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Retour sur les Principaux Evénements de 2010

 

 

 

 

Quelques événements marquants en 2010

 

 

Crédit : NASA

 

Le télescope spatial Kepler, conçu pour trouver des planètes de la taille de la Terre dans la zone habitable d'étoiles ressemblant à notre Soleil, a découvert ses cinq premières nouvelles exoplanètes, ou planètes au-delà de notre Système solaire.

 

Le télescope spatial Kepler découvre ses cinq premières exoplanètes [05/01/2010]

 

Crédit : ESO/M. Janson

 

En étudiant un système planétaire triple qui ressemble à une version agrandie de la famille de planètes de notre propre Soleil, des astronomes ont été capables d'obtenir le premier spectre de manière directe -- « l'empreinte digitale chimique » -- d'une planète en orbite autour d'une étoile lointaine, apportant ainsi de nouvelles informations sur la formation et la composition de cette planète. Ce résultat constitue une étape clé dans la recherche de la vie ailleurs dans l'Univers.

 

Le premier spectre d'une exoplanète obtenu de manière directe grâce au VLT [13/01/2010]

 

Crédit : NASA, ESA, and D. Jewitt (University of California, Los Angeles)

 

Le télescope spatial Hubble a observé un mystérieux motif de débris en forme de X et des flots de poussières à la traîne qui suggèrent une collision frontale entre deux astéroïdes. Les astronomes ont longtemps pensé que la ceinture d'astéroïdes se constitue par collisions, mais un tel accident n'a jamais été vu auparavant. Les collisions d'astéroïdes sont énergiques, avec une vitesse moyenne d'impact plus de 17.700 kilomètres par heure, ou cinq fois plus rapide qu'une balle de fusil. L'objet en forme de comète imagé par Hubble, appelé P/2010 A2, a été découvert la première fois par le programme de surveillance Lincoln Near-Earth Asteroid Research, ou LINEAR, le 06 Janvier. Les nouvelles images de Hubble prises les 25 et 29 Janvier montrent un motif complexe en X de structures filamenteuses près du noyau.

 

La collision suspectée d'astéroïdes laisse un étrange motif en X de débris à la traîne [02/02/2010]

 

Crédit : NASA, ESA, and M. Buie (Southwest Research Institute)

 

Depuis sa découverte en 1930, Pluton n'était qu'un point de lumière dans les plus grands télescopes basés au sol. Mais le télescope spatial Hubble a maintenant cartographié la planète naine dans un détail jamais vu auparavant. La nouvelle carte est si bonne que les astronomes ont même pu détecter des changements sur la surface de la planète naine en comparant des images de Hubble prises en 1994 avec les images plus récentes prise en 2002-2003. La tâche est aussi difficile que d'essayer de voir les inscriptions sur un ballon de football situé à 65 kilomètres.

 

La nouvelle carte d'Hubble de Pluton montre des changements de surface [04/02/2010]

 

Crédit : NASA TV

 

La navette spatiale Endeavour, lancée aujourd'hui à 10:14:08 heure de Paris, achemine actuellement vers l'ISS deux modules complexes d'origine européenne : l'élément de jonction 3 ("Tranquility") et la coupole. L'installation de ces modules mettra un point final à l'édification de la composante non-russe de l'ISS, dont plus du tiers des éléments pressurisés auront été conçus et fabriqués en Europe.

 

Elément de jonction 3 et coupole: une nouvelle contribution technologique de l'Europe à la construction de l'ISS [08/02/2010]

 

Crédit : Jes K. Jørgensen and Ewine van Dishoeck

 

Pour la première fois, des astronomes ont pu localiser de l'eau dans un disque protoplanétaire autour d'une jeune étoile de type solaire. Ces disques, au sein desquels l'on pense que les planètes se forment, sont constitués de gaz et de poussières. Deux chercheurs de l'Université de Bonn, du Leyden Observatory et du Max Planck Institute for extraterrestrial Physics, viennent de détecter la présence d'eau autour de la jeune étoile NGC 1333 IRAS4B. Cette vapeur d'eau se situe à environ 25 unités astronomiques de l'étoile centrale, soit environ la distance Soleil-Neptune et sa masse est équivalente à cent fois celle de l'ensemble des océans terrestres.

 

Première localisation de l'eau dans un système planétaire en formation [08/02/2010]

 

Crédit : NASA, ESA, and Jonathan Nichols (University of Leicester)

 

En Janvier et Mars 2009, des astronomes à l'aide du télescope spatial Hubble ont tiré profit d'une rare occasion d'enregistrer Saturne quand ses anneaux étaient de profil, ayant pour résultat un film unique montrant le spectacle lumineux presque symétrique aux deux pôles de la planète géante. Cela prend à Saturne presque trente ans pour satelliser le Soleil, avec une occasion d'imager ses deux pôles seulement deux fois durant cette période.

 

Hubble capture le double spectacle lumineux de Saturne [16/02/2010]

 

La galaxie d'Andromède (M31) - Crédit : NASA/JPL-Caltech/UCLA

 

Depuis que WISE a commencé son balayage du ciel entier dans la lumière infrarouge le 14 Janvier, le télescope spatial a retransmis plus qu'un quart de million d'images infrarouges brutes. Quatre nouvelles images traitées illustrent un échantillon des cibles de la mission -- une fine comète, un nuage de formation d'étoiles en crise, la grande galaxie d'Andromède et un amas lointain de centaines de galaxies

 

La mission WISE publie un mélange de premières images [18/02/2010]

 

Crédit : NASA/ Tom Farrar Jr.

 

La navette spatiale est de retour sur Terre après un séjour de deux semaines dans l'espace, ayant fourni le module final américain et une "pièce avec vue" à la Station Spatiale Internationale. Le commandant de la mission STS-130 George Zamka a guidé Endeavour pour un atterrissage sur la piste du Kennedy Spacer Center à 9:20 p.m. CST (lundi 22 Février 2010 à 03h20 UTC), concluant une mission de 9,17 millions de kilomètres.

 

Endeavour est de retour [22/02/2010]

 

Crédit : ESA/ DLR/ FU Berlin (G. Neukum)

 

Mars Express a rencontré Phobos la nuit dernière, passant au ras en douceur à seulement 67 km, plus près que n'importe quel objet d'origine humaine ayant jamais approché la lune énigmatique de Mars. Les données recueillies pourraient aider à résoudre l'origine non seulement de Phobos mais d'autres lunes de "seconde génération".

 

Survol réussi de Phobos [05/03/2010]

 

Crédit : ESO/NASA/JPL/ESA/L. Fletcher

 

Les scientifiques obtiennent le premier coup d'oeil à la météo à l'intérieur de la plus grande tempête du Système solaire. Les nouvelles images thermiques d'inauguration obtenues avec le VLT (Very Large Telescope) de l'ESO et d'autres puissants télescopes au sol montrent les remous d'un air plus chaud et les régions plus froides jamais vus auparavant dans la Grande Tache Rouge de Jupiter, permettant aux scientifiques de faire la première carte météorologique intérieure détaillée du système géant de tempête reliant sa température, ses vents, sa pression et sa composition avec sa couleur.

 

La Tache de Jupiter est vue rougeoyante [17/03/2010]

 

Vue d'artiste de CoRoT-9b. © Instituto de Astrofísica de Canarias.

 

Combinant 145 jours de mesures obtenues par le satellite CoRoT du CNES, à celles du spectrographe HARPS de l'ESO, une équipe internationale vient de découvrir une nouvelle planète - CoRoT-9b - avec une probable température de surface d'environ 100°C, et dont les dimensions sont proches de celles de Jupiter, et qui tourne autour d'une étoile semblable au Soleil dans la constellation du Serpent, à quelques 1 500 années lumière de la Terre.

 

Le satellite CoRoT découvre CoRoT-9b, une planète géante tempérée [18/03/2010]

 

Crédit : NASA TV

 

La navette spatiale Discovery et ses sept membres d'équipage ont décollé du pas de tir 39A du Kennedy Space Center en Floride comme prévu à 10h21 UTC pour une mission de 13 jours. Discovery commence maintenant une course poursuite de deux jours qui conduira la navette vers la Station Spatiale Internationale.

 

Discovery en route vers l'ISS [05/04/2010]

 

Crédit : ESO/A. C. Cameron

 

Aujourd'hui, dans le cadre du « RAS National Astronomy Meeting (NAM2010) » la découverte de neuf nouvelles planètes à transit vient d'être annoncée. En combinant ces nouveaux résultats avec de précédentes observations d'exoplanètes en transit, les astronomes ont été surpris de découvrir que six exoplanètes (parmi un échantillon plus large en comprenant 27) ont été détectées orbitant dans le sens opposé à celui de la rotation de leur étoile hôte - soit exactement l'inverse de ce que l'on peut observer dans notre Système solaire. Avec ces nouvelles découvertes, les astronomes sont confrontés à une remise en cause sérieuse et inattendue des modèles de formation planétaire actuellement en vigueur. Elles laissent également supposer que les systèmes comportant des exoplanètes de type Jupiter chaud ne contiennent probablement pas de planète semblable à la Terre.

 

Retournement des théories de la formation planétaire ! [13/04/2010]

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/Palomar Observatory

 

Des astronomes ont capturé une image de trois planètes orbitant une étoile au-delà de la nôtre en utilisant un modeste télescope au sol. La surprenante prouesse a été accomplie par une équipe au JPL (Jet Propulsion Laboratory) de la NASA à Pasadena, Californie, en utilisant une petite partie du télescope Hale de l'Observatoire du Mont Palomar, au nord de San Diego.

 

Un petit télescope au sol image trois exoplanètes [15/04/2010]

 

Crédit : NASA TV

 

Après plusieurs reports en raison du mauvais temps sur la Floride, la navette spatiale Discovery s'est finalement posée ce mardi 20 Avril 2010 à 13h08 UTC sans encombre au Kennedy Space Center, avec à son bord le Commandant Alan G. Poindexter, le pilote James P. Dutton Jr. et les spécialistes de mission Dorothy Metcalf-Lindenburger, Rick Mastracchio, Stephanie Wilson, Clayton Anderson et l'astronaute japonaise Naoko Yamazaki.

 

Discovery se pose en Floride [20/04/2010]

 

Crédit : NASA, ESA, and M. Livio and the Hubble 20th Anniversary Team (STScI)

 

Le plus connu, ayant la plus grande longévité, et le plus prolifique observatoire spatial a passé un seuil de 20 ans d'opération ce mois-ci. Le 24 avril 1990, la navette spatiale et l'équipage de STS-31 ont été lancés pour déployer le télescope spatial Hubble en orbite terrestre basse. Ce qui a suivi était l'une des saga les plus remarquables de l'ère spatiale. Les possibilités sans précédent de Hubble ont fait lui un des instruments scientifiques les plus puissants jamais conçus par les humains, et certainement le plus apprécié par le public. Les découvertes de Hubble ont révolutionné presque tous les domaines de recherche astronomique actuelle, de la science planétaire à la cosmologie. Et ses images étaient incontestablement hors de ce monde.

 

Hubble célèbre 20 ans d'émerveillement et de découverte [23/04/2010]

 

Image radar de l'astéroïde 2005 YU55. Crédit : NASA/Cornell/Arecibo

 

L'astéroïde géocroiseur 2005 YU55 a été "imagé" par le télescope radar d'Arecibo à Puerto Rico le 19 Avril 2010. Les données collectées lors des observations d'Arecibo de 2005 YU55 ont permis au Near-Earth Object Program Office du JPL (Jet Propulsion Laboratory) de la NASA d'affiner l'orbite de la roche de l'espace, permettant aux scientifiques d'écarter toute possibilité d'un impact avec la Terre pour les 100 prochaines années.

 

Le télescope radar prend une image du géocroiseur [01/05/2010]

 

Crédit : NASA TV

 

La navette spatiale Atlantis s'est envolée pour la dernière fois du Kennedy Space Center de la NASA à 18h20 UTC ce vendredi 14 Mai 2010. Atlantis et l'équipage de six astronautes volent vers la Station Spatiale Internationale, avec dans les soûtes de la navette le Mini laboratoire de recherche russe MRM1, six batteries de rechange pour le segment de poutre P6, et la palette verticale ICC-VLD transportant une antenne en bande S de rechange.

 

Dernier envol d'Atlantis pour l'ISS [14/05/2010]

 

Crédit : NASA TV

 

La navette spatiale Atlantis et les six astronautes ont achevé un voyage de 12 jours de plus de 7,7 millions de kilomètres avec un atterrissage ce mercredi 26 Mai 2010 à 12h48 UTC au Kennedy Space Center de la NASA en Floride. Troisième des cinq missions de navette planifiée pour 2010, il s'agissait du dernier vol prévu pour Atlantis. La mission, désignée STS-132, a délivré le Mini laboratoire de recherche russe MRM1 à la Station Spatiale Internationale. Également connu sous le nom de Rassvet ("Aube" en russe), le module fournit de l'espace de stockage supplémentaire et un nouveau port d'amarrage pour les vaisseaux spatiaux russes Soyuz et Progress.

 

Atlantis se pose en Floride [26/05/2010]

 

Crédit : NASA/JPL Near-Earth Object Program Office

 

Un petit objet ayant l'apparence d'un astéroïde a été découvert dans une orbite autour du Soleil qui tellement similaire à l'orbite terrestre que les scientifiques suspectent fortement qu'il s'agit d'un étage de fusée qui s'est échappé du système Terre-Lune il y a des années. L'objet a été découvert le 16 Mai 2010 par Richard Kowalski dans le cadre du Catalina Sky Survey, et a été par la suite observé par de nombreux observateurs, dont Bill Ryan (Magdalena Ridge Observatory) et Peter Birtwhistle (Angleterre). Il lui a été donné la désignation d'astéroïde de 2010 KQ par le Minor Planet Center à Cambridge Massachusetts, qui a identifié son orbite comme étant très similaire à celle de la Terre. L'affinage de l'orbite par Paul Chodas du JPL et l'astronome amateur Bill Gray ont montré que cet objet était très proche de la Terre au début de 1975, mais la trajectoire n'est pas assez connue avec assez d'exactitude pour associer cet objet avec un lancement particulier. Néanmoins, les scientifiques ne s'attendent pas à ce qu'un objet normal puisse demeurer dans ce type d'orbite très longtemps en raison de sa probabilité relativement haute d'impact avec la Terre. En fait, une analyse effectuée par Paul Chodas suggère que 2010 KQ a une possibilité de 6% de percuter la Terre sur une période de 30 ans commençant en 2036.

 

Astéroïde 2010 KQ : probablement un morceau de fusée [28/05/2010]

 

Crédit : NASA, ESA, M. H. Wong (University of California, Berkeley), H. B. Hammel (Space Science Institute, Boulder, Colo.), I. de Pater (University of California, Berkeley), and the Jupiter Impact Team

 

Sans avertissement, un objet mystérieux a heurté Jupiter le 19 Juillet 2009, laissant une contusion foncée de la taille de l'Océan Pacifique. La tache a attiré en premier l'attention d'un astronome amateur en Australie, et bientôt, des observatoires autour du monde, dont le télescope spatial Hubble, ont visé la tache inattendue. Les astronomes avaient été témoin de ce genre d'événement cosmique auparavant. Des cicatrices semblables avaient été laissées pendant une semaine en Juillet 1994, lorque plus de 20 morceaux de la comète P/Shoemaker-Levy 9 (SL9) ont plongé dans l'atmosphère de Jupiter. L'impact de 2009 s'est produit au cours de la même semaine, 15 ans après.

 

Les images de Hubble suggèrent qu'un astéroïde rocheux a percuté Jupiter [03/06/2010]

 

La nébuleuse de la Tarentule - Crédit : TRAPPIST/E. Jehin/ESO

 

Un nouveau télescope robotisé a obtenu sa première lumière à l'Observatoire de l'ESO à La Silla, au Chili. TRAPPIST, pour TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope (Petit Télescope pour les Transits de Planètes et les Planétésimaux) est dédié à l'étude des systèmes planétaires en utilisant deux approches : la détection et caractérisation de planètes situées hors du système solaire (exoplanètes) et l'étude des comètes en orbite autour du Soleil. Le télescope de 60 cm est exploité à partir d'une salle de contrôle située à Liège, en Belgique, à 12.000 km de là.

 

Un Nouveau Télescope National à La Silla : TRAPPIST, pour explorer le ciel à la découverte d'exoplanètes et de comètes [08/06/2010]

 

Crédit : NASA/SETI Institute/University of North Dakota

 

Lancée avec succès le 09 Mai 2003, la sonde japonaise Hayabusa est de retour sur Terre avec les prélèvements d'échantillons de l'astéroïde 25143 Itokawa (1998SF36). La sonde a largué avec succès sa capsule contenant les précieux échantillons à 10h51 UTC le 13 Juin 2010. L'entrée dans l'atmosphère de la sonde, voyageant de concert avec la capsule, s'est effectuée à 13h51 UTC. Hayabusa s'est désintégré comme prévu dans la haute atmosphère au-dessus de l'Australie.

 

Retour de la sonde japonaise Hayabusa [14/06/2010]

 

© Patrice Amoyel

 

Aujourd'hui, l'équipe CoRoT annonce la découverte d'une naine brune et de six nouvelles exoplanètes aux caractéristiques très variées. CoRoT, satellite de l'Agence spatiale française (CNES), permet de découvrir des exoplanètes depuis l'espace, par la détection de leur passage devant leur étoile. L'observation de ces transits est relayée par des observations au sol, notamment avec les spectrographes HARPS de l'ESO et Sophie de l'INSU-CNRS: les astronomes obtiennent alors une mesure précise de la taille, de la masse et de l'orbite de ces nouvelles planètes, sans les voir directement. Elles sont ainsi les seules à permettre d'obtenir les informations les plus complètes sur leur nature et les modes de formation et d'évolution de ces nouveaux mondes.

 

Florilège de planètes découvertes par le satellite CoRoT : 7 corps aux caractéristiques bien distinctes [14/06/2010]

 

Crédit : NASA, ESA, M.H. Wong (University of California, Berkeley), H.B. Hammel (Space Science Institute, Boulder, Colo.), A.A. Simon-Miller (Goddard Space Flight Center), and the Jupiter Impact Science Team

 

Les observations détaillées faites par le télescope spatial Hubble ont trouvé une réponse au flash lumineux vu le 03 Juin sur Jupiter. Il provient d'un météore géant se consûmant au-dessus des sommets des nuages de Jupiter. Le visiteur de l'espace n'a pas plongé assez profondément dans l'atmosphère pour exploser et laisser un nuage de débris révélateur, comme on a pu le voir dans les collisions précédentes sur Jupiter.

 

Le mystérieux flash sur Jupiter n'a laissé aucun nuage de débris [17/06/2010]

 

Crédit : ESO/L. Calçada

 

Pour la première fois, des astronomes ont mesuré une super-tempête dans l'atmosphère d'une exoplanète, le très étudié Jupiter chaud HD209458b. Les observations de très grande précision du monoxyde de carbone montrent que ce gaz est en train de s'écouler à très grande vitesse du côté jour, extrêmement chaud de cette planète, vers son côté non éclairé, plus froid. Ces observations ont également permis une autre « première » très intéressante : la mesure de la vitesse orbitale de l'exoplanète elle-même, permettant ainsi de déterminer sa masse de manière directe.

 

Le VLT détecte la première super-tempête sur une exoplanète [23/06/2010]

 

© ESA, HFI & LFI Consorti

 

Le satellite Planck de l'ESA vient de délivrer une image exceptionnelle de l'intégralité du ciel provenant du premier relevé, qui est tout juste achevé. Celle-ci met en évidence les deux sources de rayonnement du ciel les plus importantes dans le domaine des micro-ondes : le rayonnement fossile et la Voie lactée. Le rayonnement fossile correspond à l'écho lumineux du Big Bang. Il témoigne des premiers instants de l'Univers, qu'il a traversé pendant près de 13,7 milliards d'années avant de parvenir jusqu'à nous. Dans certaines directions, on voit en superposition le rayonnement issu de divers objets astrophysiques, notamment notre Galaxie, la Voie lactée. Grâce aux observations de Planck à neuf fréquences différentes, et grâce à des techniques sophistiquées d'analyse d'images, il est possible de distinguer ces différents rayonnements. Ils deviendront des produits scientifiques distincts de grande importance, tant pour les astrophysiciens que pour les cosmologistes, et seront rendus publics fin 2012.

 

Notre Galaxie et l'écho lumineux du Big Bang révélés par le satellite Planck [05/07/2010]

 

Crédit : ESO/L. Calçada

 

En combinant les observations effectuées avec le VLT de l'ESO et le télescope à rayons X Chandra de la NASA, des astronomes ont découvert la paire de jets la plus puissante jamais observée, émise par un trou noir stellaire. Cet objet, également connu comme un microquasar, propulse une gigantesque bulle de gaz de 1000 années lumière de diamètre, deux fois plus grande et dix fois plus puissante que celles des autres microquasars connus.

 

Un trou noir qui souffle une grosse bulle [07/07/2010]

 

Crédit : ESA 2010 MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/ RSSD/INTA/UPM/DASP/IDA

 

L'astéroïde Lutetia s'est révélé comme un monde frappé par de nombreux cratères. La mission Rosetta de l'ESA a renvoyé les premières images en plan rapproché de l'astéroïde montrant qu'il est plus probablement un survivant primitif de la naissance violente du Système solaire.

 

Triomphe de Rosetta auprès de l'astéroïde Lutetia [11/07/2010]

 

Crédit : Courbin, Meylan, Djorgovski, et al., EPFL/Caltech/WMKO

 

Le Laboratoire d'astrophysique de l'EPFL a observé pour la première fois un cas de quasar placé entre la Terre et une galaxie plus lointaine et jouant le rôle de lentille gravitationnelle. Cette avancée permettra des observations inédites grâce à ce phénomène qui offre une illustration de la relativité générale d'Albert Einstein.

 

Les astrophysiciens découvrent un quasar agissant comme loupe cosmique [16/07/2010]

 

Crédit : NASA/Johns Hopkins University Applied Physics

Laboratory/Carnegie Institution of Washington

 

L'analyse des données du troisième et dernier survol de Mercure par MESSENGER (Mercury Surface, Space Environment, Geochemistry and Ranging) en Septembre 2009 a révélé les premières observations d'émission d'une espèce ionisée dans l'exosphère de Mercure, de nouvelles informations sur des sous-orages magnétiques (magnetic substorms), et la preuve d'un plus jeune volcanisme sur la planète la plus intérieure que précédemment reconnu.

 

MESSENGER révèle de nouvelles informations sur l'exosphère, le volcanisme, et les sous-orages magnétiques de Mercure [18/07/2010]

 

Le jeune amas RMC 136a - Crédit : ESO/P. Crowther/C.J. Evans

 

En utilisant une combinaison d'instruments du VLT de l'ESO, une équipe d'astronomes a découvert l'étoile la plus massive connue à ce jour avec une masse à la naissance supérieure à 300 fois la masse de notre Soleil, soit deux fois les 150 masses solaires considérées actuellement comme la masse maximale pour une étoile. L'existence de ces monstres – des millions de fois plus lumineux que le Soleil, perdant de la masse en émettant des vents très puissants – pourrait apporter une réponse à la question suivante : « quelle masse maximale les étoiles peuvent-elles atteindre ? »

 

Les étoiles grossissent [21/07/2010]

 

Nouvelles du Ciel

 

Le Smithsonian Astrophysical Observatory (SAO), département du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (Cambridge, Massachusetts), a annoncé les destinataires de la récompense Edgar Wilson attribuée en 2009-2010 (IAUC 9158, uniquement par souscription).

 

La récompense, gérée par le SAO, en tant que bénéficiaire sous la volonté d'Edgar Wilson (Lexington, Kentuky), a été partagée entre quatre découvreurs de trois comètes différentes :

- Rui Yang (Hangzhou, Zhejiang, Chine) et Xing Gao (Urumqi, province de Xinjiang, Chine) pour la comète P/2009 L2 (cf. IAUC 9052));

- Don Machholz (Colfax, CA, U.S.A.) pour la comète C/2010 F4 (cf. IAUC 9132);

- Jan Vales (Idrija, Slovénie) pour la comète P/2010 H2 (cf. IAUC 9137)).

 

Le prix Edgar Wilson 2009-2010 [07/08/2010]

 

Image courtesy of B. Knispel, Albert Einstein Institute

 

Les ordinateurs en pause sont le terrain de jeux des astronomes. Trois scientifiques citoyens, un Allemand et deux Américains, ont découvert un nouveau pulsar radio dans des données recueillies par l'Observatoire Arecibo. C'est la première découverte relative à l'espace lointain réalisée par Einstein@Home, qui se sert d'ordinateurs personnels et de bureau dont des périodes d'utilisation sont offertes par 250.000 bénévoles dans 192 pays.

 

Des « scientifiques citoyens » d'Einstein@Home découvrent un nouveau pulsar [13/08/2010]

 

Crédit : Masayuki Tachikawa

 

Lorsque les amateurs Anthony Wesley et Christopher Go ont été témoins simultanément d'un brillant flash sur Jupiter le 03 Juin dernier, ceci a fait prendre conscience que de tels événements se produisent probablement - et sont observables - plus souvent qu'on l'avait imaginé. Eh bien, devinez quoi ? Basé sur une vidéo capturée par un astronome amateur japonais, ça vient juste de se produire à nouveau ! Masayuki Tachikawa observait Jupiter tôt le matin du 21 Août (18h22 Temps Universel le 20), quand sa caméra vidéo a capturé un flash de 2 secondes sur le disque de la planète. L'emplacement était le long du bord nord de la Ceinture Equatoriale Nord de Jupiter, approximativement à 17° Nord et à la longitude de 140° du Système II.

 

Un autre flash sur Jupiter ! [23/08/2010]

 

Crédit : ESO/L. Calçada

 

Des astronomes, en utilisant l'instrument leader mondial HARPS de l'ESO, ont découvert un système planétaire contenant au moins cinq planètes en orbite autour de l'étoile HD 10180, une étoile semblable au Soleil. Les chercheurs ont également des indices très prometteurs indiquant que deux autres planètes doivent être présentes, dont l'une serait la planète la moins massive découverte jusqu'à présent. Si tel est le cas, ce système serait semblable à notre Système Solaire en termes de nombre de planètes (sept planètes comparées aux huit planètes du Système Solaire). De plus, l'équipe a également trouvé des preuves que les distances séparant les planètes de leur étoile suivent un schéma régulier, comme on peut également le voir dans notre Système Solaire.

 

Découverte du système planétaire le plus « peuplé » [24/08/2010]

 

Crédit : NASA/Ames/JPL-Caltech

 

Le vaisseau spatial Kepler a découvert le premier système planétaire confirmé avec plus d'une planète passant devant, ou transitant, la même étoile. Les signatures de transit de deux planètes distinctes ont été vues dans les données pour une étoile similaire au Soleil désignée Kepler-9. Les planètes ont été appelées Kepler-9b et 9c. La découverte incorpore sept mois d'observations de plus de 156.000 étoiles dans le cadre d'une recherche permanente de planètes de la taille de la Terre en dehors de notre Système solaire.

 

La mission Kepler découvre deux planètes transitant la même étoile [26/08/2010]

 

© Instituto de Astrofísica de Canarias / ESA/SOHO

 

Grâce aux données du satellite CoRoT (Convection, Rotations et Transits planétaires) du CNES, une équipe internationale, incluant des chercheurs français du CEA, de l'Observatoire de Midi-Pyrénées et de l'Observatoire de Paris, décèle dans une étoile située à 100 années-lumière un cycle d'activité magnétique analogue à celui du Soleil.

 

Un cycle d'activité analogue à celui du Soleil découvert dans une étoile lointaine [29/08/2010]

 

Crédit : NASA/JPL/UM

 

Le Dimanche 04 Septembre, le vaisseau spatial Deep Impact de la NASA a retransmis la première des 64.000 images de ce qu'il a prévu de prendre de la comète Hartley 2. Le vaisseau spatial, maintenant sur une mission prolongée connue sous le nom d'EPOXI, a rendez-vous avec la comète le 04 Novembre 2010.

 

Taïaut ! Le vaisseau spatial Deep Impact observe la comète cible [09/09/2010]

 

Crédit : N. Dauphas & al.

 

Un groupe international de scientifiques, dirigé par Nicolas Dauphas (Université de Chicago) et comprenant notamment Mathieu Roskosz (Université Lille 1) et Laurent Remusat (CNRS/Muséum national d'Histoire naturelle), vient d'identifier des grains microscopiques issus d'une étoile proche de notre système solaire qui aurait explosé peu de temps avant sa naissance, il y a 4,5 milliards d'années. Les traces de cette supernova, trouvées dans la météorite d'Orgueil, renferment un excès de l'isotope 54 du chrome, excès retrouvé précédemment dans certaines météorites et non sur Terre. La découverte de ces grains présolaires suggère qu'une supernova a disséminé, de manière hétérogène, de fines particules riches en isotope 54 du chrome dans le nuage de gaz et de poussières qui a donné naissance à notre système solaire.

 

La météorite d'Orgueil livre un nouveau secret [11/09/2010]

 

© ESA, Planck HFI & LFI consortia, XMM-Newton.

 

Le satellite Planck vient de découvrir un superamas de galaxies grâce à son empreinte sur le rayonnement fossile, témoin des premiers instants de l'Univers. Il s'agit d'une première pour le satellite, qui a également révélé, avec une extrême précision, de nouveaux amas de galaxies. Ces objets, qui abritent des centaines voire des milliers de galaxies, sont les plus grandes structures connues de l'Univers. Grâce à ces données, les scientifiques espèrent mieux comprendre comment la matière noire et la matière visible se rassemblent sous la forme de telles structures.

 

Planck : première découverte d'un superamas de galaxies grâce au rayonnement fossile [15/09/2010]

 

© Instituto de Astrofísica de Canarias / ESA/SOHO

 

Une équipe internationale de scientifiques, comprenant des chercheurs de laboratoires français, a détecté pour la première fois une émission de photons gamma en provenance d'une nova (V407 Cyg) située à 9.000 années-lumière, en utilisant le télescope LAT de l'observatoire Fermi (NASA). Cette découverte a surpris les chercheurs qui n'attendaient pas qu'une telle explosion soit suffisamment forte pour produire ce rayonnement de haute énergie. Il proviendrait de l'interaction entre la matière éjectée par la naine blanche et le vent stellaire provenant de la géante rouge compagnon.

 

Première détection de rayonnement gamma provenant d'une nova [16/09/2010]

 

Crédit : Zina Deretsky, National Science Foundation

 

La découverte suggère que notre galaxie peut grouiller de planètes potentiellement habitables. Une équipe de chasseurs de planètes conduite par des astronomes de l'Université de Californie, à Santa Cruz, et de la Carnegie Institution de Washington a annoncé la découverte d'une planète de type Terre, de trois fois la masse de la Terre, satellisant une étoile voisine à une distance qui la place carrément au milieu de la "zone habitable" de l'étoile, là où l'eau liquide pourrait exister sur la surface de la planète. Si cela est confirmé, ce serait l'exoplanète ressemblant le plus à la Terre découverte à ce jour et le premier cas convaincant pour une potentiellement habitable.

 

La planète nouvellement découverte pourrait être la première vraie exoplanète habitable [30/09/2010]

 

Crédit : Agence de presse Xinhua

 

La deuxième sonde lunaire chinoise "Chang'e II" a été lancée vendredi à 18:59:57 (heure locale), par la fusée porteuse Longue Marche 3C depuis la tour de lancement N.2 du Centre de lancement de satellites de Xichang, dans la province du Sichuan (sud-ouest), amorçant la seconde phase du programme d'exploration lunaire en trois étapes de la Chine.

 

La Chine lance sa deuxième sonde lunaire ''Chang'e II'' [01/10/2010]

 

Crédit : NASA, ESA, and J.-Y. Li (University of Maryland, College Park), and L. McFadden (NASA GSFC)

 

Le télescope spatial Hubble a capturé des images du grand astéroïde Vesta qui aideront les scientifiques à fignoler les plans pour le rendez-vous du vaisseau spatial Dawn avec Vesta en Juillet 2011.

 

La mission de la NASA vers l'astéroïde obtient l'aide du télescope spatial Hubble [09/10/2010]

 

Crédit : NASA, ESA, and D. Jewitt (UCLA)

 

En Janvier dernier, des astronomes ont pensé qu'ils avaient été témoin d'une fraîche collision entre deux astéroïdes quand des images du télescope spatial Hubble ont révélé un objet bizarre en forme de X au devant d'une traînée cométaire de matériel. Après utilisation d'Hubble pour suivre l'étrange corps pendant cinq mois, les astronomes ont été surpris de constater qu'ils avaient manqué d'un an le démolisseur suspecté.

 

Hubble constate qu'un intrus bizarre en forme de X est lié à une collision non-vue d'astéroïdes [14/10/2010]

 

© HST. NASA-ESA

 

C'est une découverte totalement inattendue, due à la chance : en recherchant un disque de débris proche avec le télescope de 30m de l'Institut de Radioastronomie Millimétrique (IRAM), une équipe internationale, menée par des chercheurs du Laboratoire d'Etude du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique, a découvert la galaxie submillimétrique (SMG) la plus intense de l'hémisphère Nord aux longueurs d'ondes millimétriques en détectant l'émission de l'énorme quantité de poussière qu'elle recèle, l'obscurcissant et la rendant invisible en optique. L'équipe a découvert en plus un énorme réservoir de gaz moléculaire dans cette galaxie qui leur a permis de déterminer son décalage vers le rouge (redshift), et donc sa distance. Ce décalage vers le rouge est de 3,93, ce qui implique que la galaxie a envoyé ses photons quand l'Univers était encore très jeune (10% de son âge actuel). L'ensemble des données photométriques indique aussi que l'énergie de la galaxie provient principalement d'une flambée de formation d'étoiles et non de l'activité d'un trou noir supermassif au centre de cette galaxie.

 

Une galaxie invisible dans l'Univers lointain découverte grâce à la radioastronomie [14/10/2010]

 

 

Des doutes sur l'existence du monde extrasolaire habitable : Le mois dernier, des astronomes ont annoncé la découverte de la première planète extrasolaire potentiellement habitable. Mais cette semaine à une réunion de l'International Astronomical Union (IAU), des doutes ont été soulevés sur l'existence de cette excitante nouvelle planète dite en orbite autour de l'étoile Gliese 581. Appelée 'Gliese 581g', la planète était déterminée être d'environ 3 fois la masse de la Terre, laissant supposer qu'il s'agissait d'une planète rocheuse, et non d'une planète gazeuse comme Jupiter. Des planètes extrasolaires rocheuses ont été découvertes auparavant, mais le trait unique de cette planète était qu'elle orbitait dans la zone habitable de l'étoile naine rouge, cette région de l'espace où les températures sont suffisantes pour que l'eau reste liquide à la surface de la planète. Vogt est l'un des astronomes du Lick-Carnegie Exoplanet Survey, et auteur principal du papier publié dans Astrophysical Journal (et posté en ligne sur le site Web d'arxiv.org.) Le papier a également annoncé la découverte de la planète 'f', une planète de 7 fois la masse de la Terre avec une orbite de 433 jours autour de Gliese 581. La planète 'g' a été calculée pour avoir une période orbitale de seulement 37 jours. Mais ayant une orbite extrêmement proche d'après les normes de notre propre Système solaire, parce que Gliese 581 n'est pas aussi lumineuse que notre Soleil, sa zone habitable doit être beaucoup plus proche de son étoile hôte.

 

Francesco Pepe, un astronome qui travaille sur les données HARPS à l'Observatoire de Genève, a dit à la réunion de l'IAU cette semaine que son équipe ne pouvait pas confirmer l'existence de Gliese 581g. Dans un courrier électronique avec Astrobiology Magazine, Pepe a dit qu'il ne pouvait pas confirmer non plus l'existence de la planète '"f'. L'équipe de Genève, conduite par Michel Mayor, a annoncé en 2009 la découverte de la planète 'e' dans le système solaire Gliese 581. A approximativement 1,9 fois la masse de la Terre, la planète 'e' est la planète extrasolaire de la plus faible masse trouvée à ce jour, et a une période orbitale de 3,15 jours autour de l'étoile. "Depuis l'annonce de Mayor en 2009 de la planète de masse la plus faible Gliese 581e, nous avons recueilli environ 60 points de repère additionnels avec l'instrument HARPS pour un total de 180 points de repère couvrant 6,5 années d'observations," commente Pepe. "De ces donnéees, nous retrouvons facilement les quatre planètes précédemment annoncées b, c, d, et e." Toutefois, il dit qu'ils n'ont vu aucune preuve pour la planète 'g', la cinquième planète dans le système comme annoncée par Vogt et son équipe.

 

[15/10/2010]

 

© ESA / MPS pour l'équipe OSIRIS MPS / UPD / LAM / IAA / RSSD / INTA / UPM / DASP / IDA.

 

Une équipe européenne de chercheurs à laquelle participe des chercheurs du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (LAM / CNRS / Université de Provence) et du Laboratoire d'Etudes Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique (Observatoire de Paris, CNRS, Universités Paris 6 et Paris 7) a pu analyser et dater avec une précision inégalée jusqu'alors la collision de deux astéroïdes situés au-delà de l'orbite de Mars. Cet événement exceptionnel a été observé par les plus grands télescopes au sol, par le télescope spatial Hubble et par le système de caméras OSIRIS de la sonde Rosetta de l'Agence Spatiale Européenne qui, de par sa qualité optique et sa localisation dans l'espace, a pu fournir des images uniques et essentielles pour étudier cette collision comme jamais cela n'avait pu être fait précédemment.

 

Les paléontologues de l'espace [19/10/2010]

 

Crédit : M. Alvarez, R. Kaehler, and T. Abel

 

Une équipe européenne d'astronomes a déterminé la distance de la galaxie la plus éloignée jamais observée en utilisant le très grand télescope (VLT) de l'ESO. En analysant soigneusement la lueur extrêmement faible provenant de la galaxie, ces astronomes ont constaté qu'ils étaient en train de l'observer alors que l'Univers avait à peine 600 millions d'années (le décalage vers le rouge, ou redshift, est de 8,6). Il s'agit des premières observations confirmées d'une galaxie dont la lumière dissipe l'opaque brouillard d'hydrogène qui emplissait le cosmos dans les premiers temps de l'Univers. Ce résultat est publié dans la revue Nature du 21 octobre 2010.

 

Dissiper le brouillard cosmique [20/10/2010]

 

Crédit : NAIC-Arecibo/Harmon-Nolan

 

Exactement une semaine avant que le monde obtienne un nouveau regard de la comète Hartley 2 par l'intermédiaire de la mission EPOXI de la NASA, les observations de la comète par le radar planétaire d'Arecibo à Porto Rico ont offert aux scientifiques une avant-première excitante.

 

Le radar spatial fournit un avant-goût de la comète Hartley 2 [01/11/2010]

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/UMD

 

Le vaisseau spatial Deep Impact est passé à 700 kilomètres de la comète Hartley 2 ce Jeudi 04 Novembre 2010 dans le cadre de la mission EPOXI. Ces cinq images sont les premiers clichés retournés par la sonde après sa rencontre avec la comète à plus de 20 millions de kilomètres de la Terre.

 

Deep Impact jette son premier coup d'oeil à la comète Hartley 2 [04/11/2010]

 

© Swedish Space Corporation/Centre national d'études spatiales/Observatoire de Paris.

 

La comète Hartley 2 est en orbite autour du Soleil avec une période de 6,5 ans. Cette année, elle est passée au plus près du Soleil le 28 octobre à 1,059 UA (Unité Astronomique = distance Terre-Soleil = 150 millions de km) et était le 20 octobre à seulement 0,121 UA de la Terre! Une équipe internationale, avec des astronomes de l'Observatoire de Paris, en a profité pour observer la raie fondamentale de l'eau à 557 GHz avec le satellite Odin. La comète produit de 180 à 300 kg d'eau par seconde, une production qui varie avec le temps, sans doute en phase avec la rotation du noyau de la comète.

 

Le satellite Odin observe de l'eau dans la comète 103P/Hartley 2 [05/11/2010]

 

© NASA/JPL-Caltech/UMD

 

La sonde spatiale Deep Impact de la NASA a survolé la comète Hartley 2 le 4 novembre 2010. La sonde est passée à environ 700 km de la comète, à une vitesse de 12,3 km/s et a fourni des images spectaculaires de ce petit objet de moins de 2 km. Deux chercheurs français, Olivier Groussin du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (LAM : CNRS-INSU, Université de Provence, OAMP) et Frédéric Merlin du Laboratoire d'Études Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique (LESIA : Observatoire de Paris, CNRS-INSU, Universités Paris 6 et Paris 7), sont fortement impliqués dans cette mission de la NASA.

 

Survol de la comète Hartley 2 par la sonde spatiale Deep Impact [06/11/2010]

 

Crédit : X-ray: NASA/CXC/SAO/D.Patnaude et al, Optical: ESO/VLT, Infrared: NASA/JPL/Caltech

 

Des astropnomes utilisant l'Observatoire de rayons X Chandra ont découvert la preuve du plus jeune trou noir connu dans notre voisinage cosmique - de seulement 30 ans -, fournissant une occasion unique d'observer un trou noir se développer au cours de son enfance. L'objet pourrait aider les scientifiques à mieux comprendre comment les étoiles géantes explosent pour laisser un trou noir ou une étoile à neutrons, ainsi que leur nombre dans notre galaxie et dans les autres.

 

Découverte du plus jeune trou noir connu [16/11/2010]

 

Crédit : CFA / Harold Dorwin

 

Brian Marsden (1937 août 5-2010 18 novembre)

 

Un grand Monsieur du monde de l'Astronomie vient de nous quitter. Brian Marsden a longtemps été directeur du CBAT (Central Bureau of Astronomical Telegrams) de l'Union Astronomique Internationale (jusqu'en 2000) et du Minor Planet Center (jusqu'en 2006), positions qui ont effectivement faites de lui et sa petite équipe le centre d'information à travers le monde pour les découvertes astronomiques.

 

Brian Marsden (1937-2010) [19/11/2010]

 

Crédit : ESO/L. Calçada

 

L'atmosphère d'une exoplanète de type super-Terre a été analysée pour la première fois par une équipe internationale d'astronomes utilisant le Very Large Telescope (VLT) de l'ESO. La planète, connue sous le nom de GJ 1214B, a été étudiée lors de son passage devant son « étoile-mère » au moment où la lumière de cette dernière traverse l'atmosphère de la planète. Nous savons maintenant que l'atmosphère est principalement composée de vapeur d'eau, ou bien dominée par d'épais nuages ou de la brume.

 

Analyse de la première atmosphère d'une Super-Terre [01/12/2010]

 

Crédit : IHA-CNRC, C. Marois et Keck Observatory

 

Une équipe internationale d'astronomes a découvert une quatrième planète géante, HR 8799e, hors du système solaire. Cette nouvelle planète rejoint les trois qui figuraient sur les premières images jamais prises d'un système planétaire gravitant autour d'une autre étoile que le soleil. Les planètes en question tournent autour de l'étoile HR 8799, située à environ 129 années-lumière de la Terre et à peine visible à l'œil nu.

 

Le portrait de famille planétaire s'agrandit [11/12/2010]

 

 

Les images obtenues le 11 Décembre 2010 par Steve Larson (Lunar and Planetary Laboratory/University of Arizona) dans le cadre du Catalina Sky Survey (CSS), avec le télescope Schmidt de 0.68-m du Catalina, montrent une structure en forme de spirale autour de l'astéroïde (596) Scheila. L'apparence cométaire a été confirmée par d'autres observateurs (CBET 2583 du 12 Décembre 2010). Selon le "Dictionary of Minor Planet Names" de Lutz D. Schmadel, (596) Scheila a été découvert le 21 Février 1906 (1906 UA) par August Kopff à Heidelberg et nommé en l'honneur d'une connaissance du découvreur, une anglaise étudiant à Heidelberg. (596) Scheila (1906 UA = 1949 WT) est un astéroïde de la Ceinture Principale, d'un diamètre estimé à environ 113 km (H=8.9), circulant sur une orbite inclinée de 14 degrés sur l'écliptique. Sa période orbitale est de 5 ans. Le paramètre de Tisserand de (596) Scheila est T_jup = 3.209. Par conséquent, cet objet est un potentiel nouveau membre de la famille des comètes de la ceinture principale (nommées "Main Belt Comets" ou "MBC", en anglais). Cette classe récemment reconnue et introduite par Jewitt & Hsieh en 2006, regroupe des objets comme 133P, 176P, 238P, P/2010 A2, P/2008 R1 et P/2010 R2 qui présentent les caractéristiques orbitales des astéroïdes de la Ceinture Principale entre Mars et Jupiter ( 2.0 UA < a < 3.2 UA; q > 1.666 UA, avec excentricité et inclinaison faibles) et les caractéristiques physiques des comètes (chevelure et queue). Les comètes de la ceinture principale ont un paramètre de Tisserand supérieur à 3, comme la plupart des astéroïdes.

 

[12/12/2010]

 

Crédit : ESA - S. Corvaja, 2010

 

L'astronaute de l'ESA Paolo Nespoli est en route vers la Station spatiale internationale (ISS) en compagnie de Dimitri Kondratiev et Catherine Coleman à bord du vaisseau Soyouz, qui a décollé du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan aujourd'hui à 20h09 heure de Paris.

 

Paolo Nespoli en route vers la Station spatiale pour la mission MagISStra [15/12/2010]

 

Crédit : Peter Jenniskens

 

Nubien en Octobre 2008 a découvert qu'il contenait au moins 10 types différents de météorites. Certaines d'entre elles contenaient les produits chimiques qui forment les blocs constitutifs de la vie sur Terre, et ces produits chimiques ont été dispersés dans toutes les parties de l'astéroïde par des collisions.

 

La NASA découvre l'assortiment de météorites livré par l'astéroïde [17/12/2010]

 

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Contact : Gilbert Javaux