Nouvelles du Ciel de Janvier 2015

 

 

 

Les Titres

 

Planck et BICEP2/Keck collaborent et imposent une limite supérieure sur l'intensité des ondes gravitationnelles primordiales [31/01/2015]

Hubble espionne une galaxie loufoque [30/01/2015]

Images du globule cométaire CG4 acquises par le VLT [28/01/2015]

L'essentiel sur la comète [23/01/2015]

Tchouri sous l'oeil de Rosetta [23/01/2015]

Mystère dans Nili Fossae [22/01/2015]

Le point sur la mission Rosetta en 2015 [21/01/2015]

Comètes C/2015 A1 (PANSTARRS), C/2015 A2 (PANSTARRS) [18/01/2015]

Où sont passées toutes les étoiles ? [07/01/2015]

Hubble découvre que le coeur de la Voie Lactée conduit le vent à 3,2 millions de kilomètres par heure [06/01/2015]

Vue panoramique en haute définition de Hubble de la galaxie d'Andromède [06/01/2015]

Hubble passe en haute définitiion pour revenir sur l'emblématiques « Piliers de la Création » [06/01/2015]

Gouffres et falaises sur Mars [05/01/2015]

Comètes P/2004 VR8 = 2013 V6 (LONEOS), C/2014 XB8 (PANSTARRS) [01/01/2015]

 

 

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31 Janvier 2015

Planck et BICEP2/Keck collaborent et imposent une limite supérieure sur l'intensité des ondes gravitationnelles primordiales

 

© ESA / collaboration Planck

 

En combinant leurs données, les collaborations Planck et BICEP2/Keck ont montré que la détection des ondes gravitationnelles primordiales à travers l'observation de la polarisation du fond diffus cosmologique n'a pas encore eu lieu. Ce résultat offre le dénouement à un feuilleton scientifique qui a tenue en haleine cosmologues et passionnés. Le signal annoncé par l'équipe BICEP2 en mars 2014 ne peut pas être associé aux premiers instants du Big Bang, il provient essentiellement de notre galaxie et de distorsions gravitationnelles au cours de sa propagation jusqu'à nous. Ces résultats ont été soumis à la revue Physical Review Letter fin janvier 2015. La collaboration Planck de l'Agence Spatiale Européenne (ESA), implique le CNRS, le CEA, le CNES et plusieurs universités françaises.

 

Le fond diffus cosmologique est le rayonnement fossile du Big-Bang, messager issu du lointain passé de l'Univers il y a 13,8 milliard d'années. Depuis sa découverte, il y a juste 50 ans, les cosmologistes n'ont eu de cesse de l'observer de plus en plus finement pour comprendre l'origine et le contenu de notre cosmos. Le satellite Planck de l'ESA l'a mesuré ces dernières années avec une précision sans précèdent et a déjà apporté son lot exceptionnel de découvertes, même si les données ne nous ont pas encore livré tous leurs secrets.

Le fond diffus est une image instantanée de l'Univers 380 000 ans après le Big-Bang. Les cosmologistes l'étudient pour remonter beaucoup plus loin encore dans le temps, de 380 000 ans jusqu'à l'époque d'origine de ses fluctuations. Il s'agit sans doute d'une phase d'expansion exponentielle pendant une infime fraction de seconde qu'ils appellent inflation, qui s'est naturellement accompagnée de la génération d'ondes gravitationnelles. Ces ondes se propagent dans l'Univers, déformant la trame de l'espace-temps. Elles sont beaucoup trop faibles pour être détectées aujourd'hui directement sur Terre, mais elles ont pu laisser une empreinte sur une autre quantité mesurable, la polarisation du fond diffus cosmologique, en particulier des modes spécifiques de polarisation, appelés modes B, qui sont au cœur des recherches menées par les collaborations Planck et BICEP2.

 

Mars 2014 - les détections de BICEP2

En Mars 2014, à l'issu de plusieurs années d'observation, l'équipe BICEP2, dont le télescope se situe au Pôle Sud, avait publié un résultat très médiatisé annonçant qu'un signal polarisé en modes B avait été détecté dans une région du ciel choisie pour être a priori peu contaminée par le rayonnement de notre Galaxie. L'interprétation de ce signal a initialement été annoncée comme une détection très probable des ondes gravitationnelles primordiales. Le doute s'est néanmoins installé rapidement dans la communauté scientifique car les observations de BICEP2 n'apportaient que très peu de contraintes sur la partie d'origine galactique du signal, contaminant potentiel pour l'observation des modes B. À tout le moins, les modes B de BICEP2 n'étaient-ils pas, au moins partiellement, un signal galactique ? L'équipe Planck était seule en mesure d'aborder cette question, grâce à ses données d'observation du ciel à une fréquence d'émission plus haute que celle de BICEP, où le signal galactique est dominant.

 

Septembre 2014 – Planck analyse la contribution galactique

Une première réponse est arrivée en septembre 2014 avec une publication Planck montrant que l'émission polarisée de la poussière Galactique est, sur la totalité du ciel, d'amplitude au moins comparable au signal mesuré par BICEP2, ne laissant donc aucune fenêtre totalement propre pour chercher les ondes gravitationnelles primordiales. Ce résultat statistique laissait néanmoins encore une incertitude quant à la nature du signal mesuré par BICEP2. Était-il possible de démontrer qu'au moins une partie du signal était le signal cosmologique recherché ?

 

Janvier 2015 – La collaboration Planck BICEP2/Keck porte ses fruits

Les équipes de Planck et de BICEP2 se sont alors jointes pour répondre à cette question. Au cœur de ce travail se trouvaient la carte du signal Galactique produite par Planck et celle du signal mesuré par BICEP2, complétées par de nouvelles observations obtenues depuis mars avec le télescope Keck également au Pôle Sud. La comparaison des trois jeux de données a alors permis de montrer que la contribution galactique est dominante aux échelles angulaires où le signal des ondes gravitationnelles primordiales est attendu.

 

Cette image montre une zone du ciel proche du pôle Sud galactique basée sur les observations faites par Planck-HFI à 353 GHz. Les couleurs représentent l'émission de la poussière, une composante mineure mais cruciale du milieu interstellaire qui baigne la Voie Lactée. La texture, en revanche, montre l'orientation du champ magnétique galactique ; cette information est déduite de la direction de l'émission de lumière polarisée par les poussières. La région indiquée par le pointillé blanc est celle qui a été observée par les expériences Keck array et BICEP2 depuis le Pole Sud. © ESA / collaboration Planck Remerciements : M.-A. Miville-Deschênes, CNRS – Institut d'Astrophysique Spatiale, Université Paris-Sud, Orsay, France

 

Après correction de l'émission Galactique, une polarisation B du fond diffus cosmologique a bien été détectée, mais elle correspond au signal attendu associé à l'effet de lentille gravitationnelle exercé par la distribution de matière sur le chemin des photons jusqu'à nous. Ce signal se distingue de celui des ondes gravitationnelles primordiales par sa répartition en échelles angulaires. Il est à noter que cette détection directe, qui nous renseigne sur la distribution de la matière dans l'Univers, n'est pas la première détection de cet effet mais elle est de loin la plus précise réalisée à ce jour.

Ainsi, après élimination du signal galactique et de la contribution de l'effet de lentille, il résulte que les données ne permettent pas de détecter sans ambiguïté l'empreinte recherchée des ondes gravitationnelles. Cela ne signifie pourtant pas que ce signal n'existe pas, il est seulement trop faible pour être détecté avec ce jeu de données. En revanche, cela a permis à la collaboration Planck/BICEP2/Keck d'établir une limite supérieure pertinente à l'intensité des ondes gravitationnelles primordiales. Cette limite directe est en accord avec celle obtenue indirectement en 2013 par Planck seul sur la base des fluctuations en température du fond diffus. Ce résultat Planck était antérieur à la première publication BICEP2, mais il n'était pas considéré nécessairement en contradiction car il dépendait du modèle cosmologique utilisé dans l'analyse des données. Les nouvelles mesures directes montrent que le modèle cosmologique standard utilisé par Planck reste suffisant pour décrire l'ensemble des résultats.    

La quête des modes B du fond diffus cosmologique n'est pas terminée. Elle va continuer avec des observations toujours plus précises au sol et en ballon, et à plus long terme par satellite,  grâce au développement rapide des matrices de détecteurs. Mais le relevé Planck aux fréquences inaccessibles depuis le sol restera pour très longtemps la référence incontournable pour séparer les composantes cosmologiques et galactiques du signal.

 

Note(s) :

 

Laboratoires impliqués :

- IAP - Institut d'astrophysique de Paris (UPMC/CNRS)

- IAS - Institut d'astrophysique spatiale (Université Paris Sud/CNRS)

- APC - laboratoire Astroparticule et cosmologie (Université Paris Diderot/CNRS/CEA/Observatoire de Paris)

- IRAP - Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Université Paul Sabatier Tlse3/CNRS)

- IPAG - Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble (Université Joseph Fourier/CNRS)

- LPSC – Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (Université Joseph Fourier/CNRS/INP Grenoble)

- LAL – Laboratoire de l'accélérateur linéaire (Université Paris Sud/CNRS)

 

Pour en savoir plus : 

 

Les modes B de polarisation dans la quête des ondes gravitationnelles primordiales

La polarisation est une propriété du rayonnement électromagnétique. Celui-ci est polarisé quand les champs électrique et magnétique vibrent préférentiellement dans une direction donnée. Le rayonnement est polarisé de différentes manières suivant la nature du signal, dessinant des motifs distincts sur le ciel. Deux modes de polarisation se superposent dans ce dessin céleste : des motifs symétriques, invariants par réflexion sur un miroir, formant des figures circulaires et radiales, ce sont les modes E ; et des motifs asymétriques évoquant des tourbillons, ce sont les modes B. La polarisation E du fond diffus cosmologique est déjà mesurée, mais c'est le signal B qui porterait sans ambiguïté l'empreinte recherchée de l'inflation. L'enjeu est de taille car la détection de ce signal permettrait l'exploration empirique de la physique dans un domaine d'énergie très au delà de celui accessible avec les accélérateurs les plus puissants que nous pourrions construire sur Terre.

La difficulté de cette quête est à la hauteur de son enjeu, d'une part car le signal attendu est très faible, et d'autre part parce qu'il faut tenir compte des deux autres sources de polarisation évoqués ci-avant. Tout d'abord, et c'est la difficulté principale, le rayonnement polarisé issu de notre Galaxie produit lui aussi des motifs E et B sur le ciel, qui sont émis par des petites particules solides, de tailles sub-microniques, présentes dans l'espace interstellaire, qui s'alignent autour du champ magnétique de notre galaxie et produisent donc un signal polarisé. Par ailleurs, d'autres modes B du rayonnement fossile sont dus à l'effet de lentille gravitationnelle qui modifie le trajet des photons du fond diffus le long de leur parcours à travers l'Univers. Cet effet transforme une petite partie du signal E du fond diffus cosmologique en modes B.

 

Tout savoir sur Planck : www.planck.fr

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/5177

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


  

Anatomie galactique avec des rayons gamma : L'anatomie de la Voie lactée comme on le voit dans la lumière gamma est pleine de mystères. Par exemple, il y a des bulles gigantesques d'origine inconnue au-dessus et en dessous du centre de la Voie lactée qui émettent beaucoup de ce rayonnement de haute énergie. Une nouvelle méthode d'imagerie, développée au Max Planck Institute for Astrophysics, a désormais divisé le rayonnement gamma galactique en trois composantes fondamentales : le rayonnement provenant de sources ponctuelles, le rayonnement de réactions de protons énergétiques avec des nuages denses de gaz froid et le rayonnement d'électrons diffusant la lumière dans le gaz galactique mince et chaud.

 

Où est Philae ? Quand va t'il se réveiller ? Depuis que Philae s'est posé sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko pour la dernière fois le 12  Novembre - on pense qu'il est entré en contact avec la surface de la comète un total de quatre fois dont l'atterrisage final - la recherche a été de l'identifier dans les images. Alors que l'instrument CONSERT a permis d'affiner une piste d'atterrissage de 350 x 30 mètres sur le plus petit lobe de la comète 67P/C-G, une recherche dédiée dans les images d'OSIRIS n'a pu confirmer jusqu'à présent l'emplacement final du petit atterrisseur.

 


30 Janvier 2015

Hubble espionne une galaxie loufoque

 

Crédit : NASA and ESA

 

À première vue, la galaxie NGC 7714 ressemble à un anneau d'or partiel d'un manège de parc d'attractions. Cette structure inhabituelle est une rivière d'étoiles semblables au Soleil qui a été étirée en profondeur dans l'espace par l'attraction gravitationnelle d'une galaxie contournante (pas vue dans cette photo du télescope spatial Hubble). Bien que l'Univers soit rempli de ces galaxies en collision qui sont déformées dans une action d'étirement-attraction gravitationnelle, NGC 7714 est particulièrement saisissante pour la fluidité apparente des étoiles le long d'un vaste arc. La quasi-collision entre les galaxies s'est produite il y a au moins 100 millions d'années.

 

Crédit : NASA and ESA

Acknowledgment: A. Gal-Yam (Weizmann Institute of Science)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/04/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


  

Le scanner du reste de supernova voisin révèle un intérieur vaporeux : Cassiopée A, ou Cas A pour faire court, est l'un des vestiges de supernovae les mieux étudiés dans notre galaxie. Mais il réserve encore de grandes surprises. Des astronomes du Harvard-Smithsonian et Dartmouth College ont généré une nouvelle carte 3-D de son intérieur en utilisant l'équivalent astronomique d'un scanner. Ils ont constaté que le reste de supernova Cas A est composé d'une collection d'environ une demi-douzaine de cavités massives - ou « bulles ». Les cavités en forme de bulles ont probablement été créés par des panaches de nickel radioactifs générés lors de l'explosion stellaire. Puisque ce nickel se désintègre pour former du fer, Milisavljevic et Fesen prédisent que les bulles intérieures de Cas A devraient être enrichies avec près d'un dixième de masse solaire de fer. Ces débris d'intérieur enrichis n'ont pas été détectés dans les observations précédentes, cependant, la prochaine génération de télescopes pourrait être nécessaire pour trouver le fer "disparus" et pour confirmer l'origine des bulles.

 


  

Certaines planètes potentiellement habitables ont commencé comme des mondes gazeux semblables à Neptune : Deux phénomènes connus pour inhiber l'habitabilité potentielle des planètes -- les forces de marée et la vigoureuse activité stellaire -- pourraient au contraire contribuer aux chances pour la vie sur certaines planètes en orbite autour d'étoiles de faible masse, selon des astronomes de l'Université de Washington. Dans un article publié ce mois-ci dans la revue Astrobiology, l'étudiant au doctorat UW Rodrigo Luger et le co-auteur Rory Barnes, professeur assistant de recherche, disent que les deux forces pourraient se combiner pour transformer les inhabitables "mini-Neptunes" -- de grandes planètes sur des orbites extérieures avec des noyaux solides et des atmosphères épaisses d'hydrogène -- en des mondes plus rapprochés, sans gaz, potentiellement habitables.

 

Cassini capture Titan nu dans le vent solaire : Les chercheurs qui étudient les données de la mission Cassini de la NASA ont observé que la plus grande lune de Saturne, Titan, se comporte comme Vénus, Mars ou une comète lorsqu'elle est exposée à la puissance brute du vent solaire. Les observations suggèrent que les corps non magnétisés comme Titan pourraient interagir avec le vent solaire de la même manière, quelle que soit leur nature ou de la distance au Soleil.

 

Des chercheurs bénévoles conduisent les astronomes vers des objets mystérieux dans l'espace : Parfois, il faut un village pour rechercher des objets nouveaux et inhabituels dans l'espace. Des bénévoles balayant des dizaines de milliers d'images étoilées du télescope spatial Spitzer de la NASA, en utilisant le Milky Way Project sur le Web, sont récemment tombés sur une nouvelle classe de curiosités qui était largement méconnue auparavant : des boules jaunes. Les caractéristiques arrondies ne sont pas réellement jaunes -- elles apparaissent de cette façon dans la couleur assignée à l'infrarouge des images de Spitzer. Les boules jaunes sont des cocons renfermant des étoiles assez massives qui viennent de naître.

 


28 Janvier 2015

Images du globule cométaire CG4 acquises par le VLT

 

Crédit : ESO

 

La gueule du monstre

 

Image du globule cométaire CG4 acquise par le VLT  - Crédit : ESO

 

Sur cette nouvelle image acquise par le Très Grand Télescope (VLT) de l'ESO, le globule cométaire CG4 présente l'aspect menaçant d'une énorme créature céleste à la bouche béante. La taille et la luminosité de cette nébuleuse sont bien plus modestes qu'il n’y paraît. Cet objet est donc difficile à repérer pour les astronomes amateurs. La nature exacte de CG4 demeure à ce jour méconnue.

 

En 1976, plusieurs objets de forme oblongue, semblables à des comètes, apparurent sur des clichés acquis au moyen du Télescope de Schmidt britannique opérant en Australie. En raison de leur aspect, et bien qu'ils n'aient rien de commun avec les comètes, ils furent baptisés globules cométaires. Tous occupaient cette région du ciel nommée Nébuleuse de Gum et constituée d'un nuage de gaz lumineux. Ils étaient dotés de faces avant denses, sombres et poussiéreuses ainsi que de longues queues faiblement lumineuses pointant bien souvent dans la direction opposée au reste de supenova de Vela qui occupe le centre de la Nébuleuse de Gum. Bien qu'ils soient situés à relative proximité, les astronomes mirent du temps à découvrir ces objets. Et pour cause : leur faible brillance les rend particulièrement difficiles à détecter.

 

CG4, l'objet figurant sur cette image, parfois également baptisé La Main de Dieu, est l'un de ces globules cométaires. Il se situe à quelque 1300 années-lumière de la Terre dans la constellation de la Poupe.

 

La face avant de CG4, nettement visible sur cette image, évoque la tête d'un monstre – son diamètre est de 1,5 année-lumière. La queue du globule – qui s'étend bien au-delà des limites inférieures de l'image – avoisine les huit années-lumière. Les standards astronomiques permettent de l'assimiler à un nuage de modestes dimensions.

 

La taille réduite caractérise l'ensemble des globules cométaires. De même leur isolement spatial. Plus généralement, ils consistent en de petits nuages de gaz neutre et de poussière entourés de matière chaude et ionisée, et parsèment la Voie Lactée.

 

La face avant de CG4 est constituée d'un épais nuage de gaz et de poussière illuminé par des étoiles du voisinage. Le rayonnement en provenance de ces étoiles détruit progressivement la face avant du globule, érodant les minuscules particules qui diffusent la lumière stellaire. Toutefois, le nuage poussiéreux de CG4 renferme encore suffisamment de gaz pour donner naissance à plusieurs étoiles de même type que le Soleil. Les observations montrent que de nouvelles étoiles s'y forment en effet, sous l'impulsion sans doute du rayonnement émis par les étoiles de la Nébuleuse de Gum.

 

La raison pour laquelle CG4 et les autres globules cométaires sont dotés d'une forme si caractéristique fait aujourd'hui encore l'objet de débats au sein de la communauté des astronomes. Deux théories ont été avancées : l'une suppose que les globules cométaires, et notamment CG4, pourraient constituer les vestiges de nébuleuses sphériques dont le contenu matériel a été dispersé sous l'effet d'explosions de supernovae à relative proximité. L'autre théorie envisage la possibilité que la forme des globules cométaires résulte des vents stellaires et du rayonnement ionisant émis par des étoiles chaudes et massives de type OB. S'ensuivrait la formation de régions baptisées trompes d'éléphants, puis éventuellement celle de globules cométaires.

 

Pour en savoir plus, les astronomes ont besoin de connaître la masse, la densité, la température des globules, ainsi que les vitesses animant la matière dont ils sont constitués. Ces données peuvent être déduites de l'analyse des raies moléculaires obtenues à des longueurs d'onde millimétriques par exemple – domaine de prédilection des télescopes tel qu'ALMA (Vaste Réseau Sub-Millimétrique de l'Atacama).

 

Cette image est issue du programme Joyaux Cosmiques de l'ESO dont l'objectif est de produire, à des fins d'enseignement et de diffusion auprès du grand public, des images intéressantes, intrigantes ou visuellement attractives d'objets célestes au moyen des télescopes de l'ESO. Le programme utilise du temps de télescope qui ne peut être dévolu à des observations scientifiques. L'ensemble des données collectées peut être utilisé à des fins scientifiques, et est accessible aux astronomes au travers des archives scientifiques de l'ESO.

 

Plus d'informations

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Liens

- Programme Joyaux Cosmiques de l'ESO

- Photos du VLT

- Photos acquises par le VLT

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1503/

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


  

Découverte d'une plus ancienne vieille avec des planètes de la taille de la Terre : Un groupe de scientifiques dirigé par l'Université de Birmingham a découvert le plus ancien système solaire connu contenant des planètes de la taille de la Terre. Cinq de ces relativement petites planètes orbitent autour de l'étoile Kepler-444, dont la naissance remonte à environ 11,2 milliards d'années. Les nouveaux résultats sont basés sur les données de l'observatoire spatial Kepler de la NASA.

 

Dawn : De grands cratères et une tache lumineuse : Des cratères étendus et une étonnante tache lumineuse peuvent être vus sur les images actuelles de la sonde spatiale Dawn de la NASA, qui est en route vers la planète naine Cérès et a maintenant photographié sa destination depuis une distance de 237.000 km. Les images qui ont été prises le 25 Janvier 2015 offrent une résolution spatiale d'environ 22 kilomètres par pixel. Pour la première fois, cette valeur dépasse celle des images antérieures obtenues avec le télescope spatial Hubble.

 

L'astéroïde qui a survolé la Terre possède une lune : Les scientifiques qui travaillent avec l'antenne de 70 mètres du Deep Space Network de la NASA à Goldstone, Californie, ont publié les premières images radar de l'astéroïde 2004 BL86. Les images montrent que l'astéroïde, qui a fait son approche au plus près le 26 Janvier 2015 à 16h19 UTC à une distance d'environ 1.200.000 km, soit 3,1 fois la distance de la Terre à la Lune, a sa propre petite lune.

 


  

Rosetta montre la comète jetant son manteau poussiéreux : La mission Rosetta de l'ESA fournit un aperçu unique sur le cycle de vie de la surface poussiéreuse d'une comète, en regardant 67P/Churyumov-Gerasimenko lorsqu'elle jette la couche poussièreuse qu'elle a accumulée au cours des quatre dernières années.

 

Gigantesque système d'anneaux autour de J1407b, beaucoup plus grand, plus lourd que celui de Saturne : Les astronomes de l'Observatoire de Leiden, Pays-Bas, et de l'Université de Rochester, Etats-Unis, ont découvert que le système d'anneaux qu'ils voient éclipsant la très jeune étoile semblable au Soleil J1407 est aux proportions énormes, beaucoup plus grand et plus lourd que le système d'anneaux de Saturne. Le système d'anneaux - le premier de son genre à être trouvé en dehors de notre Système solaire - a été découvert en 2012 par une équipe dirigée par Eric Mamajek de Rochester. Une nouvelle analyse des données , dirigée par Matthew Kenworthy de Leiden, montre que le système se compose de plus de 30 anneaux, chacun d'eux de dizaines de millions de kilomètres de diamètre. En plus, ils ont trouvé des lacunes dans les anneaux, qui indiquent que des satellites ("exolunes") se sont formés. Le résultat a été accepté pour publication dans l'Astrophysical Journal.

 


  

Passage de l'astéroïde 2004 BL86 près de la Terre : Dans la nuit du 26 au 27 Janvier 2015, un astéroïde de type Apollo d'environ 680 mètres de diamètre passera à proximité de notre planète, à une dsitance d'environ 1,2 million de km, soit à environ 3,1 fois la distance Terre-Lune. La proximité exceptionnelle pour un corps de cette taille permettra d'observer (357439) 2004 BL86 avec un petit télescope et de suivre son passage en direct sur Internet.

 


  

Objets extrêmes dans une galaxie voisine : Des scientifiques utilisant le télescope à rayons gamma H.E.S.S. ont découvert des sources extrêmement énergétiques de rayonnement dans le Grand Nuage de Magellan. Dans le dernier numéro de Science l'équipe internationale présente un rapport sur la première découverte de ces objets extrêmes dans une galaxie autre que notre Voie Lactée.

 


23 Janvier 2015

L'essentiel sur la comète

 

Crédit : ESA

 

L'ESA vient de produire une infographie qui résume les propriétés essentielles de la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko, telles que déterminées par les instruments de Rosetta Durant les premiers mois d'observations. L'ensemble des valeurs qui y figure sont présentées et expliquées dans la séries d'articles publiés dans la revue Science du 23 janvier 2015.

 

Infographie qui résume les propriétés essentielles de la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko. © ESA

 

Plus d'informations sur les résultats publiés dans Science

 

Contributions des différents instruments

- Forme, rotation, volume et porosité : OSIRIS

- Masse : RSI

- Densité : RSI/OSIRIS

- Rapport poussière/gaz : GIADA, MIRO et ROSINA

- Température de surface : VIRTIS

- Température de subsurface et taux production de vapeur d'eau : MIRO

- Albédo : OSIRIS et VIRTIS

- Images : NavCam (OSIRIS)

 

Le CNRS-INSU est impliqué dans les instruments OSIRIS (et la NavCam), MIRO, ROSINA et VIRTIS.

 

Source : Actualités du CNRS-INSU http://www.insu.cnrs.fr/node/5166

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


23 Janvier 2015

Tchouri sous l'oeil de Rosetta

 

Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM

 

De forme surprenante en deux lobes et de forte porosité, le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (surnommée Tchouri) révèle une large gamme de caractéristiques grâce aux instruments MIRO, VIRTIS et OSIRIS de la mission Rosetta de l'ESA, à laquelle participent notamment des chercheurs du CNRS, de l'Observatoire de Paris et de plusieurs universités [1], avec le soutien du CNES. Au nombre de sept, leurs études, publiées le 23 janvier 2015 dans Science, montrent également que la comète est riche en matériaux organiques et que les structures géologiques observées en surface résultent principalement de phénomènes d'érosion. L'instrument RPC-ICA a quant à lui retracé l'évolution de la magnétosphère de la comète alors que l'instrument ROSINA cherche les témoins de la naissance du Système Solaire.

 

Le noyau de 67P/Churyumov-Gerasimenko

Les images de la comète 67P prises par la caméra OSIRIS montrent une forme globale inhabituelle composée de deux lobes séparés par un « cou » dont l'origine demeure inexpliquée. Sa surface de composition globalement homogène présente une grande diversité de structures géologiques qui résultent des phénomènes d'érosion, d'effondrement et de redéposition. L'activité de la comète, surprenante à grande distance du soleil, se concentre actuellement dans la région du « cou ». L'ensemble des images a permis de réaliser un modèle en trois dimensions de la comète et la topographie détaillée du site original d'atterrissage de Philae. Combiné avec la mesure de la masse, ce modèle a donné la première détermination directe de la densité d'un noyau cométaire qui implique une très forte porosité. Ce modèle fournit également le contexte « cartographique » pour l'interprétation des résultats des autres expériences.

 

© ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Exemple de trou circulaire observé sur le noyau de la comète 67P. L'augmentation du contraste révèle la présence d'activité. Image prise par la caméra OSIRIS-NAC le 28 août 2014 depuis une distance de 60 km, avec une résolution spatiale de 1 m/pixel.

 

Les propriétés de surface de 67P/Churyumov-Gerasimenko

L'instrument MIRO a permis aux chercheurs d'établir une carte de la température de la proche sous surface de 67P. Celle-ci montre des variations saisonnières et diurnes de température qui laissent supposer que la surface de 67P est faiblement conductrice au niveau thermique, en raison d'une structure poreuse et peu dense. Les chercheurs ont également effectué des mesures du taux de production d'eau de la comète. Celui-ci varie au cours de la rotation du noyau, l'eau dégagée par la comète étant localisée dans la zone de son « cou ».

 

© Gulkis et al.

Carte de température sous la surface du noyau (en iso-contours) mesurée par l'instrument MIRO. L'illumination de la surface du noyau est représentée en arrière-plan. Les plus basses températures (-250 °C, en bleu) sont sur la face non ensoleillée (à gauche sur la figure).

 

Une comète riche en matériaux organiques

VIRTIS a fourni les premières détections de matériaux organiques sur un noyau cométaire. Ses mesures de spectroscopie indiquent la présence de divers matériaux contenant des liaisons carbone-hydrogène et/ou oxygène-hydrogène, la liaison azote-hydrogène n'étant pas détectée à l'heure actuelle. Ces espèces sont associées avec des minéraux opaques et sombres tels que des sulfures de fer (pyrrhotite ou troïlite). Par ailleurs, ces mesures indiquent qu'aucune zone riche en glace de taille supérieure à une vingtaine de mètres n'est observée dans les régions illuminées par le Soleil, ce qui indique une forte déshydratation des premiers centimètres de la surface.

 

© ESA/Rosetta/NAVCAM (left); ESA/Rosetta/VIRTIS/INAF-IAPS/OBS DE PARIS-LESIA/DLR (right)

La composition de la surface de la comète est très homogène avec une petite différence au niveau de la région du cou qui serait peut-être en glace.

 

La naissance de la magnétosphère d'une comète

En utilisant l'instrument RPC-ICA (Ion Composition Analyser), les chercheurs ont retracé l'évolution des ions aqueux, depuis les premières détections jusqu'au moment où l'atmosphère cométaire a commencé à stopper le vent solaire (aux alentours de 3,3 UA [2]). Ils ont ainsi enregistré la configuration spatiale de l'interaction précoce entre le vent solaire et la fine atmosphère cométaire, à l'origine de la formation de la magnétosphère de « Tchouri ».

 

67P/Churyumov-Gerasimenko, témoin de la naissance du Système Solaire

Formées il y a environ 4,5 milliards d'années et restées congelées depuis, les comètes conservent les traces de la matière primitive du Système Solaire. La composition de leur noyau et de leur coma donne donc des indices sur les conditions physico-chimiques du système solaire primitif. L'instrument ROSINA de la sonde Rosetta a mesuré la composition de la coma de 67P (la coma, ou chevelure, est une sorte d'atmosphère assez dense entourant le noyau, elle est composée d'un mélange de poussières et de molécules de gaz) en suivant la rotation de la comète. Ces résultats indiquent de grandes fluctuations de la composition de la coma hétérogène et une relation coma-noyau complexe où les variations saisonnières pourraient être induites par des différences de températures existant juste sous la surface de la comète.

 

© ESA/Rosetta/ROSINA/UBern, BIRA, LATMOS, LMM, IRAP, MPS, SwRI, TUB, Umich (version courte : ESA/Rosetta/ROSINA)

Rapport CO2/H2O mesuré par ROSINA sur la comète durant la période du 17 août au 22 septembre 2014

 

Les poussières de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko

Le détecteur de poussière GIADA a déjà récolté une moisson de données (taille, vitesse, direction, composition) sur les poussières de dimensions de 0,1 à quelques millimètres émises directement par le noyau. En complément, les images d'OSIRIS ont permis de détecter des poussières plus grosses en orbite autour du noyau, probablement émises lors du précédent passage de la comète.

 

Les laboratoires français impliqués dans ces études sont :

• Laboratoire d'astrophysique de Marseille (CNRS/ Aix-Marseille Université)
• Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique (CNRS/Observatoire de Paris/UPMC/Université Paris Diderot)
• Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (CNRS/UPMC/UVSQ)
• Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier)
• Laboratoire de physique et de chimie de l'environnement et de l'espace (CNRS/Université d'Orléans)
• Institut de planétologie et astrophysique de Grenoble (CNRS/Université Joseph Fourier)
• Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique et atmosphères (CNRS/Observatoire de Paris/UPMC/ENS/Université de Cergy-Pontoise)
• Institut d'astrophysique spatiale (CNRS/Université Paris-Sud)
• Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CNRS/Université de Lorraine)

 

Notes :

[1] Aix-Marseille Université, UPMC, Université Paris Diderot, UVSQ, Université Toulouse III – Paul Sabatier, Université d'Orléans, Université Joseph Fourier, Université de Cergy-Pontoise, Université Paris-Sud, Université de Lorraine ainsi que l'Ecole Normale Supérieure.
[2] L'unité astronomique (UA) représente la distance moyenne Terre-Soleil. La valeur de 150 millions de kilomètres est communément admise pour 1 UA.

 

Références :

Subsurface properties and early activity of comet 67P/Churyumov-Gerasimenko.
S.Gulkis et al., Science, 23 janvier 2015.

67P/Churyumov-Gerasimenko: The Organic-rich surface of a Kuiper Belt comet as seen by VIRTIS/Rosetta.
F. Capaccioni et al.,Science, 23 janvier 2015.

On the nucleus structure and activity of comet 67P/Churyumov-Gerasimenko.
H. Sierks et al., Science, 23 janvier 2015.

The Morphological Diversity of Comet 67P/Churyumov-Gerasimenko.
N.Thomas et al., Science, 23 janvier 2015.

Dust Measurements in the Coma of Comet 67P/Churyumov-Gerasimenko Inbound to the Sun Between 3.7 and 3.4 AU.
A. Rotundi et al.,Science, 23 janvier 2015.

Birth of a comet magnetosphere: A spring of water ions.
H. Nilsson et al.,Science, 23 janvier 2015.

Time variability and heterogeneity in the coma of 67P/Churyumov-Gerasimenko.
M. Hässig et al., Science, 23 janvier 2015.

 

Source : CNRS http://www2.cnrs.fr/presse/communique/3881.htm

 

http://blogs.esa.int/rosetta/2015/01/22/getting-to-know-rosettas-comet-science-special-edition/

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


  

Des ravins sur Vesta suggèrent des écoulements d'eau dans le passé : La protoplanète Vesta, visitée par la sonde spatiale Dawn de la NASA de 2011 à 2013, était autrefois considérée comme complètement sèche, incapable de retenir l'eau en raison des basses températures et des pressions à sa surface. Cependant, une nouvelle étude montre la preuve que Vesta peut avoir eu des flux de courte durée de matériel entraîné par l'eau sur sa surface, d'après les données de Dawn.

 

IYL 2015 : Chandra célèbre l'année internationale de la lumière : L'année 2015 a été déclarée Année Internationale de la Lumière (IYL, International Year of Light) par les Nations Unies. Les organisations, institutions et individus impliqués dans la science et les applications de la lumière s'uniront pour cette célébration toute l'année pour aider à faire connaître les merveilles de la lumière.

 


22 Janvier 2015

Mystère dans Nili Fossae

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin

 

Ces nouvelles images de la caméra stéréo à haute résolution de Mars Express de l'ESA montrent Nili Fossae, une des régions les plus alléchantes sur Mars. Ce « système de grabens » est situé au nord de la région volcanique de Syrtis Major sur le bord nord-ouest du grand bassin d'impact Isidis - et d'intrigantes traces de méthane ont été vues ici.

 

Nili Fossae - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin, Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 IGO (CC BY-SA 3.0 IGO)

 

Les grabens sont des blocs de terre qui sont tombés entre les failles parallèles, formant parfois des vallées de rift. Le système de grabens à Nili Fossae contient de nombreux creux orientés concentriquement autour des bords d'un bassin d'impact, comme on peut le voir sur la carte de contexte.

 

Nili Fossae dans le contexte - Crédit : NASA MGS MOLA Science Team

 

Le plus oriental de ces creux est partiellement visible en bas à gauche des images. Il est peut-être plus évident comme une dépression dans la carte de la topographie de Mars Express.

 

Le graben est probablement associé à la formation du bassin d'impact Isidis. Les inondations du bassin avec de lave basaltique peuvent avoir entraîné l'affaissement, ce qui a ajouté des contraintes à la croûte de la planète et a été ensuite soulagé par la fracturation et la formation de creux.

 

Topographie de Nili Fossae - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin, Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 IGO (CC BY-SA 3.0 IGO)

 

Mars Express et d'autres engins spatiaux ont montré que la région présente une diversité minérale fascinante, attirant l'attention de nombreux scientifiques planétaires. Les minéraux comprennent des phyllosilicates (argiles), des carbonates et de la silice opaline. Ceux-ci indiquent une histoire diversifiée pour cette zone résultant des forces géologiques et tectoniques énormes qui ont été en jeu.

 

Vue en perspective de Nili Fossae - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin, Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 IGO (CC BY-SA 3.0 IGO)

 

L'eau a joué un rôle important ici, également. Les flancs de la fosse visibles sont très raides (voir la carte topographique) et certains matériaux stratifiés peuvent être repérés au niveau des parois. Sur le plateau, plusieurs dépressions peuvent être observées. Certaines d'entre elles semblent s'étendre dans le creux et montrent une ressemblance aux petites "vallées par sapement".

 

Nili Fossae en 3D - Crédit : ESA/DLR/FU Berlin, Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 IGO (CC BY-SA 3.0 IGO)

 

Les Vallées par sapement se développent lorsque les eaux souterraines enlèvent de la matière du dessous de la surface. Ceci transfère progressivement la ligne de printemps plus en amont, sculptant une vallée dans le processus.

 

Les images contiennent également la preuve de passage de fluides hydrothermaux dans le subsurface de la région. Un grand cratère d'impact de 55 km de diamètre avec une fosse centrale est clairement visible dans l'image principale en couleurs, l'image topographique et celle en 3D. La fosse est censée avoir été excavée lorsque l'eau ou la glace, emprisonnée sous la surface, a été rapidement chauffée par l'impact qui a formé le cratère. Le réchauffement soudain a provoqué une violente explosion de vapeur qui a soit affaibli la surface rocheuse, conduisant à son effondrement, ou il peut même l'avoir fait sauter au loin, laissant le trou rocheux et les débris rocheux.

 

En plus de la variété de caractéristiques géologiques intéressantes, Nili Fossae est d'un intérêt particulier parce que c'est un site où le méthane atmosphérique peut avoir été détecté par les télescopes basés sur Terre. Le méthane peut être produit ici, mais son origine reste mystérieuse, et pourrait être géologique ou peut-être même biologique.

 

Il y a certainement une énorme quantité à étudier ici. Nili Fossae était sur la liste des sites d'atterrissage pour le rover Curiosity de la NASA, même si en fin de compte le choix a été fait d'envoyer l'explorateur robotique au cratère Gale.

 

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Mars_Express/Mysteries_in_Nili_Fossae

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


21 Janvier 2015

Le point sur la mission Rosetta en 2015

 

Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA IGO 3.0

 

Rosetta est maintenant en orbite autour de la comète 67P/C-G à une distance d'environ 30km, et le restera jusqu'au 3 février, avant de préparer un survol à la plus basse altitude jamais effectuée.

 

La comète 67P/C-G, vue par la NAVCAM de Rosetta le 12 janvier

Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA IGO 3.0

 

Le 4 février, Rosetta commencera à s'éloigner à une distance de 140 km de la comète, avant de fondre sur celle-ci jusqu'à environ 6km de la surface le 14 février.

 

Ce survol à basse altitude permettra aux instruments de prendre des images et d'effectuer un spectre de la surface avec une résolution jamais obtenue jusqu'alors. Il permettra également de prendre directement des échantillons de la chevelure (coma) de la comète au plus proche du noyau afin d'en apprendre plus sur la manière dont la chevelure et la queue caractéristiques d'une comète se forment.

 

Après cet événement enthousiasmant, Rosetta va continuer d'effectuer une série de survols de la comète, à une distance qui sera déterminée par l'activité de la comète à cette période. L'activité de la comète devrait augmenter au cours des prochains mois alors que la comète se rapproche de sa périhélie le 13 août. Il s'agit du point sur l'orbite de la comète le plus proche du Soleil, à 186 millions de kilomètres pour 67P/C-G, soit approximativement entre les orbites de la Terre et de Mars.

 

Rosetta surveillera l'accroissement puis le décroissement de l'activité, ainsi que l'évolution des caractéristiques de la surface de la comète pendant cette période. Les scientifiques espèrent également que l'accroissement de l'énergie solaire au cours des prochains mois permettra de sortir Philae d'hibernation.

 

« La semaine de l'atterrissage a marqué le démarrage d'une phase 100% science, » explique Matt Taylor, le scientifique de la mission Rosetta.

 

« A partir de maintenant, c'est ce sur quoi nous nous concentrons. Les mesures que nous effectuons en ce moment donnent le ton de toute la mission. L'activité de la comète va continuer d'augmenter, et nous la surveillerons. La science a démarré avec brio, grâce au travail des équipes dédiées des instruments et à l'équipe d'exploitation scientifique de Rosetta.»

 

« La sonde est en excellent état ; tous les systèmes de bord fonctionnent de manière attendue et tous les systèmes de mission au sol sont nominaux. »  

 

http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Le_point_sur_la_mission_Rosetta_en_2015

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


  

La ceinture de poussière de Tau Ceti est énorme : De nouvelles images montre que le système de l'étoile présente des caractéristiques communes avec le nôtre. Brillant à seulement 12 années-lumière de la Terre, l'étoile Tau Ceti ressemble tellement au Soleil qu'elle est apparue dans de nombreuses histoires de science-fiction et était la première étoile où les astronomes ont cherché des signes de vie intelligente, il y a un demi-siècle. En 2012 Tau Ceti est devenue encore plus intrigante quand les astronomes ont rapporté cinq planètes possibles un peu plus grande que la Terre circulant plus près de l'étoile que Mars en orbite autour du Soleil dont l'une se trouve dans la zone habitable de l'étoile. Des images en infrarouge lointain récemment publiées prises par l'observatoire spatial Herschel donnent une meilleure idée du système solaire de Tau Ceti : plus de détails sur la ceinture de poussière. La poussière surgit quand des astéroïdes et des comètes entrent en collision, donc son emplacement révèle où ces objets créant de la poussière - qui sont trop petits pour être vus directement - orbitent autour d'une étoile. Dans le cas de Tau Ceti, "c'est vraiment une large ceinture de poussières," explique Samantha Lawler de l'Université de Victoria en Colombie-Britannique. Comme son équipe a rapporté en Novembre, le bord intérieur de la ceinture est environ à deux à trois unités astronomiques (UAs) de l'étoile, qui est la position de la ceinture d'astéroïdes de notre propre Soleil (un UA est la distance de la Terre au Soleil). La ceinture de poussières de Tau Ceti s'étend à 55 UA, , ce qui serait juste au-delà de ceinture principale de Edgeworth-Kuiper de notre Système, la zone de petits corps dont le plus grand membre est probablement Pluton.  Sans doute pleine d'astéroïdes et de comètes, la ceinture de poussières de Tau Ceti manque très probablement d'une planète aussi grande que Jupiter, explique Lawler. La gravite d'une planète aussi massive aurait éjecté les plus petites roches de l'espace.

 


  

Dawn : Sur la route de Cérès : Une croûte épaisse de glace et au-dessous de celle-ci un océan - qui pourrait attendre les scientifiques planétaires au Centre Aérospatial allemand, quand la sonde spatiale américaine Dawn atteindra la planète naine Cérès en Mars 2015. Même maintenant, à la distance de 383.000 kilomètres, les premières structures peuvent être reconnues. Les images acquises par la caméra de cadrage allemande du 13 Janvier 2015 révèlent des zones significativement plus claires et plus foncées sur la planète naine quasi-sphérique. "Cérès est encore un corps céleste inconnu, mais ces premières images laissent entrevoir que la surface a des structures telles que des cratères d'impact et des fissures", explique Ralf Jaumann du DLR Institute of Planetary Research et scientifique de l'équipe de mission de Dawn. À la fin Janvier, les images de la caméra de cadrage permettront d'atteindre une résolution qui surpassera celle des meilleures images acquises par le télescope spatial Hubble.

 


  

Pris en flagrant délit : sursaut radio cosmique : Les rapides sursauts de radio sont de rapides et brillants éclairs d'ondes radio d'une source inconnue dans l'espace. Ils sont un phénomène mystérieux qui durent seulement quelques millisecondes, et jusqu'à présent ils n'avaient pas été observés en temps réel. Une équipe internationale d'astronomes, dont trois de l'observatoires Carnegie, a pour la première fois observé un sursaut radio rapide qui se déroule en direct. Leur travail est publié dans le Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

 

Instantané de sursaut cosmique d'ondes radio : Un étrange phénomène a été observé par des astronomes juste au moment où il s'est produit - un « sursaut rapide de radio ». L'éruption est décrite comme un flash extrêmement court d'ondes radio d'une source inconnue dans l'Univers. Les résultats ont été publiés dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

 

‘Tempête de grêle' galactique dans l'Univers jeune : Les astronomes ont pu scruter vers le jeune Univers afin de déterminer comment les quasars - alimentés par des trous noirs supermassifs de la masse d'un milliard de soleils - forment et façonnent l'évolution des galaxies.

 

Décodage de l'évolution gravitationnelle de halos de matière noire : Des chercheurs de Kavli IPMU et leurs collaborateurs ont révélé en considérant les effets environnementaux comme la force de marée gravitationnelle étendue sur une échelle beaucoup plus grande, qu'un amas de galaxies est indispensable pour expliquer la répartition et l'évolution des halos de matière noire autour des galaxies.

 


18 Janvier 2015

Comètes C/2015 A1 (PANSTARRS), C/2015 A2 (PANSTARRS)

 

Nouvelles du Ciel

 

C/2015 A1 (PANSTARRS)

Une nouvelle comète a été découverte par les membres de l'équipe du programme de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) sur les images obtenues le 08 Janvier 2015 avec le télescope Ritchey-Chretien de 1.8m. Après publication sur les pages NEOCP (NEO Confirmation Page) et PCCP (Possible Comet Confirmation Page) du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée grâce aux observations de T. Linder et R. Holmes (via Cerro Tololo), A. Maury et J.-F. Soulier (CAO, San Pedro de Atacama), et T. Lister (Sutherland-LCOGT B).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2015 A1 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 10 Mars 2015 à une distance d'environ 2,0 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15A42.html (MPEC 2015-A42)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20A1;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 13 Mars 2015 à une distance d'envion 2,0 UA du Soleil, et une période voisine de 91 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15E14.html (MPEC 2015-E14)

 


C/2015 A2 (PANSTARRS)

Les membres de l'équipe du programme de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) ont découvert une nouvelle comète sur les images obtenues le 12 Janvier 2015 avec le télescope Ritchey-Chretien de 1.8m. La nature cométaire de l'objet a été confirmée grâce aux observations de W. H. Ryan (Magdalena Ridge Observatory, Socorro).

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2015 A2 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 07 Août 2015 à une distance d'environ 5,3 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15B12.html (MPEC 2015-B12)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2015%20A2;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 01 Août 2015 à une distance d'envion 5,3 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15G03.html (MPEC 2015-G03)

 


 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


  

Le carbone ionisé en absorption et émission pour mieux tracer le gaz diffus interstellaire : En analysant des observations obtenues avec le satellite Herschel, une équipe internationale menée par une scientifique de l'Observatoire de Paris a obtenu des informations nouvelles sur les propriétés de la matière interstellaire. Les chercheurs se sont intéressés plus particulièrement au carbone ionisé C+, provenant à la fois du gaz diffus et aussi des régions de formation d'étoiles en arrière-plan, qui peuvent être séparées grâce à la grande résolution spectrale de l'instrument HIFI. Par contre, dans le cas d'une résolution spectrale moindre, l'absorption du gaz diffus sur la ligne de visée annule complètement l'émission de la source d'arrière-plan. Ce phénomène pourrait expliquer en partie la faiblesse de l'émission C+ observée dans les galaxies ultra-lumineuses.

 


  

Trois planètes presque de la taille de la Terre trouvées en orbite autour d'une étoile proche : Une équipe de scientifiques a découvert récemment un système de trois planètes, chacune juste plus grande que la Terre, en orbite autour d'une étoile voisine appelée EPIC 201367065. Les trois planètes sont de 1,5 à 2 fois la taille de la Terre. La planète la plus éloignée orbite sur le bord de la zone habitable.

 

Des astronomes utilisent la disparition d'une étoile à neutrons pour mesurer la courbure de l'espace-temps : Dans une course interstellaire contre la montre, des astronomes ont mesuré la courbure de l'espace-temps dans la gravité d'une étoile binaire et ont déterminé la masse d'une étoile à neutrons - juste avant qu'elle disparaisse de la vue.

 

INTRUS 2015 AQ43, un astéroïde de type Apollo d'environ 8 mètres de diamètre, observé pour la première fois le 15 Janvier 2015 à 10h33 UTC dans le cadre du Catalina Sky Survey, et annoncé par la circulaire MPEC 2015-B02 du 16 Janvier est passé le 14 Janvier 2015 vers 13h20 UTC (<1 minute) à une distance d'environ 151.200 km ou environ 0,41 LD (1 LD = Distance moyenne Terre-Lune = 380.400 km) de la surface de notre planète.

 

Abell 4067 montre la collision de deux amas de galaxies : Les catalogues d'objets célestes contiennent un amas de galaxies appelé "Abell 4067". De récentes observations avec l'observatoire spatial XMM-Newton, cependant, révèlent des preuves que cet objet est constitué en fait de la fusion des deux amas. Le système plus petit semble perdre la majeure partie de son gaz.

 

NEOWISE: Un coup d'oeil toute toute l'année au ciel : La sonde Near-Earth Object Wide-field Survey Explorer (NEOWISE) a découvert et caractérisé 40 objets géocroiseurs (NEO) dans la première année suivant la remise en marche de la mission en Décembre 2013. Huit des découvertes ont été classées comme astéroïdes potentiellement dangereux (PHA), en fonction de leur taille et de la façon dont leurs orbites pourraient croiser l'orbite de la Terre.

 

Les champs magnétiques aident à donner naissance à des étoiles massives : Les champs magnétiques dans les massifs nuages sombres de poussières cosmiques sont assez forts pour empêcher que les nuages s'éffondrent en raison de leur propre gravité. Au contraire, une étude menée par des scientifiques du Max-Planck-Institute for Radioastronomy a montré que le magnétisme puissant ouvre la voie à la naissance d'étoiles avec des masses considérablement plus grandes que notre Soleil.

 


 

La caméra HiRISE aperçoit la sonde spatiale perdue depuis longtemps sur Mars : L'atterrisseur Beagle 2 de Mars perdu depuis longtemps a été découvert dans les images prises avec l'instrument HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment) à bord de Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA.

 

Des roches vieillent de plus de 4 milliards d'années gardent la mémoire de l'atmosphère terrestre : L'analyse chimique de certaines des plus vieilles roches sédimentaires au monde, réalisée par une équipe internationale dirigée par une chercheuse du Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques de Nancy (CNRS/Université de Lorraine) a permis d'obtenir les données les plus anciennes dont nous disposons sur l'atmosphère terrestre. Les résultats de cette analyse révèlent qu'il y a plus de quatre milliards d'années, la composition de l'atmosphère était très semblable à celle qui existait un milliard d'années plus tard, quand se développait à la surface de notre planète, une biosphère microbienne florissante à l'origine de la diversité de la vie que l'on trouve aujourd'hui sur la Terre. Les résultats de cette étude, publiés récemment en ligne dans la revue spécialisée Proceedings of the National Academy of Sciences, pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre les origines et l'évolution de la vie sur la planète. Jusqu'à tout récemment, les chercheurs ne disposaient que de modèles informatiques très diversifiés des premières caractéristiques de l'atmosphère.

 


 

Un rebondissement sur les origines planétaires : Une nouvelle étude constate que les météorites sont des sous-produits de la formation planétaire, pas des blocs de construction. Les météores qui se sont écrasés sur Terre ont longtemps été considérés comme des reliques du Système solaire primitif. Ces morceaux escarpés de métal et de roche sont parsemés de chondrules -- de minuscules grains vitreux et sphériques qui étaient autrefois des gouttelettes fondues. Les scientifiques ont pensé que les chondrules représentent les premiers noyaux de planètes telluriques : lorsque le Système solaire a commencé à  fusionner, ces gouttelettes fondus sont entrées en collision avec des morceaux de gaz et de poussière pour former de plus grands précurseurs planétaires. Cependant, des chercheurs du MIT et de l'Université de Purdue ont trouvé que les chondrules pourraient avoir joué un rôle moins fondamental. Basée sur des simulations informatiques, le groupe conclut que les chondrules n'étaient pas constitutifs, mais plutôt des sous-produits d'un processus planétaire violent et désordonné.

 

Les objets Trans-Neptuniens suggèrent qu'il y a plus de planètes dans le Système solaire : Il pourrait y avoir au moins deux planètes inconnues cachées bien au-delà de Pluton, dont l'influence gravitationnelle détermine les orbites et l'étrange répartition des objets observés au-delà de Neptune. Cela a été révélé par des calculs numériques réalisés par des chercheurs de l'Université Complutense de Madrid et de l'Université de Cambridge. Si elle est confirmée, cette hypothèse pourrait révolutionner les modèles du Système solaire.

 


 

Dixième anniversaire de l'atterrissage de la sonde Huygens sur Titan : Il y a tout juste dix ans, la sonde Huygens de l'ESA est entré dans l'histoire en descendant à la surface de Titan, la plus grande lune de Saturne. La première tentative réussie de l'humanité à poser une sonde sur un autre monde dans le Système solaire externe a eu lieu à 13h34 CET (12h34 UTC) le 14 Janvier 2005.

 

De nouveaux télescopes chasseurs d'exoplanètes à Paranal : Le NGTS capture avec succès sa première lumière. Le réseau de télescopes de nouvelle génération dédié à la recherche de transits (NGTS pour Next-Generation Transit Survey) a capté avec succès sa première lumière depuis l'Observatoire de Paranal de l'ESO au nord du Chili. Ce réseau a pour objectif de détecter des transits exoplanétaires – des planètes qui, lorsqu'elles passent devant leur étoile hôte, génèrent une faible diminution de l'éclat de l'étoile, susceptible d'être enregistrée par des instruments dotés d'une grande sensibilité. Les télescopes auront pour mission de découvrir des planètes de la taille de Neptune ainsi que des planètes de dimensions inférieures, dont le diamètre est compris entre deux et huit diamètres terrestres.

 


 

Apparition de la vie sur Terre : des sucres produits à partir de glaces interstellaires simulées en laboratoire : Dans la lignée des résultats obtenus en 2011 et 2014 sur les acides aminés, briques élémentaires des protéines, une collaboration interdisciplinaire impliquant une équipe de l'IAS (CNRS/UPS) et de l'ICN (CNR/Université de Nice) a mis cette fois en évidence la formation de molécules organiques de la famille des sucres à partir de glaces analogues à celles présentes dans les nuages denses du milieu interstellaire à partir desquels se forment étoiles et planètes. Pour cela, ils ont soumis ces glaces à une irradiation ultraviolette et à des conditions physiques représentatives de celles du milieu interstellaire. Ces résultats décrivent des processus possiblement universels et sont importants dans la quête des origines puisque les sucres sont des précurseurs des ribonucléotides, eux même précurseurs de l'ARN.

 


 

La comète 67P le 3 janvier : L'Agence spatiale européenne a publié une mosaïque composée de quatre images prises le 3 janvier à une distance de 28,4km du centre de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. La résolution de l'image à cette distance est de 2,4m par pixel et les images individuelles en 1024 x 1024 représentent chacune un segment de 2,5km. La mosaïque a été légèrement coupée, tournée, et montre une zone d'environ 4,4 par 4,2km.

 


 

In extremis, des mesures réalisées sur un pulsar : Dans le cadre d'une campagne d'observations menée sur 5 ans, avec les 5 plus grands radiotélescopes de la planète, incluant notamment celui de la station de radioastronomie de l'Observatoire de Paris à Nançay, une équipe scientifique internationale parvient à mesurer les deux masses d'un système binaire de pulsars relativistes… juste avant que celui-ci ne disparaisse. Une équipe internationale d'astronomes vient de mesurer les deux masses d'un système binaire de pulsars relativiste connu sous le nom de PSR J1906+0746, ou J1906 en abrégé. Ces résultats sont publiés dans The Astrophysical Journal, et présentés au 225th meeting de l'American Astronomical Society à Seattle, le 8 janvier 2015.

 


 

Le signal lumineux inhabituel donne des indices sur la fusion de l'insaisissable trou noir : Les régions centrales de nombreuses galaxies scintillantes, notre Voie lactée incluse, abritent des coeurs d'une obscurité impénétrable -- des trous noirs avec des masses équivalentes à des millions, ou même des milliards de soleils. Qui plus est, ces trous noirs supermassifs et leurs galaxies hôtes semblent se développer ensemble, ou « co-évoluent ». La théorie prédit que lorsque les galaxies entrent en collision et fusionnent, devenant de plus en plus massive, leurs coeurs sombres font de même.

 

La position de Saturne améliorée aide les satellites de navigation, les études de la planète, la physique fondamentale : Les scientifiques ont utilisé le système de radio-télescope Very Long Baseline Array (VLBA) de la National Science Foundation et la sonde Cassini de la NASA pour mesurer la position de Saturne et ses lunes au kilomètre près -- à une distance de près de 1,5 milliard de kilomètres. Cet exploit améliore la connaissance des astronomes sur la dynamique de notre Système solaire et profite également à la navigation de l'engin spatial interplanétaire et à la recherche sur la physique fondamentale.

 


07 Janvier 2015

Où sont passées toutes les étoiles ?

 

Crédit : ESO

 

Un nuage noir obscurcit des centaines d'étoiles d'arrière-plan

 

Certaines étoiles semblent manquer sur cette étrange nouvelle image de l'ESO. Mais le trou noir au cœur de ce magnifique et étincelant champ d'étoiles n'est pas réellement un trou, mais plutôt une région de l'espace remplie de gaz et de poussière. Ce nuage noir est appelé LDN 483 – pour Lynds Dark Nebula 483. De tels nuages constituent les lieux de naissance de futures étoiles. La caméra à grand champ installée sur le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres de diamètre à l'Observatoire de La Silla de l'ESO au Chili, a réalisé cette image de LDN 483 et de ses environs.

 

La nébuleuse sombre LDN 483  - Crédit : ESO

 

LDN 483 [1] se situe à environ 700 années-lumière de la Terre dans la constellation du Serpent. Ce nuage contient suffisamment de matière poussiéreuse pour bloquer totalement la lumière visible des étoiles d'arrière-plan. Les nuages moléculaires particulièrement denses, comme LDN 483, sont qualifiés de nébuleuses sombres à cause de cette propriété obscurcissante.  L'absence d'étoile dans LDN 483 et consorts pourrait laisser penser que ces sites ne sont pas propices au développement et à la croissance des étoiles. Mais, en fait, c'est le contraire qui s'avère être la réalité : les nébuleuses sombres offrent l'environnement le plus fertile pour une éventuelle formation stellaire.

 

En étudiant la formation stellaire dans LDN 483, les astronomes ont découvert quelques-unes des plus jeunes étoiles « nourrissons » observables enfouies dans le voile intérieur de LDN 483. On pourrait considérer de manière imagée que ces étoiles en gestation sont encore dans l'utérus, puisque pratiquement elles ne sont pas encore nées.

 

Au cours de cette première étape du développement stellaire, l'étoile en devenir n'est qu'une boule de gaz et de poussière se contractant sous l'effet de la force gravitationnelle dans le nuage moléculaire environnant. La protoétoile reste relativement froide (environ – 250 degrés Celsius) et ne brille que dans les longues longueurs d'onde de la lumière submillitétrique [2]. Déjà la température et la pression commencent à augmenter dans le jeune cœur de l'étoile.

 

Cette toute première période du développement d'une étoile ne dure que quelques milliers d'années, une durée étonnamment courte en termes astronomiques étant donné que les étoiles vivent généralement des millions ou des milliards d'années. Au cours des étapes suivantes, sur plusieurs millions d'années, la protoétoile va devenir plus chaude et plus dense. L'énergie de ses émissions va augmenter au cours du temps : d'un objet froid principalement observable dans l'infrarouge lointain elle émettra ensuite dans le proche infrarouge puis pour finir elle sera observable en lumière visible. La faible protoétoile d'autrefois sera devenue une étoile bien lumineuse.

 

Alors que de plus en plus d'étoiles émergent des profondeurs obscures de LDN 483, la nébuleuse sombre va se dissiper et perdre son opacité. L'arrière-plan d'étoiles masqué jusque-là va ainsi apparaître, mais, seulement après que se soient écoulés des millions d'années. Il sera alors éclipsé par les toutes jeunes étoiles brillantes nées dans le nuage [3].

 

Note :

[1] Le catalogue « Lynds Dark Nebula » a été constitué par l'astronome américain Beverly Turner Lynds et publié en 1962. Ces nébuleuses sombres ont été découvertes grâce à une inspection « à l'œil nu » des plaques photographiques du Palomar Sky Survey.

 

[2] Le grand réseau millimétrique/submillimétrique de l'Atacama (ALMA), géré en partie par l'ESO, observe dans la lumière submillimétrique et millimétrique. C'est un instrument idéal pour l'étude de ce genre de très jeunes étoiles dans les nuages moléculaires.

 

[3] Un jeune amas d'étoiles ouvert peut être vu ici, et un plus âgé ici.

 

Plus d'informations

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

 

Liens

- Photos du télescope de 2,2 mètres MPG/ESO

- Autres photos prises par le télescope de 2,2 mètres MPG/ESO

- Photos de La Silla

 

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1501/

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Rassemblement galactique : Une nouvelle image donne vie la diversité des galaxies : Une nouvelle image convaincante de l'Observatoire Gemini scrute au cœur d'un groupe de galaxies (VV166) voyageant ensemble à travers l'espace. La variété des formes galactiques va d'une spirale parfaite, aux objets BLOB sans relief et présente, en bref, un échantillon de la diversité et l'évolution des galaxies.

 

Les bénévoles « détectives de disque » classent les habitats planétaires possibles : Un site Web parrainé par la NASA, conçu pour analyse en faisant appel à une communauté d'utilisateurs des données de la mission Wide-field Infrared Survey Explorer (WISE) a atteint une étape impressionnante. En moins d'un an, les chercheurs bénévoles à l'aide de DiskDetective.org ont enregistré 1 million de classifications d'éventuels disques de débris et disques entourant les objets stellaires jeunes (YSO). Ces données aideront à fournir un ensemble essentiel de cibles pour les futures missions de chasse aux planètes.

 

Les rotations des étoiles révèlent leurs âges : Lorsque vous êtes un gamin chaque anniversaire est une raison de se réjouir, mais lorsque vous vieillissez, ils deviennent un peu moins excitants. Vous pourriez ne pas vouloir admettre quel âge vous avez. Et vous pourriez remarquer vous-même un ralentissant au fil des ans. Vous n'êtes pas seul - il en est de même des étoiles. Elles ralentissent en vieillissant et leurs âges sont des secrets bien gardés. Les astronomes profitent du premier fait pour s'attaquer au second et démêler les âges stellaires.

 

Gemini Planet Imager produit de superbes observations lors de sa première année : De superbes images d'exoplanètes et des spectres de la première année d'activité scientifique avec le Gemini Planet Imager ont été présentés aujourd'hui dans une conférence de presse à la 225ème séance de l'American Astronomical Society à Seattle, Washington. Le Gemini Planet Imager (GPI) est un instrument de pointe conçu pour observer les milieux proches des étoiles brillantes pour détecter et étudier des exoplanètes comme Jupiter (des planètes autour d'autres étoiles) et voir le matériel protostellaire (disque, anneaux) qui pourrait se cacher à côté de l'étoile.

 

'Iron Sun' n'est pas un groupe de rock, mais une clé de comment les étoiles transmettent l'énergie : Créant les conditions du Soleil, des chercheurs ont pour la première fois pu réviser expérimentalement les données utilisées par les théoriciens pour définir le rôle clé du fer dans le passage de la lumière solaire du noyau du Soleil à sa surface radiative.

 

Huit nouvelles planètes trouvées dans la zone "Boucle d'or" : Des astronomes ont annoncé qu'ils ont trouvé huit nouvelles planètes dans la zone « Boucle d'or » de leurs étoiles, en orbite à une distance où l'eau liquide peut exister sur la surface de la planète. Cela double le nombre de petites planètes (moins de deux fois le diamètre de la Terre) censées être dans la zone habitable de leur étoile. Parmi ces huit, l'équipe a identifié deux qui sont les plus semblables à la Terre de toutes les exoplanètes connues à ce jour.

 

Kepler célèbre la 1.000ème découverte d'exoplanète, dévoile de plus petits mondes dans les zones habitables : Combien d'étoiles comme notre Soleil accueillent des planètes comme notre Terre ? Le télescope spatial Kepler de la NASA a surveillé en permanence plus de 150.000 étoiles au-delà de notre Système solaire, et à ce jour a offert aux scientifiques un assortiment de plus de 4.000 planètes candidates pour une étude plus approfondie -- la 1.000ème d'entre elles a été vérifiée récemment. À l'aide des données de Kepler, les scientifiques sont parvenus à cette étape millénaire après avoir validé que huit autres candidates repérées par le télescope chasseur de planètes sont effectivement des planètes.

 

Chandra détecte l'explosion record du trou noir de la Voie lactée : Des astronomes ont observé le plus grand éclat de rayons X jamais détecté du trou noir supermassif au centre de la Voie lactée. Cet événement, détecté par l'Observatoire de rayons X Chandra de la NASA, soulève des questions sur le comportement de ce trou noir géant et son milieu environnant.

 

Venus Climate Orbiter : La sonde Venus Climate Orbiter “AKATSUKI” de la JAXA semble avoir connu un problème le 07 Décembre 2014 lors de sa tentative d'insertion en orbite autour de Vénus. Malgré l'échec de l'insersion en orbite, l'agence japonaise a gardé le contact avec la sonde et étudie le problème.

 

De nouvelles analyses de cartes chimiques martiennes suggèrent de l'eau liée aux sulfates dans le sol : Une équipe de chercheurs révèle une association spatiale entre la présence de soufre et d'hydrogène trouvée dans le sol martien.

 


06 Janvier 2015

Hubble découvre que le coeur de la Voie Lactée conduit le vent à 3,2 millions de kilomètres par heure

 

Illustration Credit: NASA, ESA, and A. Feild (STScI)

 

À une époque où nos premiers ancêtres humains avaient récemment maîtrisé de marcher debout, le coeur de notre Voie lactée a subi une éruption titanesque, conduisant des gaz et d'autres matériaux vers l'extérieur à 3,2 millions de kilomètres par heure. Maintenant, au moins 2 millions d'années plus tard, les astronomes sont témoins des suites de l'explosion : des tourbillonnants nuages de gaz s'élevant à environ 30 000 années-lumière au-dessus et en dessous du plan de notre galaxie.

 

L'énorme structure, baptisée les bulles de Fermi, a été découverte il y a cinq ans comme une lueur de rayons gamma sur le ciel en direction du centre galactique. Les caractéristiques en forme de ballon ont depuis été observées dans les rayons X et les ondes radio. Mais les astronomes ont eu besoin du télescope spatial Hubble pour mesurer pour la première fois la vitesse et la composition des lobes mystérieux. Ils cherchent maintenant à calculer la masse de la matière soufflée hors de notre galaxie, ce qui pourrait les amener à déterminer la cause de l'explosion de plusieurs scénarios opposés. Le graphique montre comment Hubble a sondé la lumière émise par un quasar lointain pour analyser les écoulements. La lumière du quasar est passée à travers l'une des bulles. Imprimée sur cette lumière est l'information sur la vitesse, la composition, et éventuellement la masse de l'écoulement.

 

Illustration Credit: NASA, ESA, and A. Feild (STScI)

Science Credit: NASA, ESA, and A. Fox (STScI)

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/03/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


06 Janvier 2015

Vue panoramique en haute définition de Hubble de la galaxie d'Andromède

 

Crédit : NASA, ESA, J. Dalcanton, B.F. Williams, and L.C. Johnson (University of Washington), the PHAT team, and R. Gendler

 

Plus grande image du télescope spatial Hubble de la NASA jamais assemblée, cette vue imprenable sur une partie de la galaxie d'Andromède (M31) est la plus nette grande image composite jamais prise de notre voisine galactique. Bien que la galaxie soit à plus de 2 millions d'années-lumière, le télescope Hubble est assez puissant pour résoudre les étoiles individuelles dans une section de 61.000 années-lumière de long du disque en forme de crêpe de la galaxie. C'est comme photographier une plage et de résoudre les différents grains de sable. Et, il y a beaucoup d'étoiles dans cette vue imprenable - plus de 100 millions, avec certaines d'entre elles dans des milliers d'amas d'étoiles vus enfouis dans le disque. Cette cartographie photographique ambitieuse de la galaxie d'Andromède représente une nouvelle référence pour les études de précision de grandes galaxies spirales, qui dominent la population de l'Univers de plus de 100 milliards de galaxies. Jamais auparavant les astronomes n'avaient pu voir des étoiles individuelles sur une grande partie d'une galaxie spirale externe. La plupart des étoiles dans l'Univers vivent à l'intérieur de ces cités stellaires majestueuses, et c'est la première donnée qui révèlent des populations d'étoiles dans le contexte de leur galaxie.

 

Le panorama est le produit du programme Panchromatic Hubble Andromeda Treasury (PHAT). Les images ont été obtenues à partir de la visualisation de la galaxie dans les longueurs d'onde du proche ultraviolet, du visible et du proche infrarouge, en utilisant l'Advanced Camera for Surveys et la Wide Field Camera 3 à bord de Hubble. Cette vue montre la galaxie dans sa couleur naturelle de la lumière visible, photographiée avec l'Advanced Camera for Surveys de Hubble dans les filtres rouge et bleu de Juillet 2010 à Octobre 2013.

 

Crédit : NASA, ESA, J. Dalcanton, B.F. Williams, and L.C. Johnson (University of Washington), the PHAT team, and R. Gendler

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/02/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


06 Janvier 2015

Hubble passe en haute définitiion pour revenir sur l'emblématiques « Piliers de la Création »

 

Crédit : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

Bien que le télescope spatial Hubble de la NASA ait pris de nombreuses images à couper le souffle de l'Univers, un cliché se démarque du reste : la vue emblématique des soi-disant « Piliers de la Création ». La photo à couper le souffle, prise en 1995, a révélé des détails jamais vus auparavant des trois colonnes géantes de gaz froid baigné par la lumière ultraviolette brûlante d'un amas d'étoiles jeunes et massives dans une petite région de la nébuleuse de l'Aigle ou M16.

 

Crédit : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

 

Même si ces caractéristiques semblables à des colonnes sont communes dans les régions de formation d'étoiles, les structures de M16 sont de loin les plus photogéniques et évocatrices. L'image de Hubble est si populaire qu'elle est apparue dans des films et émissions de télévision, sur des tee-shirts et des oreillers et même sur un timbre-poste. Et maintenant, à l'occasion de son 25ème anniversaire, Hubble a revisité les fameux piliers, offrant aux astronomes une vue plus nette et plus large, figurant dans l'image de droite. A titre de comparaison, l'image originale de Hubble en 1995 des tours gazeuses s'affiche dans la vue de gauche. On peut voir des banderoles de gaz saignant hors des piliers comme la radiation intense le chauffe et le fait s'évaporer dans l'espace. Des étoiles naissent profondément à l'intérieur des piliers.

 

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/01/

 

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

Une seconde supplémentaire en 2015 : Une seconde supplémentaire sera introduite à la fin de Juin 2015. La séquence horaire sera la suivante :

          2015 Juin 30, 23h 59m 59s

          2015 Juin 30, 23h 59m 60s

          2015 Juillet 1, 0h 0m 0s

La différence entre UTC et le TAI (International Atomic Time) est :

          du 1er Juillet 2012, 0h UTC, au 01 Juillet 2015 0h UTC : UTC-TAI = - 35 s

          à partir du 1er juillet 2015, 0h UTC, jusqu'à nouvel avis: UTC-TAI = - 36 s

Les secondes intercalaires sont introduites en UTC à la fin des mois de Décembre ou de Juin, selon l'évolution du UT1-TAI.

Source : Bulletin C 49 en date du 05 Janvier 2015 du Service de la Rotation Terrestre - Observatoire de Paris

 


05 Janvier 2015

Gouffres et falaises sur Mars

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin

 

Bien que Mars soit une planète très exotique, certains aspects de la géologie de Mars sont étonnamment familiers. Cette image de Mars Express montre un extrait d'une région de Mars remplie de falaises, de tranchées, de failles, de plateaux géants et de volcans.

 

Les fissures qui circulent et les lignes de faille dans cette image font partie de l'escarpement de Claritas Rupes, un réseau de 950 kilomètres de falaises abruptes et d'affleurements en pente. Cet escarpement se trouve dans un plus vaste système géologique nommé Claritas Fossae, un entrelacement de "grabens" (un terme allemand signifiant fossé ou tranchée) qui s'étend sur environ 2.000 km.

 

Crédit : ESA/DLR/FU Berlin

 

Les nombreux gouffres, fractures et fissures dans ce secteur sont censés avoir été causés par le stress dans la croûte de la planète lorsqu'elle a été étirée et séparée, déclenché par la formation d'un monticule surélevé à proximité, connu comme le renflement de Tharsis.

 

Ce renflement, situé dans la région volcanique de Tharsis, s'étend jusqu'à une hauteur d'environ 10 km à son sommet. Sa formation violente a causé que certaines parties de la croûte se sont fissurées et déplacées, glissant dans les dépressions et les lacunes, formant un motif distinctif de caractéristiques géologiques telles que des grabens enfoncés et des blocs soulevés appelés « horsts ». Ces deux caractéristiques peuvent être très grossièrment imaginées comme une forme de « M » - les grabens forment le fond du creux central, tandis que les horsts forment les deux pointes sommitales.

 

Des motifs similaires se trouvent sur Terre autour de la vallée du Rhin entre Bâle en Suisse et Karlsruhe en Allemagne, ou de l'Eger Graben en République Tchèque, près des montagnes Ore.

 

Des exemples de grabens terrestres comprennent Death Valley en Californie et la dépression de la Mer Morte dans la vallée du Jourdain. Des exemples de horsts comprennent les Vosges en France et le plateau de la Palestine.

 

Claritas Rupes forme la limite orientale de la région de Tharsis. Cette région abrite certains des plus grands volcans du Système solaire, y compris le célèbre Olympus Mons, qui s'élève à environ trois fois la hauteur de l'Everest sur Terre.

 

Cette image a été acquise par la caméra stéréo haute résolution (HRSC) de Mars Express le 30 Novembre 2013 avec une résolution d'environ 14 mètres par pixel. Elle a d'abord été publiée le 13 Février 2014 sur les sites web du DLR German Aerospace Center et Freie Universität Berlin.

 

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2015/01/Chasms_and_cliffs_on_Mars

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


01 Janvier 2015

Comètes P/2004 VR8 = 2013 V6 (LONEOS), C/2014 XB8 (PANSTARRS)

 

Nouvelles du Ciel

 

P/2004 VR8 = 2013 V6 (LONEOS)

La comète P/2004 VR8 (LONEOS) a été retrouvée sur les images CCD obtenues le 06 Novembre 2013 par Y. Fernandez, C. Lisse et H. Weaver avec le télescope de 3,5-m de Apache Point, et à nouveau sur les images obtenues le 08 Décembre 2014.

 

L'objet découvert initialement le 03 Novembre 2004 par le télescope de surveillance LONEOS en tant qu'astéroïde, et repertorié comme tel sous la dénomination de 2004 VR8, avait montré des caractéristiques cométaires lors d'observations ultérieures. La comète P/2004 VR8 (LONEOS), d'une période d'environ 10,7 ans avec un passage au périhélie le 02 Septembre 2005 à une distance d'environ 2,37 UA du Soleil, avait été observée pour la dernière fois le 30 Juin 2006.

La comète s'est approchée à 0,39 UA de Jupiter en Août 2007, et s'approchera de nouveau de la planète géante fin Avril 2019, à une distance d'environ 1,47 UA.

 

Pour ce nouveau retour, les éléments orbitaux de la comète P/2004 VR8 = 2013 V6 (LONEOS) indiquent un passage au périhélie le 06 Décembre 2016 à une distance d'environ 2,4 UA du Soleil, et une période d'environ 11,2 ans.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K14/K14Y45.html (MPEC 2014-Y45)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=P%2F2013%20V6;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

Satisfaisant aux conditions requises, la comète P/2004 VR8 = 2013 V6 (LONEOS) a reçu la dénomination définitive de 315P/LONEOS en tant que 315ème comète périodique numérotée.

 


C/2014 XB8 (PANSTARRS)

Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde découvert par les membres de l'équipe du programme de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System) sur les images obtenues le 15 Décembre 2014 avec le télescope Ritchey-Chretien de 1.8m, et observé par E. Schunova (Mauna Kea), A. C. Gilmore et P. M. Kilmartin (Mount John Observatory, Lake Tekapo), T. Lister (Sutherland-LCOGT A), T. Linder et R. Holmes (via Cerro Tololo), R. Artola, P. Guzzo et C. Colazo (Cordoba-Bosque Alegre), a montré des caractéristiques cométaires lors d'observations supplémentaires effectuées par E. J. Christensen, S. M. Larson et T. Lister (Sutherland-LCOGT B) le 29 Décembre 2014.

 

Les éléments orbitaux préliminaires de la comète C/2014 XB8 (PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 05 Avril 2015 à une distance d'environ 3,0 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K14/K14Y87.html (MPEC 2014-Y87)

 

Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 05 Avril 2015 à une distance d'environ 3,0 UA du Soleil.

http://www.minorplanetcenter.net/mpec/K15/K15O21.html (MPEC 2015-O21)

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C%2F2014%20XB8;orb=0;cov=0;log=0;cad=0#elem

 

 


 

Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil 

COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois

Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

 

Lost - Les Disparues... ou les comètes périodiques non revues.

 

Les différentes familles de comètes

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 


 

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