Nouvelles du Ciel de Février 2005

 

Les Titres

  

Un concours Photo à l'occasion du survol de la Terre par Rosetta [28/02/2005]

Trous noirs [28/02/2005]

CASSINI-HUYGENS Les ceintures de radiations de Saturne capturées par Cassini [26/02/2005]

Découverte de nuages de gaz sombre à proximité du système solaire [26/02/2005]

MARS EXPRESS Activité glaciaire, volcanique et fluviale sur Mars [25/02/2005]

Un autre regard sur un énigmatique nouveau monde [24/02/2005]

Comètes SOHO : C/2005 B3, B4 [23/02/2005]

Le plus petit trou noir galactique trouvé à ce jour [23/02/2005]

Voir l'invisible: la découverte de la première galaxie sombre ? [23/02/2005]

MARS EXPRESS Une mer de glace sous une couche de cendres [22/02/2005]

Des hydrocarbures dans la crinière de la Tête de Cheval [21/02/2005]

Premier Survol de la Terre par la sonde Rosetta le 04 Mars 2005 [19/02/2005]

Explosion cosmique historique [18/02/2005]

Les amas de galaxies se sont formés tôt [17/02/2005]

Titan juste avant le survol de Cassini [17/02/2005]

Les aurores de Saturne [16/02/2005]

Poids limité pour les plus gros trous noirs [16/02/2005]

CASSINI-HUYGENS Quatrième survol de Titan, et premier survol d'Encelade dans les jours qui suivent [15/02/2005]

MARS EXPRESS Melas, Candor et Ophir Chasmas : le centre de Valles Marineris [15/02/2005]

La comète perdue D/1819 W1 (Blanpain) aurait été retrouvée [13/02/2005]

Découverte de la première étoile éjectée [10/02/2005]

Comètes SOHO : C/1997 E2, 2004 Y12, 2005 A2, 2005 A3, 2005 A4, 2005 A5 [09/02/2005]

CASSINI-HUYGENS Premières mesures des vents de Titan par Huygens [09/02/2005]

CASSINI-HUYGENS Huygens sur Titan : t'chat avec Roger-Maurice Bonnet [09/02/2005]

Tremblement de Terre de Sumatra : l'axe de la Terre a-t-il tremblé ? [09/02/2005]

MARS EXPRESS Feu vert pour le déploiement du radar de la sonde Mars Express de l’ESA [08/02/2005]

Mini Système solaire en formation [08/02/2005]

2004 MN4 ne percutera pas la Terre en 2029 [04/02/2005]

Point chaud sur Saturne [04/02/2005]

V838 Monocerotis révèle de spectaculaires modifications [03/02/2005]

Chandra trouve la matière perdue [02/02/2005]

Un monstre cosmique : le pulsar «accrétant» ayant la plus grande vitesse de rotation connue à ce jour [02/02/2005]

Swift est opérationnel [01/02/2005]

 

 

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Le 28 Février 2005

Un concours Photo à l'occasion du survol de la Terre par Rosetta

 

Nouvelles du Ciel

 

A l'occasion du survol de la Terre par la sonde Rosetta le 04 Mars 2005, l'ESA organise un concours photo et récompensera les trois meilleures images de ce survol. Les observateurs amateurs sont invités à participer.

 

Si vous possédez un télescope convenable et si vous êtes équipé pour immortaliser l'événement, vous pourrez probablement prendre quelques photos impressionnantes, si le temps le permet, du passage rapide de Rosetta près de la Terre.

 

Après le coucher du Soleil en Europe le vendredi 04 Mars, le vaisseau spatial semblera voyager de l'est vers le sud-sud-ouest, se déplaçant de la constellation du Sextant (Sextans) vers le Soleil couchant, en traversant le ciel complet. Rosetta se déplacera plus rapidement en atteignant l'ouest, disparaissant au-dessous de l'horizon vers 22h00 UTC. En Europe, le vaisseau atteindra seulement une magnitude d'environ 8 ou 9 et ne sera pas visible à l'oeil nu, mais les possesseurs de jumelles devaient pouvoir l'apercevoir sous un ciel bien noir.

 

http://www.esa.int/SPECIALS/ESOC/SEMQ4RYEM4E_0.html

 

http://www.rssd.esa.int/index.php?project=ROSETTA&page=Earth_Flyby

   


Le 28 Février 2005

Trous noirs

 

Crédit : Max Planck Institute for Extraterrestrial Physics

 

En observant une centaine de galaxies actives lointaines au moyen du satellite XMM-Newton, des chercheurs ont mesuré des vitesses proches de celle de la lumière à proximité de monstres cosmiques massifs.

 

Les astronomes européens ont réussi pour la première fois à confirmer les signatures prévues près des trous noirs par la Théorie de la Relativité d'Albert Einstein dans la lumière du fond cosmique de rayons X. Le groupe de scientifiques mené par Günther Hasinger, directeur au Max-Planck-Institute for extraterrestrial Physics à Garching près de Munich, a pu identifier l'empreinte digitale spectrale des atomes de fer. Les chercheurs ont été très étonnés au sujet du signal étonnamment grand et de la forme typiquement élargie de la ligne du fer.

 

La largeur de la ligne indique que les atomes de fer doivent rayonner plutôt près du trou noir, en accord avec la rotation rapide des trous noirs. Cette conclusion est également trouvée indirectement par d'autres groupes, qui ont comparé l'énergie dans les rayons X de fond à la masse totale des trous noirs qui sommeillent dans les galaxies voisines.

 

http://www.mpg.de/english/illustrationsDocumentation/documentation/pressReleases/2005/pressRelease20050223/

   


Le 26 Février 2005

Les ceintures de radiations de Saturne capturées par Cassini

 

Crédit : Johns Hopkins University

 

En utilisant une caméra innovatrice sur le vaisseau spatial Cassini, les scientifiques ont capturé des images d'une ceinture de radiations à l'intérieur des anneaux de Saturne et ont réalisé l'image la plus claire à ce jour de la magnétosphère géante de la planète, selon un rapport du milieu de l'année du vaisseau spatial publié aujourd'hui dans le journal Science.

 

Le vaisseau spatial Cassini est entré en orbite autour de Saturne en Juillet 2004, commençant une étude de quatre années. Parmi les 12 instruments scientifiques embarqués figure le MIMI (Magnetospheric Imaging Instrument), développé par le Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory (APL), que les scientifiques utilisent pour étudier l'environnement de particules chargées énergiques de Saturne et obtenir les images de la magnétosphère de la planète aux anneaux.

 

L'instrument MIMI a permis aux scientifiques de "visualiser l'invisible" :

- "voir" les ceintures de plasma et de radiations dans l'environnement de Saturne dans une image; découvrir que les ceintures sont plus intenses sur le côté nuit de la planète; qu'il y a une ceinture inattendue de radiations vers l'intérieur de l'anneau "D", le quatrième anneau principal le plus proche de l'atmosphère supérieure ténue de la planète; et qu'il y a là une virtuelle soupe de ions qui proviennent de la dissociation de l'eau, très probablement due aux radiations impactant les anneaux.

 

http://www.spaceref.com/news/viewpr.html?pid=16242

   


Le 26 Février 2005

Découverte de nuages de gaz sombre à proximité du système solaire

 

Crédit : CEA/SAp

 

Une équipe de chercheurs du Service d'Astrophysique (SAp) du CEA-DAPNIA, de l'Université Paris-7 et du CNRS (Ganil) révèle la présence, à proximité du Système solaire, de vastes nuages de gaz « sombre » contenant des centaines de milliers de fois la masse du Soleil qui avaient jusque là échappé aux observations radio traditionnelles. Leur forme et leur localisation montrent qu’ils jouent un rôle clef dans la structuration du gaz interstellaire et la formation des étoiles. Il y aurait au moins autant de ce gaz sombre dans la Voie Lactée que tout l’hydrogène moléculaire déjà répertorié.

 

Les scientifiques sont arrivés à cette conclusion en analysant la répartition des rayons gamma et infrarouges produits dans la Galaxie. Les rayons gamma, particules de lumière d'une énergie supérieure à cent millions de fois celle de la lumière visible, révèlent de larges régions proches du Soleil contenant un gaz froid qui pourrait contribuer notablement à la matière noire activement recherchée dans l'ensemble de la Galaxie.

 

 http://www.cea.fr/fr/actualites/articles.asp?id=618

 

 http://dphs10.saclay.cea.fr/Sap/Actualites/Breves/grenier050217/grenier050217.shtml

   


Le 25 Février 2005

Activité glaciaire, volcanique et fluviale sur Mars

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Ces images ont été prises par l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) embarqué sur le vaisseau spatial Mars Express. Elles montrent des secteurs d'activités glaciaires, volcaniques et fluviales sur Mars. Ces découvertes ont été présentées cette semaine à la Conférence Scientifique de Mars Express de l'ESA à l'ESTEC à Noordwijk (Pays-Bas), où environ 250 scientifiques exposent les résultats scientifiques de la première année de Mars Express.

 

 

          

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

http://www.esa.int/export/esaCP/SEMX67D3M5E_index_1.html

   


Le 24 Février 2005

Un autre regard sur un énigmatique nouveau monde

 

Crédit : ESO (NACO/VLT)

 

Le 14 Janvier 2005, la sonde Huygens de l'ESA est arrivée sur le plus grand satellite de Saturne, Titan. Après une descente parfaite à travers l'atmosphère dense, elle a atterri sur la surface glacée de ce monde étrange d'où elle a continué à transmettre des données précieuses vers la Terre. Dans le cadre d'une campagne consacrée coordonnée par les membres du Huygens Project Scientist Team, les astronomes ont observé le plus grand satellite de Saturne, Titan, avec le VLT (Very Large Telescope) de l'ESO à l'Observatoire de Paranal (Chili) au cours des nuits du 15 au 16 Janvier, au moyen de l'optique adaptative de l'instrument NAOS/CONICA monté sur le télescope Yepun de 8,2 m. Les observations ont été effectuées dans plusieurs modes, aboutissant à une série d'excellentes images et de spectres détaillés de cette lune mystérieuse.

 

 

          

 

 

http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2005/phot-04-05.html

 

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1485.htm

   


Le 23 Février 2005

Comètes SOHO : C/2005 B3, B4

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Des comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par la circulaire MPEC 2005-D18. La comète C/2005 B3 appartient au groupe de Kreutz, la comète C/2005 B4 appartient au groupe de Meyer.

 

C/2005 B3 (SOHO) (X. Leprette)

C/2005 B4 (SOHO) (B. Zhou)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05D18.html (MPEC 2005-D18)

 

Les COMETES Sungrazers du groupe de Kreutz

   


Le 23 Février 2005

Le plus petit trou noir galactique trouvé à ce jour

 

Crédit : Allan Sandage, Carnegie Institution. STScI-PRC1993-19

 

Un groupe dirigé par des astronomes de l'Ohio State University et du Technion-Israel Institute of Technology a mesuré la masse d'un trou noir unique et a déterminé que c'est le plus petit trouvé jusqu'ici.

 

Les premiers résultats indiquent que le trou noir pèse moins d'un million de fois la masse de notre Soleil, ce qui ferait qu'il soit bien 100 fois plus petit que d'autres de son type. Pour obtenir leur mesure, les astronomes ont utilisé le télescope spatial Hubble et une technique semblable au radar Doppler.

 

Le trou noir se tient à 14 millions d'années-lumière, dans le centre de la galaxie NGC 4395.

 

Les astronomes considèrent que NGC 4395 est “une galaxie active,” une galaxie avec un centre très brillant, ou noyau. La théorie actuelle soutient que les trous noirs peuvent littéralement consommer les noyaux galactiques actifs (AGNs). Les trous noirs dans les AGNs sont supposés être très massifs.

 

NGC 4395 semble être spécial, parce que le trou noir dans le centre de la galaxie est beaucoup plus petit que ceux trouvés dans d'autres galaxies actives.

 

Alors que les astronomes ont trouvé beaucoup de preuves de trous noirs plus grands qu'un million de masses solaires ou plus petits que quelques dizaines de masses solaires, ils n'ont pas trouvé autant de trous noirs de taille moyenne, à l'échelle de centaines ou de milliers de masses solaires.

 

Les trous noirs comme celui dans NGC 4395 comblent ce vide.

 

http://researchnews.osu.edu/archive/minibh.htm

   


Le 23 Février 2005

Voir l'invisible: la découverte de la première galaxie sombre ?

 

Crédit : Cardiff University

 

Une équipe d'astronomes a découvert un objet qui semble être une galaxie invisible faite presque entièrement de matière sombre, la toute première détectée. Une galaxie sombre est un secteur dans l'univers contenant une grande quantité de masse qui tourne comme une galaxie, mais ne contient aucune étoile. Sans aucune étoile donnant de la lumière, elle peut seulement être trouvée au moyen des radiotélescopes. La galaxie, dénommée nommée VIRGOHI21, a d'abord été vue avec le télescope Lovell de l'Université de Manchester, et la vision a été confirmée avec le radiotélescope d'Arecibo (Porto Rico).

 

L'équipe internationale a étudié la distribution d'atomes d'hydrogène dans l'Univers, et a trouvé que VIRGOHI21 était mille fois plus massive que pourrait l'expliquer l'observation d'atomes d'hydrogène seuls. Si c'était une galaxie ordinaire, elle devrait être assez brillante et serait visible avec un bon télescope amateur.

 

Les objets semblables découverts précédemment se sont depuis avérés contenir des étoiles après étude avec des télescopes optiques très puissants. D'autres ont été trouvés pour être les restes de deux galaxies entrant en collision. Toutefois, lorsque les scientifiques ont étudié le secteur en question au moyen du télescope INT (Isaac Newton Telescope) de 2,5m de La Palma, ils n'ont trouvé aucune trace visible d'étoiles et aucune galaxie proche qui suggérerait une collision. Les astronomes ont effectué leurs premières observations en 2000 et ont mis presque cinq ans pour exclure toutes les autres explications possibles. VIRGOHI21 semble être la première galaxie sombre jamais détectée.

 

La découverte d'une galaxie de matière sombre est un progrès important parce que, selon les modèles cosmologiques, la matière sombre est cinq fois plus abondante que la matière ordinaire qui compose tout ce que nous pouvons voir et toucher.

 

http://www.pparc.ac.uk/Nw/dark_galaxy.asp

 

http://www.astro.cf.ac.uk/groups/galaxies/latestnews.html

 

http://www.jb.man.ac.uk/news/darkgalaxy/

 

http://news.bbc.co.uk/go/click/rss/0.91/public/-/1/hi/wales/south_east/4288633.stm

 

http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/mar05/dark.fr.shtml [mise à jour du 03 Mars 2005]

   


Le 22 Février 2005

Une mer de glace sous une couche de cendres

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Une mer de glace pourrait exister juste au-dessous de la surface de Mars près de l'équateur de la planète.

 

La revue britannique New Scientist a rapporté, sur son site Internet, que les scientifiques utilisant les images du vaisseau spatial Mars Express ont repéré ce qu'ils décrivent comme des plaques flottantes à la surface de Mars à environ cinq degrés au nord de l'équateur.

 

Des images prises par l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) de Mars Express montrent des structures qui ressemblent à celles découvertes près des pôles. Les scientifiques supposent que ces structures sont des blocs de glace recouverts par des couches de cendres volcaniques épaisses de seulement quelques centimètres qui empêchent la sublimation de la glace. Ces blocs de glace pourraient être les vestiges d'une mer gelée de 900 km de long sur 800 km de large et profonde de 45 mètres.

 

Ces résultats seront présentés le vendredi 25 Février au centre de recherche de l'ESA à Noordwijk (Pays-Bas).

 

http://www.esa.int/esaSC/Pr_3_2005_h_en.html

 

http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn7039

 

http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/4285119.stm

 

http://space.com/scienceastronomy/050222_mars_ice.html

 

http://fr.news.yahoo.com/050221/202/4a7om.html

   


Le 21 Février 2005

Des hydrocarbures dans la crinière de la Tête de Cheval

 

Crédit : ESO (VLT/FORS2)

 

Grâce aux six radiotélescopes de l'interféromètre de l'Institut de Radioastronomie Millimétrique (IRAM - CNRS, MPG, IGN) , une équipe de chercheurs français et espagnols vient de découvrir d'abondantes quantités de petits hydrocarbures dans la « crinière » de la nébuleuse de la Tête de Cheval. Leur présence pourrait s'expliquer par la fragmentation de molécules géantes que l'on appelle des hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAH).

 

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/622.htm

 

   


Le 19 Février 2005

Premier Survol de la Terre par la sonde Rosetta le 04 Mars 2005

 

Crédit : ESA

 

La sonde Rosetta, lancée par Ariane le 02 Mars 2004, est en route vers la comète Churyumov-Gerasimenko qu'elle atteindra en 2014. Pour mener à bien son voyage de 10 ans, la sonde va effectuer 4 survols planétaires (Terre-Mars-Terre-Terre) qui à chaque fois lui communiqueront plus d'énergie.

 

Le 04 Mars 2005, soit 1 an et 2 jours après son lancement, Rosetta frôlera la Terre et sera renvoyée vers Mars qu'elle survolera le 26 Février 2007 pour être à nouveau renvoyée vers la Terre en Novembre de la même année. Un troisième survol de notre planète aura lieu en 2009 pour communiquer à la sonde la vitesse nécessaire pour qu'elle atteigne la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. La sonde Rosetta atteindra le noyau de la comète en Mai 2014 et se mettra alors en orbite autour du noyau. En novembre, un petit atterrisseur se posera sur le noyau de Churyumov-Gerasimenko pour l'étudier tandis que Rosetta escortera la comète dans sa course autour du Soleil jusqu'en Décembre 2015.

 

Pour ce premier survol de la Terre, la sonde, se dirigeant vers le Soleil avant de contourner la Terre, s'approchera au plus près de notre planète à une distance de 1.900 km peu après 22h00 UT, du côté lumineux de la Terre. Cependant, Rosetta s'approchera de nous depuis un secteur à la frontière entre les constellations du Lion (Leo) et du Sextant (Sextans), visible presque toute la nuit dans l'hémisphère nord et dans une grande partie de l'hémisphère autral. Rosetta pourrait devenir visible dans de grands télescopes d'amateurs vers le 26 Février, lorsqu'elle atteindra la magnitude 18.

 

Dans la soirée de son approche au plus près, Rosetta s'éloignera de la constellation du Sextant (Sextans) après le coucher du Soleil et se déplacera en direction du Soleil, traversant complètement le ciel. L'Europe est favorablement placée pour suivre cet événement. La sonde se déplacera de plus en plus rapidement vers l'ouest, disparaissant sous l'horizon vers 22h00 UT. Les dernières évaluations de magnitude indiquent malheureusement que Rosetta ne sera pas visible à l'oeil nu en Europe, car la sonde sera encore à environ 10.000 km avant de disparaître derrière l'horizon. Elle pourrait atteindre la magnitude 8 ou 9.

 

Les amateurs équipés de caméra vidéo en parallèle à leur télescope pourraient éventuellement distinguer les panneaux solaires de 32 mètres d'envergure de Rosetta. Les opérateurs de l'ESA essayeront d'orienter la Haute Antenne de Gain (2 mètres de diamètre) dans une position favorable à l'observation.

 

http://www.rssd.esa.int/index.php?project=ROSETTA&page=Earth_Flyby

 

http://sci.esa.int/science-e/www/object/index.cfm?fobjectid=36505

 

Page Spéciale : La Mission ROSETTA vers la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko

 

   


Le 18 Février 2005

Explosion cosmique historique

 

Crédit : University of Hawaii

 

Les scientifiques ont détecté à travers la galaxie un flash de lumière si puissant qu'il a rebondi sur la Lune et a illuminé l'atmosphère supérieure de la Terre. Le flash était plus brillant que quoi que ce soit jamais détecté au-delà de notre Système Solaire et a duré un dixième de seconde. Les satellites européens et ceux de la NASA ainsi que de nombreux radiotélescopes ont détecté le flash et sa conséquence le 27 Décembre 2004, résultant de l'étoile à neutrons SGR 1806-20, située à environ 50.000 années-lumière de la Terre dans la constellation du Sagittaire.

 

D'après les scientifiques, la lumière provient d'un "éclat géant" à la surface d'une étoile à neutrons exotique, appelée un magnétar. La magnitude apparente était plus brillante que la Pleine Lune et que toutes les explosions historiques d'étoiles. La lumière était la plus brillante dans la gamme d'énergie de rayons gamma, beaucoup plus énergique que la lumière visible ou de rayons X et invisible à nos yeux.

 

http://www.nasa.gov/vision/universe/watchtheskies/swift_nsu_0205.html

 

http://fr.news.yahoo.com/050218/202/4a3t8.html

   


Le 17 Février 2005

Les amas de galaxies se sont formés tôt

 

Crédit : Subaru Telescope, National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ)

 

Seulement un milliard d'années après le Big Bang, les amas de galaxies étaient déjà en formation, selon des observations faites avec le télescope Subaru. Cette découverte repousse l'âge de l'amas de galaxies connu le plus jeune d'un tiers et montre que les plus grands objets astronomiques dans l'Univers avaient déjà commencé à se former dans l'une des époques les plus reculées de l'Univers que les astronomes sont capables d'observer.

 

Une équipe d'astronomes a étudié des centaines de galaxies situées à approximativement 12.7 milliards d'années-lumière et a constaté que beaucoup étaient en train de former de petits amas pendant qu'elles formaient leurs premières étoiles.

 

http://subarutelescope.org/Pressrelease/2005/02/16/index.html

   


Le 17 Février 2005

Titan juste avant le survol de Cassini

 

Crédit : Antonin Bouchez (W. M. Keck Observatory), Elliot Young (Southwest Research Institute), and Carrie Anderson (New Mexico State University)

 

Des images de Titan ont été prises le 15 Février 2005, juste 23 minutes avant le survol de la lune par le vaisseau spatial Cassini. Dans cette image composée en couleur infrarouge prise par le télescope Keck II et le système d'optique adaptative, la surface de Titan apparaît rouge, tandis que les couches brumeuses à des altitudes progressivement plus élevées dans l'atmosphère apparaissent vertes et bleues. Ces couleurs correspondent aux images prises par des filtres de longueur d'ondes centrées à 2.06, 2.13, et 2.27 microns.

 

http://www2.keck.hawaii.edu/news/science/titan3/050215.html

   


Le 16 Février 2005

Les aurores de Saturne

 

Crédit : NASA/Hubble/Z. Levay and J. Clarke

 

Ces images d'aurores polaires de Saturne ont été prises par le télescope spatial Hubble les 24, 26, et 28 Janvier 2005. Chacune des trois images de Saturne combine des images en ultraviolet de la région du pôle sud (pour montrer les aurores) avec des images en longueurs d'ondes visibles de la planète et des anneaux.

 

Les images d'Hubble ont été obtenues au cours d'une campagne commune avec le vaisseau spatial Cassini pour mesurer le vent solaire approchant Saturne et les émissions radio kilométriques de Saturne. La forte brillance de l'aurore du 26 Janvier correspondait avec l'arrivée récente d'une grande perturbation dans le vent solaire.

 

http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/images/image-details.cfm?imageID=1369

 

http://www.spacetelescope.org/news/html/heic0504.html  

 

Pour la première fois, une équipe internationale d'astronomes, dont 3 chercheurs de l'Observatoire de Paris, a établi un lien direct entre les émissions UV et radio aurorales de Saturne. Ce lien a déjà été démontré dans le cas de la Terre via des mesures de satellites juste au-dessus des régions aurorales. Pourtant, la physique sous-jacente aux émissions aurorales sur Terre et Saturne est en partie différente: si la microphysique des émissions radio et UV est la même dans les deux cas, les processus magnétosphériques à plus grande échelle causant la précipitation d'électrons énergétiques vers les pôles magnétiques sont différents. Sur Terre, les aurores UV et radio sont plus fréquentes vers 22-24 h Temps Local, et plutôt vers 8-12h dans le cas de Saturne.

 

 http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/feb05/saturn.fr.shtml

 

 http://www.presse.ulg.ac.be/communiques/saturne.html

   


Le 16 Février 2005

Poids limité pour les plus gros trous noirs

 

Crédit : X-ray: NASA/CXC/U. Wisconsin/A.Barger et al.

 

La mosaïque de Chandra d'une région du ciel connue sous le nom de trou de Lockman (d'après le nom de l'astronome Felix Lockman qui a découvert que cette région de la galaxie est presque exempte d'absorption par le gaz neutre d'hydrogène) montre des centaines de sources de rayons X. La haute résolution spatiale de Chandra a permis l'identification de nombreux trous noirs supermassifs dans cette image.

 

Les données du trou de Lockman et deux autres études avec Chandra et le télescope spatial Hubble ont fourni un recensement raisonnablement précis des trous noirs supermassifs dans l'Univers. Les astronomes ont employé ce recensement pour étudier le taux auquel ces énormes trous noirs se développent en attirant le gaz de leurs environnements.

 

La plupart des plus grands trous noirs supermassifs semblent s'être développés rapidement jusqu'à ce qu'ils aient atteint une masse de quelques cent millions à quelques milliard de soleils, et puis, à peu d'exceptions, n'augmentent pas plus.

 

Leur croissance rapide, qui s'est produite peu de temps après la formation des premières galaxies il y a 13 milliards d'années, a duré d'environ 100 millions à 1 milliard d'années.

 

En revanche, les trous noirs supermassifs dans l'étude, qui grandissent plus lentement, se développent toujours aujourd'hui. Ces trous noirs supermassifs ont des masses de moins de 100 millions de soleils, et sont beaucoup plus courants que les variétés plus massives. Les trous noirs plus lent en croissance tendent également à avoir plus de gaz et de poussières autour d'eux.

 

Cette distinction peut être un indice du pourquoi les deux types de trous noirs supermassifs ont des modèles différents de croissance. La croissance extrêmement rapide des trous noirs les plus massifs pourrait avoir créé un effet d'aspiration. L'intense échauffement et la production de jets de particules d'énergie élevée associés à de grandes quantités de gaz tombant dans le trou noir pourraient avoir éjecté une grande partie du gaz et de la poussière dans les environs. Sans approvisionnement abondant en matière à avaler, les trous noirs ont cessé leur croissance.

 

http://chandra.harvard.edu/photo/2005/bhlock/

   


Le 15 Février 2005

Quatrième survol de Titan, et premier survol d'Encelade dans les jours qui suivent

 

Crédit : NASA/JPL/Space Science Institute

 

Pour la quatrième fois en sept mois, le vaisseau spatial Cassini va survoler Titan. Au cours de ce survol du 15 Février 2005, le radar de Cassini, lequel peut voir à travers la brume, sera actionné. De nouvelles régions de Titan seront alors imagées. Lors de son passage au plus près, Cassini passera approximativement à 1.580 km au-dessus de la surface de la lune.

 

Le 17 Février, Cassini effectuera son premier survol d'Encelade, à environ 1.180 km au-dessus de la surface de la lune glacée, et entamera l'examen du riche passé géologique d'Encelade. Le second survol très rapproché dans la série des quatre planifiés pour étudier la lune, aura lieu quelques jours plus tard au cours de l'orbite suivante, le 09 Mars 2005, à environ 500 km de la surface de la petite lune d'approximativement 499 kilomètres de large.

 

 Les Rencontres Rapprochées de la sonde CASSINI avec les Lunes de SATURNE

   


Le 15 Février 2005

Melas, Candor et Ophir Chasmas : le centre de Valles Marineris

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Les nouvelles images, prises par l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) embarqué sur le vaisseau spatial Mars Express, montrent la partie centrale du canyon Valles Marineris, long de 4.000 km.
 

Les images ont été prises au cours des orbites 334 et 360 avec une résolution d'approximativement 21 mètres par pixel pour la première orbite et de 30 mètres par pixel pour la seconde.

 

http://www.esa.int/export/SPECIALS/Mars_Express/SEMQD3YEM4E_0.html

   


Le 13 Février 2005

La comète perdue D/1819 W1 (Blanpain) aurait été retrouvée

 

Nouvelles du Ciel

 

La comète perdue D/1819 W1 (Blanpain), découverte à Marseille le 27 Novembre 1819 par Jean-Jacques Blanpain (1777-1843) et observée par Jean-Louis Pons (1761-1831) le 04 Décembre, a été identifiée avec un astéroïde de type Apollo, 2003 WY25, découvert le 22 Novembre 2003 par le Catalina Sky Survey.

 

2003 WY25, d'une période de 5,3 ans, circule sur une orbite qui peut l'amener à proximité de la Terre, à une distance de 0,005 UA. L'objet s'est approché à 0,025 UA de notre planète à la mi-décembre 2003.

 

L'identification, suggérée il y a environ un an par M. Micheli (Brescia, Italie), a été maintenant proposée par P. Jenniskens (NASA Ames Research Center). Ce dernier et B. Marsden (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics) ont été capables de relier les deux objets pour 10 des 13 observations historiques, à moins de 90 arcsecs, avec un ajustement d'environ -4.3 jours sur le moment du passage au périhélie. (IAUC 8485)

 

Lors de sa découverte, la comète D/1819 W1, observée pendant seulement 59 jours, a été décrite comme étant moyennement brillante et assez grande. Sa magnitude absolue a été estimée à 8.5. Quant à l'astéroïde 2003 WY25, sa magnitude absolue a été estimée à 21. Il semble donc qu'en réalité l'astéroïde découvert en 2003 est une comète dormante qui était fortement active en 1819/1820, une activité qui par ailleurs aurait pu provoquer une fragmentation de la comète. L'essaim météoritique des Phoenicides découvert en 1956, actif entre le 29 Novembre et le 9 Décembre, est probablement produit par les débris abandonnés par la comète D/1819 W1 (Blanpain) sur sa trajectoire. 

 

Depuis sa découverte en 1819, l'objet a déjà effectué 34 retours à proximité du Soleil avant sa redécouverte comme astéroïde en 2003. Lors de ces précédents retours, la distance au périhélie était comprise entre entre 0,87 et 1,04 UA. Un passage à 0,31 UA de Jupiter a eu lieu en 1995. Les passages de l'objet au plus près de la Terre se sont produits en Octobre 1819 (0,11 UA), en Novembre 1866 (0,08 UA), et en Novembre-Décembre 1919 (0,06 UA). L'objet effectuera de nouveau des passages à proximité de notre planète en Janvier 2020 (0,10 UA) et Novembre 2035 (0,09 UA).

 

http://www.comethunter.de/

 

http://www.ast.cam.ac.uk/~jds/coms03.htm#03WY25

   


Le 10 Février 2005

Découverte de la première étoile éjectée

 

Crédit : Ruth Bazinet, CfA

 

Au moyen du télescope de 6,5m du MMT Observatory (Tucson, Arizona), des astronomes du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (CfA) ont été les premiers à annoncer la découverte d'une étoile quittant notre galaxie, filant à la vitesse de plus de 2,5 millions de km/heure en direction du vide inter-galactique. Cette incroyable vitesse résulte probablement d'une rencontre rapprochée avec le trou noir central de la Voie lactée.

 

L'étoile, cataloguée SDSS J090745.0+24507, avait autrefois un compagnon. Alors que les deux étoiles tournaient de plus en plus vite en se rapprochant du centre du trou noir, attirées par sa force gravitationnelle, l'une a été avalée par cet l'énorme trou noir tandis que sa compagne a continué à tourner avant d'être violemment éjectée vers l'extérieur. L'astronome Jack Hills a proposé ce scénario en 1998 et la découverte de la première étoile expulsée semble le confirmer.

 

SDSS J090745.0+24507 se trouve actuellement à environ 180.000 années-lumière de la Terre. Moins de 80 millions d'années ont été nécessaires pour que l'étoile atteigne son emplacement actuel, ce qui est compatible avec l'évaluation de son âge.

 

http://www.cfa.harvard.edu/press/pr0505.html

   


Le 09 Février 2005

Comètes SOHO : C/1997 E2, 2004 Y12, 2005 A2, 2005 A3, 2005 A4, 2005 A5

 

Nouvelles du Ciel

Photo : SOHO/LASCO

(NASA/ESA)

 

Des comètes découvertes sur les images transmises par le satellite SOHO ont été mesurées et annoncées par la circulaire MPEC 2005-C38. Ces comètes appartiennent au groupe de Kreutz.

 

C/1997 E2 (SOHO) (X. Leprette)

C/2004 Y12 (SOHO) (T. Hoffman)

C2005 A2 (SOHO) (Y.-S. Tsai)

C/2005 A3 (SOHO) (H. Su)

C/2005 A4 (SOHO) (H. Su)

C/2005 A5 (SOHO) (R. Kracht)

http://cfa-www.harvard.edu/mpec/K05/K05C38.html (MPEC 2005-C38)

   


Le 09 Février 2005

Premières mesures des vents de Titan par Huygens

 

Crédit : ESA-P. SEBIROT

 

En utilisant les données des radiotélescopes du monde entier, les scientifiques ont mesuré la vitesse des vents rencontrés par Huygens pendant sa descente à travers l'atmosphère de Titan.

 

Cette mesure n'a pas pu être faite depuis l'espace en raison d'un problème de configuration avec l'un des récepteurs de Cassini. Les vents sont faibles près de la surface et augmentent lentement avec l'altitude jusqu'à environ 60 kilomètres. Huygens a traversé des vents de près de 430 km/h à une altitude de 120 kilomètres.

 

http://www.esa.int/export/esaCP/SEMA8SXEM4E_index_0.html

 

http://www.esa.int/export/SPECIALS/Cassini-Huygens/SEMA8SXEM4E_0.html

 


Le 09 Février 2005

Huygens sur Titan : t'chat avec Roger-Maurice Bonnet

 

Crédit : Futura-Sciences

 

T'chat avec Roger-Maurice Bonnet

Le 10 février à 19H, Futura-Sciences vous donne rendez-vous sur Canalchat.com lors d'un t'chat exceptionnel avec Roger-Maurice Bonnet, Directeur de l'International Space Science Institute et Ex-Directeur de la Science à l'ESA, qui répondra à vos questions sur la mission Cassini-Huygens, Titan mais aussi sur l'avenir de l'exploration spatiale au 21ème siècle.

 

Au programme :


- l'atterrissage de Huygens sur Titan ;
- Comment peut-on justifier une telle mission ;
- Les défis techniques et politiques ;
- Les principaux résultats de cette extraordinaire mission ;
- Les raisons de ce succès ;
- Pourquoi l'Europe ne peut-elle pas engager seule ce type de mission et doive passer automatiquement par le biais de la coopération avec les USA ;
- Retournerons-nous sur Titan et quand ;
- Quelles perspectives pour l'exploration spatiale au 21ème siècle ;
- Pouvons-nous envisager de travailler à nouveau avec les Russes et maintenant avec les Chinois.

 

 http://www.futura-sciences.com/sinformer/v/vie_du_site50.php

 

 

INTERVIEW : Retour sur la mission Huygens avec Roger-Maurice Bonnet

Pour ses lecteurs, Futura-Sciences a décidé d'interroger son parrain Roger-Maurice Bonnet, directeur du programme scientifique de l'Agence Spatiale Européenne au moment où fut conçue la sonde Huygens, et qui a joué un rôle déterminant dans la réussite de cette importante mission.

 

Au programme de cette interview réalisée en exclusivité le 18 janvier, soit quelques jours après l'exploit de l'ESA : non seulement Huygens avec un retour sur l'origine du projet, mais aussi l'avenir de l'exploration spatiale en Europe et aux Etats-Unis.

 

 http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier520-1.php

 


Le 09 Février 2005

Tremblement de Terre de Sumatra : l'axe de la Terre a-t-il tremblé ?

 

Crédit : Observatoire de Paris/IERS

 

Le récent tremblement de Terre de magnitude 9,3 qui a eu lieu le 26 décembre 2004 près de Sumatra est le deuxième plus fort dans le monde depuis 1900 et dépasse en intensité celui survenu en Alaska en 1964 (magnitude 9,2). A-t-il pu avoir un effet perceptible dans la rotation de la Terre?
Les spécialistes de l'Observatoire de Paris, appartenant à l'IERS (International Earth Rotation Service) montrent que l'effet n'est pas discernable.

 

- Bases théoriques: Relations entre sismicité et variations dans la rotation de la Terre

Un événement sismique, en dehors de l'effet de secousse lié au tremblement de terre, entraîne une redistribution de masse dans la terre. Cela modifie le tenseur d'inertie de la terre qui théoriquement peut affecter le mouvement de l'axe de rotation de la terre par rapport à la croûte appelé le "mouvement du pôle" ou "polhodie". Il peut également y avoir un faible effet dans la vitesse de rotation de la terre, par la conservation de moment cinétique. Les calculs théoriques montrent que les plus grands tremblements de terre peuvent entraîner des variations co-sismiques de l'ordre de quelques microsecondes de temps dans la durée du jour et de 0.1 mas à 1 mas (quelques millimètres à quelques centimètres) dans le mouvement du pôle (Smylie et Manshina, 1971; Chao et Gross, 1987 ; Varga, 1987). Cependant, ces amplitudes sont complètement masquées par celles associées aux transports de masses atmosphériques et océaniques, qui sont un ou deux ordres de grandeurs supérieures. D'après des études récentes sur la diffusion de contraintes post-sismiques (Soldati et Spada 1999), en dépit du faible signal dû aux séismes, il peut cependant exister un phénomène d'amplification dû à la viscosité de l'asthénosphère, ce qui pourrait entraîner des effets visibles dans la rotation de la Terre.

 

- Observations: Qu'a-t-on vu dans les observations de l'IERS?

Il existe plusieurs bases de données concernant les tremblements majeurs, notamment le catalogue de U.S. Geological Survey. A partir de plusieurs paramètres (magnitude, localisation, moment sismique,..) caractérisant l'événement on peut à partir d'un modèle faire une estimation de l'effet d'un événement dans les variations de la rotation de la terre. D'après divers calculs faits indépendamment à partir de ces paramètres par R. Gross (JPL) , B. Chao (NASA) et par C. Bizouard (Observatoire de Paris), l'effet dans le mouvement du pôle devrait être de l'ordre de quelques centimètres dans la polhodie et de quelques microsecondes de temps dans la durée du jour, ce qui est peu susceptible d'être détecté vu la précision actuelle des observations. Le Centre de la Rotation de la Terre du Service International de la Rotation de la Terre et des Systèmes de référence (IERS) à l'Observatoire de Paris a notamment pour mission de faire le suivi en temps quasi-réel des variations du mouvement de la terre en utilisant les observations issues de diverses techniques spatiales comme le GPS, l'interférométrie sur radiosources extra-galactiques ainsi que la télémétrie laser sur satellites et sur la Lune. Les analyses fines des variations observées dans la "polhodie" n'ont à ce jour pas montré d'effet discernable.

 

Source : http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/feb05/sumatra.fr.shtml

 


Le 08 Février 2005

Feu vert pour le déploiement du radar de la sonde Mars Express de l’ESA

 

Crédit : Universität der Bundeswehr - München

 

Communiqué de Presse de l'ESA N° 8-2005

 

L’Agence spatiale européenne (ESA) a donné son feu vert au déploiement du radar MARSIS embarqué sur la sonde Mars Express, qui devrait désormais avoir lieu la première semaine de Mai. Si cette opération réussit, le radar pourra commencer à rechercher des nappes d’eau de subsurface et étudier l’ionosphère de la Planète rouge.

 

L’ESA a pris la décision de déployer MARSIS après huit mois de simulations informatiques et de travaux techniques intensifs menés conjointement avec le Laboratoire de propulsion spatiale (JPL) de la NASA. Il fallait en effet évaluer les risques de dommages en fonction des différentes configurations de déploiement et en recenser les incidences sur la sonde et ses instruments scientifiques.

 

Les trois segments qui constituent le radar MARSIS auraient dû être déployés en avril 2004, vers la fin de la phase de mise en service des instruments de Mars Express. Ils sont composés de deux cylindres creux de 20 mètres de long et de 2,5 centimètres de diamètre, et d’un mât de 7 mètres de long. Aucun des essais au sol du déploiement en conditions de vol n’a donné de résultats satisfaisants. Les performances n’ont par conséquent pu être vérifiées que par simulation sur ordinateur. Juste avant la date de déploiement prévue, des simulations informatiques plus pointues réalisées par le fabricant, Astro Aerospace (Californie), ont fait apparaître un risque de rebond des antennes avant qu’elles ne se verrouillent en position finale, potentiellement dommageable pour la sonde.

 

Conformément aux recommandations du JPL, qui a fourni le système d’antenne de l’instrument radar MARSIS placé sous la responsabilité de l’Italie, et de l’équipe scientifique de Mars Express, l’ESA a immédiatement décidé de suspendre le déploiement tant que la dynamique de cette opération ne serait pas entièrement comprise. Le JPL a procédé à une enquête exhaustive, en réalisant notamment des simulations, des études théoriques et des essais sur des antennes représentatives, destinés à évaluer les éventuels effets du vieillissement des matériaux des antennes. Des experts européens, dépêchés par l’ESA et le précédent maître d’œuvre de la sonde, Astrium SAS (France), ont travaillé en étroite coopération avec le JPL tout au long de l’enquête. Une commission de revue technique indépendante, composée de spécialistes de l’ESA et de l’industrie, s’est réunie en janvier afin d’évaluer les résultats et d’indiquer s’il est possible de procéder au déploiement et à quel moment.

 

Lors de sa réunion finale du 25 janvier, la commission de revue de l’ESA a recommandé de déployer les antennes de MARSIS. Cette décision s’appuyait sur les résultats des analyses, qui montraient les scénarios d’impact possibles, la quantité d’énergie en jeu, la nature des matériaux et les conditions physiques régnant dans l’espace. La commission a conclu qu’un risque d’impact sur la sonde ne pouvait être exclu mais que la quantité d’énergie serait faible et la probabilité d’un dommage grave minime.

 

On risque plutôt un blocage de l’antenne au cours du déploiement, soit parce que cette opération s’est interrompue d’elle-même, soit parce que la sonde l’a gênée. Bien que l’on possède des moyens pour y remédier, dans le pire des cas le radar MARSIS devra être considéré comme perdu, partiellement ou entièrement. Cependant, les analyses ont montré que les systèmes de commande de Mars Express pourraient faire face à un blocage et en réduire les incidences sur les autres instruments scientifiques.

 

La commission de l’ESA a recommandé de prévoir le déploiement au cours de la semaine débutant le 2 mai. Mais si les préparatifs nécessaires sont achevés plus rapidement que prévu, le déploiement pourrait avoir lieu la semaine du 25 avril. Sur le plan scientifique, un déploiement rapide est préférable dans la mesure où l’évolution de l’orbite de Mars Express permettra, à partir de mai prochain, de réaliser des mesures radar des zones les plus intéressantes de la Planète rouge.

 

Si l’opération réussit comme prévu, MARSIS tentera de percer les secrets de la subsurface de Mars au moins jusqu’au 30 novembre 2005, date nominale de fin de l’exploitation de Mars Express, à moins que la mission ne soit prolongée.

 

Source : http://www.esa.int/export/esaCP/Pr_8_2005_p_FR.html

 


Le 08 Février 2005

Mini Système solaire en formation

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/T. Pyle (SSC)

 

Le télescope spatial Spitzer a découvert un disque protoplanétaire autour d'une naine brune, une "étoile ratée". La naine brune, dénommée OTS 44 et située à environ 554 années-lumière dans la constellation australe du Caméléon (Chamaelon), est de seulement 15 fois la masse de Jupiter. Précédemment, la naine brune la plus petite connue pour accueillir un disque de formation de planètes était de 25 à 30 fois plus massive que Jupiter.

 

Les disques de formation de planètes, ou disques protoplanétaires, sont les préludes aux planètes. Les astronomes supposent que le disque tournant autour de OTS 44 a assez de masse pour faire une petite planète géante de gaz et quelques planètes rocheuses de la taille de la Terre.

 

http://www.spitzer.caltech.edu/Media/releases/ssc2005-06/release.shtml

 


Le 04 Février 2005

2004 MN4 ne percutera pas la Terre en 2029

 

Crédit : NASA/JPL

 

L'astéroïde 2004 MN4 fera un passage très près de la Terre en 2029. Les observations collectées au mois de Décembre 2004 et Janvier 2005 par des astronomes professionnels et amateurs ont permis d'obtenir assez d'informations pour exclure la possibilité d'un impact en 2029.

 

Des observations radar prises à l'Observatoire Arecibo de Porto Rico les 27, 29 et 30 Janvier ont amélioré significativement notre évaluation pour l'orbite de l'astéroïde 2004 MN4 et ont changé les circonstances de l'approche au plus près de la Terre en 2029. Le 13 avril 2029, la trajectoire prévue passe maintenant à 5,7 rayons terrestre (36.350 km) du centre de la Terre, juste au-dessous de l'altitude des satellites géosynchrones. Cependant, une collision avec la Terre en 2029 est toujours exclue. Le mouvement de l'astéroïde après l'approche au plus près de la Terre en 2029 est très sensible aux circonstances de l'approche elle-même et un certain nombre d'approches futures seront contrôlées au fur et à mesure des observations reçues. Toutefois, notre analyse actuelle de risques n'indique aucune rencontre à venir avec la Terre au cours du 21e siècle.

 

Avec un diamètre estimé de 320 mètres, l'astéroïde 2004 MN4 sera visible à l'oeil nu (mag 3,3) au moment de son approche au plus près de la Terre, le 13 Avril 2029, comme un objet traversant rapidement (42 degrés par heure) la constellation du Cancer.

 

http://neo.jpl.nasa.gov/news/news149.html

 

http://newton.dm.unipi.it/cgi-bin/neodys/neoibo?riskpage:0;main

 


Le 04 Février 2005

Point chaud sur Saturne

 

Crédit : NASA/JPL

 

Dans la plus précise lecture de températures de Saturne jamais prise depuis la Terre, un nouveau jeu d'images infrarouge suggère un chaud tourbillon polaire au pôle sud de Saturne, la première calotte polaire chaude que l'on découvre dans le Système solaire. Le tourbillon est ponctué d'une tache compacte qui est l'endroit le plus chaud sur la planète.

 

Les données pour ces observations ont été obtenues avec l'instrument Long Wavelength Spectrometer du télescope Keck I.

 

C'est l'image la plus nette des émissions de température de Saturne prises depuis la Terre. C'est une mosaïque de 35 expositions individuelles en infrarouge faites au W.M. Keck I Observatory (Mauna Kea, Hawaii).

 

L'important point chaud au bas de l'image est juste au pôle sud de Saturne. On s'attendait au réchauffement de l'hémisphère sud, puisque le solstice d'été venait juste de se produire pour l'hémisphère sud de Saturne, mais on ne s'attendait pas aux changements brusques de la température avec la latitude. La température de la troposphère augmente vers le pôle brusquement vers 70 degrés de latitude de 88 à 89 Kelvin (-301 à-299 degrés Fahrenheit) et ensuite à 91 Kelvin (-296 degrés Fahrenheit) juste au pôle. Près de 70 degrés de latitude, la température stratosphérique augmente même plus brusquement de 146 à 150 Kelvin (-197 à-189 degrés Fahrenheit) et ensuite de nouveau à 151 Kelvin (-188 degrés Fahrenheit) juste au pôle.

 

http://www.jpl.nasa.gov/news/news.cfm?release=2005-020

 

http://www.nasa.gov/multimedia/imagegallery/image_feature_260.html

 


Le 03 Février 2005

V838 Monocerotis révèle de spectaculaires modifications

 

Crédit : NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

La dernière image du télescope spatial Hubble (HST) de l'étoile V838 Monocerotis (V838 Mon) révèle de spectaculaires modifications dans l'illumination des structures du nuage de poussières l'entourant. L'effet, appelé "écho de lumière", a dévoilé des formes de poussières jamais vues auparavant depuis que l'étoile est devenue soudainement brillante pendant plusieurs semaines au début 2002.

 

http://hubblesite.org/newscenter/newsdesk/archive/releases/2005/02/image/a

 

Nouvelles du Ciel : V838 Monocerotis... comme un tableau de van Gogh [04/03/2004]

Nouvelles du Ciel : V838 Monocerotis a avalé trois planètes massives [17/09/2003] 

Nouvelles du Ciel : Hubble montre l'écho de lumière de V838 Monocerotis [26/03/2003] 

 


Le 02 Février 2005

Chandra trouve la matière perdue

 

Crédit : Illustration: CXC/M.Weiss

 

L'observatoire de rayons Chandra a découvert deux énormes nuages intergalactiques de gaz chaud diffus. Ces nuages sont la meilleure preuve à ce jour qu'un vaste tissu cosmique de gaz chaud contient la matière manquante recherchée depuis longtemps, environ la moitié des atomes et des ions dans l'Univers.

 

Des simulations informatiques prévoyaient que cette matière manquante pourrait former une structure semblable à un tissu de nuages de gaz, duquel des amas de galaxies se sont formés. Ces nuages ont défié la détection jusqu'à présent en raison de leur faible densité et à cause de leurs variations de température prévues de quelques cent mille à un million de degrés Celsius.

 

Les astronomes ont utilisé Chandra pour observer une galaxie lointaine, Mkn 421, située à 400 millions d'années-lumière dans la constellation de la Grande Ourse (Ursa Major), qui s'est illuminée pendant 2 ans.

 

La découverte de nuages beaucoup plus éloignés s'est produit lorsque l'équipe a profité de l'illumination historique de rayons X de la galaxie et de son quasar Mkn 421 qui a débuté en Octobre 2002. Deux observations par Chandra de Mkn 421 en Octobre 2002 et Juillet 2003, ont rapporté des données spectrales d'excellente qualité. Ces données ont montré que deux nuages séparés de gaz chaud à des distances de la Terre de 150 millions d'années-lumière et de 370 millions d'années-lumière filtraient, ou absorbaient des rayons X de Mkn 421.

 

Les données de rayons X montrent que des ions de carbone, d'azone, d'oxygène et de néon sont présents et que les températures des nuages sont d'environ 1 million de degrés celsius. Le réunion de ces données avec des observations en ultraviolet a permis à l'équipe d'évaluer l'épaisseur (environ 2 millions d'années-lumière) et la densité de masse des nuages.

 

En supposant que la taille et la distribution des nuages sont représentatifs, Nicastro et ses collègues pouvaient faire la première évaluation fiable de densité de masse moyenne de baryons dans de tels nuages partout dans l'Univers. Ils ont constaté que c'est compatible avec la densité de masse de baryons manquants.

 

http://chandra.harvard.edu/press/05_releases/press_020205.html

 


Le 02 Février 2005

Un monstre cosmique : le pulsar «accrétant» ayant la plus grande vitesse de rotation connue à ce jour

 

Crédit : R. Walter (ISDC, Geneva)

 

Communiqué de Presse de l'Université de Genève

 

C’est un véritable monstre cosmique que viennent de découvrir les astronomes de l’équipe du prof. Thierry Courvoisier de l’ISDC (Integral Science Data Center), le centre de récolte de données du satellite Integral rattaché à l’Université de Genève. En effet, grâce à l’acuité de leur satellite, les scientifiques genevois ont pu mettre en évidence l’existence d’un cadavre d'étoile tournant sur lui-même au rythme effréné de 600 fois par seconde! Membre d'un couple stellaire, cet astre étrange «phagocyte» son compagnon, une étoile normale, ce qui lui donne l'énergie nécessaire pour tourbillonner aussi vite. A cet égard, il s’agit du pulsar «accrétant» ayant la plus grande vitesse de rotation connue à ce jour. Cette découverte, qui fera prochainement l’objet d’un article dans la revue Astronomy & Astrophysics, apporte une nouvelle attestation du niveau d’excellence mondial auquel travaillent les astronomes genevois.

 

Le satellite Integral, mis sur pied par l'ESA, a été lancé en octobre 2002 avec pour mission d'observer le ciel dans le rayonnement X et gamma. Les données recueillies par le satellite sont transmises en temps réel au centre de donnée ISDC (Integral Science Data Center) de l'Observatoire de l’Université de Genève, où elles sont traitées et analysées. Une équipe est présente sept jours sur sept pour vérifier la bonne réception des données et analyser les images. Le ciel en rayonnement X et gamma est en effet très variable, avec des sources qui peuvent apparaître et disparaître sur des échelles de temps de la seconde à plusieurs mois.

 

La chance du débutant?

Le jour de la découverte de ce nouveau pulsar, Dominique Eckert était le scientifique responsable de l'analyse des images. Il a récemment rejoint l'Observatoire de l’Université de Genève pour y commencer une thèse dans le groupe des hautes énergies du prof. Thierry Courvoisier. Ayant abordé l'étude théorique des tous débuts de l'Univers, il espérait acquérir à l'Observatoire une expérience plus concrète basée sur des observations astronomiques.

 

Ses espérances furent comblées dès son deuxième jour de service dans le groupe de surveillance des observations d'Integral, lorsqu'une alerte a été émise par le système de détection automatique annonçant l'apparition probable d'une nouvelle source dans le ciel. Après analyse des données, la réalité de la nouvelle détection fut confirmée et un télégramme émis rapidement à la communauté astronomique internationale.

 

L'annonce de la découverte de cette source a entraîné des observations soutenues par plusieurs autres télescopes et satellites à travers le monde à différentes longueurs d'onde, des ondes radios au rayonnement X en passant par l'infrarouge et la lumière visible, toutes confirmant la détection et permettant de mieux caractériser les propriétés du nouvel astre. C'est ainsi que l'on s'est aperçu qu'il s'agissait du pulsar X accrétant de la matière ayant la plus grande vitesse de rotation connue à ce jour.

 

Les pulsars

Les pulsars sont des étoiles de neutrons¹ qui proviennent de restes de l'explosion d'étoiles massives (masse supérieure à environ huit fois la masse du soleil) à la fin de leur vie. Ils tournent sur eux-mêmes en quelques centaines de millisecondes à leur formation. Par la suite, une partie de l'énergie de rotation est dissipée sous forme de rayonnement et conduit à un faible, mais détectable, ralentissement au cours du temps. La vitesse typique de rotation observée des pulsars est d’un tour par seconde.

¹ L’étoile de neutrons a environ la même masse que le soleil pour un diamètre d’environ 10 kilomètres.

 

Pourtant, certains «vieux» pulsars ont été découverts avec des rotations aussi rapides que quelques millisecondes. Pour expliquer leur extraordinaire vitesse de rotation, les modèles invoquent la présence d'une étoile compagnon. La masse transférée de l'étoile compagnon vers le pulsar fournit l'énergie supplémentaire pour accélérer la rotation de celui-ci.

 

Le pulsar extrême

Jusqu’à aujourd'hui, seulement cinq pulsars en train d'accréter de la matière de leur compagnon étaient connus. La découverte des astronomes genevois via Integral permet de porter ce nombre à six. En outre, ce nouveau pulsar est le plus rapide des six, tournant sur lui-même en seulement 1.67 millisecondes. Sachant que la taille typique d'un pulsar est d'environ 30 kilomètres, la surface de l'étoile tourne à une vitesse d'environ 50.000 kilomètres par seconde, c'est-à-dire à 20% de la vitesse de la lumière. Les conditions physiques régnant à l'intérieur de ces étoiles sont donc extrêmes, nous permettant ainsi d’étudier le comportement de la matière dans des états qui sont inconnus sur Terre.

 

Cette découverte d’envergure fera bientôt l’objet d’un article dans la revue Astronomy & Astrophysics. Le fait qu’elle ait été effectuée à l’ISDC par des astronomes de l’Université de Genève témoigne une nouvelle fois du niveau d’excellence mondial auquel œuvrent ces chercheurs.

 

http://www.unige.ch/presse/communique/?04-05/0131cosmique.html

 


Le 01 Février 2005

Swift est opérationnel

 

Crédit : NASA

 

L'instrument UVOT (Ultraviolet/Optical Telescope) de l'observatoire spatial Swift a vu sa première lumière, capturant une image de la galaxie Pinwheel (M101), tant aimée des astronomes amateurs comme la galaxie spirale vue de face parfaite. L'UVOT se tient prêt maintenant pour observer son premier éclat de rayons gamma.

 

Swift est une mission consacrée aux mystérieux éclats de rayons gamma. Ces explosions aléatoires et passagères signalent probablement la naissance de trous noirs. Avec la mise en route de l'UVOT, Swift est maintenant entièrement opérationnel. Les deux autres instruments, le BAT (Burst Alert Telescope) et le XRT (X-ray Telescope), ont été mis en route au cours des semaines passées et ont arraché depuis des éclats de rayons gamma.

 

http://swift.gsfc.nasa.gov/docs/swift/news/2005/uvot_firstlight.html

 

http://www.science.psu.edu/alert/UVOTfirstlight.htm

   


 

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Contact : Gilbert Javaux