 

Tim Spahr (Minor Planet Center) a identifié cette nouvelle comète avec un objet ayant l'apparence d'un astéroïde découvert le 03 Novembre 2011 dans le cadre du Mt Lemmon Survey, observé par G. Hug (Sandlot Observatory, Scranton), et par M. Andreev, A. Sergeev, N. Parakhin, V. Kozlov, et N. Karpov (Terskol), et répertorié comme tel sous la désignation de 2011 VJ5.

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2011 VJ5 (Lemmon) indiquent un passage au périhélie le 08 Décembre 2011 à une distance d'environ 1,5 UA du Soleil, et une période d'environ 6,24 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K12/K12C14.html (MPEC 2012-C14)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=PK11V05J

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2011%20VJ5;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Les Grands Chasseurs de Comètes

Les Comètes Sungrazers du groupe de Kreutz

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

La chasse aux aurores boréales du Canada depuis le sol et l'espace est ouverte : L'Observatoire en ligne AuroraMAX et la Station spatiale internationale (ISS) se sont donnés pour mission de photographier les aurores boréales à partir du sol et de l'espace dans le cadre d'un nouveau projet pilote visant à comparer et à partager des images et des séquences vidéo des aurores du Canada. Lorsque les prévisions annonceront des aurores actives, des alertes d'AuroraMAX seront diffusées pour inviter le public à voir les aurores en  direct, pendant que les astronautes à bord de l'ISS saisiront des images de l'aurore au-dessus du Canada. Après chaque séance d'observation, les astronautes transmettront leurs images au sol et, dans les 48 heures, le public pourra comparer les images saisies à Yellowknife et les photos prises depuis l'ISS dans l'espace.

 


02 Février 2012

Hubble fait un zoom sur une galaxie amplifiée

 

Crédit : NASA, ESA, J. Rigby (NASA Goddard Space Flight Center), K. Sharon (Kavli Institute for Cosmological Physics, University of Chicago), and M. Gladders and E. Wuyts (University of Chicago)

 

Une équipe d'astronomes a braqué Hubble sur l'un des exemples les plus remarquables de lentille gravitationnelle, un arc de lumière de près de 90 degrés dans l'amas de galaxies RCS2 032727-132623. La vue d'Hubble de la lointaine galaxie de fond, qui se trouve à près de 10 milliards d'années-lumière, est bien plus détaillée que ce qui pourrait être réalisé sans l'aide de la lentille gravitationnelle.

 

Cette observation fournit une occasion unique d'étudier les propriétés physiques d'une galaxie formant vigoureusement des étoiles lorsque l'Univers avait seulement le tiers de son âge actuel. Les résultats ont été acceptés pour publication dans The Astrophysical Journal.

 

Crédits : NASA, ESA, J. Rigby (NASA Goddard Space Flight Center), K. Sharon (Kavli Institute for Cosmological

Physics, University of Chicago), and M. Gladders and E. Wuyts (University of Chicago)

  

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2012/08/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


01 Février 2012

Une poche de formation d'étoiles

 

Crédit : ESO

 

Cette nouvelle image montre une nurserie stellaire appelée NGC 3324. Elle a été réalisée en utilisant la caméra WFI (Wide Field Imager) sur le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l'Observatoire de La Silla au Chili. Le rayonnement ultraviolet intense provenant de plusieurs jeunes étoiles chaudes de NGC 3324 fait briller le nuage de gaz avec de riches couleurs et a creusé une cavité dans la poussière et le gaz environnant.

 

Crédit : ESO

 

NGC 3324 est située dans la constellation australe de la Carène (la quille, une des parties du navire Argos de Jason) à environ 7500 années-lumière de la Terre. Elle se trouve à la périphérie nord de l'environnement chaotique de la nébuleuse de la Carène, qui a été sculptée par de nombreuses autres poches de formation d'étoiles (eso0905). Un riche dépôt de gaz et de poussière dans la région de NGC 3324 y a alimenté une importante vague de formation d'étoiles, il y a plusieurs millions d'années, conduisant à la formation de plusieurs grosses et très chaudes étoiles proéminentes sur cette nouvelle image.

 

Les vents stellaires et le rayonnement intense provenant de ces jeunes étoiles ont formé un creux dans la poussière et le gaz environnants. Ceci est particulièrement visible sous la forme du mur de matière que l'on voit au centre droit de cette image. Le rayonnement ultraviolet des jeunes étoiles chaudes arrache les électrons des atomes d'hydrogène. Ces électrons sont ensuite recapturés.  Ils descendent alors d'un niveau d'énergie à un autre, ce qui provoque cette couleur rouge caractéristique révélant l'étendue du gaz diffus local. Les autres couleurs proviennent d'autres éléments, comme le rayonnement caractéristique de l'oxygène doublement ionisé qui donne cette couleur vert-jaune à la partie centrale de l'image.

 

Les observateurs de nébuleuses peuvent trouver des ressemblances entre ces nuages cosmiques et les nuages du ciel terrestre. NGC 3324 a également le surnom de nébuleuse Gabriela Mistral, d'après le nom de la poétesse chilienne, Prix Nobel de littérature [1]. Les contours du mur de gaz et la poussière sur la droite dessinent une forme ressemblant fortement à un visage humain de profil, avec la « bosse » au centre correspondant au nez.

 

La puissance de la caméra WFI sur le télescope MGP/ESO de 2,2 mètres à l'Observatoire de La Silla de l'ESO a également permis de révéler de nombreuses structures sombres dans NGC 3324. Les grains de poussière dans ces régions absorbent la lumière du gaz brillant en arrière-plan, créant des ombres, des formes en filigranes qui ajoutent une autre couche de structures évocatrices à cette riche vue.

 

La « vue perçante » du télescope spatial Hubble a également été éprouvée sur NGC 3324 par le passé. Hubble peut distinguer des détails plus fins que ne le peut la vue panoramique de la caméra WFI, mais seulement sur un bien plus petit champ. Ces deux instruments, quand ils sont utilisés en tandem peuvent ainsi fournir à la fois des vues en gros plan et des vues à grand champ.

 

Notes

[1] Des explications complémentaires et des images comparatives sont disponibles sur le site de l'astronome amateur Daniel Verschatse: http://www.verschatse.cl/nebulae/ngc3324/medium.htm.

 

Plus d'informations

L'année 2012 marque le 50ème anniversaire de la création de l'Observatoire Européen Austral (ESO). L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 40 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1207/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

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