Nouvelles du Ciel d'Avril 2018

 

 

 

Les Titres

 

Comètes P/2005 JN = 2018 F2 (Spacewatch), C/2018 C2 (Lemmon), C/2018 F3 (Johnson), C/2018 F4 (PANSTARRS) [18/04/2018]

Hubble fait la première mesure de distance précise à un ancien amas globulaire d'étoiles [06/04/2018]

L'étoile morte encerclée par la lumière [06/04/2018]

Hubble découvre l'étoile la plus lointaine jamais vue [03/04/2018]

Mercure, le cas particulier du système solaire, ne serait pas un cas unique ! [30/03/2018]

 

 

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LE GUIDE DU CIEL 2018-2019 de Guillaume CANNAT

 

24e édition

 

Tout ce qu'il faut savoir pour observer le ciel entre le 1er juin 2018 et le 30 juin 2019

 

  Souscription jusqu'au 30 avril ; expédition en mai 2018

 

Une mise à jour intégrale avec des pages de synthèse et une série de gros plans sur les plus importants phénomènes astronomiques des mois couverts par cette édition, les planètes et une sélection d'objets du ciel profond.

 

Et toujours autant de rendez-vous quotidiens pour suivre le ciel heure par heure...

 

- Parution : mai 2018

- Couverture souple pelliculée avec rabats, cahiers cousus et collés

- 17 x 24 cm, 352 pages

- Plus de 500 schémas, cartes célestes et photographies

- Imprimé intégralement en couleurs

- 24e édition

- ISBN-13 : 979-10-90238-23-7

 

LE GUIDE DU CIEL 2018-2019
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Le Guide du Ciel est un ouvrage de 352 pages (format 17 x 24 cm, broché, couverture souple pelliculée avec rabats, cahiers cousus et collés, reliure particulièrement résistante) qui rassemble dans un seul volume toutes les données dont vous pourriez avoir besoin tout au long de lannée pour préparer vos observations.

Contrairement aux tablettes et autres portables, il est équipé dune batterie en papier de très longue durée qui ne vous laissera jamais tomber sur le terrain au beau milieu de la nuit... et il a toujours du réseau !

 

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LE CIEL A L'OEIL NU EN 2018 de Guillaume CANNAT

 

Voici la nouvelle édition du Ciel à l'il nu, l'ouvrage qu'il vous faut pour découvrir le ciel sans instrument (ou parfois avec de simples jumelles). 

 

Le Ciel à l'oeil nu est l'ouvrage de référence des observateurs du ciel. Il vous guide en ville et en pleine nature pour pratiquer le plus simplement du monde l'une des plus vieilles activités humaines : l'observation du ciel étoilé, des planètes et de la Lune.

 

Cette seizième édition est truffée de conseils, de rappels mythologiques sur les constellations, d'informations encyclopédiques sur les planètes et les étoiles et d'idées pour observer ou photographier facilement les plus beaux rendez-vous entre les planètes, le Soleil et la Lune visibles de janvier à décembre 2018.

 

Un cahier réunit en début d'ouvrage toutes les informations dont vous avez besoin pour observer le ciel ou choisir votre premier instrument.

 

Avec le site web associé à ce guide, vous pouvez obtenir des informations complémentaires, des cartes du ciel à imprimer, des images des astres à haute résolution et des liens directs vers les sites utiles pour votre pratique quotidienne du loisir astronomique.

 

150 illustrations, schémas photographiques, cartes du ciel, images inédites.

 

Le Ciel à l'il nu est richement illustré par des dizaines de photographies astronomiques inédites et par des cartes très réalistes pour découvrir aisément les étoiles des quatre saisons. 

Si ce livre vous incite à lever les yeux plus souvent vers la voûte céleste, à contempler plus régulièrement la Lune et les planètes, les constellations et leurs étoiles, il aura atteint son but.

 

Guillaume Cannat observe et fait observer le ciel depuis plus de 40 ans. Il est l'auteur de dizaines d'ouvrages sur l'astronomie et il tient le blog Autour du Ciel sur lemonde.fr. L'Union astronomique internationale a nommé une petite planète 22512 Cannat en reconnaissance de son travail de vulgarisation.

 

- Le Ciel à l'il nu en 2018
- 144 pages
- Plus de 150 cartes, schémas, gravures et photographies en couleur
- Prix public TTC : 19,90 euros
- ISBN : 979-10-90238-22-0

 

La collection « Le Ciel à l'oeil nu » a reçu le prix spécial du jury du Festival d'Astronomie de Haute-Maurienne-Vanoise

 

Le Ciel à l'il nu en 2018 est diffusé par GEODIF/SODIS

 

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18 Avril 2018

Comètes P/2005 JN = 2018 F2 (Spacewatch), C/2018 C2 (Lemmon), C/2018 F3 (Johnson), C/2018 F4 (PANSTARRS)

 

Nouvelles du Ciel

 

P/2005 JN = 2018 F2 (Spacewatch)

La comète P/2005 JN (Spacewatch), observée pour la dernière fois le 25 Mai 2005, a été retrouvée le 17 Mars 2018 par P. Ruiz (ESA Optical Ground Station, Tenerife) et confirmée grâce aux observations de A. D. Grauer (Mt. Lemmon Survey) et de E. Schwab (Calar Alto-Schmidt).

 

Découverte initialement le 03 Mai 2005 en tant qu'astéroïde par le programme de surveillance Spacewatch, et répertorié sous la dénomination 2005 JN, l'objet avait révélé sa nature cométaire lors d'observations supplémentaires faites le 12 Mai 2005 par Carl W. Hergenrother (Lunar and Planetary Laboratory). Avec les données de prédécouverte du 04 Avril 2005 obtenues par le Catalina Sky Survey, et celles du 15 Avril 2005 par LONEOS, les calculs indiquent un passage au périhélie au 20 Juin 2005 à une distance de 2,2 UA du Soleil pour la comète P/2005 JN (Spacewatch), et une période de 6,5 ans.

 

Pour ce nouveau retour, les éléments orbitaux de la comète P/2005 JN = 2018 F2 (Spacewatch) indiquent un passage au périhélie le 21 Juillet 2018 à une distance d'environ 2,2 UA du Soleil, et une période d'environ 6,5 ans pour cette comète de type Encke.

https://minorplanetcenter.net/mpec/K18/K18F85.html (MPEC 2018-F85)

https://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2018%20F2;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2005 JN = 2018 F2 (Spacewatch) a reçu la dénomination définitive de 366P/Spacewatch en tant que 366ème comète périodique numérotée.

 


C/2018 C2 (Lemmon)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde a été découvert dans les images CCD prises le 05 Février 2018 avec le télescope de 1.5-m du Mt Lemmon Survey, et placé sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center pour confirmation. L'objet a une orbite légèrement hyperbolique, mais aucune activité cométaire n'a été détectée. L'objet a reçu en conséquence une désignation avec un préfixe de "A/". Des images antérieures à la découverte de A/2018 (Lemmon), obtenues le 28 Janvier 2018 par le Mt Lemmon Survey, ont été identifiées.

 

Le préfixe pour cet objet a été changé, passant de "A/" à "C/", suite à la réception du message suivant de M. Micheli : "Nous avons obtenu 2 expositions filtrées r de 60 secondes de A/2018 C2 à l'aide du télescope Canada-France-Hawaii le 22 Mars 2018. L'observateur de la queue était David Woodworth. L'objet est cométaire, affichant une large queue faible d'environ 10" vers l'ouest. Le coma n'est que marginalement prolongé, avec un FWHM de 0,9" par rapport à 0,8" d'étoiles proches."

 

Les éléments orbitaux hyperboliques de la comète C/2018 C2 (Lemmon) indiquent un passage au périhélie le 02 Juin 2018 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil.

https://minorplanetcenter.net/mpec/K18/K18FD7.html (MPEC 2018-F136)

https://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2018%20C2;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2018 F3 (Johnson)

Jess A. Johnson a découvert une nouvelle comète sur les images CCD obtenues le 20 Mars 2018 dans le cadre du Mt. Lemmon Survey. La nature cométaire de l'objet a été confirmée par de nombreux astrométristes après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center.

 

Les éléments orbitaux paraboliques préliminaires de la comète C/2018 F3 (Johnson) indiquent un passage au périhélie le 14 Août 2017 à une distance d'environ 2,4 UA du Soleil.

https://minorplanetcenter.net/mpec/K18/K18FD7.html (MPEC 2018-F137)

https://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2018%20F3;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


C/2018 F4 (PANSTARRS)

Les membres de l'équipe de recherche de Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) ont découvert un objet ayant l'apparence d'un astéroïde sur les images CCD obtenues le 17 Mars 2018 avec le télescope Ritchey-Chretien de 1.8m. L'objet, placé sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, n'a pas montré de signes d'activité cométaire à cette époque et a reçu la désignation de A/2018 F4 en tant qu'astéroïde hyperbolique.

 

Des signes d'activité cométaire ont été détectés lors d'observations supplémentaires. Krisztián Sarneczky, Konkoly Observatory, rapporte que cinq images CCD empilées non filtrées de 120 secondes prises le 09 Avril UT avec le télescope Schmidt de 0,60 m à Piszkesteto, en Hongrie, montre une large coma en forme d'éventail de près de 6" de diamètre, allongé vers l'est. Robert Weryk (Université d'Hawaii) rapporte que les images prises avec le CFHT de 3,6-m sur Mauna Kea le 13 Avril montre que l'objet a un FWHM (Full Width at Half Maximum , largeur à mi-hauteur du maximum du pic) de 2,4" (plus grand que le FWHM de 1,4" pour les étoiles proches) et une large et courte queue vers l'est. Par conséquent, cet objet a été redésigné en tant que comète.

 

Les éléments orbitaux hyperboliques de la comète C/2018 F4 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 01 Décembre 2019 à une distance d'environ 3,4 UA du Soleil.

https://minorplanetcenter.net/mpec/K18/K18H21.html (MPEC 2018-H21)

https://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2018%20F4;old=0;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 


  

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Le plus grand catalogue de sources gamma de très haute énergie de la Galaxie jamais publié : La collaboration internationale H.E.S.S., à laquelle contribuent le CNRS et le CEA, publie le bilan de quinze années d'observations en rayons gamma de la Voie Lactée. Ses télescopes installés en Namibie ont permis d'étudier des populations de nébuleuses à vent de pulsar, des restes de supernovæ, mais aussi des micro-quasars, jamais détectés en rayons gamma. Ces études sont complétées par des mesures précises comme celles de l'émission diffuse au centre de notre galaxie. Cet ensemble de données servira désormais de référence pour la communauté scientifique internationale. Quatorze articles, soit le plus vaste ensemble de résultats scientifiques dans ce domaine, sont publiés le 9 avril 2018 dans un numéro spécial de la revue "Astronomy & Astrophysics". [Source : Communiqué de Presse du CNRS]

 

Coup de SOLEIL sur les brumes de TITAN : Une collaboration internationale, pilotée par le Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS UVSQ, Sorbonne Université, CNRS) et le synchrotron SOLEIL, prolonge l'héritage et la portée de la mission NASA-ESA Cassini-Huygens au laboratoire. Au coeur de leur travail : la géante Saturne et ses lunes glacées, et en particulier Titan qui possède une atmosphère presque jumelle de celle de la Terre. Les scientifiques ont découvert que les grains de brumes nanométriques se formant dans la haute atmosphère de Titan, se transforment chimiquement sous l'effet du rayonnement solaire : ils vieillissent. Comme la brume y est présente en abondance, l'impact de ces transformations sur le climat de Titan est aujourd'hui à considérer. Les résultats sont publiés dans la revue Nature Astronomy le 09 avril 2018. [Source : Communiqué de Presse du CNRS]

 


06 Avril 2018

Hubble fait la première mesure de distance précise à un ancien amas globulaire d'étoiles

 

Crédits : NASA, ESA, and T. Brown and S. Casertano (STScI)

 

Le mètre stellaire affiné aide les astronomes à améliorer leurs modèles d'évolution stellaires

 

Lorsque vous voulez connaître la taille d'une pièce, vous utilisez un ruban à mesurer pour calculer ses dimensions.

 

Mais vous ne pouvez pas utiliser un ruban à mesurer pour couvrir les immenses distances inconcevables dans l'espace. Et, jusqu'à présent, les astronomes n'avaient pas une méthode aussi précise pour mesurer avec précision les distances de certains des objets les plus anciens de notre Univers - d'anciens essaims d'étoiles à l'extérieur du disque de notre galaxie appelé amas globulaires.

 

Les distances estimées jusqu'aux amas globulaires de notre galaxie ont été obtenues en comparant la luminosité et les couleurs des étoiles aux modèles théoriques et à des observations d'étoiles locales. Mais l'exactitude de ces estimations varie, avec des incertitudes oscillant entre 10% et 20%.

 

Utilisant le télescope spatial Hubble de la NASA, les astronomes ont pu utiliser le même type de trigonométrie que les arpenteurs utilisent pour mesurer avec précision la distance à NGC 6397, l'un des amas globulaires les plus proches de la Terre. La seule différence est que les angles mesurés dans la caméra de Hubble sont infinitésimaux selon les normes des géomètres terrestres.

 

La nouvelle mesure établit la distance de l'amas à 7.800 années-lumière, avec seulement une marge d'erreur de 3%, et fournit une estimation indépendante pour l'âge de l'Univers. Les astronomes de Hubble ont calculé que NGC 6397 est âgé de 13,4 milliards d'années et s'est formé peu de temps après le Big Bang. La nouvelle mesure aidera également les astronomes à améliorer les modèles d'évolution stellaire.

 

Crédits : NASA, ESA, and T. Brown and S. Casertano (STScI)
Acknowledgement: NASA, ESA, and J. Anderson (STScI)

 

http://hubblesite.org/news_release/news/2018-24

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


06 Avril 2018

L'étoile morte encerclée par la lumière

 

Crédit : ESO/NASA, ESA and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)/F. Vogt et al.

 

Les données de MUSE pointent vers une étoile à neutrons isolée au-delà de notre galaxie

 

De nouvelles images du Very Large Telescope de l'ESO au Chili et d'autres télescopes révèlent un riche paysage d'étoiles et de nuages de gaz dans l'une de nos plus proches galaxies voisines, le Petit Nuage de Magellan. Les images ont permis aux astronomes d'identifier un cadavre stellaire insaisissable enfoui parmi les filaments de gaz laissés par une explosion de supernova vieille de 2000 ans. L'instrument MUSE a été utilisé pour établir où cet objet insaisissable se cache, et les données existantes de l'Observatoire des rayons X de Chandra ont confirmé son identité en tant qu'étoile à neutrons isolée.

 

ESO/NASA, ESA and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)/F. Vogt et al.

 

De nouvelles images spectaculaires, créées à partir d'images de télescopes terrestres et spatiaux [1] , racontent l'histoire de la recherche d'un objet manquant disparu caché dans un enchevêtrement complexe de filaments gazeux dans le Petit Nuage de Magellan, à environ 200.000 années-lumière de la Terre.

 

De nouvelles données de l'instrument MUSE sur le Very Large Telescope de l'ESO au Chili ont révélé un anneau de gaz remarquable dans un système appelé 1E 0102.2-7219, se dilatant lentement dans les profondeurs de nombreux autres filaments de gaz et de poussière laissés après une explosion de supernova. Cette découverte a permis à une équipe dirigée par Frédéric Vogt, un membre de l'ESO au Chili, de retrouver la toute première étoile à neutrons isolée à faible champ magnétique située au-delà de notre propre galaxie de la Voie Lactée.

 

L'équipe a remarqué que l'anneau était centré sur une source de rayons X qui avait été notée des années auparavant et désignée p1. La nature de cette source était restée un mystère. En particulier, il n'était pas clair si p1 se trouvait à l'intérieur du reste ou derrière. Ce n'est que lorsque l'anneau de gaz - qui comprend à la fois du néon et de l'oxygène - a été observé avec MUSE que l'équipe scientifique l'a remarqué encerclant parfaitement p1. La coïncidence était trop grande, et ils ont réalisé que p1 doit se trouver dans le reste de la supernova elle-même. Une fois l'emplacement de p1 connu, l'équipe a utilisé les observations radiographiques existantes de cette cible de l'Observatoire à rayons X Chandra pour déterminer qu'il s'agissait d'une étoile à neutrons isolée, avec un champ magnétique faible.

 

Selon Frédéric Vogt: « Si vous cherchez une source ponctuelle, vous ne pouvez pas être plus chanceux que lorsque l'Univers lui-même trace presque littéralement un cercle autour de l'endroit où vous devez chercher. "

 

Lorsque des étoiles massives explosent sous forme de supernovae, elles laissent derrière elles une nappe de gaz chaud et de poussière, connue sous le nom de résidu de supernova. Ces structures turbulentes sont la clé de la redistribution des éléments les plus lourds - qui sont cuits par des étoiles massives lorsqu'elles vivent et meurent - dans le milieu interstellaire, où elles forment finalement de nouvelles étoiles et planètes.

 

Typiquement d'à peine dix kilomètres de diamètre, mais pesant plus que notre Soleil, les étoiles à neutrons isolées avec de faibles champs magnétiques sont abondantes dans l'Univers, mais elles sont très difficiles à trouver car elles ne brillent qu'aux longueurs d'onde X [2]. Le fait que la confirmation de p1 en tant qu'étoile à neutrons isolée ait été validée par des observations optiques est donc particulièrement excitant.

 

La co-auteure Liz Bartlett, une autre boursière de l'ESO au Chili, résume cette découverte: "C'est le premier objet de ce genre à être confirmé au-delà de la Voie Lactée, rendu possible grâce à MUSE comme outil d'orientation. Nous pensons que cela pourrait ouvrir de nouveaux canaux de découverte et d'étude pour ces restes stellaires insaisissables."

 

Notes :

[1] L'image combine les données de l'instrument MUSE sur le Very Large Telescope de l'ESO au Chili et des télescopes spatiaux Hubble de la NASA/ESA et l'Observatoire Chandra X-Ray de la NASA.

 

[2] Les étoiles à neutrons à spin magnétique sont appelées pulsars. Ils émettent fortement en radio et dans d'autres longueurs d'onde et sont plus faciles à trouver, mais ils ne représentent qu'une petite fraction de toutes les étoiles à neutrons prédites.

 

Plus d'informations :  

Cette recherche a été présentée dans un article intitulé "Identification of the central compact object in the young supernova remnant 1E 0102.2-7219", par Frédéric PA Vogt et al., dans la revue Nature Astronomy.

 

L'équipe est composée de Frédéric P. A. Vogt (ESO, Santiago, Chile & ESO Fellow), Elizabeth S. Bartlett (ESO, Santiago, Chile & ESO Fellow), Ivo R. Seitenzahl (University of New South Wales Canberra, Australia), Michael A. Dopita (Australian National University, Canberra, Australia), Parviz Ghavamian (Towson University, Baltimore, Maryland, USA), Ashley J. Ruiter (University of New South Wales Canberra & ARC Centre of Excellence for All-sky Astrophysics, Australia) and Jason P. Terry (University of Georgia, Athens, USA).

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. Il compte 15 États membres : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse, ainsi que l'État hôte du Chili et L'Australie en tant que partenaire stratégique. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope géant (ELT pour Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'ELT sera « l'il le plus grand au monde tourné vers le ciel.

  

Liens :  

- Document de recherche en Nature Astronomy

- Photos du VLT

 

Source : ESO https://www.eso.org/public/france/news/eso1810/?lang

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


03 Avril 2018

Hubble découvre l'étoile la plus lointaine jamais vue

 

Crédits : NASA, ESA, and P. Kelly (University of Minnesota)

 

La bizarrerie cosmique amplifie la lueur faible de l'étoile lointaine


Grâce à une bizarrerie de la nature appelée «lentille gravitationnelle», une lentille naturelle dans l'espace qui a amplifié la lumière d'une étoile très lointaine. Les astronomes utilisant Hubble ont profité de ce phénomène pour repérer l'étoile lointaine et établir un nouveau record de distance pour l'étoile individuelle la plus éloignée jamais vue. Ils ont également utilisé l'étoile lointaine pour tester une théorie de la matière noire, et pour sonder la constitution d'un amas de galaxies. L'équipe a surnommé l'étoile "Icarus", après le personnage mythologique grec qui a volé trop près du Soleil sur des ailes de plumes et de cire qui a fondu. Son nom officiel est MACS J1149+2223 Lensed Star 1.

 

Crédits : NASA, ESA, and P. Kelly (University of Minnesota)

 

http://hubblesite.org/news_release/news/2018-13

 

http://www.insu.cnrs.fr/node/8754

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


30 Mars 2018

Mercure, le cas particulier du système solaire, ne serait pas un cas unique !

 

Crédits : M. Didier / OSU Pytheas

 

Une équipe internationale d'astronomes pilotée par un chercheur au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (LAM - CNRS, CNES, Aix-Marseille Université) dévoile pour la première fois une planète extrasolaire dont la structure serait très proche de celle de Mercure - le cas particulier toujours inexpliqué du système solaire. C'est en utilisant les données de la mission K2 du télescope spatial Kepler de la NASA et du télescope HARPS de l'Observatoire de La Silla de l'ESO au Chili que cette équipe a pu faire cette étonnante découverte dont les détails sont publiés dans la revue Nature Astronomy du 26 mars 2018.

 

La structure interne de Mercure reste un mystère pour les astronomes. En effet, contrairement à Vénus, la Terre et Mars, Mercure est composée pour 70% de son noyau et 30% de son manteau. Des proportions quasiment inverses à celle des autres planètes telluriques du système solaire. Jusqu'à ce jour aucune autre planète connue ne présentait des caractéristiques similaires.

 

En utilisant les données de la mission K2 du télescope spatial Kepler de la NASA - qui permet de mesurer le rayon des planètes - et du spectrographe HARPS de l'Observatoire de La Silla de l'ESO qui permet de mesurer leur masse- une équipe d'astronomes vient de mettre à jour une planète dont la structure interne semble bien être très proche de celle de Mercure.

 

Cette planète appelée K2 229 b, aussi surnommée « Freddy » par l'équipe, orbite autour de son étoile en 14 heures et a une masse d'environ 2,6 masses terrestres. « A partir de sa masse et son rayon, grâce au modèle de structure interne  développé  au LAM, nous sommes aujourd'hui en mesure de déterminer sa composition » explique Alexandre Santerne, premier auteur de l'article scientifique, chercheur au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (CNRS, Aix-Marseille Université).

 

Crédits : M. Didier / OSU Pytheas

 

« Selon nos calculs « Freddy » est une planète extrêmement dense. C'est une planète bien plus grosse que Mercure dont la structure interne présente des similitudes avec un noyau très volumineux et un fin manteau » précise Bastien Burgger, un des auteurs de l'article, doctorant au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (CNRS, Aix-Marseille Université « Fait étrange, d'après la composition chimique de son étoile, très semblable au Soleil, on s'attendait à ce que sa composition soit comme celle de la Terre. »

 

En étudiant cette planète et son environnement, les astronomes vont essayer de comprendre le scénario qui a conduit à sa formation et donc peut être aussi de mieux comprendre comment Mercure a pu se former.

 

A la veille du lancement de la mission spatiale de l'ESA Bepi Colombo, dont l'objectif sera d'étudier Mercure en détail, cette découverte vient encore renforcer la conviction des scientifiques que l'étude des systèmes exoplanètaires peut considérablement les aider à comprendre comment notre système solaire s'est formé. Ils pourront ainsi probablement prochainement croiser les données fournies par Bepi Colombo avec ce qu'ils connaitront de Freddy.

 

Pour en savoir plus : 

A. Santerne, B. Brugger, []A. Vigan, An Earth-sized exoplanet with a Mercury-like composition, Nature Astronomy (2018), 26 mars 2018, DOI : 10.1038/s41550-018-0420-5

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/8727

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

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