Nouvelles du Ciel de Juillet 2017

 

 

 

Les Titres

 

Le conte des trois cités étoilées [27/07/2017]

Hubble de la NASA voit la lune martienne en orbite autour de la planète rouge [26/07/2017]

Comète C/2017 O1 [25/07/2017]

Comètes C/2017 M5 (TOTAS), (457175) 2008 GO98 [24/07/2017]

Hommage à des temps plus humides sur Mars [13/07/2017]

Première découverte d'une exoplanète pour Sphère [07/07/2017]

Hubble a poussé au-delà des limites pour repérer des groupes de nouvelles étoiles dans la galaxie lointaine [06/07/2017]

Une magnifique spirale dotée d'un cœur actif [05/07/2017]

 

 

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27 Juillet 2017

Le conte des trois cités étoilées

 

Crédit : ESO/G. Beccari

 

De nouvelles observations effectuées au moyen du Télescope de Sondage du VLT de l'ESO ont révélé aux astronomes l'existence de trois populations distinctes de jeunes étoiles au sein de l'amas de la Nébuleuse d'Orion. Cette découverte impromptue offre de nouveaux éléments de compréhension de la formation de tels amas. Elle suggère que la naissance d'étoiles s'effectue par étapes, chaque étape requérant un temps bien plus court qu'imaginé jusqu'à présent.

 

La Nébuleuse d'Orion et l'amas capturés par le Télescope de Sondage du VLT - Crédit : ESO/G. Beccari

 

OmegaCAM — la caméra optique à grand champ installée sur le Télescope de Sondage du VLT (VST) de l'ESO – a capturé cette magnifique et spectaculaire image de la Nébuleuse d'Orion et de l'amas associé de jeunes étoiles. Cet objet constitue l'un des cocons stellaires les plus proches de nous : il abrite des étoiles de petites et grandes masses distantes de quelques 1350 années-lumière [1].

 

Toutefois, cette image est bien plus qu'un simple cliché. Une équipe pilotée par Giacomo Beccari, astronome à l'ESO, a utilisé ces données d'une qualité inégalée dans le but de déterminer, avec précision, la luminosité ainsi que les couleurs de l'ensemble des étoiles de l'amas de la Nébuleuse d'Orion. Ces mesures de couleur ont permis aux astronomes d'évaluer la masse et l'âge des étoiles. A leur grande surprise, ces données ont mis en évidence l'existence de trois populations stellaires d'âges potentiellement différents.

 

“A la première vue de ces données, l'effet de surprise fut total ! Nous avons vécu l'un de ces moments qui ne se produit qu'une ou deux fois dans la carrière d'un astronome” précise Giacomo Beccari, l'auteur principal de cette nouvelle publication. “La formidable qualité des images acquises par OmegaCAM a révélé, sans l'ombre d'un doute, l'existence de trois populations stellaires distinctes au sein des régions centrales de la constellation d'Orion.”

 

Monika Petr-Gotzens, co-auteur de l'article également basée au siège de l'ESO à Garching, ajoute : “Ce résultat est d'une importance capitale. Il atteste que les jeunes étoiles d'un amas ne se sont pas tout à fait formées simultanément. En d'autres termes, notre connaissance du processus de formation des étoiles au sein des amas doit être révisée.”

 

Les astronomes ont soigneusement écarté la possibilité que la différence de couleurs entre certaines étoiles résulte de l'existence de compagnons cachés, ce qui aurait eu pour effet d'augmenter leur luminosité et leur rougeoiment apparents. En outre, cette hypothèse aurait conféré aux paires stellaires des propriétés jamais observées à ce jour. D'autres mesures effectuées sur les étoiles, celles de leurs vitesses de rotation et de leurs spectres, ont également plaidé en faveur d'âges distincts [2].

 

“Bien que nous ne puissions totalement écarter la possibilité que ces étoiles soient binaires, il paraît bien plus naturel d'accepter que nous observons là trois générations d'étoiles qui se sont formées successivement, en l'espace de trois années seulement”, conclut Giacomo Beccari.

 

Ce nouveau résultat suggère que la formation d'étoiles au sein de l'amas de la Nébuleuse d'Orion s'effectue par étapes, et bien plus rapidement qu'imaginé auparavant.

 

Notes :

[1] La Nébuleuse d'Orion a fait l'objet d'observations répétées de la part de nombreux télescopes de l'ESO, qu'il s'agisse du télescope optique MPG/ESO de 2,2 mètres (eso1103), du télescope infrarouge VISTA (eso1701) ou bien encore de l'instrument HAWK-I installé sur le Very Large Telescope (eso1625) et opérant dans l'infrarouge.

 

[2] L'équipe a également mis en évidence la rotation différentielle des trois générations d'étoiles – ainsi, les plus jeunes sont dotées de vitesses de rotation nettement plus élevées que les autres étoiles. Ce scénario implique que les étoiles se seraient formées successivement et rapidement, en l'espace de trois millions d'années seulement.

 

Plus d'informations :  

Ce travail de recherche a fait l'objet d'un article intitulé “A Tale of Three Cities: OmegaCAM discovers multiple sequences in the color­ magnitude diagram of the Orion Nebula Cluster,” par G. Beccari et ses collègues, à paraître au sein de la revue Astronomy & Astrophysics.

 

L'équipe est composée de G. Beccari, M.G. Petr-Gotzens et H.M.J. Boffin (ESO, Garching près de Munich, Allemagne), M. Romaniello (ESO; Cluster d'Excellence dédié à l'Univers, Garching près de Munich, Allemagne), D. Fedele (INAF-Observatoire d'Astrophysique d'Arcetri, Florence, Italie), G. Carraro (Département de Physique et d'Astronomie Galileo Galilei, Padoue, Italie), G. De Marchi (Centre de Soutien Scientifique, Centre Européen dédié à la Recherche et à la Technologie Spatiales (ESA/ESTEC), Pays-Bas), W.J. de Wit (ESO, Santiago, Chili), J.E. Drew (Ecole de Physique, Université de Hertfordshire, Royaume-Uni), V.M. Kalari (Département d'Astronomíe, Université du Chili, Santiago, Chili), C.F. Manara (ESA/ESTEC), E.L. Martin (Centre d'Astrobiologie (CSIC-INTA), Madrid, Espagne), S. Mieske (ESO, Chili), N. Panagia (Institut Scientifique du Télescope Spatial, Etats-Unis); L. Testi (ESO, Garching); J.S. Vink (Observatoire Armagh, Royaume-Uni); J.R. Walsh (ESO, Garching); et N.J. Wright (Ecole de Physique, Université de Hertfordshire; Groupe d'Astrophysique, Université de Keele, Royaume-Uni).

 

ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 16 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le Very Large Telescope (VLT), l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages - VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est également un partenaire majeur pour deux équipements à Chajnantor ; APEX et ALMA, le plus grand projet astronomique existant à ce jour. Et sur le Mont Armazones, à proximité de Paranal, l'ESO est en train de construire l'Extremely Large Telescope de la classe des 39 mètres, l'ELT, qui sera "l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel".

 

Liens :  

- Publication scientifique

- Photos du télescope de Sondage du VLT

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1723/?lang

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


26 Juillet 2017

Hubble de la NASA voit la lune martienne en orbite autour de la planète rouge

 

Crédit : NASA, ESA, and Z. Levay (STScI)

 

La minuscule lune Phobos est photographiée lors de son voyage rapide autour de Mars

 

Alors qu'il photographiait Mars,Le télescope spatial Hubble de la NASA a capturé une apparition de la petite lune Phobos sur son parcours autour de la planète rouge. Découvert en 1877, lea minuscule lune en forme de pomme de terre est si petite qu'elle apparaît comme une étoile dans les images de Hubble. Phobos orbite Mars en seulement 7 heures et 39 minutes, ce qui est plus rapide que la rotation de Mars. L'orbite de la lune se rétrécit très lentement, ce qui signifie qu'elle finira par se briser sous l'attraction gravitationnelle de Mars, ou s'écrasera sur la planète. Hubble a pris 13 expositions distinctes pendant 22 minutes pour créer une vidéo image par image montrant le chemin orbital de la lune.

 

Crédit : NASA, ESA, and Z. Levay (STScI)

 

http://hubblesite.org/news_release/news/2017-29

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


25 Juillet 2017

Comète C/2017 O1

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2017 O1

Le All-Sky Automated Survey for Supernovae (ASASSN) a découvert le 19 Juillet 2017 une comète brillante, de magnitude 15, avec le télescope "Cassius" de 14-cm situé à Cerro Tololo, au Chili. La nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2017 O1 indiquent un passage au périhélie le 14 Octobre 2017 à une distance d'environ 1,5 UA du Soleil. Elle pourrait alors atteindre la magnitude 12,1 à cette occasion.

 

La nouvelle comète n'a pas encore été nommée.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K17/K17O45.html (MPEC 2017-O45)

 

La comète a fait l'objet de nouvelles observations, et a été nommée C/2017 O1 (ASASSN)

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K17/K17Q48.html (MPEC 2017-Q48)

https://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2017%20O1;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


  

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


24 Juillet 2017

Comètes C/2017 M5 (TOTAS), (457175) 2008 GO98

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2017 M5 (TOTAS)

Une nouvelle comète a été découverte sur les images obtenues le 23 Juin 2017 avec le télescope de 1.0-m f/4.4 de l'ESA Optical Ground Station, Tenerife, dans le cadre du Teide Observatory Tenerife Asteroid Survey (TOTAS). Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2017 M5 (TOTAS) indiquent un passage au périhélie le 30 Août 2018 à une distance d'environ 6,0 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K17/K17N25.html (MPEC 2017-N25)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 02 Juin 2018 à une distance d'environ 6,0 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K17/K17QA2.html (MPEC 2017-N58)

https://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2017%20M5;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


(457175) 2008 GO98

G. J. Leonard, à l'aide du télescope de 1.5-m du Mt. Lemmon Survey, a signalé une possible comète, décrite comme ayant une chevelure de 7"-8" de diamètre et une large queue de 15" de longueur en P.A. ~260 deg. Cet objet a été relié par les routines automatisées du Minor Planet Center à la planète mineure numérotée (457175) 2008 GO98, découverte le 0 par le programme Spacewatch, classée parmi les astéroïdes de la ceinture principale externe, et plus précisément parmi les astéroïdes de la famille de Hilda. Les observations de suivi par D. C. Fuls avec le télescope de 1.0-m du Mt. Lemmon Survey confirment la nature cométaire, signalant une très brillante chevelure d'au moins 8" de diamètre, avec une très large queue de 12" de long en P.A. 265 deg. L'observation complémentaire par Leonard montre une chevelure de 10" et une large et diffuse queue de 15" en P.A. ~260 deg.

 

Des observations supplémentaires de cet objet sont encouragées pour clarifier la nature de cette activité cométaire. (457175) 2008 GO98 pourrait bien être un astéroïde devenu actif à la suite de la collision avec un autre petit corps inconnu, ou bien une comète dormante qui se serait réveillée.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K17/K17N50.html (MPEC 2017-Q102)

https://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=457175

http://www.aerith.net/comet/catalog/A457175/2016.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/(457175)_2008_GO98

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète (457175) 2008 GO98 a reçu la dénomination définitive de 362P en tant que 362ème comète périodique numérotée.

 


  

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

MASCARA ouvre grand ses yeux pour la première fois au Chili. Première lumière pour le chasseur d'exoplanètes installé à l'Observatoire de La Silla de l'ESO : La station MASCARA (Caméra Plein-Ciel et Multi-Site) installée à l'Observatoire de La Silla de l'ESO au Chili vient de capter sa toute première lumière. Ce nouvel instrument dédié à la recherche d'exoplanètes en transit devant leur étoile de brillance élevée contribuera à la création d'un catalogue de cibles destinées à faire l'objet d'observations ultérieures.

 


 

Le secret des cycles magnétiques des étoiles : Grâce à de nouvelles simulations numériques, des scientifiques du CEA, du CNRS et de l'Université Paris Diderot expliquent pourquoi le champ magnétique du Soleil se renverse tous les onze ans. La découverte d'une loi d'échelle pour la période du cycle magnétique d'une étoile est une première mondiale publiée le 14 juillet 2017 dans Science et permet de mieux appréhender les phénomènes violents de météorologie spatiale. Télécharger le communiqué de presse

 


13 Juillet 2017

Hommage à des temps plus humides sur Mars

 

Copyright ESA/DLR/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO

 

Une vallée de rivière asséchée avec de nombreux affluents se voit dans cette vue récente de la planète rouge capturée par Mars Express de l'ESA.

 

Vue en couleurs de Libya Montes - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO

 

Cette section de la région de Libya Montes, située sur l'équateur à la limite des hauts plateaux du sud et des basses terres du nord, a été photographiée le 21 février 2017 par la caméra stéréo haute résolution du vaisseau spatial.

 

Les montagnes des hautes terres de Libya Montes, l'une des régions les plus anciennes de Mars, ont été soulevées lors de la formation du bassin d'impact d'Isidis de 1200 km, il y a environ 3,9 milliards d'années, vu au nord de la carte de contexte.

 

 

Libya Montes dans le contexte - Crédit : NASA MGS MOLA Science Team

 

Les caractéristiques observées dans la plus large région indiquent des rivières qui coulent et des masses permanentes d'eau, comme des lacs ou même des mers qui étaient présentes dans les premiers temps de Mars.

 

Le canal de rivière important qui s'étend du sud vers le nord (de gauche à droite dans l'image couleur principale) est supposé avoir traversé la région il y a environ 3,6 milliards d'années.Il est apparemment originaire du cratère d'impact dans le sud, faisant une brèche dans sa paroi de cratère et coulant vers le nord, naviguant dans les montagnes bosselées de la topographie locale.

 

 

Topographie de Libya Montes - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO

 

La vallée est alimentée par de nombreux affluents, indiquant une forte précipitation et un écoulement de surface des régions supérieures vers les régions inférieures. On pense également que l'infiltration des eaux souterraines a contribué à façonner la vallée. Un canal similaire serpente en bas à droite de la scène.

 

Vue en perspective de Libya Montes - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO

 

La minéralogie dans la région de Libya Montes est très diverse, comme l'a révélé l'engin spatial en orbite. Les minéraux formés par l'eau et chimiquement altérés témoignent d'une activité hydrothermale passée qui peut être liée à la formation du bassin d'impact d'Isidis. Par exemple, l'impact aurait pu mobiliser l'eau liquide en fondant la glace souterraine qui a interagit par la suite avec les anciennes roches volcaniques de montagne.

 

Libya Montes en 3D - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO

 

De nombreux cratères à des stades différents de dégradation parsèment toute la scène, témoignent de la longue histoire de la région. Peut-être que les cratères les plus visibles sont les deux situés côte à côte près du centre de la scène, leurs parois de cratères brisées les reliant et donnant l'apparence d'une figure en forme de huit.

 

Un autre cratère intéressant se trouve à gauche, niché au bord d'une montagne bosselée. Inévitablement, son bord s'est effondré sur le fond de la vallée en dessous. Plus loin encore, un petit cratère a été imprimé dans le plus grand et plus large cratère, perforant des couches plus profondes en dessous.

 

La riche diversité de caractéristiques géologiques dans cette région - et dans cette image seule - met en évidence l'environnement dynamique que la planète a connu à travers le temps, évoluant à partir d'un climat plus chaud et plus humide qui a permis à l'eau liquide de circuler librement à travers la surface, vers le monde aride que nous voyons aujourd'hui.

 

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Mars_Express/Tributes_to_wetter_times_on_Mars

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


07 Juillet 2017

Première découverte d'une exoplanète pour Sphère

 

© Claude DELHAYE/ESO/CNRS Photothèque

 

Installé depuis 2014 sur le Très grand télescope (VLT) de l'ESO au Chili, l'instrument européen Sphère vient d'obtenir pour la première fois le cliché d'une exoplanète grâce à des méthodes de détection directe. A ce jour, seule une poignée d'exoplanètes a pu être observée de manière directe sur les 3600 qui ont été détectées depuis 1995. D'une masse de 6 à 12 fois celle de Jupiter, HIP65426b est une planète jeune et massive qui orbite autour d'une étoile brillante à rotation rapide, située dans l'association d'étoiles du Scorpion-Centaure. Cette découverte soulève de nouvelles interrogations sur la formation des systèmes extrasolaires. Réalisée par une équipe internationale comprenant des chercheurs de l'Institut de planétologie et astrophysique de Grenoble (CNRS/Université Grenoble Alpes), du Laboratoire d'astrophysique de Marseille (CNRS/Aix-Marseille Université), du Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique (Observatoire de Paris/CNRS/Université Pierre et Marie Curie/Université Paris Diderot), du laboratoire Lagrange (Observatoire de la Côte d'Azur/CNRS/Université Nice-Sophia Antipolis [1]), du Centre de recherche astrophysique de Lyon (Université Claude Bernard Lyon 1/ENS Lyon/CNRS) et de l'Onera, elle paraîtra prochainement dans la revue Astronomy & Astrophysics.

 

HIP65426b est la première exoplanète découverte par l'instrument Sphère [2]. Située à 385 années-lumière du Système solaire, dans l'association stellaire du Scorpion-Centaure âgée de 10 à 17 millions d'années, cette géante gazeuse est éloignée de son étoile : 3 fois la distance entre le Soleil et Neptune, la planète la plus lointaine de notre Système solaire, soit plus de 14 milliards de kilomètres. Sa masse estimée équivaut à 6 à 12 fois celle de Jupiter et sa température de 1000 à 1400 degrés Celsius. Son spectre révèle l'existence d'eau dans son atmosphère et la probable présence de nuages – des caractéristiques semblables à certaines des exoplanètes imagées jusqu'ici.

Son étoile, HIP65426, deux fois plus massive que le Soleil, ne semble toutefois pas entourée d'un disque de débris, comme c'est le cas pour la plupart des jeunes systèmes exoplanétaires. De manière surprenante, cette étoile tourne très rapidement, ce qui interroge sur l'origine et la formation de la planète HIP65426b. Les chercheurs ont établi deux scénarios possibles pour expliquer ce système singulier. Soit l'exoplanète se serait formée dans un disque de gaz et de poussières et, une fois ce disque dissipé, aurait interagi avec d'autres planètes pour se déplacer vers une orbite si éloignée, soit l'étoile et la planète se seraient formées dans le cadre d'un système binaire stellaire extrême : deux étoiles se seraient formées au même moment mais l'une étant plus massive, l'autre n'aurait pas pu aller jusqu'au bout de son accrétion et serait devenue une planète, HIP65426b.

L'instrument Sphère, installé sur le VLT depuis 2014, a pour principal objectif de détecter et de caractériser, au moyen de l'imagerie directe, des exoplanètes gazeuses et des disques de poussières autour d'étoiles proches du Soleil (jusqu'à quelques centaines d'années-lumière) avec une finesse et un contraste inégalés. Un challenge de taille puisque de telles planètes se situent à proximité immédiate de leurs étoiles hôtes et sont caractérisées par une luminosité très faible. Sphère est capable de détecter le signal d'une planète jusqu'à un million de fois plus faible que celui de son étoile hôte. A titre de comparaison, l'instrument serait capable de détecter, depuis Paris, la lumière d'une bougie à 50 cm d'un phare situé à Marseille.

L'outil Sphère est équipé d'un miroir déformable qui corrige plus de 1200 fois par seconde et à une échelle nanométrique les effets de la turbulence atmosphérique. Une autre technique de l'instrument, la coronographie, permet d'atténuer la lumière de l'étoile pour révéler celle de la planète. Enfin des techniques d'imagerie et de spectroscopie permettent aussi de caractériser leurs propriétés physiques et spectrales.

Les mécanismes de formation, d'évolution et d'interaction des planètes géantes restent difficiles à étudier mais leur compréhension est primordiale car ces planètes représentent la masse la plus importante au sein des systèmes planétaires dont elles façonnent l'architecture. Elles jouent par ailleurs un rôle clef dans la dynamique des planètes telluriques plus petites et semblables à la Terre. Les observations futures de Sphère seront donc déterminantes pour mieux comprendre l'évolution et la formation des systèmes extrasolaires.

 

© Claude DELHAYE/ESO/CNRS Photothèque

L'instrument Sphère équipe un des quatre télescopes géants du Very large telescope (VLT) au Chili. C'est l'un des instruments d'observation astronomique depuis le sol les plus complexes jamais réalisés. Objectif : voir directement les planètes extrasolaires.

 

 

© ESO/SPHERE Consortium/G. Chauvin et al.

Cette image obtenue dans le domaine infrarouge proche montre l'exoplanète qui orbite autour de l'étoile HIP65426 dans l'association stellaire du Scorpion-Centaure. La lumière de l'étoile centrale a été masquée par un coronographe. L'exoplanète découverte a une masse comprise entre 6 et 12 fois celle de Jupiter et se situe à une distance égale à 3 fois celle de Neptune autour du Soleil.

 

 

© ESO/SPHERE Consortium/G. Chauvin et al.

Décomposition spectrale de la lumière de l'exoplanète HIP65426b dans le domaine infrarouge proche montrant la présence d'eau dans son atmosphère. Ce spectre peut être vu comme l'empreinte digitale de l'exoplanète.

 

Télécharger le communiqué de presse

 

Pour aller plus loin :

- Communiqué de presse : Le chasseur d'exoplanètes SPHERE livre ses premières images, le 4 juin 2014
- Vidéo CNRS Le Journal : SPHERE, un œil sur les exoplanètes, 2015
- Dossier Sagascience : Les Exoplanètes
- SPHERE sur le site web de l'Observatoire des sciences de l'Univers de Grenoble : sphere.osug.fr

 

Notes :

[1] Membre de l'Université Côte d'Azur.
[2] Dans le cadre de la campagne d'observation du grand relevé Shine (SpHere INfrared survey for Exoplanets). Le consortium SPHERE est composé de 12 instituts européens majeurs qui ont conçu et construit l'imageur de planète SPHERE pour le Very large telescope de l'ESO : Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble; Max-Planck-institut für astronomie in Heidelberg; Laboratoire d'astrophysique de Marseille; Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en sstrophysique de l'Observatoire de Paris; Laboratoire Lagrange à Nice; Onera; Observatoire astronomique de l'Université de Genève; Italian national institute for astrophysics coordonné par Osservatorio astronomico di Padova; Institute for astronomy, ETH Zurich; Astronomical institute, University of Amsterdam; Netherlands research school for astronomy (NOVA-ASTRON) et ESO.

 

Reférences :

Discovery of a warm, dusty giant planet around HIP 65426, G. Chauvin, S. Desidera, A.-M. Lagrange, A. Vigan, R. Gratton, M. Langlois, M. Bonnefoy, J.-L. Beuzit, D. Mouillet, M. Feldt, M. Meyer, A. Cheetham, B. Biller, A. Boccaletti, V. D'Orazi, R. Galicher, J. Hagelberg, A.-L. Maire, D. Mesa, J. Olofsson, M. Samland, T.O.B. Schmidt, E. Sissa, M. Bonavita, B. Charnay, M. Cudel, S. Daemgen, P. Delorme, P. Janin-Potiron, M. Janson, M. Keppler, H. Le Coroller, R. Ligi, G.D. Marleau, S. Messina, P. Mollière, C. Mordasini, A. Müller, S. Peretti, C. Perrot, L. Rodet, D. Rouan, A. Zurlo, C. Dominik, T. Henning, F. Menard, H.-M. Schmid, M. Turatto, S. Udry, F. Vakili,L. Abe, J. Antichi, A. Baruolo, P. Baudoz, J. Baudrand, P. Blanchard, A. Bazzon, M. Carbillet, M. Carle,J. Charton, E. Cascone, R. Claudi, A. Costille, A. Deboulbe, V. De Caprio, K. Dohlen, D. Fantinel, P. Feautrier, T. Fusco, P. Gigan, E. Giro, D. Gisler, L. Gluck, N. Hubin, E. Hugot, M. Jaquet, M. Kasper, F. Madec, Y. Magnard, P. Martinez, D. Maurel, D. Le Mignant, O. Möller-Nilsson, M. LLored, T. Moulin, A. Origné, A. Pavlov, D. Perret, C. Petit, J. Pragt, P. Puget, P. Rabou, J. Ramos, R. Rigal, S. Rochat, R. Roelfsema, G. Rousset, A. Roux, B. Salasnich, J.-F. Sauvage, A. Sevin, C. Soenke, E. Stadler, M. Suarez, L. Weber, F. Wildi, S. Antoniucci, J.-C. Augereau, J.-L. Baudino, W. Brandner, N. Engler, J. Girard, C. Gry, Q. Kral, T. Kopytova, E. Lagadec, J. Milli, C. Moutou4, J. Schlieder, J. Szulágyi, C. Thalmann, Z. Wahhaj, Astronomy & Astrophysics, juillet 2017
Consulter le site web

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www2.cnrs.fr/presse/communique/5113.htm

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


06 Juillet 2017

Hubble a poussé au-delà des limites pour repérer des groupes de nouvelles étoiles dans la galaxie lointaine

 

Crédit : NASA, ESA, and T. Johnson (University of Michigan)

 

La lentille gravitationnelle aide à révéler des "feux d'artifice" dans le début de l'Univers

 

Quand l'Univers était jeune, les étoiles se formaient à un rythme beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui. En scrutant à travers des milliards d'années-lumière de l'espace, Hubble peut étudier cette époque précoce. Mais à de telles distances, les galaxies rétrécissent les taches qui cachent les détails clés. Les astronomes ont démêlé ces détails dans une galaxie lointaine en combinant la vision nette de Hubble avec la puissance grossissante naturelle d'une lentille gravitationnelle. Le résultat est une image 10 fois meilleure que ce que Hubble pouvait réaliser seul, montrant des amas denses de brillantes et jeunes étoiles qui ressemblent à des feux d'artifice cosmiques.

 

Crédit : NASA, ESA, and T. Johnson (University of Michigan)

 

http://hubblesite.org/news_release/news/2017-27

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


05 Juillet 2017

Une magnifique spirale dotée d'un cœur actif

 

Crédit : ESO

 

Le Very Large Telescope (VLT) de l'ESO a capturé une magnifique vue de face de la galaxie spirale barrée Messier 77. Cette image rend fidèlement compte de la beauté de cette galaxie : elle montre en effet ses bras spiraux soulignés de filaments de poussière. Toutefois, elle échoue à mettre en évidence le caractère turbulent de Messier 77.

 

La magnifique galaxie Messier 77 - Crédit : ESO

 

En apparence, cette magnifique galaxie spirale semble tranquille. En réalité, Messier 77 (par ailleurs cataloguée NGC 1068) est l'une des galaxies actives les plus proches de la Voie Lactée – en d'autres termes, elle appartient à cette catégorie d'objets parmi les plus énergétiques et les plus spectaculaires de l'Univers. Leurs noyaux sont bien souvent suffisamment brillants pour masquer le reste de la galaxie. Les galaxies actives figurent parmi les objets les plus lumineux de l'Univers. En outre, ils émettent des rayonnements à la plupart, si ce n'est la totalité, des longueurs d'onde comprises entre les rayons gamma et les ondes radio en passant par les rayons X et les micro-ondes. Messier 77 est également référencée parmi les galaxies de Seyfert de Type II, qui présentent la particularité d'émettre un rayonnement particulièrement intense dans le domaine infrarouge.

 

Cette remarquable brillance résulte d'un intense rayonnement en provenance des régions centrales – plus précisément, du disque d'accrétion qui encercle un trou noir supermassif. En chutant sur le trou noir, la matière se densifie et s'échauffe à des températures incroyablement élevées, au point de libérer d'énormes quantités d'énergie lumineuse. Le disque d'accrétion s'inscrit dans une volumineuse structure en forme de donut, un tore composé de gaz et de poussière.  Des observations de Messier 77 réalisées en 2003 furent les toutes premières à détecter l'existence de cette structure, au moyen du puissant interféromètre du VLT (eso0319).

 

Cette image de Messier 77 a été acquise dans quatre domaines de longueurs d'onde différents correspondant aux couleurs bleue, rouge, violette et rose (raie alpha de l'hydrogène). Chaque longueur d'onde est porteuse d'une information distincte : ainsi, la raie alpha de l'hydrogène (en rose) met en évidence le processus de formation de jeunes étoiles chaudes au sein des bras spiraux ; une autre raie (en rouge) révèle la présence de fines structures filamentaires au sein du gaz qui entoure Messier 77 [1]. A l'avant-plan de cette image, non loin du centre galactique, figure en outre une étoile de la Voie Lactée dont la brillance élevée crée des aigrettes de diffraction. De nombreuses galaxies distantes sont par ailleurs visibles en périphérie des bras spiraux : comparées à la gigantesque galaxie active, elles paraissent bien petites et insignifiantes.

 

Située à 47 millions d'années lumière de la Terre dans la constellation de la Baleine (le Monstre de la Mer), Messier 77 est l'une des galaxies les plus lointaines du catalogue de Messier. Messier pensa tout d'abord que cet objet de luminosité élevée qu'il observait au travers de sa lunette était un amas d'étoiles. Toutefois, la technologie progressant, on le rangea parmi les galaxies. Etendu sur près de 100 000 années lumière, Messier 77 est également l'une des plus grandes galaxies du catalogue de Messier – une galaxie si massive que ses proches congénères tournent et se déforment sous l'effet de sa gravité (eso1707) [2].

 

Cette image a été acquise au moyen de l'instrument FORS2 (Réducteur de FOcale et Spectrographe à faible dispersion 2) installé sur la première unité (Antu) du VLT, à l'Observatoire de Paranal de l'ESO au Chili. Elle est issue du programme Joyaux Cosmiques de l'ESO, dont l'objectif est de produire des images intéressantes, intrigantes ou visuellement attrayantes d'objets célestes au moyen des télescopes de l'ESO à des fins d'enseignement et de diffusion.

 

Notes :

[1] De semblables filaments de couleur rouge parsèment également NGC 1275. Leur température est faible, bien qu'ils soient entourés d'un gaz très chaud porté à quelque 50 millions de degrés Celsius. Les filaments sont plongés dans un champ magnétique qui protège leur structure et témoigne du transfert d'énergie du trou noir central vers le gaz situé en périphérie.

 

[2] NGC 1055 se situe à quelque 60 millions d'années lumière de la Terre. Contrairement à Messier 77, elle nous apparaît de profil. Sur cette Image Astronomique du Jour (APOD) dont le champ de vue avoisine la taille de la Lune, elles figurent non loin l'une de l'autre.

 

Plus d'informations :  

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 16 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le Very Large Telescope (VLT), l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages - VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est également un partenaire majeur pour deux équipements à Chajnantor ; APEX et ALMA, le plus grand projet astronomique existant à ce jour. Et sur le Mont Armazones, à proximité de Paranal, l'ESO est en train de construire l'Extremely Large Telescope de la classe des 39 mètres, l'ELT, qui sera "l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel".

 

Liens :  

- Photos du VLT

- Autres images acquises au moyen de FORS

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1720/?lang

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

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