Nouvelles du Ciel de Mai 2011

 

 

 

Les Titres

 

Hubble trouve de rares étoiles bleues traînardes dans le centre de la Voie Lactée [26/05/2011]

Une super étoile brillante, mais isolée, découverte par le VLT de l'ESO [25/05/2011]

Hubble voit l'étoile qui a changé l'Univers [24/05/2011]

Comète C/2011 J3 (LINEAR) [21/05/2011]

Une gigantesque tempête observée en profondeur sur Saturne [19/05/2011]

Première exoplanète habitable : une nouvelle candidate révélée par des climatologues [17/05/2011]

Dernier décollage de la Navette avec un astronaute de l'ESA, qui emporte un instrument chargé de traquer la matière noire [16/05/2011]

Galaxie NGC 4214 : Un laboratoire de formation d'étoiles [14/05/2011]

Comètes C/2011 H1 (Lemmon), P/2004 HC18 (LINEAR) = 2011 J1, C/2011 J2 (LINEAR) [09/05/2011]

Mars Express voit de profondes fractures sur Mars [06/05/2011]

Deux images d'une galaxie asymétrique [04/05/2011]

 

 

Nouvelles du Ciel SPECIAL CASSINI-HUYGENS

 

 

A la découverte de SATURNE

A la découverte de TITAN

A la découverte de PHOEBE

A la découverte de JAPET

A la découverte de DIONE

A la découverte de RHEA

A la découverte de TETHYS

A la découverte de ENCELADE

A la découverte de MIMAS

A la découverte des petits satellites de SATURNE

 

 Les Rencontres Rapprochées de la sonde CASSINI avec les Lunes de SATURNE

 

 La Mission Cassini-Huygens

Un Dossier préparé par Cédric BEMER

 

 

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Les EVENEMENTS ASTRONOMIQUES MARQUANTS DE 2010

 

 

 


  Rappel e-Media

 

Si vous étes témoin du passage dans le ciel d'un météore très lumineux, n'hésitez pas à établir un rapport d'observation.

 

 

 

 

 

Articles marquants dans le Science du 27 mai 2011 (Source : EurekAlert/American Association for the Advancement of Science) : De l'eau sur la Lune bien semblable à celle sur Terre. Des parties de l'intérieur de la Lune pourraient contenir autant d'eau que dans le manteau terrestre suggère une nouvelle étude. L'eau possède un énorme pouvoir lubrifiant sur les plaques tectoniques de la Terre. La teneur en eau interne d'une planète peut ainsi faciliter la compréhension de la tectonique des plaques et des volcans. Erik Hauri et ses collègues ont étudié de petits morceaux de roche fondue ou de magma prisonniers de cristaux, appelés inclusions fondues, ramenés par la mission Apollo 17 de la NASA. Le cristal préserve le contenu du magma qui se serait autrement évaporé au cours de l'éruption volcanique. Les éléments volatils trouvés dans les inclusions suggèrent que des parties de l'intérieur de la Lune ressemblent beaucoup au manteau supérieur de la Terre. Cela est surprenant car les scientifiques ont toujours pensé que la Lune avait perdu la majeure partie de ses éléments volatils juste après sa formation, lorsqu'un objet de la taille de Mars a percuté la Terre. Dans leur expérience, Hauri et ses collègues ont utilisé une technique appelée analyse par microsonde ionique qui est capable de mesurer des teneurs extrêmement faibles en eau avec une grande précision. En broyant le cristal en métal pour exposer l'inclusion fondue et en frappant sa surface avec un minuscule faisceau, l'équipe a recueilli assez de données pour cartographier la distribution en eau dans l'échantillon. Avec cette carte, les chercheurs ont pu déterminer la teneur en eau du cristal et découvrir qu'elle était cent fois supérieure à ce qu'indiquaient les précédentes mesures. Ils ont aussi trouvé des taux plus élevés que prévu de fluor, de soufre et de chlore, des éléments également retrouvés dans le magma terrestre.

[Référence : « High Pre-Eruptive Water Contents Preserved In Lunar Melt Inclusions » par E.H. Hauri de la Carnegie Institution de Washington à Washington, DC ; T. Weinreich, A.E. Saal et M.C. Rutherford de l'Université Brown à Providence, RI ; J.A. Van Orman de la Case Western Reserve University à Cleveland, OH.]

 

Une anomalie détectée sur le télescope spatial AKARI : La JAXA (Japan Aerospace Exploration Agency) a annoncé dans un communiqué de presse qu'une anomalie électrique avait été détectée sur son satellite d'astronomie infrarouge AKARI (ASTRO-F). Les données reçues par le centre d'Uchinoura ont permis de comprendre que, le 24 mai vers 5h30, le niveau de charge de la batterie du satellite a commencé à chuter, ce qui a provoqué un basculement en mode " faible charge " (mode où la consommation électrique du satellite est réduite et seules les fonctions essentielles sont conservées) et l'arrêt des instruments d'observation et de l'émetteur bande X embarqués.

 


26 Mai 2011

Hubble trouve de rares étoiles bleues traînardes dans le centre de la Voie Lactée

 

Crédit : NASA, ESA, W. Clarkson (Indiana University and UCLA), and K. Sahu (STScI)

 

Scrutant profondément dans l'ancien centre plein d'étoiles de notre Voie Lactée (à gauche), le télescope spatial Hubble a trouvé une classe rare d'étoiles bizarres appelées traînardes bleues. C'est la première fois que de tels objets sont détectés à l'intérieur du bulbe de notre galaxie. Les traînardes bleues sont ainsi nommées parce elles semblent être en retard dans leur rythme de vieillissement par rapport aux proches étoiles plus âgées.

 

La découverte est une retombée d'une étude de sept jours conduite en 2006 appelée SWEEPS (Sagittarius Window Eclipsing Extrasolar Planet Search). Hubble a regardé et obtenu des informations de variabilité pour 180.000 étoiles dans le bulbe central bondé de notre galaxie, à 26.000 années-lumière de nous.

 

Crédit : NASA, ESA, W. Clarkson (Indiana University and UCLA), and K. Sahu (STScI)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2011/16/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

  

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Le rover Spirit termine sa mission sur Mars : La NASA a terminé les activités de planification opérationnelle pour le vagabond Spirit de Mars et a modifié le Mars Exploration Rover Project en une seule opération de vagabond concentrée sur le jumeau de Spirit encore actif, Opportunity. Ceci marque la fin de l'une des missions les plus réussies de l'exploration interplanétaire jamais lancée. Le rover a fonctionné pendant plus de six ans après son arrivée en Janvier 2004 pour ce qui était prévu comme une mission de trois mois.

 

L'explosion cosmique est un nouveau candidat pour l'objet le plus lointain dans l'Univers : Une explosion cataclysmique d'une énorme étoile en bordure de l'Univers observable pourrait être l'objet le plus lointain unique observé à ce jour par un télescope. Les scientifiques pensent que l'explosion, qui a été détectée par l'observatoire spatial Swift de la Nasa, a eu lieu 520 millions d'années après le Big Bang. Cela signifie que sa lumière a mis 13,14 milliards d'années pour atteindre la Terre. Les détails de la découverte paraîront prochainement dans Astrophysical Journal. L'événement, qui a été repéré par Swift en avril 2009, est ce qu'on appelle un sursaut gamma (GRB, Gamma-ray Burst) et porte la désignation de GRB 090429B.

 

La planète Mars s'est formée en un temps record, seulement 2 à 4 millions d'années après la naissance du système solaire, alors que la Terre a mis 50 à 100 millions d'années pour atteindre sa taille actuelle, selon une étude publiée mercredi dans la revue scientifique Nature. Cette rapidité explique pourquoi Mars est bien plus petite (6.800 km de diamètre) que la Terre (12.700 km de diamètre) ou Vénus, selon Nicolas Dauphas (Université de Chicago) et Ali Pourmand (Université de Miami).

 

L'ATV-4 portera le nom d'Albert Einstein : Alors que l'ATV Johannes Kepler est sur orbite et que la construction de l'ATV Edoardo Amaldi est pratiquement achevée, le vaisseau suivant sur la chaine de production des ravitailleurs européen de la Station spatiale internationale a été baptisé du nom du scientifique le plus célèbre de tous les temps : Albert Einstein. Son lancement est attendu pour le début de 2013.

 

Usine proche de supernova en marche : Une usine locale de supernova a récemment commencé la production, selon une foule de nouvelles données de l'Observatoire de rayons X Chandra sur la nébuleuse de la Carène. Cette découverte pourrait aider les astronomes à mieux comprendre comment certaines des plus lourdes et plus jeunes étoiles de la Galaxie vivent rapidement leur vie et libèrent des éléments nouvellement élaborés dans leur environnement.

 


25 Mai 2011

Une super étoile brillante, mais isolée, découverte par le VLT de l'ESO

 

Crédit : ESO/M.-R. Cioni/VISTA Magellanic Cloud survey. Acknowledgment: Cambridge Astronomical Survey Unit

 

Une étoile isolée extraordinairement brillante a été découverte dans une galaxie voisine de la nôtre l'étoile est trois millions de fois plus brillante que le Soleil. Toutes les précédentes super étoiles similaires ont été trouvées dans des amas, mais ce phare lumineux brille d'une splendeur solitaire. L'origine de cette étoile est mystérieuse : s'est-elle formée de manière isolée ou a-t-elle été éjectée d'un amas ? Ces deux hypothèses défient les connaissances des astronomes sur la formation des étoiles.

 

Crédit : ESO/M.-R. Cioni/VISTA Magellanic Cloud survey. Acknowledgment: Cambridge Astronomical Survey Unit

 

Une équipe internationale d'astronomes [1] a utilisé le très grand télescope (VLT Very Large Telescope) de l'ESO pour étudier de manière précise l'étoile VFTS 682 [2] dans le Grand Nuage de Magellan, une petite galaxie voisine de la Voie Lactée. En analysant la lumière de cette étoile avec l'instrument FLAMES sur le VLT, ils ont trouvé que sa masse est égale à 150 fois celle du Soleil. Des étoiles de ce type ont jusqu'à présent été trouvées dans le centre surpeuplé des amas d'étoiles, mais VFTS 682 est isolée.

 

« Nous avons été très surpris de trouver une étoile aussi massive ainsi isolée au lieu de la trouver dans un, riche amas d'étoiles, » remarque Joachim Bestenlehner, premier auteur de cette nouvelle étude et étudiant à l'Armagh Observatory en Irlande du Nord. « Son origine est mystérieuse. »

 

Cette étoile avait été repérée dans un précédent relevé des étoiles les plus brillantes situées dans et autour de la Nébuleuse de la Tarentule dans le Grand Nuage de Magellan. Elle se trouve dans une nurserie d'étoiles : une gigantesque région de gaz, de poussière et de jeunes étoiles qui est la région de formation stellaire la plus active du Groupe Local de galaxies [3]. Au premier regard VFTS 682 a été prise pour une quelconque étoile jeune, chaude et brillante. Mais, la nouvelle étude effectuée avec le VLT a permis de trouver que la majeure partie de l'énergie de l'étoile était absorbée et dispersée par des nuages de poussière avant d'arriver jusqu'à la Terre. Elle est en fait plus lumineuse que les astronomes le pensaient précédemment et elle est même parmi les étoiles les plus brillantes connues.

 

La lumière rouge et infrarouge émise par l'étoile peut traverser la poussière, mais les plus courtes longueurs d'onde, bleues et vertes, sont plus dispersées et donc se perdent. Au final, l'étoile apparaît rougeâtre bien qu'elle rayonnerait d'un brillant « bleu blanc » si la vision n'était pas entravée par la poussière.

 

De même que VFTS 682 est très brillante, elle est aussi très chaude, avec une température de surface d'environ 50 000 degrés Celsius [4]. Les étoiles dotées de propriétés si peu communes doivent terminer leur courte vie, non pas en simples supernovae, ce qui est normal pour des étoiles très massives, mais probablement en sursaut gamma [5] de longue durée encore plus spectaculaire, correspondant aux explosions les plus brillantes dans l'Univers.

 

Bien que VFTS 682 semble maintenant isolée, elle ne se trouve pas si loin du très riche amas d'étoiles RMC 136 (souvent appelé simplement R 136), qui contient plusieurs « super étoiles » similaires (eso1030) [6].

 

«Les nouveaux résultats montrent que VTFS 682 est pratiquement la véritable sur jumelle d'une des super étoiles les plus lumineuses située au cur de l'amas d'étoiles R 136 » ajoute Paco Najarro, un autre membre de l'équipe venant du CAB (INTA-CSIC, Spain).

 

Est-il possible que VFTS 682 se soit formée dans cet amas puis ait été éjectée ? De telles « étoiles fugueuses » sont connues, mais elles sont toutes plus petites que VFTS 682. Il serait intéressant de voir comment une étoile aussi lourde pourrait avoir été éjectée de l'amas par des interactions gravitationnelles.

 

« Les étoiles les plus grosses et les plus brillantes semblent se former plus facilement dans de riches amas d'étoiles, » précise Jorick Vink, également membre de l'équipe. « Et, bien que ce soit possible, il est plus difficile de comprendre comment ces phares brillants pourraient se former « dans leur coin. » Ceci fait de VFTS 682 un objet véritablement fascinant. »

 

Notes

[1] L'analyse de VFTS 682 a été pilotée par Jorick Vink, Götz Gräfener et Joachim Bestenlehner de l'Armagh Observatory.

 

[2] Le nom de VFTS est la contraction de VLT-FLAMES Tarantula Survey, un vaste programme de l'ESO piloté par Christopher Evans du UK Astronomy Technology Centre, à Édimbourg, au Royaume-Uni.

 

[3] Le Groupe Local est un petit groupe de galaxies qui inclue la Voie Lactée et la galaxie d'Andromède, ainsi que les nuages de Magellan et de nombreuses galaxies plus petites.

 

[4] En comparaison, la température de la surface du Soleil est d'environ 5500 degrés Celsius.

 

[5] Les sursauts gamma sont parmi les événements les plus énergétiques de l'Univers et le rayonnement de haute énergie qu'ils produisent peut être détecté par un satellite en orbite. Les sursauts gamma qui durent plus longtemps que deux secondes sont considérés comme de longs sursauts et ceux de plus courte durée sont considérés comme des sursauts courts. Les longs sursauts sont associés à l'explosion en supernova de jeunes étoiles massives dans les galaxies à formation d'étoiles. Les sursauts courts ne sont pas bien compris, mais ils sont supposés provenir de la fusion de deux objets compacts comme des étoiles à neutrons.

 

[6] Si VFTS 682 est à la même distance de la Terre que R 136, elle se trouve alors à 90 années-lumière du centre de l'amas. Si la distance est significativement différente, son éloignement du centre de l'amas pourrait être beaucoup plus grand.

 

Plus d'informations

Cette recherche a été présentée dans l'article, «The VLT-FLAMES Tarantula Survey III: A very massive star in apparent isolation from the massive cluster R136», à paraître dans Astronomy & Astrophysics.

 

L'équipe est composée de Joachim M. Bestenlehner (Armagh Observatory, Royaume Uni), Jorick S.Vink (Armagh), G. Gräfener (Armagh), F. Najarro (Centre of Astrobiology, Madrid, Espagne), C. J. Evans (UK Astronomy Technology Centre, Edinburgh, Royaume Uni), N. Bastian (Excellence Cluster Universe, Garching, Germany; University of Exeter, Royaume Uni), A. Z. Bonanos (National Observatory of Athens, Grèce), E. Bressert (Exeter; ESO; Harvard Smithsonian Center for Astrophysics, Cambridge, USA), P. A. Crowther (University of Sheffield, Royaume Uni), E. Doran (Sheffield), K. Friedrich (Argelander Institute, University of Bonn, Allemagne), V.Hénault-Brunet (University of Edinburgh, Royaume Uni), A. Herrero (University of La Laguna, Tenerife, Espagne; ESO), A. de Koter (University of Amsterdam; Utrecht University, Pays-Bas), N. Langer (Argelander Institute), D. J. Lennon (ESA; Space Telescope Science Institute, Baltimore, USA), J. Maíz Apellániz (Institute of Astrophysics of Andalucia, Granada, Espagne), H. Sana (University of Amsterdam), I. Soszynski (Warsaw University, Pologne), et W. D. Taylor (University of Edinburgh).

 

L'ESO - l'Observatoire Européen Austral - est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 14 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et VISTA, le plus grand télescope pour les grands relevés. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant l'E-ELT- qui disposera d'un miroir primaire de 42 mètres de diamètre et observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'il tourné vers le ciel » le plus grand au monde.

 

Liens

L'article scientifique

Photos du VLT

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1117/

  

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


24 Mai 2011

Hubble voit l'étoile qui a changé l'Univers

 

Crédit : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

Bien que l'Univers soit rempli de milliards et de milliards d'étoiles, le télescope spatial Hubble a été pointé sur une étoile variable unique qui en 1923 a modifié le cours de l'astronomie moderne. Et, au moins un célèbre astronome de l'époque a déploré que la découverte avait anéanti sa vision du monde. La star porte le nom peu propice de variable de Hubble numéro 1, ou V1, et réside à deux millions d'années-lumière dans les régions externes de la galaxie voisine d'Andromède, ou M31. V1 est une catégorie spéciale d'étoiles pulsantes appelée une variable Céphéide qui peut être utilisée pour effectuer des mesures fiables de grandes distances cosmiques. L'étoile a aidé Edwin Hubble à montrer que Andromède se situe au-delà de notre galaxie. Avant la découverte de V1 de nombreux astronomes, y compris Harlow Shapley, croyaient que les nébuleuses spirales, comme Andromède, faisaient partie de notre galaxie, la Voie Lactée. D'autres n'en étaient pas si sûrs. En fait, Shapley et Heber Curtis ont tenu un débat public en 1920 sur la nature de ces nébuleuses. Mais il a fallu la découverte de Edwin Hubble quelques années plus tard pour trancher le débat. Hubble a envoyé une lettre, avec une courbe de lumière de V1, à Shapley en lui disant de sa découverte. Après avoir lu la note, Shapley aurait dit à un collègue, "voici la lettre qui a détruit mon Univers." L'Univers est devenu un endroit bien plus grand après la découverte de Edwin Hubble.

 

En commémoration de cette observation historique, les astronomes du Hubble Heritage Project du Space Telescope Science Institute se sont associés avec l'AAVSO (American Association of Variable Star Observers) pour étudier l'étoile. Des observateurs de l'AAVSO ont suivi V1 pendant six mois, produisant un tracé, ou courbe de lumière, de la montée régulière et de la chute de lumière de l'étoile. Sur la base de ces données, l'équipe de Hubble Heritage a prévu du temps de télescope Hubble pour capturer des images WFC3 (Wide Field Camera 3) de l'étoile à ses niveaux de luminosité les plus faibles et les plus brillants. Les observations ont été présentées le 23 mai lors de la réunion de l'American Astronomical Society à Boston, Massachusetts. Des copies de la photo de Edwin Hubble faite en 1923 ont volé à bord de la navette spatiale Discovery en 1990 sur la mission qui a été déployée Hubble. Deux des cinq exemplaires restants ont fait partie de la cargaison de la navette spatiale Atlantis en 2009 pour la cinquième mission de service de la NASA vers Hubble. Les observations de Edwin Hubble de V1 sont devenues la première étape cruciale dans la découverte d'un plus grand, plus grandiose Univers. Il a continué à mesurer les distances à des nombreuses galaxies au-delà de la Voie Lactée en trouvant des Céphéides en leur sein. Les vitesses de ces galaxies, ensuite, lui ont permis de déterminer que l'Univers est en expansion. Le télescope spatial qui porte son nom poursuit son action en utilisant les Céphéides pour affiner le rythme d'expansion de l'Univers et sonder des galaxies bien au-delà de la portée de Edwin Hubble.

 

Crédit : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team  (STScI/AURA)

Acknowledgment : R. Gendler

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2011/15/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

  

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

INTRUS 2009 BD, un astéroïde de type Apollo d'à peu près 7 mètres de diamètre observé depuis le 16 Janvier 2009, passera auprès de notre planète le 02 Juin 2011 vers 00h51 UTC (± 1 minute) à une distance nominale estimée à environ 346.100 km, soit environ 0,91 LD (1 LD = Distance moyenne Terre-Lune = 380.400 km).

 

Retour sur Terre d'une capsule Soyouz avec trois hommes à bord : Une capsule Soyouz, avec à son bord trois passagers ayant séjourné dans la Station spatiale internationale (ISS), a atterri sans problème au Kazakhstan. Le cosmonaute russe Dmitri Kondratiev, l'Américaine Catherine Coleman et l'Italien Paolo Nespoli ont atterri à 02h27 UTC ce mardi 24 Mai 2011 à l'endroit prévu à l'est de la ville de Jezkazgan, après avoir séjourné 159 jours dans l'espace. Depuis décembre, Paolo a rempli les fonctions d'ingénieur de vol pour les Expéditions 26 et 27. MagISStra, la mission de Paolo, était le troisième vol de longue durée d'un astronaute européen sur la Station.

 

La station française du radiotélescope européen LOFAR inaugurée à Nançay : Vendredi 20 mai, le CNRS, l'Observatoire de Paris et l'Université d'Orléans -Observatoire des Sciences de l'Univers en région Centre (OSUC) ont inauguré la station française du radiotélescope LOFAR. LOw Frequency ARray LOFAR (le réseau à basses fréquences), ce plus grand radiotélescope du monde, est composé d'une cinquantaine de stations en Europe. Dans le cadre préservé de la station de radioastronomie de Nançay, 1.600 antennes ont été mises en place dans le cadre d'une collaboration nationale.

 

Rendement étonnant de Kepler de systèmes contenant de multiples planètes : Le télescope spatial Kepler lui-même s'avère être un chasseur de planètes prolifique. Dans les quatre premiers mois de données, les astronomes ont découvert des preuves pour plus de 1.200 candidats planétaires. Parmi ceux-ci, 408 résident dans des systèmes contenant deux ou plusieurs planètes, et la plupart d'entre eux paraissent très différent de notre Système solaire.

 

Des radiotélescopes prennent la meilleure photo à ce jour des jets du trou noir : Une équipe internationale, utilisant des radiotélescopes situés dans l'hémisphère sud, a produit l'image la plus détaillée des jets de particules jaillissant d'un trou noir supermassif dans une galaxie voisine.

 


21 Mai 2011

Comète C/2011 J3 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde, découvert le 14 Mai 2011 par le télescope de surveillance LINEAR, a révélé sa nature cométaire après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center à la suite d'observations de confirmation par W. H. Ryan (Magdalena Ridge Observatory, Socorro), G. Hug (Sandlot Observatory, Scranton), R. Holmes (Astronomical Research Observatory, Westfield), H. Sato (RAS Observatory, Mayhill), M. Emmerich et S. Melchert (Guidestar Observatory, Weinheim), F. Losse (St Pardon de Conques), G. Sostero, E. Guido, et E. Bryssinck (Tzec Maun Observatory, Mayhill), G. Ierman et E. Pettarin (Farra d'Isonzo), L. Buzzi (Schiaparelli Observatory), et S. Abe, J. K. Guo et W. P. Chen (Tenagra II Observatory).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2011 J3 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 21 Janvier 2011 à une distance d'environ 1,4 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.org/mpec/K11/K11K11.html (MPEC 2011-K11)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 22 Janvier 2011 à une distance d'environ 1,4 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.org/mpec/K11/K11K13.html (MPEC 2011-K13)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2011%20J3;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Les Grands Chasseurs de Comètes

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Energie sombre : Une enquête de cinq ans de 200.000 galaxies, remontant 7 milliards d'années dans le temps cosmique, a conduit à l'une des meilleures confirmations indépendantes que l'énergie sombre conduit notre Univers à l'accélération des vitesses. L'étude a utilisé les données du télescope spatial GALEX (Galaxy Evolution Explorer) et du télescope Anglo-Australian de Siding Spring Mountain en Australie. Ces résultats offrent un nouveau support pour la théorie favorite de comment fonctionne l'énergie sombre - comme une force constante, affectant uniformément l'Univers et accélérant son expansion.

 


19 Mai 2011

Une gigantesque tempête observée en profondeur sur Saturne

 

Crédit : ESO/University of Oxford/L. N. Fletcher/T. Barry

 

Le très grand télescope de l'ESO (VLT) a fait équipe avec la sonde Cassini de la NASA pour étudier de manière bien plus détaillée que jamais une rare tempête située dans l'atmosphère de la planète Saturne. Cette nouvelle étude, réalisée par une équipe internationale, sera publiée cette semaine dans le journal Science.

 

Crédit : ESO/University of Oxford/L. N. Fletcher/T. Barry

 

L'atmosphère de Saturne apparait habituellement tranquille et calme. Toutefois, une fois par « année saturnienne » (trente années terrestres), alors que le printemps arrive sur l'hémisphère nord de la planète géante, quelque chose s'agite profondément en dessous des nuages et conduit à une spectaculaire et importante perturbation de la planète (eso9014).

 

La dernière tempête de ce type a tout d'abord été détectée en décembre 2010 par les instruments radio et plasma de la sonde Cassini de la NASA [1], en orbite autour de la planète, et a également été suivie par des astronomes amateurs. Elle a maintenant été étudiée en détail avec la caméra infrarouge VISIR [2] du VLT (Very Large Telescope) de l'ESO conjointement avec des observations de l'instrument CIRS [3] de la sonde Cassini.

 

C'est seulement la sixième de ces gigantesques tempêtes à avoir été repérée depuis 1876. C'est la toute première à avoir été étudiée dans l'infrarouge thermique pour observer les variations de température dans cette tempête saturnienne- et la première à avoir été observée par une sonde en orbite.

 

« Cette perturbation située dans l'hémisphère nord de Saturne a engendré une gigantesque, violente et complexe éruption de nuages brillants, qui s'est propagée pour encercler la planète dans son ensemble, » explique Leigh Fletcher (Université d'Oxford, Royaume-Uni), premier auteur de cette nouvelle étude. « Avec le VLT et Cassini en train d'étudier cette tempête en même temps nous avons eu la chance exceptionnelle de pouvoir resituer les observations de Cassini dans leur contexte. Les précédentes études de ces tempêtes ont juste pu utiliser la réflexion de la lumière solaire, mais cette fois, en observant le rayonnement infrarouge thermique pour la première fois, nous avons pu dévoiler des régions cachées de l'atmosphère et mesurer les changements réellement substantiels de températures ainsi que des vents liés à cet événement. »

 

La tempête a dû se former en profondeur dans des nuages d'eau où un phénomène semblable à un orage a conduit à la création d'un panache de vapeur : exactement comme l'air chaud monte dans une pièce chauffée, cette masse de gaz s'est développée vers le haut et a transpercé la haute atmosphère de Saturne habituellement sereine. Ces énormes perturbations interagissent avec les vents qui se déplacent d'est en ouest et provoquent d'importants changements de température très haut dans l'atmosphère.

 

« Nos nouvelles observations montrent que la tempête a un effet important sur l'atmosphère, en transportant de l'énergie et de la matière sur de grandes distances. Elle modifie les vents atmosphériques créant des courants sinueux et formant des tourbillons géants et perturbe la lente évolution des saisons de Saturne, » ajoute Glenn Orton (Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, USA), un autre membre de l'équipe.

 

Quelques unes de ces structures inattendues que l'on voit sur cette nouvelle image de VISIR ont été appelées balises stratosphériques. Ce sont de forts changements de température, hauts dans l'atmosphère de Saturne (250-300 km au dessus des nuages de la basse atmosphère) qui montrent à quel point les effets de la tempête s'étendent haut dans l'atmosphère. La température dans la stratosphère de Saturne se situe normalement autour de -130 degrés Celsius à cette saison, mais les mesures au niveau des balises sont de 15 à 20 degrés Celsius supérieures.

 

Les balises sont totalement invisibles dans la lumière réfléchie du Soleil, mais elles peuvent éclipser l'émission du reste de la planète dans l'infrarouge thermique détectée par VISIR. Elles n'ont jamais été détectées avant et de ce fait, les astronomes ne sont pas sûrs qu'il s'agisse de structures habituelles dans les tempêtes de ce type.

 

« Nous avons eu la chance d'avoir du temps d'observation programmé au début de l'année 2011, que l'ESO nous a permis d'avancer, de telle sorte que nous avons pu observer la tempête aussi tôt que possible. Nous avons également eu la chance que l'instrument CIRS de Cassini ait pu observer la tempête au même moment. Nous avons ainsi des images du VLT et de la spectroscopie de Cassini pour comparer, » conclut Leigh Fletcher. « Nous allons continuer à observer cet événement qui se produit une fois par génération. »

 

Notes

[1] La mission Cassini-Huygens est un projet coopératif de la NASA, de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et de l'Agence Spatiale Italienne. Le Jet Propulsion Laboratory de la NASA situé à Pasadena en Californie, une division du California Institute of Technology, pilote la mission pour le compte de la Direction des missions scientifiques de la NASA à Washington DC.

 

[2] VISIR est le spectromètre et l'imageur du VLT pour l'infrarouge moyen. VISIR a été construit par le CEA/DAPNIA/SAP et NFRA/ASTRON.

 

[3] CIRS, pour Composite Infrared Spectrometer, est un des instruments de Cassini. CIRS analyse le rayonnement de la chaleur et est capable de discerner la composition d'un objet.

 

Plus d'informations

Cette recherche a été présentée dans un article publié dans la revue Science du 19 mai 2011.

 

L'équipe est composée de Leigh N. Fletcher (University of Oxford, Royaume Uni), Brigette E. Hesman (University of Maryland, USA), Patrick G.J. Irwin (University of Oxford), Kevin H. Baines (University of Wisconsin-Madison, USA), Thomas W. Momary (Jet Propulsion Laboratory (JPL), Pasadena, USA), A. Sanchez-Lavega (Universidad del País Vasco, Bilbao, Espagne), F. Michael Flasar (NASA Goddard Space Flight Center (GSFC), Maryland, USA), P.L. Read (University of Oxford, Royaume Uni), Glenn S. Orton (JPL), Amy Simon-Miller (GSFC), Ricardo Hueso (Universidad del País Vasco), Gordon L. Bjoraker (GSFC), A. Mamoutkine (GSFC), Teresa del Rio-Gaztelurrutia (Universidad del País Vasco), Jose M. Gomez (Fundacion Esteve Duran, Barcelona, Espagne), Bonnie Buratti (JPL), Roger N. Clark (US Geological Survey, Denver, USA), Philip D. Nicholson (Cornell University, Ithaca, USA), Christophe Sotin (JPL).

 

L'ESO - l'Observatoire Européen Austral - est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 14 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et VISTA, le plus grand télescope pour les grands relevés. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant l'E-ELT- qui disposera d'un miroir primaire de 42 mètres de diamètre et observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'il tourné vers le ciel » le plus grand au monde.

 

Liens

Photos du VLT

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1116/

 

http://www.jpl.nasa.gov/news/news.cfm?release=2011-150&cid=release_2011-150

  

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Les planètes qui flottent librement peuvent être plus fréquentes que les étoiles : Des astronomes ont découvert une nouvelle classe de planètes de la taille de Jupiter qui flottent seules dans l'obscurité de l'espace, loin de la lumière d'une étoile. L'équipe estime que ces mondes isolés sont probablement exclus de systèmes planétaires en développement, et, en outre, ils pourraient être deux fois plus nombreux que les étoiles elles-mêmes. La découverte est basée sur une étude conjointe Japon-Nouvelle-Zélande qui a scanné le centre de la Voie lactée en 2006 et 2007, révélant des preuves pour plus de 10 planètes flottantes d'à peu près la masse de Jupiter. Les globes isolés, également connus sous le nom de planètes orphelines, sont difficiles à repérer, et n'avaient pas été détectés jusqu'à présent. Les planètes sont situées à une distance moyenne d'environ 10.000 à 20.000 années-lumière de la Terre. Cela pourrait n'être que le sommet de l'iceberg. L'équipe estime qu'il y a environ deux fois plus de planètes flottantes de la masse de Jupiter que d'étoiles. En plus, ces mondes sont supposés être au moins aussi fréquents que les planètes orbitant des étoiles. Cela représente des centaines de milliards de planètes solitaires dans notre seule galaxie de la Voie Lactée.

 


17 Mai 2011

Première exoplanète habitable : une nouvelle candidate révélée par des climatologues

 

© LMD/CNRS

 

Le système planétaire de l'étoile naine Gliese 581, l'une des plus proches voisines du Soleil, est l'objet de nombreuses études depuis plusieurs années, notamment pour y détecter la première exoplanète potentiellement habitable. Après deux premières candidates, écartées depuis, le cas de la planète Gliese 581d ressurgit aujourd'hui. Une équipe du Laboratoire de météorologie dynamique (CNRS/UPMC/ENS/Ecole Polytechnique) de l'Institut Pierre-Simon Laplace à Paris vient en effet de mettre en évidence qu'elle pourrait être propice à la vie telle que nous la connaissons sur Terre. Ces résultats sont publiés dans « The Astrophysical Journal Letters ».

 

Existe-il dans l'Univers d'autres planètes habitées que la Terre, ou au moins propice à la vie telle que nous la connaissons ? La découverte d'une telle planète est devenue une quête pour bien des astrophysiciens, qui recherchent avant tout des planètes rocheuses dans les « zones habitables » des étoiles : une zone où la distance entre les planètes en orbite et leur étoile permet des températures clémentes, compatibles avec la présence d'eau liquide en surface et donc potentiellement avec la vie.

Dans cette quête, les planètes autour de l'étoile Gliese 581 ont déjà suscité plusieurs espoirs. En 2007, des scientifiques annonçaient la découverte de deux planètes rocheuses (Gliese 581d et Gliese 581c) à la limite de la zone habitable. Si Gliese 581d fut rapidement jugée comme trop froide, Gliese 581c, plus proche, fut considérée comme la première planète potentiellement habitable enfin découverte avant que les climatologues n'écartent cette hypothèse. Nouvelle piste en 2010 avec Gliese 581g - surnommée « Zarmina's world » - de la taille de la Terre et située au cur de la zone habitable. Les astrophysiciens ont d'abord cru qu'elle pouvait être la première jumelle de la Terre hors du système solaire, mais des analyses ultérieures ont révélé que Gliese 581g n'existait tout simplement pas ! Sa fausse détection résultait du produit de bruits et d'interférences dans les mesures.

Aujourd'hui, c'est finalement une troisième planète du système, Gliese 581d, qui pourrait devenir la première planète potentiellement habitable jamais découverte. L'équipe de Robin Wordsworth et François Forget du Laboratoire de météorologie dynamique (CNRS/UPMC/ENS/Ecole Polytechnique) à l'Institut Pierre Simon Laplace à Paris, en collaboration avec un chercheur du Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (CNRS/Université de Bordeaux 1) ont réexaminé cette planète Gliese 581d. On savait déjà qu'il s'agit probablement d'une planète rocheuse, comme la Terre, environ deux fois plus grande et sept fois plus massive que celle-ci. Cependant, elle reçoit trois fois moins d'énergie de son étoile et il est fort probable que les forces de marées gravitationnelles ont bloqué la rotation de la planète sur elle-même, comme dans le cas de la Lune autour de la Terre. Une face de la planète serait donc en permanence exposée au rayonnement de l'étoile et l'autre perpétuellement dans l'obscurité. Dans ces conditions, on pouvait craindre que l'atmosphère et l'eau de la planète ne se condensent totalement côté nuit, interdisant l'existence d'un climat propice à l'eau liquide et à la vie.

Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont développé un modèle numérique capable de simuler les climats possibles sur les exoplanètes. Cet outil, d'un nouveau genre, est inspiré des modèles utilisés sur Terre pour la météorologie et l'étude du climat mais il se base sur des principes physiques plus fondamentaux, aussi universels que possible. Ce modèle leur a ainsi permis d'étudier une gamme de conditions beaucoup plus large qu'avec un modèle classique, avec notamment la possibilité d'inclure n'importe quel mélange de gaz, nuages et aérosols dans l'atmosphère de Gliese 581d. A leur grande surprise, ils ont découvert que, dans le cas d'une atmosphère dense de dioxyde de carbone (un scénario très probable sur une aussi grande planète si on se base sur notre expérience dans le système solaire), Gliese 581d pouvait non seulement éviter la condensation de son atmosphère mais son climat pouvait aussi facilement être chaud au point de permettre la formation d'océans, de nuages et de pluie.

Une des clés de ce climat est liée à la « diffusion Rayleigh » de l'atmosphère, le phénomène qui donne au ciel terrestre sa couleur bleue. Autour d'une étoile comme le soleil, la diffusion Rayleigh limite le chauffage des planètes dotées d'une atmosphère épaisse car une fraction importante du rayonnement bleu est réfléchie dans l'espace par l'atmosphère. Dans le cas d'une étoile naine comme Gliese 581, le rayonnement est essentiellement rouge et donc peu sensible à cet effet. Il peut pénétrer profondément dans l'atmosphère et chauffer la planète efficacement grâce à l'effet de serre du gaz carbonique, renforcé sur Gliese 581d par celui des nuages de glace carbonique dont on prédit la formation à haute altitude. Par ailleurs, la modélisation de la circulation atmosphérique montre que le chauffage  par l'étoile est efficacement réparti tout autour de la planète par l'atmosphère, ce qui empêche la condensation de l'atmosphère et de la glace d'eau du côté nuit ou aux pôles.

Gliese 581d est située à seulement 20 années-lumière de la Terre, ce qui fait d'elle une de nos plus proches voisines hors du système solaire. Pour l'instant, bien sûr, il n'est pas question de rêver d'un voyage interstellaire (la sonde la plus lointaine envoyée par l'homme, Voyager 1, mettrait plus de 300.000 ans pour parcourir la distance). Cependant, cette proximité pourra permettre aux télescopes de demain de détecter directement l'atmosphère de Gliese 581d. En effet, s'il est possible que cette planète puisse être habitable, on peut aussi imaginer qu'elle ait pu conserver une épaisse couche d'hydrogène (comme Uranus et Vénus) ou qu'à l'inverse, dans la première partie de son existence, le fort vent solaire de la jeune étoile ait autrefois complètement soufflé son atmosphère. Pour trancher entre ces différents scénarios, l'équipe de Robin Wordsworth propose quelques observations tests que les astronomes pourront réaliser dans un avenir proche à l'aide d'un télescope suffisamment puissant.

Si Gliese 581d se révélait effectivement habitable, ce serait un endroit bien étrange à visiter : son atmosphère dense et son épaisse couche nuageuse plongerait la surface dans une pénombre rougeâtre et la gravité y serait double de celle de la Terre. Le cas de Gliese 581d illustre la grande variété des climats possibles sur les planètes de la galaxie, une diversité encore bien plus grande que ce à quoi nous sommes habitués dans le système solaire. Il nous montre aussi que pour être propice à la vie, une planète ne doit pas nécessairement ressembler à la Terre.

 

© LMD/CNRS

Simulation numérique du climat possible sur Gliese 581d. Les couleurs correspondent à des températures de surface froides (bleue) à chaudes (rouge). Les flèches représentent les vents à 2 km d'altitude.

 

© LMD/CNRS

Cartes de température à la surface modélisée pour Gliese 581d avec une atmosphère de 20 bars de CO2 et pour différentes vitesses de rotation de la planète. Ces différentes simulations permettent d'envisager le cas où Gliese 581d tourne lentement sur elle-même ou celui où les forces de marées gravitationnelles l'ont figé avec un côté jour permanent et l'autre plongé perpétuellement dans la nuit. Dans tous les cas, la température permet la présence d'eau liquide sur la planète.

 

Références :

« Gliese 581d is the first discovered terrestrial-mass exoplanet in the habitable zone. R.D. Wordsworth, F. Forget, F. Selsis, E. Millour, B. Charnay, J-B. Madeleine.
The Astrophysical Journal Letters, 12 mai, 2011.

 

Plus d'informations sur Gliese 581:

> Consulter le site web Découverte de l'exoplanète la moins massive : seulement deux fois la masse de la Terre
> Consulter le site web Détection d'une exoplanète de la masse de Neptune autour d'une naine rouge

 

Source : CNRS http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2183.htm

  

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


16 Mai 2011

Dernier décollage de la Navette avec un astronaute de l'ESA, qui emporte un instrument chargé de traquer la matière noire

 

Crédit : ESA - S. Corvaja, 2011

 

La navette spatiale Endeavour s'est envolée en début d'après-midi pour son dernier voyage à destination de la Station spatiale internationale (ISS) à l'occasion de la mission STS-134. Après son décollage à 12h56 TU (14h56 heure de Paris), Endeavour s'apprête désormais à s'amarrer à l'ISS à 10h15 TU (12h15 heure de Paris) mercredi 18 mai.

 

Crédit : ESA - S. Corvaja, 2011

 

L'astronaute de l'ESA Roberto Vittori et ses cinq collègues vont effectuer une mission de 16 jours dans l'espace, emportant avec eux un instrument européen extrêmement sophistiqué, conçu pour déceler les empreintes cosmiques laissées par l'anti-matière et la matière noire présentes dans l'Univers.

 

Roberto Vittori sera accueilli par un autre astronaute italien de l'ESA, Paolo Nespoli, qui travaille dans la Station depuis décembre dernier.

 

Sa mission a été baptisée DAMA en référence à la quête de la mystérieuse matière noire (dark matter) dont sera chargé le spectromètre magnétique Alpha AMS-02 ; cette expérience de physique fondamentale, d'une masse de 6,9 tonnes, est probablement la charge utile scientifique la plus ambitieuse jamais envoyée sur la Station.

 

" La communauté scientifique internationale nourrit de grands espoirs concernant les données qui seront collectées par AMS-02 ; elles pourraient notamment permettre de répondre à une question clé : qu'est-ce qui constitue la masse invisible de l'Univers ? " a déclaré Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA.

 

" Ces observations viendront compléter brillamment celles de l'observatoire spatial Planck de l'ESA, qui mesure la part de la masse invisible avec une extrême précision, et du satellite Herschel, qui surveille notamment les effets de cette dernière sur les jeunes galaxies. "

 

" AMS illustre à la perfection le caractère unique de l'ISS, qui favorise la recherche scientifique fondamentale dans des disciplines très diverses, comme les sciences de la vie, l'observation de la Terre, la science des matériaux et la physique ".

 

" Avec la prolongation de l'ISS jusqu'en 2020 récemment approuvée, nous sommes désormais en mesure de proposer un laboratoire international aux scientifiques du monde entier, pour repousser les limites de la connaissance. "

 

C'est grâce à un aimant géant de 1,2 tonne qui génère un champ magnétique 4 000 fois supérieur à celui de la Terre qu'AMS-02 analysera les rayons cosmiques à haute énergie à la recherche d'anti-matière et de matière noire, avec une sensibilité et une précision inégalées.

 

On suppose que l'anti-matière s'est formée parallèlement à la matière normale, mais elle semble avoir disparu de l'Univers tel que nous le connaissons aujourd'hui. On estime que la matière noire représente environ 90 % de la masse de notre Univers, mais jusqu'à présent elle n'a pu être détectée directement.

 

La mission STS-134 est la 26ème et dernière mission de la Navette à transporter un astronaute de l'ESA, dans le cadre de l'étroite coopération établie avec l'Agence américaine.

 

Les astronautes de l'ESA ont participé à environ un cinquième des missions des Navettes sur une période de 30 ans et l'ESA a directement contribué à près de deux tiers des missions. Parmi les charges utiles européennes majeures, on trouve le laboratoire Spacelab, la sonde solaire Ulysse, la plate-forme autonome Eureca et 4 des modules de la Station, notamment le laboratoire Columbus.

 

Endeavour et Roberto Vittori doivent rentrer sur Terre le 1er juin.

 

Deux autres astronautes de l'ESA s'entraînent actuellement pour des missions d'une durée de 6 mois à bord de l'ISS, en tant que membres de l'équipage permanent. Le prochain à partir sera André Kuipers, en novembre, à bord d'un Soyouz. Ce sera ensuite le tour de Luca Parmitano, premier de la promotion 2010 des astronautes de l'ESA à se voir affecté à une mission ; son vol à bord de Soyouz aura lieu en décembre 2013.

 

Communiqué de Presse de l'ESA N° 14-2011 http://www.esa.int/esaCP/Pr_14_2011_p_FR.html

 

http://www.esa.int/esaCP/SEMBERLSNNG_index_0.html

  

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

La météo semble plutôt favorable pour le lancement d'Endeavour (mission STS-134) prévu ce lundi à 12:58:28 UTC à destination de la Station Spatiale Internationale.

 


13 Mai 2011

Galaxie NGC 4214 : Un laboratoire de formation d'étoiles

 

Crédit : NASA, ESA, and the Hubble Heritage (STScI/AURA)-ESA/Hubble Collaboration

 

La galaxie naine NGC 4214 est illuminée de jeunes étoiles et de nuages de gaz. Située à environ 10 millions d'années-lumière dans la constellation des Chiens de Chasse (Canes Venatici), la proximité de la galaxie, combinée avec la grande variété des stades d'évolution parmi les étoiles, en fait un laboratoire idéal pour étudier les déclencheurs de la formation et l'évolution des étoiles.

 

Cette image en couleur a été prise avec l'instrument WFC3 (Wide Field Camera 3) du télescope spatial Hubble en Décembre 2009.

 

Crédit : NASA, ESA, and the Hubble Heritage (STScI/AURA)-ESA/Hubble Collaboration

Acknowledgment: R. O'Connell (University of Virginia) and the WFC3 Scientific Oversight Committee

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2011/14/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

  

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Les données de Galileo révèlent un océan de magma sous la lune de Jupiter : Une nouvelle analyse des données de la sonde Galileo révèle sous la surface un océan de magma en fusion ou partiellement fondu sous la surface de la lune volcanique Io de Jupiter. La conclusion annonce la première confirmation directe de ce type de couche de magma pour Io et explique pourquoi la lune est l'objet le plus volcanique connu dans le Système solaire. La recherche a été menée par des chercheurs de l'Université de Californie, de l'Université de Californie, et de l'Université du Michigan. L'étude est publiée cette semaine dans la revue Science.

 

La «planète naine» est couverte de cristaux de glace : Une mini-planète bizarre qui orbite autour du Soleil dans l'espace lointain est couverte d'eau cristallisée, ont rapporté jeudi des astronomes européens. D'environ 2.000 kilomètres de large, la "planète naine" Haumea se cache dans la ceinture de Kuiper, qui comprend des roches qui se déplacent sur une orbite solitaire au-delà de Neptune. Haumea, nommée d'après une déesse hawaïenne de la fécondité et de l'accouchement, a été découverte en 2004, mais des vues détaillées de celle-ci sont très rares et même encore maintenant son orbite précise et sa taille sont inconnues. De nouvelles observations par une équipe de l'Observatoire européen austral (ESO) à l'aide d'un télescope géant dans le désert chilien décrivent Haumea comme ayant la forme d'un "ballon de rugby aplati." En dépit de son énorme distance de la Terre, Haumea brille dans l'espace grâce à une surface réfléchissante de glace d'eau qui recouvre un corps rocheux.

 

Dawn capture la première image de l'astéroïde en approche : Le vaisseau spatial Dawn a obtenu sa première image de l'astéroïde géant Vesta, lequel aidera à ajuster la navigation au cours de son approche. Dawn doit atteindre l'orbite autour de Vesta le 16 Juillet, quand l'astéroïde sera à environ 188 millions de km de la Terre. L'image de la caméra de Dawn a été prise le 03 Mai lorsque la sonde a commencé son approche et était à  environ 1.210.000 km de Vesta. L'astéroïde apparaît comme une petite perle brillante sur un fond d'étoiles. Vesta est également connu comme une protoplanète, parce qu'il est un grand corps qui s'est presque transformé en une planète.

 

Sursaut gamma dans la Nébuleuse du Crabe : La célèbre reste de supernova de la nébuleuse du Crabe a éclaté dans une énorme éruption cinq fois plus puissante que n'importe quelle éruption déjà vue de l'objet. Le 12 avril, le télescope spatial de rayons gamma Fermi a détecté l'explosion, qui a duré six jours.

 

Jupiter chaud rétrograde : Plus de 500 planètes extrasolaires -- des planètes qui orbitent des étoiles autres que le Soleil-- ont été découvertes depuis 1995. Mais seulement dans les dernières années les astronomes ont observé que dans certains de ces systèmes l'étoile est en rotation dans un sens et la planète, un «Jupiter chaud», est en orbite autour de l'étoile dans la direction opposée. Comprendre comment ces planètes géantes étaient si près de leur étoile a conduit Rasio et son équipe de recherche à expliquer également leurs orbites inverses. En utilisant des simulations informatiques à grande échelle, ils sont les premiers à modéliser la façon dont une orbite de Jupiter chaud peut se retourner et aller dans la direction opposée à la rotation de l'étoile. Des détails de l'étude seront publiés dans le journal Nature.

 


 

Quand la vitesse de la lumière dépend de sa direction : La lumière ne se propage pas à la même vitesse dans toutes les directions sous l'effet d'un champ électro-magnétique. Cet effet contre intuitif, mais prédit par la théorie, vient pour la première fois d'être vérifié expérimentalement dans un gaz par une équipe du Laboratoire « Collisions agrégats réactivité » (CNRS / Université Paul Sabatier Toulouse 3). Les chercheurs ont mesuré avec une extrême précision, de l'ordre du milliardième de m/s, l'écart entre les vitesses de propagation de la lumière dans un sens et dans le sens inverse. Ces résultats ouvrent la voie à des recherches plus poussées visant à améliorer le modèle qui décrit les interactions entre particules élémentaires. Publiés le 11 mai 2011 dans la revue Physical Review Letters, ils laissent entrevoir des applications inédites en optique.

 


09 Mai 2011

Comètes C/2011 H1 (Lemmon), P/2004 HC18 (LINEAR) = 2011 J1, C/2011 J2 (LINEAR)

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2011 H1 (Lemmon)

Alex Gibbs a signalé sa découverte d'un objet ayant l'apparence d'un astéroïde avec un déplacement inhabituel dans le cadre du Mt. Lemmon Survey le 26 Avril 2011. Après identification avec un objet également rapporté en tant qu'astéroïde le 14 Avril par R. S. McMillan, T. H. Bressi, J. V. Scotti (LPL/Spacewatch II), l'objet a été répertorié sous la dénomination de 2011 GK71, en dépit de certains rapports notant une possible apparence diffuse. Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, l'objet a révélé sa nature cométaire lors d'observationsde confirmation. Des images prises le 29 Mars 2011 dans le cadre du Catalina Sky Survey ont également été trouvées par Alex R. Gibbs.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2011 H1 (Lemmon) indiquent un passage au périhélie le 31 Janvier 2006 à une distance d'environ 6,9 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.org/mpec/K11/K11J24.html (MPEC 2011-J24)

 

La comète C/2011 H1 a été identifiée avec la comète C/2002 VQ94 (LINEAR) par Hidetaka Sato (Tokyo, Japan). Par conséquent, le nom affecté à la comète C/2011 H1 a été supprimé.

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2011%20H1;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

P/2004 HC18 (LINEAR) = 2011 J1

Jim Scotti (LPL/Spacewatch II) a retrouvé la comète P/2004 HC18 (LINEAR) au moyen du télescope Spacewatch de 1,8m.

La comète P/2004 HC18 (LINEAR), découverte en tant qu'astéroïde le 17 Avril 2004 par le télescope de surveillance LINEAR et ayant révélé sa nature cométaire lors d'observations de confirmation de l'objet, avait été observée pour la dernière fois le 12 Octobre 2004.

 

Les éléments orbitaux de la comète P/2004 HC18 (LINEAR) = 2011 J1 indiquent un passage au périhélie le 29 Décembre 2010 à une distance d'environ 1,7 UA du Soleil, et une période d'environ 6,52 ans.

http://www.minorplanetcenter.org/mpec/K11/K11J26.html (MPEC 2011-J26)

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2004 HC18 (LINEAR) = 2011 J1 a reçu la dénomination définitive de 251P/LINEAR en tant que 251ème comète périodique numérotée.

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=251P;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

C/2011 J2 (LINEAR)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde, découvert le 05 Mai 2011 par le télescope de surveillance LINEAR, a révélé sa nature cométaire après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center. Par ailleurs, des images antérieures à la découverte prises dans le cadre du Catalina Sky Survey et datant des 10 et 25 Mars 2011 ont été identifiées par le Minor Planet Center.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2011 J2 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 25 Décembre 2013 à une distance d'environ 3,4 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K14/K14A73.html (MPEC 2014-A73)

http://scully.cfa.harvard.edu/cgi-bin/returnprepeph.cgi?d=c&o=CK11J020

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=%20%20%20C%2F2011%20J2;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Les Grands Chasseurs de Comètes

 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Nouveau report du lancement d'Endeavour : A la suite des travaux de remplacement du boîtier électronique ALCA-2 et de la vérification des circuits électriques adjacents, il fut décidé de reporter le lancement au 15 puis au 16 mai au plus tôt. Des vérifications additionnelles doivent être faites avant d'être certain de la cause exacte du problème électrique. Par contre, la mission a été prolongée de deux jours afin de permettre aux astronautes d'effectuer le maximum de travaux avant le fin des mission de navette cet été.

 

MESSENGER a effectué sa 100ème orbite autour de Mercure. Depuis son insertion en orbite le 17 Mars 2011 autour de la planète la plus proche du Soleil, le vaisseau spatial a exécuté près de 2 millions de commandes. Les données recueillies à ce jour comprennent plus de 70 millions de mesures de champ magnétique, 300.000 spectres en visible et infrarouge de la surface, 16.000 images, et 12.000 spectres en rayons X et 9.000 spectres en rayons gamma sondant la composition élémentaire de la croûte supérieure de Mercure.

 

La Nasa donne raison à Einstein après une longue expérience : La NASA a réussi à démontrer de manière très précise, au cours d'une expérience, la véracité de la théorie générale de la relativité édictée en 1905 par Albert Einstein. La théorie d'Albert Einstein selon laquelle la gravité de la Terre influerait sur le temps et l'espace autour d'elle, la fameuse théorie de la relativité, a été vérifiée par la NASA et une équipe de physiciens américains. "Imaginez notre planète comme si elle était immergée dans du miel et qu'elle tournait sur son axe en orbite autour du soleil, le miel se trouvant autour se déformerait", tente d'expliquer Francis Everitt, un physicien de l'Université de Stanford en Californie, dans des propos relayés par l'AFP, avant d'ajouter : "C'est la même chose avec l'espace et le temps". Baptisée "Gravity Probe B" (GP-B), l'expérience réalisée par l'agence spatiale américaine a consisté à utiliser quatre gyroscopes ultra-précis, embarqués à bord de satellites, afin de vérifier deux postulats de la théorie du savant d'origine allemande. Le premier est l'effet dit géodétique, ou la déformation de l'espace et du temps autour d'un objet exerçant une force gravitationnelle. Le second est la quantité d'espace et de temps qu'un tel objet affecte en tournant sur lui-même. Pointés vers l'étoile IM Pegasi, tout en étant sur une orbite polaire autour de la Terre, les quatre gyroscopes ont subi des changements de direction vers laquelle ils étaient dirigés, confirmant la théorie d'Einstein. Si ça n'avait pas été le cas, ils auraient toujours pointé vers la même direction... "L'expérience GP-B a confirmé deux des postulats les plus importants dans la théorie d'Einstein concernant l'univers, avec des implications pour l'ensemble de la recherche en astrophysique", continue Francis Everitt.  "Les résultats de la mission GP-B auront des effets sur les travaux des théoriciens en physique durant de nombreuses années", confirme Bill Danchi, un astrophysicien de la NASA. Cette expérience, initiée en 1959, a été l'une des plus longues menées par la Nasa et des centaines de chercheurs y ont participé. Ses résultats sont publiés dans la revue américaine Physical Review Letters.

 


06 Mai 2011

Mars Express voit de profondes fractures sur Mars

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Les images nouvellement publiées de Mars Expres de l'ESA montrent Nili Fossae, un système de fractures profondes autour du géant bassin d'impact Isidis. Certaines de ces incisions dans la croûte martienne ont jusqu'à 500 m de profondeur et ont probablement été formées en même temps que le bassin.

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

Nili Fossae est un système de «graben» sur Mars, au nord de la province volcanique Syrtis Major, sur le bord nord-ouest du géant bassin d'impact Isidis. Un graben se réfère à un affaissement de terrain entre deux failles parallèles ou fractures dans les roches qui s'écroulent lorsque les forces tectoniques étirent la zone. Le système de Nili Fossae contient de nombreux grabens concentriques orientés autour des bords du bassin.

 

On pense que les inondations du bassin avec de la lave basaltique après l'impact qui l'a créé ont entraîné l'affaissement du plancher du bassin, ajoutant du stress à la croûte de la planète, qui a été libéré par la formation des fractures.

 

Un cratère d'impact fortement érodé est visible en bas à droite de l'image. Il mesure environ 12 km de diamètre et présente une couverture d'éjecta, généralement formée par des matériaux projetés lors de l'impact. Deux glissements de terrain ont eu lieu à l'ouest du cratère. S'ils sont le résultat direct de l'impact ou se sont produits plus tard est inconnu.

 

Un plus petit cratère, mesurant seulement 3,5 km de diamètre, peut être vu à la gauche du centre de l'image et celui-ci ne présente pas de matériel d'éjecta. Il a soit été érodé ou peut avoir été enterré.

 

Le matériau de surface en haut à gauche de l'image est beaucoup plus sombre que le reste de la région. Il est fort probablement formé de roche basaltique ou de cendres volcaniques provenant de la région de Syrtis Major. Ces couvertures de lave se forment lorsque de grandes quantités de magma basaltique de faible viscosité s'écoulent sur de longues distances avant de refroidir et de se solidifier. Sur Terre, le même phénomène peut être vu dans les trappes du Deccan en Inde.

 

Nili Fossae intéresse les scientifiques planétaires parce que les observations faites avec des télescopes sur Terre et publiées en 2009 ont montré qu'il y a un accroissement significatif de méthane dans l'atmosphère de Mars sur cette zone, ce qui suggère que le méthane peut être produit ici. Son origine reste mystérieuse, cependant, et pourrait être géologique ou peut-être même biologique.

 

Par conséquent, la compréhension de l'origine du méthane sur Mars est élevée sur la liste prioritaire et en 2016, l'ESA et la NASA planifient de lancer le ExoMars Trace Gas Orbiter pour poursuivre l'enquête. Nili Fossae sera observé avec grand intérêt.

 

http://www.esa.int/esaSC/SEMT4TZ57NG_index_0.html

  

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Endeavour reportée au moins jusqu'au 10 mai : Les responsables de la Navette spatiale et de la Station spatiale internationale à la NASA se sont réunis lundi et ont déterminé que le lancement de la mission STS-134 avec l'astronaute Roberto Vittori de l'ESA et le spectromètre AMS-02 ne pourra pas avoir lieu avant mardi 10 mai. Une nouvelle réunion est prévue vendredi.

 


04 Mai 2011

Deux images d'une galaxie asymétrique

 

Crédit : ESO

 

La galaxie de l'Hameçon, NGC 2442, a une forme fortement asymétrique. Un de ses bras spiraux est fortement replié sur lui-même et héberge une supernova récente, alors que l'autre, parsemé d'étoiles récemment formées, s'étend bien loin du noyau. Le télescope MGP-ESO de 2,2 mètres et le télescope spatial ESA/NASA Hubble ont pris deux images contrastées de cette galaxie spirale asymétrique.

 

Crédit : ESO

 

La galaxie de l'Hameçon, NGC 2442, située dans la constellation australe du Poisson Volant, est facile à reconnaître avec ses bras spiraux asymétriques. Les astronomes supposent que cette apparence asymétrique est due aux interactions gravitationnelles avec une autre galaxie, à un moment de son histoire Bien que jusqu'à présent les astronomes n'aient pu identifier le coupable de manière définitive.

 

Cette image à grand champ, prise par la caméra WFI (Wide Field Imager) avec le télescope MGP/ESO de 2,2 mètres à l'Observatoire de la Silla, au Chili, montre très clairement la forme de double crochet qui lui a donné son surnom. On voit également sur cette image d'autres galaxies proches de NGC 2442 ainsi que de nombreuses galaxies bien plus lointaines qui forment un arrière-plan très riche. Bien que la caméra WFI, située au sol, ne puisse atteindre la précision des images de Hubble, situé dans l'espace, elle peut couvrir un pan de ciel bien plus grand en une seule prise.

 

Une image en gros plan prise par le télescope spatial ESA/NASA Hubble (eso1115b) se concentre sur le noyau de la galaxie et sur le plus compact de ses deux bras. En 1999, une étoile massive en fin de vie a explosé en supernova dans ce bras. En comparant les anciennes observations au sol, les précédentes images prises par Hubble en 2001, et ces clichés pris fin 2006, les astronomes ont été capables d'étudier en détail ce qui est arrivé à l'étoile au cours des derniers instants de sa vie. Au moment où cette image a été prise, la supernova a perdu son éclat et n'est plus visible.

 

Les observations de l'ESO ont aussi apporté des informations sur l'autre extrémité du cycle de vie des étoiles d'Hubble, la naissance. Il s'agit de taches roses et rouges parsemées pratiquement dans toute la galaxie, et plus particulièrement dans le plus long des deux bras spiraux. Leur couleur vient de l'hydrogène situé dans les régions de formation stellaire : les puissantes radiations des étoiles nées récemment excitent le gaz dans les nuages à partir desquels elles se sont formées et  il brille alors avec ces nuances de rouge.

 

L'interaction avec une autre galaxie qui a donné à la galaxie de l'Hameçon sa forme asymétrique peu commune a probablement aussi été le déclencheur de cette récente vague de formation d'étoiles. Les mêmes forces de marée qui ont déformé la galaxie ont perturbé les nuages de gaz et déclenché leur effondrement gravitationnel.

 

Plus d'informations

L'ESO - l'Observatoire Européen Austral - est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 14 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et VISTA, le plus grand télescope pour les grands relevés. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant l'E-ELT- qui disposera d'un miroir primaire de 42 mètres de diamètre et observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'il tourné vers le ciel » le plus grand au monde.

 

Liens

- Photos de l'Observatoire de La Silla

- Le télescope de 2,2 mètres MGP/ESO

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1115/

  

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


 

Mesure de la composition de la surface de Mercure :  MESSENGER porte un spectromètre de rayons gamma, le Gamma-Ray Spectrometer (GRS), qui est capable de mesurer et caractériser les émissions de rayons gamma de la surface de Mercure. Tout comme les ondes radio, la lumière visible, et les rayons X, les rayons gamma sont une forme de rayonnement électromagnétique, mais avec des énergies plus élevées que celles d'autres types de rayonnements. Les rayons gamma venant de Mercure comportent des informations sur les concentrations d'éléments présents sur sa surface, et les observations du GRS sont utilisées pour déterminer la composition de la surface de la planète. Ces résultats seront ensuite appliqué sà l'étude de la formation et de l'histoire géologique de Mercure.

 


 

Lancement d'Endeavour pas avant le 08 Mai : La NASA a retardé le lancement final de la navette spatiale Endeavour jusqu'au 8 Mai au plus tôt, après que des problèmes techniques découverts le week-end dernier se soient avérés plus complexes qu'on ne le pensait. Un problème avec les éléments chauffants du circuit de carburant du groupe auxiliaire de puissance numéro 1 a forcé les ingénieurs à reporter ce qui aurait été l'avant-dernier vol de la navette quelques heures avant le décollage le vendredi. Un plan pour essayer le lancement de nouveau le lundi a été retiré une fois que les ingénieurs ont réalisé que le problème, qui nécessite le remplacement d'un boîtier électronique, pourrait prendre plus de temps pour réparer.

 


 

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