Nouvelles du Ciel d'Août 2016

 

 

 

Les Titres

 

Le plus lointain amas de galaxies de l'Univers [31/08/2016]

Comètes P/2005 S3 = 2016 Q1 (Read), C/2016 Q2 (PANSTARRS), P/2008 SH164 = 2016 Q3 (LINEAR) [31/08/2016]

Comètes P/2003 SQ215 = 2016 P3 (NEAT-LONEOS), P/2015 TP200 (LINEAR), C/2016 N6 (PANSTARRS) [29/08/2016]

Découverte d'une planète dans la zone habitable de l'étoile la plus proche [24/08/2016]

Comètes C/2014 HU195, P/2000 O3 = 2005 W4 = 2011 E1 = 2016 N5 (SOHO), P/2016 P1 (PANSTARRS), P/2016 P2 (PANSTARRS) [14/08/2016]

Hubble dévoile une paire de galaxies en provenance du désert [11/08/2016]

Un laboratoire stellaire dans la constellation du Sagittaire [10/08/2016]

 

 

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LE GUIDE DU CIEL 2016-2017 de Guillaume CANNAT

 

 

22e année de parution

 

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- 17 x 24 cm, 352 pages

- Plus de 500 schémas, cartes célestes et photographies

- Plus d'un millier de rendez-vous célestes

- Imprimé intégralement en couleurs

- ISBN-13 : 979-10-90238-18-3

 

LE GUIDE DU CIEL 2016-2017
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LE CIEL A L'OEIL NU EN 2016 de Guillaume CANNAT

 

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Intégralement inédit, le texte de cette quatorzième édition est superbement illustré de photographies réalisées par l'auteur et par les meilleurs astrophotographes de la planète ; il passe en revue, de janvier à décembre 2016, les plus beaux phénomènes astronomiques accessibles à tous et les agrémente de nouveaux encadrés pratiques, historiques, mythologiques et encyclopédiques.

 

En 2016, nous pourrons en outre assister à plus de 60 rassemblements crépusculaires ou nocturnes entre les planètes et la Lune, avec, notamment, plusieurs conjonctions extrêmement serrées entre Vénus, Mercure, Mars et Jupiter qui feront la joie des observateurs. Chacun de ces phénomènes est présenté en détail, avec des conseils pour l'observer et un schéma de qualité photographique pour se préparer au spectacle.

 

Le Ciel à l'œil nu est richement illustré par des dizaines de photographies astronomiques inédites et par des cartes très réalistes pour découvrir aisément les étoiles des quatre saisons.

 

Si ce livre vous incite à lever les yeux plus souvent vers la voûte céleste, à contempler plus régulièrement la Lune et les planètes, les constellations et leurs étoiles, il aura atteint son but.

 

- 144 pages
- Près de 180 cartes, schémas, gravures et photographies en couleur
- Prix public TTC : 18,50 euros
- ISBN : 978-2-09-278715-1

 

La collection « Le Ciel à l'oeil nu » a reçu le prix spécial du jury du Festival d'Astronomie de Haute-Maurienne-Vanoise

 

Le Ciel à l'oeil nu en 2016 est diffusé par Nathan/Interforum

 

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CALENDRIER ASTRONOMIQUE 2016 de Guillaume CANNAT

Nouvelle Edition

 

L'astronomie est l'une des sciences les plus spectaculaires. Les images réalisées avec les meilleurs instruments nous permettent de visiter le Système solaire, de plonger au cœur des nébuleuses où naissent de nouvelles étoiles, de survoler les majestueuses spirales galactiques, d'assister aux plus belles éruptions solaires ou d'admirer notre planète vue de l'espace ou de survoler la comète "Tchouri".

 

Ce calendrier astronomique rassemble 12 images exceptionnelles sélectionnées et commentées par Guillaume Cannat, l'auteur du Guide du Ciel, du Ciel à l'oeil nu et du blog Autour du Ciel.

 

Ces 12 photographies à couper le souffle ont été imprimées à haute résolution en grand format sur un papier couché plus épais pour garantir la plus belle réproduction possible.

 

Chaque mois, un calendrier annotable indique les dates des principaux phénomènes célestes : phase de la Lune, positions des planètes, éclipses, conjonctions, saisons, essaims d'étoiles filantes, etc...

 

Il existait déjà des calendriers muraux pour les amateurs de rugbymans ou de pin-up, les passionnés de fleurs ou de nature, les amoureux de la mer ou de la montagne, voilà enfin le calendrier qui manquait aux observateurs du ciel !

 

ISBN

979-10-90238-17-6

Format

29 x 35 cm

Nbre pages

24

Prix

18,00 €

 

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Pluie d'étoiles en Bretagne

Photos panoramiques de Laurent LAVEDER

 

Ce beau livre relié tout illustré rassemble d'exceptionnelles photos de paysages prises de nuit avec l'oeil averti d'un astronome amateur spécialisé dans l'observation du ciel à l'oeil nu. Les photographies sont accompagnées de légendes qui expliquent le contexte de la prise de vue, l'environnement, la description du phénomène, et le matériel utilisé.

 

Pour les amateurs de photographies, d'astres et de Bretagne !

 

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Archives des Nouvelles du Ciel

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31 Août 2016

Le plus lointain amas de galaxies de l'Univers

 

Crédits : X-ray: NASA/CXC/Université Paris/T.Wang et al; Infrared: ESO/UltraVISTA; Radio: ESO/NAOJ/NRAO/ALMA

 

Grâce à une combinaison unique d'observations réalisées par les plus grands télescopes du monde, une collaboration internationale dirigée par des chercheurs du CEA a détecté le plus lointain amas de galaxies jamais découvert dans l'Univers. Remontant 11,5 milliards d'années dans le passé de l'Univers, l'instantané de cet amas révèle 17 galaxies en pleines « flambées d'étoiles » (grosse activité de formation stellaire). C'est la première fois qu'une telle structure, captée au moment de sa formation, est détectée aussi loin, alors que l'Univers n'avait « que » 2,5 milliards d'années. Ces résultats, obtenus grâce aux compétences du CEA associé notamment à l'Institut de Radioastronomie Millimétrique (IRAM), au CNRS, et à l'Université Paris Diderot, sont publiés dans The Astrophysical Journal, et ouvrent un pan de compréhension sur la façon dont l'Univers s'est structuré dans sa jeunesse.

 

Les amas de galaxies constituent les plus grandes accumulations de matière soudées par la gravitation nées depuis le Big Bang. Selon le scénario accepté de formation hiérarchique des structures, ils se seraient formés en dernier, après les étoiles puis les galaxies. Trouver les premiers amas de galaxies formés dans l'Univers permet donc de tester notre compréhension de l'histoire de l'Univers. Pour la première fois, les cosmologistes ont découvert un amas de galaxies, apparu alors que l'Univers était encore très jeune, et dont les galaxies vivent encore leur phase d'adolescence, en pleines flambées d'étoiles.

En combinant les observations des télescopes IRAM-NOEMA, JVLA, Chandra, ALMA, VLT et HST [1], les chercheurs révèlent que ces premières structures auraient émergé 2,5 milliards d'années après le Big Bang environ (l'Univers a aujourd'hui 13,8 milliards d'années). Les galaxies naissantes forment alors leurs étoiles par flambées. Ces galaxies naissent dans des régions si compactes que la poussière interstellaire absorbe leur lumière.

L'amas de galaxies mis à jour avait donc échappé jusque-là aux observations des astrophysiciens. Identifiée par ses couleurs infrarouges, son existence fut mise à jour par l'observatoire IRAM-NOEMA, qui a mesuré avec précision la distance des galaxies en captant la signature de la molécule de monoxyde carbone présente en abondance dans ces galaxies naissantes. Ces mesures ont été confirmées avec le VLT et le JVLA. La preuve définitive de la puissante gravité régnant dans cet amas est venue de la détection par l'observatoire spatial Chandra de son gaz intergalactique chauffé à plusieurs millions de degrés.

Cet amas de galaxies présente aussi des propriétés étonnantes par rapport à ceux classiquement observés : il dénote un très fort taux de formation d'étoiles, preuve qu'il a été découvert juste après sa naissance. Jusqu'à présent, les galaxies appartenant à des amas étaient généralement observées « mortes », ne formant plus de nouvelles générations d'étoiles. Dans cet amas, au contraire, les galaxies forment leurs étoiles au rythme très élevé de plusieurs centaines par an, ce qui permet d'étudier comment les galaxies se transforment en « société », lorsqu'elles sont constituées en amas de galaxies.

 

La formation d'une telle structure si tôt après le Big Bang indique qu'il s'agit d'une région exceptionnelle de l'Univers, où la matière est plus concentrée que partout ailleurs. Son existence à elle seule perturbe les modèles théoriques des astrophysiciens.

 

Détection du plus lointain amas de galaxies jamais observé. L'image de gauche montre en violet l'émission de rayons X, captés par le satellite Chandra, rayonnés par la matière située entre les galaxies et chauffée à plusieurs millions de degrés par l'énorme gravité de l'amas. Chaque point sur l'image représente une galaxie avec ses centaines de milliards d'étoiles, les plus rouges sont aussi les plus lointaines. L'image de droite montre un zoom sur le cœur de l'amas de galaxies avec ses 17 galaxies en pleine « flambée d'étoiles » identifiées par le rayonnement de leur matière interstellaire (via la détection des molécules et de leur redshift grâce à IRAM- NOEMA, et des poussières grâce à ALMA). Crédits : X-ray: NASA/CXC/Université Paris/T.Wang et al; Infrared: ESO/UltraVISTA; Radio: ESO/NAOJ/NRAO/ALMA

  

Comment observe-t-on l'Univers lointain ?
Pour observer l'Univers lointain, les cosmologistes ne peuvent compter que sur la lumière infrarouge car l'expansion engendrée par le Big Bang décale les rayonnements émis par les galaxies vers le rouge. Les plus lointaines galaxies, qui remontent aux époques les plus reculées de l'Univers, les renseignent sur les phénomènes les plus anciens de l'Univers.

 

Note(s): 

[1] L'étude a été rendue possible grâce au soutien du projet européen FP7 ASTRODEEP #312725. Elle a été réalisée avec les télescopes NOEMA (NOrthern Extended Millimeter Array), JVLA (The Karl G. Jansky Very Large Array), Chandra, ALMA (Atacama Large Millimeter Array), VLT (Very Large Telescope) et HST (Hubble Space Telescope)

 

Pour en savoir plus: 

Consulter la publication de The Astrophysical Journal

 

Source(s): 

Discovery of a galaxy cluster with a violently starbursting core at z = 2:506, Tao Wang et al., The Astrophysical Journal, août 2016.

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/5967

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


31 Août 2016

Comètes P/2005 S3 = 2016 Q1 (Read), C/2016 Q2 (PANSTARRS), P/2008 SH164 = 2016 Q3 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

P/2005 S3 = 2016 Q1 (Read)

Krisztian Sarneczky (Konkoly Observatory) et P. Szekely (University of Szeged) ont signalé leur redécouverte de la comète P/2005 S3 (Read) sur des expositions CCD non filtrées obtenues les 27 et 28 Août 2016 avec le télescope Schmidt de 0.60-m à la Station Piszkesteto de l'Observatire Konkoly.

 

Découverte initialement par Michael Read sur les images de Spacewatch prises le 30 Septembre 2005, la comète P/2005 S3 (Read) avait été observée pour la dernière fois le 24 Février 2006, peu après son passage au plus près du Soleil du 08 Janvier 2005 à une distance de 2,8 UA.

 

Pour ce nouveau retour, les éléments orbitaux de la comète P/2005 S3 = 2016 Q1 (Read) indiquent un passage au périhélie le 01 Novembre 2016 à une distance d'environ 2,8 UA du Soleil, et une période d'environ 10,7 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16Q52.html (MPEC 2016-Q52)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2016%20Q1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2005 S3 = 2016 Q1 (Read) a reçu la dénomination définitive de 344P/Read en tant que 344ème comète périodique numérotée.

 


C/2016 Q2 (PANSTARRS)

E. Lilly, R. Weryk, et R. Wainscoat ont annoncé la découverte d'une comète dans trois expositions en bande w obtenues avec le télescope Pan-STARRS1 de 1.8-m à Haleakala le 26 Août 2016. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2016 Q2 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 03 Janvier 2020 à une distance d'environ 3,4 UA du Soleil, mais la comète pourrait être de période intermédiaire.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16Q53.html (MPEC 2016-Q53)

 

Les observations supplémentaires indiquent qu'il s'agit d'une comète à très longue période (environ 360 ans) avec un passage au périhélie le 14 Septembre 2021 à une distance d'environ 8,3 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16U66.html (MPEC 2016-U66)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2016%20Q2;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


P/2008 SH164 = 2016 Q3 (LINEAR)

Une comète trouvée par Richard A. Kowalski sur les images CCD prises avec le télescope de 1.5-m du Mont Lemmon le 29 Août 2016 s'est avérée être une redécouverte d'un objet ayant l'apparence d'un astéroïde découvert par LINEAR le 28 Septembre 2008 et ayant reçu la désignation de 2008 SH164 en tant que planète mineure. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par plusieurs astrométristes. Des observations antérieures à la découverte, obtenues par Spacewatch le 02 Septembre 2008 et par le M. Lemmon Survey le 23 Septembre 2008, ont également été identifiées.

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2008 SH164 = 2016 Q3 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 16 Juillet 2016 à une distance d'environ 3,1 UA du Soleil, et une période d'environ 8,1 ans pour cette comète de type Encke (TJupiter > 3; a < aJupiter).

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16Q54.html (MPEC 2016-Q54)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2016%20Q3;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2008 SH164 = 2016 Q3 (LINEAR) a reçu la dénomination définitive de 345P/LINEAR en tant que 345ème comète périodique numérotée.

 


  

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


29 Août 2016

Comètes P/2003 SQ215 = 2016 P3 (NEAT-LONEOS), P/2015 TP200 (LINEAR), C/2016 N6 (PANSTARRS)

 

Nouvelles du Ciel

 

P/2003 SQ215 = 2016 P3 (NEAT-LONEOS)

E. Lilly et R. Wainscoat ont signalé la découverte d'une comète sur quatre expositions en bande w prises le 12 Août 2016 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1.8-m à Haleakala. Maik Meyer et Gareth V. Williams ont identifié cette comète, en même temps que des observations CCD antérieures faites par Pan-STARRS1, datant du 07 Juillet, et par S. Maticic avec le Deltagraph de 0.6-m f/3.3 du Crni Vrh Observatory, avec la comète P/2003 SQ215 (NEAT-LONEOS) qui avait été observée pour la dernière fois le 20 Février 2004. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par plusieurs astrométristes.

 

Signalé comme ayant l'apparence d'un astéroïde indépendamment par les projets NEAT et LONEOS, respectivement les 24 et 27 Septembre 2003, l'objet répertorié sous la désignation de 2003 SQ215 en tant que planète mineure a montré plus tard une apparence non stellaire dans les images prises par A. Fitzsimmons et C. Snodgrass  (Queen's University of Belfast) et O. Hainaut (European Southern Observatory) le 19 Janvier 2004 avec le New Technology Telescope de 3.6-m de l'ESO. Cette comète de la famille de Jupiter, avec une période d'environ 12,9 ans, s'était approchée du Soleil à une distance d'environ 2,3 UA lors de son passage au périhélie le 24 Mars 2004.

 

Pour ce nouveau retour, les éléments orbitaux elliptiques de la comète P/2003 SQ215 = 2016 P3 (NEAT-LONEOS) indiquent un passage au périhélie le 27 Janvier 2017 à une distance d'environ 2,2 UA du Soleil, et une période d'environ 12,8 ans.

 

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16PC2.html (MPEC 2016-P122)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2016%20P3;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2003 SQ215 = 2016 P3 (NEAT-LONEOS) a reçu la dénomination définitive de 343P/NEAT-LONEOS en tant que 343ème comète périodique numérotée. 

 


P/2015 TP200 (LINEAR)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde de type Centaure trouvé sur les images CCD prises les 10 et 11 Octobre 2015 avec le Space Surveillance Telescope sur Atom Peak (White Sands Missile Range, NM, USA) dans le cadre du LINEAR survey, et ayant reçu à cette époque la désignation de 2015 TP200 en tant que planète mineure, a montré des caractéristiques cométaires lors d'observation par d'autres astrométristes. Des observations antérieures à la découverte, datant du 12 Septembre 2015, obtenues avec le télescope Pan-STARRS1 de 1.8-m à Haleakala, ont été identifiées.

 

Les éléments orbitaux elliptiques de la comète P/2015 TP200 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 28 Octobre 2016 à une distance d'environ 3,3 UA du Soleil, et une période d'environ 19,7 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16PD2.html (MPEC 2016-P132)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2015%20TP200;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2016 N6 (PANSTARRS)

R. Wainscoat, R. Weryk, et E. Lilly ont signalé la découverte d'une nouvelle comète sur les expositions en bande r obtenues le 14 Juillet 2016 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1.8-m à Haleakala. Des observations de Pan-STARRS1 antérieures à la découverte, obtenues le 27 Juin, ont été identifiées plus tard.

 

Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète à très longue période C/2016 N6 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 18 Juillet 2018 à une distance d'environ 2,6 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16Q33.html (MPEC 2016-Q33)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2016%20N6;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


  

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

 INTRUS 2016 QA2, un astéroïde de type Aten (a < 1.0 AU; Q > 0.983 AU) d'environ 31mètres de diamètre observé pour la première fois le 27 Août 2016 à 06h12 UTC dans le cadre du programme SONEAR, annoncé par la circulaire MPEC 2016-Q25 du 27 Août 2016, est passé le 27 Août 2016 vers 01h25 ( UTC (<1mn) à une distance d'environ 80.200 km, soit environ 0,23 LD (1 LD = Distance moyenne Terre-Lune = 380.400 km), de la surface de notre planète. Peu après, à 02h40 UTC le 28 Août, l'objet est passé à environ 382.000 km, soit 1,01 LD, de la Lune.

 

 Juno de la NASA complète avec succès le survol de Jupiter : La mission Juno de la NASA a exécuté avec succès son premier des 36 survols orbitals de Jupiter aujourd'hui. Le moment de l'approche au plus près avec la géante gazeuse était à 13h44 UTC lorsque Juno est passée à environ 4.200 kilomètres au-dessus des nuages tourbillonnants de Jupiter. Ce survol était le plus proche que Juno fera auprès de Jupiter au cours de sa mission principale.

 

 Famille de Jupiter ? 1 milliard ou plus : Notre galaxie abrite une variété ahurissante de mondes comme Jupiter : des versions géantes, les unes chaudes, les autres froides, de notre propre géante, des petits prétendants de seulement la moitié comme de gros autour. Les astronomes disent que dans notre galaxie seule, 1 milliard ou plus de mondes comme Jupiter pourrait être en orbite autour d’étoiles autres que notre Soleil.

 

 Des scientifiques découvrent une galaxie massive constituée de 99,99 % de matière sombre : À l’aide des télescopes les plus puissants du monde, une équipe internationale d’astronomes a découvert une galaxie massive qui se compose presque entièrement de matière noire.

 


 

 ALMA trouve une mine inattendue de gaz autour de plus grandes étoiles : Des astronomes utilisant l'Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) ont surveillé des dizaines de jeunes étoiles - certaines comme le Soleil et d'autres d'environ le double en taille - et ont découvert que la plus grande variété a des réservoirses étonnamment riches de gaz de monoxyde de carbone dans leurs disques de débris.

 

 Rosetta capture une explosion de comète : Dans des observations sans précédent faites plus tôt cette année, Rosetta a capturé de façon inattendue une spectaculaire explosion de comète qui pourrait avoir été déclenchée par un glissement de terrain.

 


24 Août 2016

Découverte d'une planète dans la zone habitable de l'étoile la plus proche

 

Crédit : ESO/M. Kornmesser

 

La campagne Pale Red Hot révèle l'existence d'une planète de masse comparable à la Terre en orbite autour de Proxima Centauri

 

Grâce à des télescopes de l'ESO et divers autres instruments, les astronomes ont mis en évidence les preuves de l'existence d'une planète en orbite autour de l'étoile la plus proche de la Terre, Proxima du Centaure. Longtemps recherchée, cette terre, baptisée Proxima b, effectue chaque 11 jours une rotation complète autour de son étoile hôte, dont la couleur rouge témoigne de la faible température de surface. Cette planète rocheuse est dotée d'une masse légèrement supérieure à celle de notre Terre et caractérisée par une température compatible avec la présence d'eau liquide en surface. Proxima b est l'exoplanète la plus proche de nous – il est également possible qu'elle constitue le lieu de vie le plus proche en dehors du Système Solaire. Un article détaillant cette importante découverte paraîtra dans l'édition du 25 août 2016 de la revue Nature.

 

Vue d’artiste de la planète en orbite autour de Proxima du Centaure - Crédit : ESO/M. Kornmesser

 

A quelque quatre années-lumière du Système Solaire se situe une naine rouge baptisée, en raison de sa proximité avec la Terre, Proxima du Centaure. Cette étoile froide de la constellation du Centaure, trop faiblement lumineuse pour pouvoir être observée à l'œil nu, se trouve non loin d'une paire d'étoiles très brillantes appelée Alpha Centauri AB.

 

Au cours du premier semestre 2016, Proxima du Centaure a fait l'objet d'observations répétées au moyen du spectrographe HARPS qui équipe le télescope de 3,6 mètres de l'ESO à La Silla au Chili et d'un suivi simultané par d'autres télescopes répartis sur la surface de la Terre [1]. Cette campagne, baptisée Pale Red Dot, impliquait une équipe d'astronomes pilotée par Guillem Anglada de l'Université Queen Mary de Londres. Son objectif : détecter la très faible oscillation résultant de l'attraction gravitationnelle générée par une possible planète en orbite autour de cette étoile [2].

 

S'agissant d'un thème de recherche très populaire, l'état d'avancement de cette campagne fut partagé avec le public de la mi-janvier à la fin avril, par le biais d'un site Web dédié (Pale Red Dot) et des réseaux sociaux. Les carnets de campagne étaient accompagnés de nombreux articles de vulgarisation rédigés par des spécialistes du monde entier.

 

Guillem Anglada-Escudé détaille le contexte de cette étude particulière : “Les tous premiers signes de l'existence d'une possible planète datent de 2013. Toutefois, ces indices n'étaient guère convaincants. Depuis lors, nous n'avons cessé d'effectuer d'autres observations depuis le sol, grâce notamment aux instruments de l'ESO. La récente campagne baptisée Pale Red Dot s'est échelonnée sur deux années.”

 

Combinées à des relevés d'observations antérieures effectuées entre autres depuis les observatoires de l'ESO, les données de la campagne Pale Red Dot ont mis en évidence le signal clair d'un résultat véritablement excitant. A certaines périodes, Proxima du Centaure se déplace en direction de la Terre à une vitesse proche de 5 kilomètres par heure – ce qui équivaut au rythme normal de la marche humaine. A d'autres périodes, Proxima du Centaure s'en éloigne à la même vitesse. Ce schéma régulier de l'évolution des vitesses radiales se répète tous les 11,2 jours. L'analyse minutieuse des faibles décalages Doppler qui en résultent révèle la présence d'une planète dotée d'une masse voisine de 1,3 masse terrestre, et distante de quelque 7 millions de kilomètres de Proxima du Cantaure – ce qui ne représente que 5% de la distance Terre-Soleil [3].

 

Guillem Anglada-Escudé revient sur l'excitation de ces derniers mois : “Au cours des 60 nuits de la campagne Pale Red Dot, j'ai pris soin de vérifier jours après jours la cohérence du signal. Les 10 premiers signaux se sont avérés prometteurs, les 20 suivants étaient conformes aux prévisions, et au terme de 30 jours, le résultat était quasiment définitif, de sorte que nous avons commencé à rédiger l'article !”

 

Les naines rouges telle que Proxima du Centaure sont des étoiles actives dont certaines variations peuvent faire croire à la présence d'une planète. Afin d'exclure cette possibilité, l'équipe a attentivement surveillé les variations de luminosité de l'étoile au cours de la campagne, au moyen du télescope ASH2 installé à l'Observatoire des Explorations Célestes de San Pedro de Atacama au Chili et du réseau de télescopes de l'Observatoire de Las Cumbres. Les données de vitesse radiale acquises lorsque l'étoile s'activait furent exclues de l'analyse finale.

 

Proxima b se situe à bien plus grande proximité de son étoile que la planète Mercure de notre Soleil. Toutefois, cette étoile est nettement moins brillante que le Soleil. Il en résulte que Proxima b occupe bien la zone habitable qui entoure son étoile, et que la température régnant à sa surface permet d'envisager la présence d'eau liquide.

 

Proxima b décrit une orbite simple autour de son étoile. Toutefois, les conditions régnant à sa surface peuvent être grandement perturbées par les rayonnements ultraviolet et X en provenance de l'étoile – l'intensité de ces rayonnements étant nettement supérieure à celle du rayonnement que la Terre reçoit du Soleil [4].

 

Cette découverte augure d'observations approfondies, tant au moyen des instruments actuels [5] qu'à l'aide de la prochaine génération de télescopes géants tel le télescope géant européen (E-ELT). Proxima b constituera une cible de choix pour la recherche de vie ailleurs dans l'Univers. En outre, le système Alpha Centauri s'inscrit dans le cadre du projet StarShot, qui ambitionne de conduire l'humanité vers un autre système solaire.

 

Guillem Anglada-Escudé de conclure : « De nombreuses exoplanètes ont d'ores et déjà été détectées, un plus grand nombre encore sera découvert, mais parvenir à dénicher une Terre semblable à la nôtre, la plus proche qui soit qui plus est, a constitué l'expérience de notre vie à tous. Cette découverte est le fruit de la contribution, des efforts, de nombreuses personnes. Ce résultat leur rend hommage. La recherche de formes de vie sur Proxima b vient ensuite ... »

 

Note :

[1] Outre les données de la récente campagne Pale Red Dot, l'article intègre les contributions des scientifiques qui ont observé Proxima du Centaure des années durant. Parmi ces scientifiques figurent les membres du programme original UVES/ESO M-dwarf (Martin Kürster et Michael Endl) ainsi que les pionniers de la chasse aux exoplanètes tel  R. Paul Butler. Les résultats des observations publiques de l'équipe  HARPS/Genève figurent également au sein de l'article.

 

[2] L'appellation Pale Red Dot fait écho à la dénomination attribuée par Carl Sagan à notre Terre :  pale blue dot (point bleu pâle). Proxima du Centaure étant une étoile de type naine rouge, sa planète baigne au sein d'une pâle lueur de couleur rouge.

 

[3] Le type de détection dont cet article se fait l'écho est techniquement possible depuis une dizaine d'années. En réalité, des signaux d'amplitude plus faible ont été détectés antérieurement. Mais les étoiles ne se résument pas à des sphères de gaz aux contours bien délimités et Proxima du Centaure est une étoile active. La détection avec certitude de Proxima b repose sur le suivi préalable des variations de luminosité de l'étoile au moyen de télescopes photométriques et la compréhension détaillée de ces variations de luminosité à des échelles de temps s'étendant de la minute à la dizaine d'années.

 

[4] La possibilité que ce type de planète renferme de l'eau liquide et abrite la vie telle que nous la connaissons sur Terre fait actuellement l'objet de débats intenses mais principalement théoriques. Les principaux contre-arguments s'appuient sur la très grande proximité de cette planète et de son étoile. L'attraction gravitationnelle qui en résulte restreint probablement l'ensoleillement de la planète à une seule et même face. En outre, l'intensité des rayonnements ultraviolet et X émis par l'étoile, en particulier durant son premier milliard d'années d'existence, contribue sans doute à la lente évaporation de l'atmosphère planétaire, et peut-être aussi à une plus grand complexité chimique. Aucun de ces contre-arguments ne mène toutefois à une conclusion définitive. Seules l'acquisition de données d'observation directe et la caractérisation de l'atmosphère planétaire permettront de trancher. Un semblable raisonnement s'applique aux planètes récemment détectées autour de TRAPPIST-1.

 

[5] Certaines des méthodes utilisées pour étudier l'atmosphère d'une planète reposent sur le transit de la planète devant son étoile, la lumière de l'étoile traversant alors l'atmosphère planétaire avant d'arriver sur Terre. A l'heure actuelle, rien ne prouve que Proxima b passe devant le disque de son étoile hôte vue depuis la Terre. Les chances qu'un tel événement se produise semblent même particulièrement minces. De nouvelles observations permettant de confirmer ou infirmer cette hypothèse sont toutefois en cours.

 

Plus d'informations :  

Ce travail de recherche fait l'objet d'un article intitulé “A terrestrial planet candidate in a temperate orbit around Proxima Centauri”, par G. Anglada-Escudé et al.,à paraître dans l'édition du 25 août 2016 de la revue Nature.

 

L'équipe se compose de Guillem Anglada-Escudé (Université Queen Mary de Londres, Londres, Royaume-Uni), Pedro J. Amado (Institut d'Astrophysique d'Andalousie - CSIC, Grenade, Espagne), John Barnes (Université Ouverte, Milton Keynes, Royaume-Uni), Zaira M. Berdiñas (Institut d'Astrophysique d'Andalousie - CSIC, Grenade, Espagne), R. Paul Butler (Institut Carnegie de Washington, Département du Magnétisme Terrestre, Washington, Etats-Unis), Gavin A. L. Coleman (Université Queen Mary de Londres, Londres, Royaume-Uni), Ignacio de la Cueva (Astroimagerie, Ibiza, Espagne), Stefan Dreizler (Institut d'Astrophysique, Université Georg-August de Göttingen, Göttingen, Allemagne), Michael Endl (Université du Texas à Austin et Observatoire McDonald, Austin, Texas, Etats-Unis), Benjamin Giesers (Institut d'Astrophysique, Université Georg-August de Göttingen, Göttingen, Allemagne), Sandra V. Jeffers (Institut d'Astrophysique, Université Georg-August de Göttingen, Göttingen, Allemagne), James S. Jenkins (Université du Chili, Santiago, Chili), Hugh R. A. Jones (Université de Hertfordshire, Hatfield, Royaume-Uni), Marcin Kiraga (Observatoire de l'Université de Varsovie, Varsovie, Pologne), Martin Kürster (Institut Max-Planck d'Astronomie, Heidelberg, Allemagne), María J. López-González (Institut d'Astrophysique d'Andalousie - CSIC, Grenade, Espagne), Christopher J. Marvin (Institut d'Astrophysique, Université Georg-August de Göttingen, Göttingen, Allemagne), Nicolás Morales (Institut d'Astrophysique d'Andalousie - CSIC, Grenada, Espagne), Julien Morin (Laboratoire Univers et Particules de Montpellier, Université de Montpellier & CNRS, Montpellier, France), Richard P. Nelson (Université Queen Mary de Londres, Londres, Royaume-Uni), José L. Ortiz (Institut d'Astrophysique d'Andalousie - CSIC, Grenade, Espagne), Aviv Ofir (Institut Weizmann de Science, Rehovot, Israel), Sijme-Jan Paardekooper (Université Queen Mary de Londres, Londres, Royaume-Uni), Ansgar Reiners (Institut d'Astrophysique, Université Georg-August de Göttingen, Göttingen, Allemagne), Eloy Rodriguez (Institut d'Astrophysique d'Andalousie - CSIC, Grenade, Espagne), Cristina Rodriguez-Lopez (Institut d'Astrophysique d'Andalousie - CSIC, Grenade, Espagne), Luis F. Sarmiento (Institut d'Astrophysique, Université Georg-August de Göttingen, Göttingen, Allemagne), John P. Strachan (Université Queen Mary de Londres, Londres, Royaume--Uni), Yiannis Tsapras (Institut Astronomique Rechen, Heidelberg, Allemagne), Mikko Tuomi (Université de Hertfordshire, Hatfield, Royaume-Uni) et Mathias Zechmeister (Institut d'Astrophysique, Université Georg-August de Göttingen, Göttingen, Allemagne).

 

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

 

Liens :  

- Article paru dans Nature

- Photos du VLT

- Photos de HARPS et du télescope de 3.6-mètres de l'ESO

 

- Research paper in Nature

- ESO press conference (01:02:26)

- Two new papers on Habitability on Proxima b

- Pale Red Dot blog

- Video of the ESO 3.6-metre telescope

- Photos of LCOGT telescopes

- MPIA press release

- LCOGT press release

- University of Hertfordshire press release

- Laboratoire Univers et Particules de Montpellier press release

- Additional images and videos from the PHL @ UPR Arecibo

- University of Texas/McDonald Observatory press release

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1629/?lang

 

Et d'autres papiers :

The habitability of Proxima Centauri b. I. Irradiation, rotation and volatile inventory from formation to the present

The habitability of Proxima Centauri b II. Possible climates and Observability

Exploring plausible formation scenarios for the planet candidate orbiting Proxima Centauri

The Habitability of Proxima Centauri b I: Evolutionary Scenarios

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

 La NASA établit le contact avec la Mission STEREO : Le 21 Août 2016, le contact a été rétablie avec Solar Terrestrial Relations Observatories de la NASA, connu comme le vaisseau spatial STEREO-B, après que les communications ont été perdues le 1er Octobre 2014. Pendant 22 mois, l'équipe de STEREO a travaillé pour tenter un contact avec l'engin spatial. Plus récemment, ils ont tenté une opération de récupération mensuelle à l'aide du Deep Space Network (DSN) de la NASA Deep Space Network qui suit et communique avec les missions dans l'espace.

 


 

 La comète qui a disparu : qu'est-il arrivé à ISON ? : La comète ISON, une boule lumineuse de matières congelés dès les premiers jours de l'Univers, était en provenance du nuage d'Oort au bord du Système solaire et devait percer la couronne solaire le 28 Novembre 2013. Les scientifiques attendaient tout un spectacle. Mais au lieu d'un brillant spectacle cosmique, il n'y avait ... rien.

 

 La planète extrasolaire semblable à Vénus pourrait avoir une atmosphère d'oxygène, mais pas la vie :  La lointaine planète GJ 1132b a intrigué les astronomes quand elle a été découverte l'an dernier. Située à 39 années-lumière de la Terre, elle pourrait avoir une atmosphère en dépit d'être cuite à une température d'environ 450 degrés Fahrenheit (~230° Celsius). Mais cette atmosphère serait-elle épaisse et dense ou mince et vaporeuse ? Une nouvelle recherche suggère que cette dernière hypothèse est beaucoup plus probable.

 

 Le panorama complet du rover Curiosity de la NASA montre « Murray Buttes » : Des mesas érodées et des buttes qui rappellent la partie sud-ouest des États-Unis forment une partie de l'horizon dans le dernier panorama de 360 degrés en couleur du rover Curiosity de Mars de la NASA. Le rover a utilisé son appareil-photo Mastcam pour capturer des dizaines d'images composantes de cette scène le 05 Août 2016, quatre ans après l'atterrissage de Curiosity à l'intérieur du cratère Gale.

 

 L'ntérieur de la planète naine Cérès révélé : La planète naine Cérès est « partiellement différenciée » : elle contient un noyau rocheux, entouré d'un manteau riche en éléments volatiles. C'est ce qui ressort de l'analyse des données fournies depuis un an par la mission spatiale Dawn de la NASA, et dont le résultat est paru dans un article de Nature en date du 4 août 2016. Cette étude pilotée par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA implique la collaboration d'un chercheur de l'Observatoire de Paris.

 


 

 Il y a 800 millions d'années, une atmosphère plus riche en oxygène que prévu : Une équipe internationale, dont Christophe Lécuyer, du Laboratoire de Géologie de Lyon [1], a pu mesurer pour la première fois la teneur en oxygène de l'atmosphère terrestre il y a environ 815 millions d'années (à 15 millions d'années près), alors que le vivant commençait seulement à se complexifier. Les chercheurs ont analysé les concentrations en dioxygène, diazote et argon de fluides primaires préservés dans des dépôts de halite en Australie. Ces mesures effectuées par spectrométrie de masse ont été comparées à celles de ces mêmes gaz, datant cette fois d'il y a 6 millions d'années environ et prélevés dans des inclusions de dépôts de sel actuels en Sicile. La teneur en oxygène mesurée est bien supérieure à celle qui avait été estimée jusqu'ici par des modèles ou par des mesures indirectes de l'état d'oxydation des sédiments marins. Ce résultat, publié dans Geology, modifie totalement notre vision de la composition de l'atmosphère terrestre par rapport à l'histoire du vivant: une atmosphère relativement riche en oxygène (10 %) a précédé les premiers grands blooms biologiques.

     Note : [1] CNRS / Université Claude Bernard Lyon 1 / ENS Lyon

     Référence:  Blamey N.J.F., Brand U., Parnell J., Spear N., Lécuyer C., Benison K., Meng F., Ni P. 2016. Paradigm shift in determining Neoproterozoic atmospheric oxygen. Geology, doi:10.1130/G37937.1.

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/5951

 

 Découverte d'un nouvel objet Trans-Neptunien rétrograde : soupçon d'un plan orbital commun pour des TNOs et Centaures de faible demi-axe majeur et forte inclinaison : Bien que la majorité des Centaures soient censés avoir son origine dans le disque dispersé, avec des membres de haute inclinaison provenant du nuage de Oort, l'origine des composants à forte inclinaison des objets transneptuniens (TNOs) reste incertaine. Les auteurs rapportent la découverte d'un TNO rétrograde, surnommé "Niku", détecté par le Pan-STARRS 1 Outer Solar System Survey. Les intégrations numériques montrent que la dynamique orbitale de Niku est très semblable à celle de 2008 KV 42 (Drac), avec une demi-vie de ~500 millions d'années. En comparant la forte inclinaison similaire des TNOs et Centaures (q>10 AU, a<100 AU et i>60°), les auteurs du papier constatent que ces objets présentent un surprenant regroupement de noeud ascendant et occupent un plan orbital commun. Cette configuration orbitale a une grande signification statistique : 3.8-s. Il faut un mécanisme inconnu pour expliquer la concentration observée. Cette découverte peut fournir une voie pour enquêter sur un réservoir possible d'objets de forte inclinaison.

 


 

 Kepler montre les danseuses stellaires dans l'amas des Pléiades : Comme les danseuses de ballet cosmique, les étoiles de l'amas des Pléiades tournent. Mais ces danseuses célestes sont toutes virevoltantes à des vitesses différentes. Les astronomes se sont longtemps demandés ce qui détermine le rythme de rotation de ces étoiles.

 

 Les événements d'ondes gravitationnelles pourraient donner des flashs en lumière visible ? Gemini explore la possibilité d'émission optique de courte durée (en lumière visible) par les événements violents qui produisent des ondes gravitationnelles.

 

 G11.2-0.3: Supernova éjectée des pages de l'histoire : Un nouveau regard sur les débris de l'étoile explosée dans notre galaxie a permis aux astronomes un réexamen lorsque la supernova s'est produite réellement. Des observations récentes du reste de supernova appelé G11.2-0.3 avec l'Observatoire de rayons X Chandra de la NASA ont dépouillé sa connexion à l'événement enregistré par les Chinois en 386 CE.

 


14 Août 2016

Comètes C/2014 HU195, P/2000 O3 = 2005 W4 = 2011 E1 = 2016 N5 (SOHO), P/2016 P1 (PANSTARRS), P/2016 P2 (PANSTARRS)

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2014 HU195

M. Busch, Heppenheim (Allemagne), a signalé le 05 Juillet une comète avec une faible condensation centrale et un coma de 10", dépourvue de queue, qui a été trouvée par le logiciel d'évaluation automatique TOTAS écrit par lui-même sur quatre images prises par David Abreu avec le télescope de 1.0-m f/4.4 à Optical Ground Station, Tenerife, de l'Agence spatiale européenne, dans le cadre du prgramme Teide Observatoire Tenerife Asteroid Survey (TOTAS) ; la scéance d'observation a été organisée par M. Micheli, E. Schwab et Busch, alors que J. Linder (Durmersheim, Allemagne) ont confirmé les images et signalé la nature cométaire.

 

Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par d'autres astrométristes, signalant au passage la présence d'une faible queue.

 

Une fois l'orbite calculée en utilisant les observations de 2016 obtenues au cours de quelques nuits, une des routines automatiques de Gareth V. William au Minor Planet Center a fait un lien avec un objet ayant l'apparence d'un astéroïde de type Centaure observé sur seulement deux nuits en 2014, auquel le MPC avait alors assigné la désignation de 2014 HU 195 en tant que planète mineure. L'objet de 2014 avait été trouvé et signalé par Frank Valdes via l'instrument DECam (Dark Energy Camera) monté au foyer principal du télescope Blanco de 4-m de Cerro Tololo dans le cadre du programme DECam NEO Survey.

 

Les éléments orbitaux de la comète C/2014 HU195, qui n'a pas encore reçu de nom, indiquent un passage au périhélie le 18 Mai 2015 à une distance d'environ 5,1 UA du Soleil, et une période d'environ 102 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16P75.html (MPEC 2016-P75)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2014%20HU195;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

 


P/2000 O3 = 2005 W4 = 2011 E1 = 2016 N5 (SOHO)

Worachate Boonplod a détecté le retour de la comète rasante appartenant au groupe de Kracht P/2000 O3 = 2005 W4 = 2011 E1 sur les images du coronographe LASCO C2 (Large Angle Spectrometric Coronagraph) à bord du satellite SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) datant du 01 et du 02 Juillet 2016.

 

Détectée par Rainer Kracht sur les images archivées prises les 09 et 10 Mars 2011 par le satellite SOHO (SOHO-LASCO coronographe C3), la comète P/2011 E1 (SOHO) est une comète rasante appartenant au groupe de Kracht. Une solution orbitale, nécessitant des paramètres non gravitationnels, a été publiée et relie P/2011 E1 avec les comètes SOHO P/2000 O3 (découverte par Jonathan Shanklin le 31 Juillet 2000 sur les images LASCO C2, passage au périhélie le 30 Juillet) et P/2005 W4 (découverte par Bo Zhou le 23 Novembre 2005 sur les images LASCO C2, passage au périhélie le 23 Novembre).

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2000 O3 = 2005 W4 = 2011 E1 = 2016 N5 (SOHO)  indiquent un passage au périhélie le 01 Juillet 2016 à une distance d'environ 0,053 UA du Soleil et une période d'environ 5,31 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16P77.html (MPEC 2016-P77)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2016%20N5;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2000 O3 = 2005 W4 = 2011 E1 = 2016 N5 (SOHO) a reçu la dénomination définitive de 342P/SOHO en tant que 342ème comète périodique numérotée.

 


P/2016 P1 (PANSTARRS)

R. Wainscoat et R. Weryk ont signalé la découverte d'une comète dans quatre expositions de 45 secondes en bande w obtenues le 01 Août 2016 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1.8-m à Haleakala. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par d'autres astrométristes.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète P/2016 P1 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 09 Septembre 2015 à une distance d'environ 2,2 UA du Soleil, et une période d'environ 5,8 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16PB9.html (MPEC 2016-P119)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 22 Septembre 2015 à une distance d'environ 2,2 UA du Soleil, et une période d'environ 5,7 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16U66.html (MPEC 2016-U66)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2016%20P1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


P/2016 P2 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète, signalée par R. Wainscoat et R. Weryk, a été découverte dans quatre expositions en bande w obtenues le 08 Août 2016 avec le télescope Pan-STARRS1 de 1.8-m à Haleakala. L'objet a également été identifié ultérieurement dans des observations de Pan-STARRS1 remontant au 09 Juillet.

 

Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, plusieurs autres astrométristes ont confirmé l'apparence cométaire de l'objet.

 

Les éléments orbitaux elliptiques préliminaires de la comète P/2016 P2 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 16 Novembre 2015 à une distance d'environ 3,1 UA du Soleil, et une période d'environ 9,3 ans pour cette comète de la famille de Jupiter.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K16/K16PC0.html (MPEC 2016-P120)

 

P/2016 P2 = 1998 U8 = 2007 R11 (Wiegert-PanSTARRS) : Des observations ultérieures ont permis de faire le lien avec un astéroïde découvert par P A Wiegert avec le CFHT de 3.6-m le 14 Septembre 2007 et avec un object figurant sur les images de LONEOS en Octobre 1998.

http://www.oaa.gr.jp/~oaacs/nk/nk3366.htm

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2016%20P2;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2016 P2 = 1998 U8 = 2007 R11 (Wiegert-PanSTARRS) a reçu la dénomination définitive de 351P/Wiegert-PanSTARRS en tant que 351ème comète périodique numérotée.

 


  

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


11 Août 2016

Hubble dévoile une paire de galaxies en provenance du désert

 

Crédit : NASA, ESA, and E. Tollerud (STScI)

 

Les galaxies dans l'Univers étaient beaucoup plus petites que notre Voie lactée et ont concocté des étoiles à un rythme rapide. Elles ont grandi grâce à des fusions avec d'autres galaxies naines pour finalement construire les magnifiques galaxies spirales et elliptiques que nous voyons aujourd'hui autour de nous. Mais les astronomes utilisant le télescope spatial Hubble ont examiné deux petites galaxies qui ont été exclues de la liste de la fête des étoiles. Pendant plusieurs milliards d'années Pisces A et Pisces B vivaient dans un vaste désert intergalactique qui était dépourvu de gaz, le combustible de la formation d'étoiles. Elles sont restées dehors dans le froid.

 

Mieux vaut tard que jamais. Comme Rip van Winkle se réveillant d'un long sommeil, les galaxies naines ont maintenant terminé leur sécheresse de formation d'étoiles et ont rejoint le groupe. Les astronomes estiment qu'il y a moins de 100 millions d'années, les galaxies ont doublé leur taux de formation d'étoiles. Pendant la majeure partie de l'histoire de l'Univers, ces galaxies chétives ont habité dans le Vide Local, une région de l'Univers peu peuplée de galaxies. Maintenant, les galaxies se sont installées dans une région encombrée de galaxies et pleine de gaz intergalactique. Cet environnement dense déclenche la naissance des étoiles.

 

Crédit : NASA, ESA, and E. Tollerud (STScI)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2016/29/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

 Cassini trouve des canyons inondés sur Titan : La sonde Cassini de la NASA a trouvé de profonds canyons aux parois abruptes sur la lune Titan de Saturne qui sont inondés avec des hydrocarbures liquides. La découverte représente la première preuve directe de la présence de canaux remplis de liquide sur Titan, ainsi que la première observation de canyons de centaines de mètres de profondeur.

 


10 Août 2016

Un laboratoire stellaire dans la constellation du Sagittaire

 

Crédit : ESO

 

Dans l'angle supérieur gauche de cette nouvelle image panoramique de l'ESO de 615 mégapixels figure une petite poignée de brillantes étoiles bleues ; un laboratoire cosmique idéal pour l'étude du cycle de vie et de mort des étoiles. Baptisé Messier 18, cet amas d'étoiles est composé d'étoiles nées ensemble d'un même vaste nuage de gaz et de poussière. Des nuages d'hydrogène brillants ainsi que de sombres filaments de poussière complètent cette photographie acquise par le Télescope de Sondage du VLT (VST) à l'Observatoire de Paranal de l'ESO au Chili.

 

L'amas d'étoiles Messier 18 et son environnement - Crédit : ESO

 

Messier 18 fut découvert et recensé par Charles Messier – l'initiateur du catalogue Messier, en 1764, alors qu'il cherchait des objets de type cométaire [1]. Messier 18 se situe au cœur de la Voie Lactée, à quelque 4600 années-lumière de la Terre dans la constellation du Sagittaire. Il se compose de nombreuses étoiles de même génération, groupées au sein d'un amas ouvert.

 

Nous connaissons plus de 1000 amas stellaires ouverts au sein de la Voie Lactée, dotés chacun de propriétés distinctes, telles la taille et l'âge – autant d'éléments permettant aux astronomes de retracer la formation, l'évolution ainsi que la mort des étoiles. L'intérêt principal de ces amas réside dans le fait que leurs étoiles sont toutes nées ensemble d'un même nuage de gaz et de poussière.

 

Les étoiles de Messier 18 arborent des teintes blanche et bleue qui témoignent de leur formation récente, vraisemblablement quelque 30 millions d'années auparavant. Ces étoiles étant issues de la même génération, leurs différences résultent seulement de leur masse – en aucun cas de leur distance à la Terre, encore moins de la composition du nuage de matière dont elles sont issues. Ainsi donc, ces étoiles forment des amas dont l'observation permet d'affiner nos théories de formation et d'évolution stellaires.

 

Les astronomes savent aujourd'hui que la plupart des étoiles naissent en groupes, suite à l'effondrement gravitationnel d'un seul et même nuage de gaz. Les restes du nuage de gaz et de poussière – ou nuage moléculaire – qui enveloppe les étoiles nouvellement créées sont bien souvent balayés au loin par leurs puissants vents stellaires, ce qui se traduit par l'affaiblissement des liens gravitationnels qui les unissent. Au fil du temps, la plupart des jumeaux stellaires faiblement liés tels ceux figurant sur cette image s'éloigneront les uns des autres, interagissant gravitationnellement avec d'autres étoiles voisines ou des nuages de gaz massifs. Notre propre étoile, le Soleil, s'est certainement formée au sein d'un amas semblable à Messier 18, dont les composantes stellaires se sont progressivement dispersées au travers de la Voie Lactée.

 

Les sombres ruelles qui serpentent au travers de ce paysage stellaire consistent en d'obscurs filaments de poussière cosmique qui bloquent la lumière en provenance des lointaines étoiles. Les pâles nuages de gaz brillant qui semblent onduler entre les étoiles sont composés de gaz d'hydrogène ionisé. La brillance de ce gaz résulte de son ionisation, soit de l'extraction de ses électrons par le puissant rayonnement ultraviolet émis par les jeunes étoiles extrêmement chaudes. Si les bonnes conditions sont réunies, cette matière peut s'effondrer sur elle-même et alimenter la Voie Lactée avec une nouvelle génération d'étoiles – le processus de formation stellaire pouvant ainsi se poursuivre indéfiniment (eso1535).

 

Cette gigantesque image de 30 577 x 20 108 pixels a été acquise par la caméra OmegaCAM installée sur le Télescope de Sondage du VLT (VST) à l'Observatoire de Paranal de l'ESO au Chili.

 

Note :

[1] Messier 18 figure sous l'appellation NGC 6613 au sein du Nouveau Catalogue Général.

 

Plus d'informations :  

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

 

Liens :  

- Le Télescope de Sondage du VLT

- Détails concernant la caméra OmegaCAM de l'ESO

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1628/?lang

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

 Gemini suit l'effondrement de l'atmosphère de Io pendant les éclipses glaciales : Les observations de Gemini montrent que la mince atmosphère de la lune Io de Jupiter subit des changements dramatiques au cours de fréquentes éclipses avec la planète géante. Le communiqué de presse, publié par le Southwest Research Institute, explique comment les changements spectaculaires de température provoquent l'effondrement de l'atmosphère de la lune.

 

 Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur Cérès? Nouveaux résultats de données gravimétriques : Dans les dizaines de milliers de photos renvoyées par la sonde Dawn de la NASA, l'intérieur de Cérès n'est pas visible. Mais les scientifiques disposent de données puissantes pour étudier la structure interne de Cérès : le propre mouvement de Dawn.

 

 La vie terrestre est prématurée d'un point de vue cosmique ? : L'univers est âgé de 13,8 milliards d'années, alors que notre planète s'est formée il y a seulement 4,5 milliards d'années. Certains scientifiques pensent que cet écart de temps signifie que la vie sur d'autres planètes pourrait avoir des milliards d'années de plus que la nôtre. Cependant, de nouveaux travaux théoriques suggèrent que la vie de nos jours est réellement prématurée d'un point de vue cosmique.

 

 Les astronomes cataloguent des planètes qui peuvent être comme la Terre : En utilisant des données publiques collectées par la mission Kepler de la NASA, les astronomes ont catalogué les planètes candidates qui pourraient être similaires à notre troisième rocher à partir du Soleil. La mise en tableau des candidates aidera les astronomes à concentrer leurs efforts de recherche dans la recherche de la vie.

 


 

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